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Interview avec Jacques Julien de l'Association Pour la Pratique de l'Intervention Systémique

Jacques Julien, de l'Association Pour La Pratique de l'Intervention Systémique, est un psychothérapeute spécialisé en thérapies familiales et thérapies de couple, basées sur l'approche systémique. Nous lui avons posé quelques questions pour en savoir plus sur son parcours professionnel et sur les particularités de la prise en charge qu'il propose à ses patients.

10 déc. 2012 Interviews - Lecture : min.

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Jacques Julien, de l'Association Pour La Pratique de l’Intervention Systémique, est un psychothérapeute spécialisé en thérapies familiales et thérapies de couple, basées sur l'approche systémique.

Nous lui avons posé quelques questions pour en savoir plus sur son parcours professionnel et sur les particularités de la prise en charge qu'il propose à ses patients.

  • Quelle est votre formation ?

Au départ, je suis issu des métiers du social. J'ai commencé à travailler comme éducateur en 1981, il y a plus de 30 ans. Ce sont les sports à risques, ainsi que le travail avec des adolescents en grandes difficultés, sociales et comportementales, qui m'ont conduit à la psychothérapie. Je me suis dit que quelque chose me manquait.

J'avais entendu parler de l'approche systémique et j'ai décidé de me former à FORSYFA, un centre de formation à l'approche systémique pour les professionnels du secteur éducatif, social et sanitaire, situé à Nantes.

J'ai commencé par suivre trois ans de formation en intervention à l'approche systémique. Ensuite, j'ai suivi un cycle d'un an, pour me former à l'approfondissement de l'analyse systémique, qui incluait également un stage d'observation en hôpital.

Finalement, j'ai réalisé une formation de deux ans en thérapie familiale, pour acquérir une certification européenne en thérapie familiale, avec supervision de deux thérapeutes confirmés.

  • Quel est votre parcours professionnel ?

Lorsque j'ai terminé ces formations, la Directrice de FORSYFA m'a demandé de travailler avec elle, dans un centre de Nantes, Côté Famille.

J'y ai travaillé pendant deux ans, exclusivement pour la thérapie familiale et la thérapie de couple, et j'ai également été supervisé par des professionnels du centre.

  • Comment est né votre cabinet ?

En juillet 2012, je me suis installé à La Rochelle et j'ai ouvert mon propre cabinet. Je consulte une fois par semaine, le mardi, et, le reste du temps, j'anime des formations et je réalise des analyses des pratiques. J'apprécie vraiment cette diversité, recevoir des patients et animer des formations.

Même si j'ai arrêté de travailler comme éducateur il y a des années, à l'époque, j'avais fait une formation de formateur en même temps. Ceci me donne la possibilité, aujourd'hui, d'intervenir en institution, surtout auprès des institutions médico-sociales. J'anime des formations avec les équipes, pour apprendre à travailler avec les familles, des formations à la parentalité, etc. Je propose une approche très systémique du travail social.

  • Quels sont les outils théoriques et approches que vous utilisez ?

Je suis spécialisé en approche systémique. D'ailleurs, je suis un systémicien pur et dur, je n'utilise pas d'autres approches. En revanche, cette approche inclut plusieurs approches, c'est ce que propose le centre Côté Famille, à Nantes, et c'est ce que j'ai reproduit dans mon cabinet à La Rochelle.

Toutefois, je travaille en collaboration avec des collègues qui utilisent d'autres approches et, parfois, je peux orienter certains patients vers eux, si c'est nécessaire.

Je m'intéresse surtout aux processus des relations entre les personnes, les conflits, troubles, problèmes relationnels, etc. Je ne reçois pas des patients qui veulent travailler sur des problèmes individuels, je suis centré sur les problèmes relationnels, liés à l'histoire familiale.

Je propose un accompagnement basé sur l'approche transgénérationnelle de la famille et j'utilise le génogramme (la recherche sur les ancêtres), un des outils de l'approche systémique, mais pas le seul.

  • Comment prenez-vous en charge vos patients ?

Je reçois des familles ou des couples et propose une séance qui dure environ 1h30, toutes les trois semaines. J'aime prendre mon temps, pour travailler en profondeur. L'accompagnement inclut entre dix et quinze séances maximum, réparties sur un an, puisqu'il s'agit d'une thérapie brève.

Avec les couples, par exemple, cette prise en charge fonctionne vraiment de forme efficace. Les problèmes qu'ils signalent sont, en fait, des symptômes. Mon travail ne consiste pas à régler le problème, mais à essayer de le dissoudre. Comme on est sur du relationnel, c'est à travers ce processus que ça se joue.

Je prends peu de gens en individuel car, dans ces cas-là, l'analyse en profondeur et sur du long terme, comme une psychanalyse, fonctionne mieux. En revanche, je peux recevoir des personnes en contact avec une grande culpabilité, liée à leurs relations familiales, qui les gêne au point d'avoir besoin de consulter.

Ce que je propose c'est un accompagnement où le psychothérapeute n'est pas le facteur du changement, ce sont les patients eux-mêmes. Ils ont d'ailleurs des tâches à réaliser entre les séances, le travail ne se passe pas seulement durant les séances. C'est pour ça que les séances ont lieu toutes les trois semaines.

  • Pouvez-vous nous en dire plus sur les formations et ateliers que vous organisez ?

J'anime des formations en institution, en particulier pour les équipes médico-sociales, ainsi que des ateliers autour du génogramme. De plus, je réalise des analyses des pratiques.

Dans les années qui viennent, j'ai l'intention de mettre en place des ateliers autour de la thérapie de couple.

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