Comment parler de la mort aux enfants ?

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Quand il est possible d'en dire quelque chose, les choses étonnamment s'apaisent. Le fait d'en parler n'enlève pas la perte, mais la rend plus supportable : la peine devient alors partagée.

25 AVRIL 2019 · Lecture : min.
Comment parler de la mort aux enfants ?

La mort fait partie de la vie et nous espérons que nos enfants y soient confrontés le plus tard possible. Malheureusement la vie étant ce qu'elle est, il arrive que la perte d'un être cher survienne de manière précoce et brutale. Nous ne pouvons prévenir cette situation, toutefois l'adulte a pour rôle de pouvoir répondre en vérité aux questions que l'enfant pourra se poser.

Ne pas mentir...

Il ne faut pas mentir, le conseil que je peux donner c'est d'employer les bons termes avec des mots simples. Il est préférable d'éviter les formules habituellement indiquées : que la personne est partie, qu'elle a disparue ou qu'elle est au ciel. L'enfant ne comprend pas le côté définitif de ces termes, et peut imaginer un retour possible ; de plus on ne voyant pas revenir l'être disparu un départ en vacances pourrait être mal compris et devenir angoissant.

Il ne faut pas avoir peur de ce mot : la mort. La vie et la mort sont intimement liées l'un ne va pas sans l'autre et inversement. Que serait la valeur de la vie si elle n'avait pas de fin : elle n'en aurait aucune. Nous ne pouvons exister que parce que d'autres nous ont précédés, d'où l'importance de marquer les générations, que ce soit possible de parler avec l'enfant de ses origines.

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Mettre des mots sur les sentiments

On peut aborder avec lui la peine que l'on ressent, tout en évoquant les bons moments passés ensemble. Il est important de pouvoir mettre des mots sur ses sentiments.

Pour l'enfant comprendre ses émotions n'est pas acquis c'est un apprentissage. C'est à nous, les adultes, qu'incombent cette tâche de nommer à l'enfant ce qu'il est en train de vivre, ce qui peut se passer en lui. Ce qui est important c'est de jouer le jeu d'être pendant un temps le traducteur de ses émotions, même si ce n'est pas toujours juste, avant qu'il ne puisse les nommer seul. Il ne faut pas hésiter à dire dans quel état on se trouve, et dans quel état on pense qu'il se trouve, l'enfant ne peut souvent rien en dire, à nous d'y mettre des mots et du sens.

Quand il est possible d'en dire quelque chose, les choses étonnamment s'apaisent. Le fait d'en parler n'enlève pas la perte, mais la rend plus supportable : la peine devient alors partagée et partageable.

Photos : Shutterstock

Écrit par

Mézy Angélique

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