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Acrophobie, le mal des hauteurs

Jacques, 35 ans a développé depuis quelques années une phobie importante liée à la hauteur. Il ne peut pas dépasser le deuxième étage d’un immeuble...

14 oct. 2014 Troubles psychologiques - Lecture : min.

Paris (Ville) Paris

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Jacques est un homme de 35 ans qui exerce une profession libérale, il a développé depuis quelques années une phobie importante liée à la hauteur. Il ne peut pas dépasser le deuxième étage d'un immeuble, il ne peut pas marcher sur un pont qui se situe en hauteur, il ne peut pas prendre un escalator dans un magasin, il ne peut pas s'approcher d'une fenêtre si elle ne dispose pas d'un garde-corps. Cette phobie plus connue sous le nom d'Acrophobie est une peur extrême et irrationnelle des hauteurs, spécialement s'il n'existe qu'une petite ou aucune protection.

Les acrophobes souffrent de cette peur panique lorsqu'ils sont en hauteur et veulent, d'une manière ou d'une autre, redescendre. Entre 2 et 5 % de la population générale souffrirait d'acrophobie, et les femmes sont deux fois plus exposées que les hommes. C'est une phobie de situation. Les individus atteints d'acrophobie redoutent de se retrouver dans une situation au cours de laquelle ils seraient en hauteur, susceptibles de tomber ou de s'effondrer en l'absence d'aide ou de protection. Parfois, le simple fait d'observer des personnes dans une telle situation de hauteur les poussent à ressentir à leur place les effets angoissants. Comme dans toute phobie, la personne reconnaît parfaitement le caractère absurde de ses troubles, mais cela ne parvient pas à la rassurer. Confronté à une situation de hauteur, une peur panique envahit Jacques. Sa respiration devient plus courte, ses mains se mettent à trembler, son visage pâlit, les battements de son coeur s'accélèrent. Il angoisse et n'a qu'une envie : fuir et redescendre pour se mettre en sécurité.

Ces situations sont angoissantes et très souvent la simple idée de devoir affronter une telle situation à venir va générer les mêmes symptômes et va obliger Jacques à trouver tous les prétextes pour éviter la situation (conduites d'évitement).Jacques prétend qu'il est occupé ou malade quand il sait qu'il a un rendez-vous d'affaires situé au dessus du deuxième étage, il préfère inviter ses clients à déjeuner dans un restaurant… au rez-de-chaussée. Jacques ne prend plus l'avion et prend difficilement le train. Avec le temps et ses conduites d'évitement, Jacques a laissé cette phobie s'installer et s'agrandir en créant d'autres phobies. Il ne peut plus désormais prendre l'autoroute en voiture l'obligeant à utiliser des nationales ou chemins détournés, il ne peut plus prendre le train seul et exige d'être accompagné.Jacques ne peut plus continuer comme cela. Il est à bout physiquement et mentalement car ses phobies l'obligent, sans arrêt à « réfléchir » pour trouver des parades à toutes les situations anxiogènes (phobogènes). Il fait le constat que sa vie professionnelle et affective est fortement handicapée par ces phobies.

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La mise en place d'un protocole pour que Jacques puisse se défaire de ses phobies va s'effectuer en plusieurs étapes :

  • Installer auprès de Jacques un cadre relationnel empathique afin de le sécuriser et l'inviter à parler le plus librement de son problème, de ses angoisses et de leurs conséquences==> libérer
  • Améliorer la connaissance de sa phobie par une pédagogie sur l'origine éventuellement physiologique (dysfonctionnement vestibulaire) ou/et psychologique (traumatisme dans son histoire de vie personnelle) afin de stimuler les conditions d'une dédramatisation, notamment pour se défaire du sentiment de honte
  • Apprentissage de techniques de relaxation –> apprendre à lâcher-prise et améliorer le self-control.
  • Profiter des états modifiés de conscience obtenus par des techniques sophrologiques ou d'hypnose pour déprogrammer les mécanismes anxiogènes
  • Mise en confrontation progressive sur le terrain avec des situations phobogènes.
  • Evaluation des progrès par un suivi et des entretiens ponctuels

Un rendez-vous hebdomadaire sur plusieurs mois a été nécessaire pour obtenir des résultats visibles mais la durée de la thérapie dépend de chaque individu.

Elie Dos Santos, Psychologie & Sophrologie, cabinet à Paris 13e

Photos : Shutterstock

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