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L'apprentissage, tissage et métissage

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Pour la psycho-praticienne Anick Rosas, l'apprentissage est une affaire de tissage et métissage.

19 févr. 2015 · Lecture : min.
L'apprentissage, tissage et métissage

Après des études universitaires, un détour par la communication d'entreprise, Anick Rosas a renoué avec ses premiers amours : le développement personnel et surtout la psychologie. Cette psycho-praticienne certifiée nous raconte son parcours.

J'ai fait l'école du psychiatre Richard Meyer : l'EEPSSA. J'ai suivi une spécialisation en psychanalyse intégrative et un cursus en psychopathologie. Mon titre officiel : psycho-somatothérapeute. Une façon de dire que j'intègre le corps dans la thérapie mais pas que.

J'ai fait un travail thérapeutique pendant longtemps (nécessaire pour exercer). En formation continue (cette année en somatodrame analytique avec le psychiatre Walissis Tsarouchas) et en supervision, je confronte sans cesse mes expériences à celles de mes pairs et de mes professeurs. Je suis membre de la Fédération Fed Eur 3 Psy dont j'ai signé le code de déontologie.

De la thérapie de groupe à une carrière solo

J'ai commencé par la thérapie de groupe en organisant et co-animant des stages de développement personnel autour de différents thèmes universels mais essentiels : comment identifier, comprendre et transformer ses émotions, par exemple. Et puis, un jour, je me suis lancée en solo.

Des consultations diverses

Au début, je consultais en nomade en « squattant » les cabinets de mes confrères et, en échange, je prenais en charge leur communication (ma deuxième passion). J'avais un point de chute dans tous les arrondissements. Désormais, je consulte dans le 17ème et le 5ème. Certains « patients » aiment retrouver toujours le même endroit, cela participe au lien.

Mais il m'arrive aussi, lorsque le cadre est bien établi et l'alliance solide, de leur donner rendez-vous dans un café, au calme, ou, l'été, dans un jardin public, proches de leur résidence ou de leur lieu de travail. Je propose aussi aux personnes qui ne peuvent pas se déplacer des consultations par téléphone, via Skype.

Intégrativité et créativité

Je suis intégrative. Tout d'abord, je travaille dans l'alliance entre le corps et l'esprit, les sensations et la pensée, le vécu subjectif et le savoir objectif ; ensuite, j'élabore pour chaque « patient » un protocole sur-mesure. Pour cela, il faut oser créer, faire des choix parmi toutes les méthodes possibles. Tout l'art consiste à adapter des outils issus de différents courants, de différentes écoles, les combiner, les enrichir, au-delà des querelles de chapelles. Il m'arrive de proposer une thérapie analytique pour enrichir une thérapie comportementale et vice-et-versa.

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On ne traite pas de la même manière une crise passagère, objective, comme un deuil, une perte d'emploi qu'une névrose bien enkystée. On peut aider la personne à aller mieux dans l'ici et maintenant, tout en l'accompagnant dans un travail plus approfondi, dans les méandres de son inconscient. Souvent, les clients viennent avec une demande précise « je veux réussir mon examen » et c'est l'arbre qui cache la forêt : il y a une demande plus implicite, plus enfouie comme un manque de confiance en soi. Et ce manque dit généralement les non-dits d'une histoire familiale. Pour leur apporter un soutien dans l'immédiat comme dans la durée, je me réfère beaucoup à la gestalt thérapie, à la psychogénéalogie, à l'art-thérapie et à la psychanalyse. Etre intégratif, c'est être créatif !

Une restauratrice en estime de soi

Je suis restauratrice en estime de soi. Du nourrisson à la personne âgée, toutes les personnes me touchent. Je m'intéresse par exemple à celles qui souffrent de mal-être au travail, à l'école, aux victimes de violences physiques comme verbales. Parfois, il suffit d'un rien pour qu'un enfant révèle ses talents, qu'un salarié arrive à déjouer les harcèlements d'un chef, qu'une femme maltraitée accepte de quitter son mari.

Je considère la relation avec le « patient » comme une relation sincère, exceptionnelle, magique. Je suis une modeste accompagnatrice. Ensemble, nous avançons en duo. Nous apprenons l'un de l'autre. Thérapeute et « patient » co-créent ensemble. L'intégration, finalement, c'est incarner dans son être une posture bienveillante, sincère, authentique, empathique, la partager avec l'autre. L'apprentissage est un tissage et un métissage.

De l'organisation de groupe à une association

J'organise et co-anime un groupe de paroles pour femmes et un groupe de thérapie pour ados. Se retrouver pour partager ses déceptions, ses espoirs, ses expériences, ses émotions, sa part d'ombre comme sa part de lumière, dans un cadre sécurisé, est très libérateur et réparateur.

J'organise aussi des week-end en développement personnel avec plusieurs thérapeutes : psycho- praticiens, sophrologues, spécialistes en médecine Chinoise, etc. Je crois beaucoup en la synergie des compétences.

Toujours dans cet esprit collaboratif, j'ai créé une association de thérapeutes «les Thérapeutes Parisiens». L'idée est de garantir aux habitants de Paris et d'Ile-de-France, des consultations, conférences, formations, stages et ateliers de grande qualité, aux tarifs les plus étudiés.

Depuis deux ans, enfin, j'anime un café de thérapeutes pour échanger sur nos pratiques.

Photos : Anick Rosas

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Écrit par

Charlotte Ferrari

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