Vous ne pouvez pas vous déplacer en cabinet ?
Trouvez un psy en ligne

Comment se remettre d'un deuil ?

<strong>Article révisé</strong> par le

Article révisé par le Comité Psychologue.net

On ne se remet jamais totalement de la mort d'un proche, mais on peut tout faire pour que la reconstruction soit la plus sereine possible.

13 AVRIL 2017 · Lecture : min.
Comment se remettre d'un deuil ?

Dans certaines cultures, la mort d'un proche est très ritualisée, offrant ainsi un cadre familier pour faire son deuil. Dans notre société, au contraire, la mort est souvent tue, elle est une épreuve que des personnes pourtant proches ont souvent tendance à traverser seules.

Traverser un deuil est toujours une période extrêmement difficile. On ne sait pas quoi dire, on se sent totalement démuni, seul et incompris. De plus, nous vivons dans une société où il est si important que tout aille bien, si pudique sur les difficultés que peut nous réserver la vie, qu'il est difficile de faire sa place lorsque l'on est en deuil. On a le sentiment que l'on n'a pas le droit d'être triste ou en colère, que les autres ne veulent pas être embêtés avec ça. Lorsqu'on porte le deuil, on peut vite se sentir en décalage, dès même la fin de la cérémonie, lorsque tout le monde parle et rit et que l'on se retrouve seul avec sa douleur.

Se donner la possibilité de parler du deuil

Lors d'un deuil, on peut se sentir très seul, sans ressources, entouré d'une tristesse infinie que le monde ne semble pas comprendre. Le plus simple est évidemment d'en parler à vos proches, à votre famille, voire avec les personnes avec qui vous partagez cette douleur. Malheureusement, parfois, cela n'est pas suffisant, surtout lorsque tout le monde n'avance pas à la même vitesse dans son deuil.

shutterstock-180517940.jpg

Ainsi, l'entourage, en voulant bien faire, a parfois des paroles culpabilisantes. Lorsqu'on dit à quelqu'un "qu'il est temps de passer à autre chose", c'est une manière de nier son ressenti, de lui faire comprendre qu'il n'est pas valable. Il arrive aussi que le deuil de la personne soit passé sous silence, par exemple chez les jeunes parents qui ont perdu un bébé et dont on dit qu'ils n'ont pas eu d'enfants, ou encore chez les personnes qui souffrent après avoir un perdu un animal.

On sait que personne ne vit son deuil de la même manière. Pourtant, notre société tait la mort, les sentiments douloureux, et préfère se tourner vers le rationnel en évoquant les étapes d'un deuil que parler avec la personne endeuillée des sentiments qui l'agitent. Or, il n'y a aucune constante dans un deuil : on peut passer réussir à le surmonter en quelques jours, quelques mois, quelques années, ne jamais le surmonter totalement, il peut ressortir régulièrement au cours de la vie... Et chaque ressenti, quel qu'il soit, est valable et normal.

Dans ce cas, en parler à un psychologue, ou s'inscrire dans une association ou un groupe de parole pour les personnes endeuillées peut être très bénéfique. Vous vous offrirez ainsi un cadre pour laisser s'exprimer votre peine sans crainte d'être jugé, une aide précieuse dans le travail de résilience.

Accepter son mal-être

Lorsque l'on est en deuil, une foule d'émotions nous envahit, des émotions qui ne nous ressemblent pas, que nous n'avons pas l'habitude de ressentir au quotidien. Il peut s'agit de colère, d'apathie, de détresse, d'un sentiment d'injustice... Au sein d'une même famille, personne ne réagira de la même manière au deuil d'un proche. Il est aussi courant que l'on réussisse à faire face et que la douleur nous accable bien des années après.

shutterstock-384718114.jpg

Ces émotions sont normales : la mort d'un être cher est une véritable épreuve, qui nous bouleverse entièrement. C'est pourquoi il est bon d'en parler : vous pourrez voir qu'il est normal que le cheminement du deuil soit discontinu, et que vos émotions sont valides, quoi qu'on en dise.

L'aide d'un psychologue, d'une association ou d'un groupe de parole vous permettra aussi de laisser de l'espace pour épancher ces émotions complexes qui vous submergent, que cela soit juste après la mort d'un proche ou des années après. Vous pourrez ainsi mettre vos propres mots sur votre histoire, raconter vos souvenirs avec le défunt, sans pour autant faire face à l'incompréhension ou à des commentaires parfois culpabilisants. Le groupe de parole ou le psychologue ne vous donnera pas de solution mais, en vous offrant un espace neutre et sécurisé pour parler, vous pourrez vous écouter et finir par les trouver vous-même.

Faire son deuil est important, non pour enterrer la peine au fond de soi, car elle restera toujours présente, mais pour apprendre à se reconstruire. Un deuil met beaucoup de choses en perspectives, on se rend compte de la valeur de la vie et des petites choses qui la composent. Faire son deuil, ce n'est pas oublier, c'est apprendre à vivre en hommage au défunt.

Photos : Shutterstock

psychologues
Linkedin
Écrit par

Psychologue.net

Laissez un commentaire
Le nom sera publié mais pas l'e-mail
4 Commentaires
  • Cecilepad

    Chaton, vous n'êtes coupable de rien du tout. La mort ne prévient pas. Je suis sûre que votre femme savait combien vous l'aimiez, et de là où elle est, elle sent que votre amour dure toujours. Plein de courage à vous pour cette épreuve. Il faut continuer à vivre, à faire des projets, en sa mémoire. Rapprochez-vous de votre famille, de vos amis, de vos voisins... pour obtenir du soutien. Je viens de perdre un être cher et c'est vrai que c'est très douloureux mais on dit que le temps guérit toutes les blessures. Rien ne sera plus comme avant mais nous réussirons à apprivoiser leur absence. Courage.

  • chaton

    J'ai perdu ma femme il y a 4 semaine et au plus les jours passe au plus c'est dure , on avez plein de Jose a faire encore an semple en plus je me sens toujours coupable je me suis endormi auprès elles et a 3 heure du matin elle étai partie je ment veut toujours de ne pas être la quand ça n'allait pas ,merci de me répondre

  • Marie joe

    On apprend pas à se reconstruire on ne fait que survivre ..... le deuil c'est accepter la mort la fin le rien ......la mort gagnerait donc t elle sur la vie ? vaste sujet .....

  • DUPRAT Wenceslas

    Les médecines traditionnelles antiques et médiévales chinoises, japonaises, égyptiennes, finissent dans nos médecines. Que devient'on après la mort ? Le corps physique rejoint l'écosystème trophique dans la terre, et ce que les inventeurs de la neurologie aux USA ont surnommé l'âme (l'influx nerveux, phénomène électrique naturel, passant par les synapses des neurones pour former les pensées) quitte le corps physique pour rejoindre l'électrobiologie, phénomène électrique naturel, dans la biosphère, le ciel. Scientifiquement dans les écosystèmes, comme en astrophysique, il n'y a ni création, ni disparition, d'énergie ou de forme, il n'y a que transfert d'une source à une autre, et transformation d'une forme en une autre. Ce qui ressemble aux paraboles religieuses, du coup, c'est la même dans toutes. Il y a un danger d'erreur d'interprétation, il faut rester dans la réalité. Des Psychologues enseignent la méditation, ça peut y être associé. Ça apportera un soulagement partiel, pas total, à certaines personnes.

derniers articles sur deuil