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La réalité virtuelle fait son entrée dans les cabinets des psychologues

L’utilisation des nouvelles technologies dans les cabinets des psychologues n’était pas considérée par beaucoup de spécialistes comme une façon de se différencier dans les traitements...

25 févr. 2019 Internet et nouvelles technologies - Lecture : min.

psychologues

L’utilisation des nouvelles technologies dans les cabinets des psychologues n’était pas considérée par beaucoup de spécialistes comme une façon de se différencier dans les traitements. Cette situation est sur le point de changer avec l’arrivée de la réalité virtuelle, une technologie qui “trompe” le cerveau pour lui faire croire qu’il est immergé dans une autre réalité.

La réalité virtuelle pour affronter ses phobies

En trompant le cerveau pour faire croire au patient qu’il est là où il n’est pas, un nouveau chemin s’ouvre pour la pratique psychologique qui, pour le moment, a seulement fait quelques pas dans ce domaine. Bien que la réalité virtuelle ne soit pas une nouveauté, son utilisation se fait actuellement principalement dans le monde des jeux vidéo, un point de lancement pour la convertir en une expérience massive auprès de la population.

Un fait qui n’est pas passé inaperçu auprès de Rafal Tourón et Lucía Maneiro quand en 2016, dans une cafétéria, en parlant de thèmes sans rapport avec des pathologies psychologiques, ont pensé : “Et si avec ce procédé on arrivait à traiter les phobies des personnes ?”. Ce fût la naissance de PsicoVR, une entreprise basée en Galice, qui a commencé de zéro le développement d’un nouvel outil qui aide les psychologues dans le traitement de différentes pathologies. “ Nous avons décidé de créer un software pour aider les personnes à dépasser leurs phobies”, ajoute Tourón. Deux ans après, son entreprise comptabilise déjà casi 25 “expériences”, comme ils les appellent, qui aident les patients de tout le pays à dépasser leur agoraphobie, leur peur de conduire ou la panique à faire face à des “dites” personnes animaux ou objets.

Mettre l'accent sur la technologie

Mettre précisément l’accent sur la technologie, a été une des clés du succès de la compagnie. Sur le marché, il existe actuellement différentes manières d’accéder à des expériences de réalité virtuelle : à partir d’un mobile de moyenne gamme jusqu’aux solutions considérées “professionnelles” sur le secteur, l’Oculus Rift, propriété du réseau social Facebook, et le HTC Vive, soutenu par un des géants du monde du jeu vidéo, Steam.

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En dépit de cette disparité des technologies, elles ne garantissent pas toutes une expérience immersive, la plus proche possible de la réalité. “Techniquement, Oculus comme HTC Vive se ressemblent, toutefois le dispositif de Vive a une amplitude de mouvement supérieur à celui d’Oculus, mais pour les autres caractéristiques ils sont presque identiques”.

Ainsi, ces entrepreneurs, après avoir analysé l’ensemble des options en détail, ont fini par opter pour la solution proposée par Oculus : “le casque pesait moins sur la tête des patients, ils étaient moins conscients du fait qu’ils portaient des lunettes et, au final, cette option nous paraissait plus judicieuse pour l’immersion totale que nous recherchions”, indique Tourón.

Et c’est dans l’hardware, précisément, où se définit la bataille de la réalité virtuelle : “ Il existe des entreprises qui utilisent le mobile pour offrir une réalité virtuelle, comme c’est un dispositif à bas prix et que tout le monde a, mais avec un mobile vous perdez la possibilité de vous déplacer dans l’environnement, vous pouvez seulement tourner la tête, il n’y a pas d’immersion”.

Un psychologue qui souhaiterait adopter cette technologie devra faire un investissement important dans ces dispositifs pour compter sur ce nouvel outil en consultation. L’investissement sera à la hauteur du besoin en équipement neuf, auquel il faudra ajouter le casque d’Oculus et, dans le cas de PsicoVR, un capteur de mains appelé Leap Motion, qui permet de capturer le mouvement des mains du patient, ce qui facilite les actions comme pousser les boutons ou saisir des objets tandis que l’on est immergé dans une expérience de réalité virtuelle. “Il n’y a pas de cas concret, chaque psychologue a des besoins spécifiques qu’il faut étudier pour préparer son installation”, indiquent-ils depuis cette entreprise galicienne.

Ce qui est définit c’est le coût des “expériences” qui seront utilisées après pour traiter les phobies ou les pathologies. Elle se vendent sous forme d’abonnement et les packs vont de 49 euros jusqu’à 79 euros, en fonction du nombre d’expériences qu’ils veulent traiter. Pour vaincre tous les doutes sur cet équipement pour savoir s’il en vaut la peine ou non, Turón se montre totalement confiant : “Tous les doutes s’effacent quand le psychologue met le casque et débute l’expérience, nous avons alors un convaincu de plus ; il faut tester”.

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Des traitements avec de bons résultats

Les bons résultats auxquels aboutissent les traitements qui utilisent la réalité virtuelle dans le cas d’agoraphobie, un des plus demandés, rendent optimistes les promoteurs de PsicoVR. De 4 jusqu’à 8 séances avec les casques de réalité virtuelle sont suffisantes pour que le patient commence à voir une amélioration. Ainsi, comme l’indiquent les spécialistes, du moment que le traitement soit entre les mains d’un psychologue. “Il ne s’agit pas de mettre le casque de réalité virtuelle et de se soigner, ce n’est pas ainsi, sans l’aide d’un psychologue le traitement ne serait pas efficace”, ajoutent-ils.

Le futur de l’application de la réalité virtuelle à la pratique psychologique semble prometteur. Le coût des dispositifs va baisser dans le futur, tandis qu’au même moment la résolution graphique et sa puissance vont augmenter facilitant toujours plus cette sensation d’immersion totale. Pour le moment, depuis PsicoVR ils étudient déjà à quels domaines du secteur sociosanitaire les avantages de la technologie peuvent s’appliquer. Il y a sur la table, actuellement, plusieurs projets : d’un simulateur de microchirurgie jusqu’à une “expérience” qui permet à toute personne de se mettre dans la peau d’une victime de harcèlement ou de violence sexiste. Ainsi que des projets pour aider les enfants avec des déficiences cognitives ou pour motiver des personnes avec des lésions de la moelle épinière en leur permettant quelque chose qui leur semblait jusqu’à aujourd’hui de la science-fiction : voir comment bougent les parties de leur corps qui dans la vie réelle n’existent même pas.

Photos : PsicoVR

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