Dépression et anxiété, des maux qui rapportent

Les statistiques indiquent une croissance importante des problèmes mentaux courants dans le monde entier.

25 AVRIL 2016 · Lecture : min.

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Dépression et anxiété, des maux qui rapportent

Les statistiques indiquent une croissance massive des troubles mentaux courants (anorexie, boulimie, agoraphobie, borderline,etc.) dans le monde entier. Près de 10% de la population souffre de ce type de problème, et les systèmes de santé précisent être prêts de trouver une solution.

Actuellement, selon une étude de l'Organisation Mondial de la Santé (OMS), pour arriver à faire face aux troubles de dépression et d'anxiété, nous devrions débourser un total de 1 500 000 000 000 euros. La bonne nouvelle est incontestablement le bénéfice engendré par cet investissement. Pour chaque euros dépensé, le bénéfice sera triplé en retour, grâce à l'amélioration et à l'augmentation de la capacité des patients.

C'est la conclusion d'une étude récente de l'OMS sur ce thème, publié la semaine passée dans la revue scientifique The Lancet Psychiatry. Pour la première fois, il est démontré que les avantages du traitement des problèmes mentaux courants vont au-delà du bien-être et de la santé des patients, et sont incontestablement économiques. D'après l'OMS, cet argument sans nul doute décisif, vaut donc la peine d'investir et d'améliorer les services de santé mentale dans tous les pays.

"Nous reconnaissons que le traitement de la dépression et de l'anxiété sont pertinents pour la santé et le bien-être, mais cette nouvelle étude confirme qu'il a aussi une importance économique", mentionne la directrice générale de l'organisme, Margaret Chan.

Selon elle, le défi est maintenant de trouver des manières de garantir l'accès à ces services à chacun, indépendamment de l'âge et de notre lieu de résidence.

L'anxiété et la dépression en chiffres

En moins de 25 ans, le nombre de personnes avec des symptômes d'anxiété et/ou de dépression a augmenté de 50%. L'OMS compte ainsi plus de 615 millions de personnes avec ces maux, ce qui représente 10% de la population mondiale, et 30% de toutes les maladies non-mortelles.

Selon l'organisation, le nombre d'urgences humanitaires et de conflits engendre encore plus de poids dans le besoin de développer cette politique de traitement, puisqu'au moins 1 personne sur 5 ayant besoin d'aide dans ce type de situations ont des symptômes de dépression et/ou d'anxiété.

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Des bénéfices qui dépassent les dépenses

L'étude de l'Organisation Mondiale de la Santé propose de calculer le coût du traitement de l'anxiété et de la dépression dans 36 pays (à faibles, moyens et hauts revenus) pour les 15 prochaines années (2016-2030), avec un retour sur les actions d'assistance psychosociale et sur la prescription de médicaments antidépressifs.

Selon l'OMS, subvenir aux services de santé mentale coûterait 147 milliards. Cet investissement entraînerait une amélioration de 5% de la productivité et de la participation sur le marché du travail, avec une valeur estimée à 399 milliards.

L'organisation en profite pour mettre en évidence que l'investissement actuel dans la santé mentale est insuffisant, il représente 1% du budget dans les pays à bas revenus, et pas plus de 5% dans les pays à hauts revenus.

Vous souhaitez lire entièrement la publication scientifique de l'OMS ? Cliquez ici.

Photos : Shutterstock

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Psychologue.net

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