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La boulimie : combler un vide par la nourriture

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La boulimie toucherait trois adolescents sur dix, un chiffre malheureusement en constante augmentation.

9 sept. 2014 · Lecture : min.
La boulimie : combler un vide par la nourriture

Elle se manifeste par un besoin impérieux de manger en grande quantité sans pouvoir s’arrêter. La particularité de la boulimie est :

  • l’angoisse qui précède la crise 
  • l’apaisement, le soulagement apporté par le fait de manger,
  • la forte culpabilité qui va suivre la crise accompagnée d’un profond sentiment de honte.

Les personnes boulimiques se font ensuite vomir, ou ont recours à des laxatifs, des diurétiques ou des purges, elles peuvent également pratiquer de l’exercice physique intensif ou jeûner afin de ne pas prendre de poids. Le trouble alimentaire qui consiste à ingérer de grandes quantités de nourriture sans avoir recours à des comportements compensatoires pour les éliminer s’appelle l’hyperphagie.

La boulimie est à classifier dans la section des "troubles alimentaires", elle est en réalité le reflet d'un mal-être extrêmement profond, d'une détresse ou d'un traumatisme.

La boulimie touche en majorité des jeunes filles. Elle est généralement le signe d'un mal-être profond, bien qu'aucun symptôme ne la laisse deviner, les personnes réussissant à maintenir leur poids grâce à des stratégies compensatoires après des crises incontrôlables d'ingestion d'aliments.

La boulimie peut être conjointe à une dépression ou des troubles du désir. Les personnes qui en sont victimes évoluent souvent dans un climat familial conflictuel, très tendu, ou totalement absent.

La période de crise

Avant une période de crise, la personne est agitée, anxieuse, et se sent vide de tout (de beauté, d'intelligence, d'amour, etc.). Elle ressent alors le besoin impérieux de manger pour combler ces vides. Bien qu'elle essaye de se raisonner, ce besoin de se sentir bien, remplie, est plus fort, et la nourriture est un moyen d'y accéder facilement et rapidement.

L'ingestion de nourriture se fait en grande quantité, de manière compulsive, impérieuse. La personne ingèrera tout ce qu'elle trouve, en priorité des aliments caloriques et sucrés, mais toute nourriture fera l'affaire, même si ce n'est pas bon et qu'elle n'a pas faim. La crise induit une perte de contrôle total, à tel point que la personne ne mâche pas les aliments.

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Da manière ambivalente, la personne se sent honteuse après la crise, mais se sent enfin remplie, ce qui la conforte dans l'idée qu'elle devait manger pour remplir cette sensation de vide.

Les sentiments de honte et de culpabilité qui suivent la crise, soulignés par la perte de contrôle, provoquent généralement un besoin de se purger, de nettoyer son corps, de gommer la crise qui vient de se passer. Cela peut passer par une activité physique intense, par des vomissements, la prise de laxatifs, ou encore par un contrôle total de l'alimentation.

En dehors des périodes de crise, les repas sont des moments extrêmement ritualisés pour les personnes boulimiques, ce qui peut conduire à des angoisses fortes à l'idée de ne pas contrôler la nourriture, par exemple lors d'un repas à la cantine, au restaurant, chez des amis... Un plat mal préparé ou mal présenté est une forte source de stress qui peut déclencher des tremblements, des pleurs, etc.

La boulimie, et le sentiment de honte qui lui est associé, conduisent les personnes à s'isoler afin de cacher leur maladie, et leur permet aussi d'avoir le contrôle total de leur nourriture, et ainsi d'avoir la mainmise sur une part de leur vie, qui leur échappe.

Comment traiter la boulimie ?

La rencontre avec un psychologue est un premier pas vers la guérison. Il pourra notamment proposer des séances de groupe, qui permettront de rencontrer d'autres personnes dans le même cas.

  • Les thérapies cognitivo-comportementales sont particulièrement indiquées, car elles permettent de modifier un comportement inadapté, et ainsi aider les boulimique à se réconcilier avec la nourriture. Ils pourront aussi retrouver confiance en soi et estime de soi, et retrouver leur place dans leur environnement social et familial.
  • La psychanalyse, parfois soutenue par une prise médicamenteuse, pourra aussi permettre de débloquer les souffrances par le biais de la parole.

Photos : Shutterstock

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Commentaires 1
  • Myène Quirion

    J'ai un problème de boulimie depuis que j'ai 15 ans et j'en ai 27... aidez-moi.. je n'arrête pas d'engraisser... mais j'aime tellement manger...