Psychologue.net
Psychologue.net
Sur Google Play Sur la App Store

Comment réagir suite aux attentats de Paris ?

<strong>Article révisé</strong> par le

Article révisé par le Comité Psychologue.net

Ce vendedi 13 Novembre a marqué la France par des attentats terribles. Que ressentons-nous face à ce drame ? Douleur, tristesse, colère et abattement se mêlent.

16 nov. 2015 · Lecture : min.
Comment réagir suite aux attentats de Paris ?

Le vendredi 13 Novembre fut une nuit meurtrière pour la France, et notamment Paris, avec 128 morts et 237 blessés. La capitale est en état d'urgence absolue suite à des fusillades à plusieurs endroits de la ville. Après cette folie meurtrière, la place est aux émotions...

Des attaques meurtrières à Paris

Un concert de rock au Bataclan a été la cible de l'attaque la plus meurtrière connue depuis des années. Durant 3 heures, les spectateurs présents ont été pris en otage par 4 hommes armés. À 00h30, un assaut de la police est lancé pour se terminer à 1h. Trois des terroristes ont ainsi actionné une ceinture d'explosifs et l'un d'eux s'est fait tuer par des forces de l'ordre. À l'intérieur, la scène est macabre, des corps avec des balles dans la tête et dans le corps gisent à même le sol.

La rue de Charonne, les rues Bichat/ Alibert et le stade de France n'ont également pas été épargné par des fusillades et des explosions de kamikazes. Trois jours de deuil national ont ainsi été déclarés en France.

Faire place aux émotions

L'objectif d'un attentat est bien évidemment de créer de la terreur et de diviser la société. Mais aujourd'hui, c'est l'abattement, la sidération et les émotionsqui prennent le dessus. La France est en état de choc.

shutterstock-339277172.jpg

Des réactions de peur, d'angoisse, de terreur et d'insécurité sont légitimes suite aux récents attentats. Il est en effet normal de ressentir de la colère, de la tristesse et de la peur. Il faut apprendre à accepter ces différentes émotions qui nous traversent. Chacun d'entre nous va les vivre ce temps là différemment et il est important de l'accepter, sans jugement, avec tolérance.

Ces attentats nous touchent d'autant plus, que nous nous identifiona aux victimes. Ces personnes mortes auraient pu être l'un d'entre nous. Un choc qui survient en plein milieu de nos vies. Nous nous souvenons d'ailleurs tous de ce que nous faisions à ce moment-là.

L’état de choc peut durer de quelques heures à plusieurs jours : c'est un état d'abattement, de trouble émotionnel et mental. De plus, les images viennent alimenter la sidération, ainsi que les témoignages des rescapés. L'identification aux victimes est importante, ainsi que le besoin de comprendre pourquoi et comment ces attentats ont pu avoir lieu.

Il est en effet facile de se mettre à la place de familles qui recherchaient des proches. Nous nous sentons concernés car nous nous identifions aux victimes, à ce qu'elles ont dû vivre. Là encore, ce phénomène est alimenté par les médias. En visualisant des vidéos de personnes qui courent et qui se font tirées dessus, nous nous projetons dans la situation. Les portraits des victimes qui circulent nous rappellent que ce sont des personnes singulières, comme vous et moi. Ces images vont ainsi alimenter notre sentiment d'être personnellement concernés par leur mort. Ces gens ne sont pas des anonymes, ils ont des prénoms, des noms, et une vie. Notre compassion et notre sidération sont donc d'autant plus grandes.

On se sent aussi concernés, en tant que français, d'autres en tant que parisien. (Cette phrase me semble totalement inutile). La sidération est encore plus forte si nos amis, familles et proches habitent à Paris ou sont touchés. Les raisons de se sentir concernés sont propres à chacun.

shutterstock-632591462.jpg

Savoir parler aux enfants de ce drame

Les enfants ne vivent pas le deuil comme des adultes. Des parents peuvent ainsi avoir l'impression que leurs enfants ont digéré l'événement alors qu'ils n'ont pas la même représentation de la mort que nous. Certains enfants ne semblent bien qu'en apparence et vont faire comme si de rien n'était, influencés par des parents qui leur feront croire que tout va bien en réalité. Les réactions des enfants peuvent être différentes : provocateurs, capricieux pour demander de l'attention ou un repli sur soi, une tristesse qui est flagrante.

Il est bien sûr important de rassurer les enfants en les prenant dans les bras, en leur disant qu'on les aime et de leur expliquer ce qu'il s'est passé simplement tout en écoutant les questions qu'ils posent. Il est important de ne jamais dire à un enfant qu'une personne est partie, l'enfant pensera alors que la personne va revenir. Savoir employer les bons mots, en toute simplicité. Les enfants ont besoin d'être rassurés dans ce contexte.

Et après ?

Cette sidération nous pousse à l'action. Il est important de sortir de cette sidération en l'exprimant d'une manière ou d'une autre. Nous ne souhaitons pas rester là les bras croisés à attendre qu'un autre attentat se produise. Alors comment agir pour sortir de cet immobilisme ? Comment aider les victimes ? Que pouvons-nous faire à notre échelle qui puisse faire avancer le pays ?

Des questions encore subsistent : Que va-t-il se passer ? Est-ce seulement le début d'une guerre qui se prépare ? L'incertitude règne à ce jour.

Et vous, comment vivez-vous ce drame ?

Besoin de parler ? Nos professionnels vous reçoivent en consultation.

Photos : Shutterstock

psychologues
Écrit par

Psychologue.net

Laissez un commentaire
Le nom sera publié mais pas l'e-mail
Commentaires 1
  • psycho07

    C'est un bel article. Et difficile à rédiger car il dit en assez peu de lignes ce qui pourrait prendre des pages, des livres entiers. Alors retenons qu'il faut, dans ce cadre si particulier de violenc extrême et meurtiere, parler. Dire son ressenti,dire la terreur, l'indicible, comment l'on a vécu cette histoire à travers les témoignages des survivants. Ne pas enfouir au plus profond de notre être le choc que cette nuit-la a gravé en nous.