3 types de dépendance affective et émotionnelle

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La dépendance est similaire à l'addiction, c'est un sentiment de manque puissant que la personne cherche à combler par l’extérieur : sa famille, ses amis, son partenaire, etc.

14 OCT. 2019 · Lecture : min.
3 types de dépendance affective et émotionnelle

La dépendance affective et émotionnelle est une condition complexe. La dépendance se trouve en nous, et non à l’extérieur de nous, si vous considérez que l’autre a le rôle de combler votre vide et donc de vous rendre heureux(se), vous êtes alors en attente que cette même personne fasse quelque chose pour vous. Dans de nombreux cas, ce n’est même pas une réalité consciente. Au contraire, la personne en dépendance émotionnelle pense que les problèmes dérivés de sa dépendance ont une origine différente, et souvent externe.

Derrière la dépendance, il y a généralement une peur extrême. Il existe également de nombreux fantasmes sur sa propre capacité ou sa place dans le monde. On sent, sans preuves à l'appui, que s'il rompait ou manquait de certains liens, la personne courrait un grave danger.

Ce type de dépendance est similaire à celui rencontré par un toxicomane. En tant que tel, il s'agit également d'un syndrome d'abstention. Des épisodes d'anxiété et de dépression apparaissent lorsque, pour une raison quelconque, le lien se rompt ou s'affaiblit momentanément. L'existence elle-même peut sembler insupportable sans ce lien. Quiconque en souffre souffre sans aucun doute beaucoup.

Le saviez-vous ? Nous sommes tous des dépendants affectifs dans la mesure où nous avons tous besoin d'amour, comme nous avons besoin d'eau, de nourriture ou de soleil pour vivre.  Mais cette dépendance devient un problème quand elle devient source de souffrance, de sentiment d'abandon, de ne pas être reconnu, de ne pas être aimé.

Quelles sont les conséquences de la dépendance affective ? L'autre devient votre bol d'air, votre équilivre, la raison de votre bonheur mais aussi votre pire ennemi et la raison de vos souffrances. L'autre devient responsable de vos souffrances, tout comme il était responsable de votre bonheur. Vous vous voyez dans ce schéma ou connaissez quelqu'un dans cette situation ? Et bien sachez que ce n'est pas de l'amour que vous ressentez, mais bien de la dépendance affective, une vie qui se vit entre dépendance, attachement et peur. 

Voici 3 types de dépendance émotionnelle :

  • La dépendance émotionnelle à la famille

C’est l’une des formes de dépendance émotionnelle les plus difficiles à surmonter. Cela correspond généralement à des structures familiales dans lesquelles les parents sont très angoissés et le transmettent à leurs enfants. Ces derniers sont éduqués avec une peur excessive du monde. Tout ce qui est extérieur est considéré comme une menace et la famille comme un refuge.

Ceux qui souffrent de ce type de dépendance surestiment la protection offerte par la famille. Bien qu'il existe souvent des liens affectueux et de grands gestes de solidarité, il est également vrai qu'il existe des traits négatifs, comme l'idée répétée qu'il y a un risque et plus on s'en éloigne, mieux c'est.

Dans ces types de familles, la confiance en soi n'est pas encouragée. Au contraire, l’essentiel est de croire que la personne sera incapable de faire face à de grands défis. De cette façon, la famille devient une sorte de bulle qui abrite mais incarcère également. C'est la mauvaise façon de gérer l'anxiété. C'est également une réponse inadaptée au besoin de grandir et d'être autonome.

  • La dépendance émotionnelle en couple

Ce type de dépendance est l’un des plus fréquents. C'est aussi l'un des plus nuisibles. Cela fait partie d'une croyance erronée qui suppose que le couple donne un sens à sa propre vie ou le protège d'une terrible solitude. C'est pourquoi le couple devient l'axe de la vie elle-même.

Ce type de dépendance est typique des personnes porteuses de grandes insécurités. Ils ne savent pas exactement ce qu'ils sont ou ne sont pas capables de faire. En fait, ils supposent qu'ils sont très impuissants. Par conséquent, ils ont besoin de soutien pour vivre et ce type de soutien vient de leur partenaire. Cela devient une sorte de bouclier protecteur contre la souffrance ou la peur. C'est pourquoi un attachement fort se développe.

Bien que ce type de dépendance puisse fonctionner pendant un certain temps, la vérité est que tôt ou tard, il provoque de grandes souffrances. La personne dépendante a tellement peur de perdre son partenaire qu'elle peut développer un comportement très préjudiciable, notamment une jalousie excessive ou une soumission illimitée. Ainsi, la dépendance détériore la relation plutôt que de la renforcer.

  • La dépendance émotionnelle à l'environnement social

L'aspect le plus caractéristique de cette maladie est le besoin excessif d'être reconnu et approuvé dans n'importe quel environnement. S'il n'y a pas suffisamment de signes d'appréciation et d'acceptation véritables, l'individu panique. En outre, il fera tout ce qui est nécessaire pour obtenir cette compensation psychologique apparente. Se sentir rejeté, de leur point de vue, est la pire chose qui puisse leur arriver.

Pour obtenir l'approbation, on peut devenir servile ou invisible. En premier lieu, la personne dépendante se sent obligée de plaire aux autres, même en se surexcitant. Ils feront tout sacrifice pour ne pas être confrontés au rejet ou à la confrontation. Dans le second cas, la personne renonce à ses convictions afin de dissiper les tensions dans l'environnement. Dans les deux cas, la situation est complètement dommageable.

Dans le cas de la dépendance de la famille, du couple et du milieu social, la confiance en soi est bien là le fond du problème. Surtout, il n'y a aucune conscience de ce que l'on est capable de faire. Cela part de l’idée qu’on a peu de valeur et qu’on ne peut pas traverser la vie sans les autres.

Toutes ces fausses croyances se traduisent par la peur et l'anxiété. Et comme pour toutes les peurs injustifiées que nous entretenons, le meilleur moyen de les surmonter est de les affronter. Peut-être avez-vous juste besoin de faire votre premier pas. Osez marcher seul. Prenez le risque de sortir de votre zone de confort. La confiance en soi ne se construit pas du jour au lendemain, mais une chose est sûre : si vous la construisez loin de vos «dépendances», elle sera beaucoup plus solide.

Photos : Shutterstock

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