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Le burn-out au travail

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Le burn-out ou épuisement professionnel est de plus en plus fréquent. Face au stress et à la pression, beaucoup d'entre nous doivent faire face à ce syndrome.

20 oct. 2015 · Lecture : min.
Le burn-out au travail

Horaires à rallonge, surmenage, stress et manque de reconnaissance peuvent conduire à l'épuisement professionnel. Le burn-out est un syndrome complexe qui peut toucher chacun d'entre nous.

Qu'est-ce que le burn-out ?

Le burn-out est à lo'origine lié au monde du travail, c'est ce qui le distingue de la dépression, ce terme a été employé pour la première fois en 1975 par Freudenberger. L'épuisement professionnel n'est pas une maladie mentale mais un syndrome d'épuisement à la fois physique, mental et émotionnel avec l’impression pour la personne d’être débordée, d’avoir une charge mentale continue et d’être constamment sous tension sans pour autant que la personne en ait conscience.

L'Organisation Mondiale de la Santé définit le burn-out comme « un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d'incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail ».

En France, plus de 3 millions de personnes présenteraient un risque élevé de burn-out selon le cabinet Technologia. En faites-vous partie ? Faites notre test pour le savoir :

Plusieurs situations à risques qui peuvent conduire à un burn-out :

  • Une charge de travail trop importante ;
  • Un manque de reconnaissance ;
  • Un manque de communication.

De plus, certains changements dans l'entreprise peuvent fragiliser les équipes, c'est par exemple le cas :

  • D'un changement brutal de management ;
  • D'une situation imprévue ;
  • D'un harcèlement.

Le burn-out est dû à un stress permanent qui a fini par épuiser la personne.

Les victimes de burn-out ont généralement perdu du poids et présentent des troubles du sommeil ou de l'humeur, des crises de panique ou de larmes. Elles peuvent également présenter des maux de ventre, des douleurs ou une grande fatigue.

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Comprendre l'évolution du burn-out

Le burn-out est difficile à diagnostiquer car les symptômes varient d'une personne à l'autre. Cependant, les experts s'accordent à dire qu'il existe quatre grandes phases dans la maladie :

  • Une phase d'alarme ;
  • Une phase de résistance ;
  • Une phase de rupture ;
  • Une phase d'épuisement.

La victime de burn-out change au fil des phases et c'est bien souvent l'entourage qui perçoit le problème en premier. Le burn-out apparaît en général chez les personnes qui sont très impliquées dans leur entreprise et qui ont des responsabilités.

Chacun d'entre nous peut être touché par un burn-out, toutes les catégories socio-professionnelles sont concernées même si on observe que les agriculteurs-exploitants sont les plus touchés, viennent ensuite les artisans, commerçants, chefs d'entreprises et les cadres.

Le burn-out à l’origine est lié au monde du travail mais aujourd’hui il dépasse le cadre de la sphère strictement professionnelle. En effet le burn out est également avéré chez des personnes ayant certes un travail prenant mais auquel s’ajoute la prise en charge de la famille, l’organisation de celle-ci. Cela touche en priorité les femmes mais l’accroissement des divorces amènent les hommes aussi vers ce type de risque.

Surmonter un burn-out

Une fois le diagnostic posé, la victime de burn-out est en arrêt maladie pour une période plus ou moins longue. Le but étant de se reposer et de faire le point sur ce qui s'est passé. Un travail avec un professionnel permet d'initier un changement et de préparer à la reprise du travail.

L'important étant de ne pas reprendre le travail dans les mêmes conditions qu'au moment du départ en arrêt maladie.

Photos : Shutterstock

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Commentaires 3
  • mayalabelle

    Bonjour cet article m'a intéressé et j'ai lu les commentaires, j'aimerais donner mon avis! J'ai eu deux problèmes de santé en 2009 et 2013 qui m'ont bloquée chez moi pendant 4 mois, deux pathologies d'origine inconnue mais qui peuvent avoir les mêmes causes (algodystrophie du genou et capsulite de l'épaule) la première je l'ai envisagée physiquement, rééducation fonctionnelle pendant un an, la deuxième m'a d'avantage fait réfléchir, j'ai eu des prises de conscience, sur la similitude, sur les causes etc j'ai réalisé que j'étais en partie responsable du problème mais cependant pas coupable, mais que mes choix m'avaient amené là et même si les événements extérieurs, mon contexte professionnel était difficile, c'était moi seule qui réagissais, qui pensais de cette manière (colère, frustration, impuissance, injustice, résignation, refoulement, ressentiment, aigreur, cynisme...) je m'auto-polluais, je me suis intoxiquée toute seule. J'aurais pu agir différemment par rapport à ces événements ! Ces 4 mois d'automne 2013 ont mis la lumière sur ma façon de voir la vie et les autres et j'ai tout changé! Comme j'aime à dire j'ai branché une autre caméra pour filmer ma vie, je la vois sous un autre angle, même événement mais action et pensée différentes! J'ai fait de la sophrologie en 2012 et ça a porté ses fruits un an plus tard lors de cette crise, j'ai utilisé les outils acquis, relaxation, méditation, psychologie positive. Désormais, je vois mon métier différemment, je ne le fais plus pour mes employeurs mais pour les élèves dont j'ai la charge, c'est à eux que je dois le meilleur de moi même! J'ai vraiment pris conscience de mon changement intérieur quand j'ai repris, car j'avais l'impression que le climat, les relations, les gens avaient changé, mais on ne peut pas dire que des ados peuvent changer à notre égard, ils sont intègres, en fait c'était moi qui avait changé et je pouvais le mesurer! Je continue de travailler sur moi (j'ai pris des cours de sophrologie pendant 3 ans) maintenant je me sens armée pour contrer le négativisme extérieur et intérieur qui peut nous détruire! Je n'attends plus de reconnaissance, je fixe mon objectif par rapport à mes valeurs morales et emploie mon énergie à faire de mon mieux d'abord pour moi même parce que c'est un besoin, et que ça me rend fière de me rendre utile aux élèves, je partage beaucoup de mes valeurs et de mes expériences, et même à leur âge ils sont très ouverts et respectueux, je suis sûre que ces graines que je sème germeront un jour pour eux quand ils en auront besoin! De ce fait, mon besoin de donner un sens à ma vie a été déplacé vers un noble objectif! Même si ça ne règle pas les orgueils des uns, les problèmes d'organisation, de communication, le respect et la reconnaissance, j'ai appris à ne plus vouloir changer les gens, ce n'est pas possible, je ne peux contrôler les événement, je ne peux qu'accepter (ce qui ne veut pas dire être d'accord, juste prendre ce qui vient, sans juger) et essayer de faire de mon mieux avec ce que je suis pour retourner une situation négative en positif! Ne rien attendre des autres, permet de ne pas être déçu, être en accord avec soi c'est déjà ne plus se faire du mal! j'en avais marre de me créer des maladies psychosomatiques pour exprimer par mon corps le conflit en moi! Rien n'est acquis, ce n'est pas facile tous les jours, mais actuellement vu mes conditions de travail, je constate que je suis loin de celle que j'étais en 2009 où je subissais, maintenant je sais que je suis actrice de ma santé et mon bien être, que je ne veux plus que l'extérieur en soit la source! les solutions sont en nous, il ne sert à rien de rejeter la faute sur les autres, on ne peut les changer, ils sont soit la source de notre descente aux enfers soit nos instructeurs (à leur insu) pour évoluer et progresser en nous même et pour nous mêmes! bien à vous

  • moi

    Voila que faire justement si après un arrêt maladie, vous vous retrouvé mis au placard on vous enlève votre place on y met une intérimaire à la place et vous à 50 ans vous vous retrouvez à faire un travail au dessus de vos forces coupé de tous vos collègues sans pouvoir parler à personne ? Je vais travailler avec la boule au ventre je suis à bout, limite envie d'en finir avec la vie mais je suis seule avec trois enfants et j'ai besoin de mon boulot. Combien de temps je vais tenir je n'en sais rien.

  • Poussier Etienne

    Bonjour, vous dites qu'il ne faut pas reprendre dans les mêmes conditions qu'au moment du départ en arrêt maladie, c'est bien mais encore faut-il que l'employeur soit d'accord pour faire un effort et qu'il ai la volonté de vous aider. Personnellement, après 12 ans d'activité dans le même groupe (12 ans consécutifs en tant que commercial avec les meilleurs résultats de la région, 12 ans pendant lesquels j'étais cité en exemple devant mes collègues)) , je me suis retrouvé du jour au lendemain, un matin comme paralysé dans mon lit et n'arrivais plus à parler. Ensuite, ce fut une longues descentes aux enfers, crises d'angoisse, toutes sortes de phobies, idées morbides, plus aucun gout à rien, plus d'envie, nausées, crampes musculaires, d'estomac ... ... Après 6 mois d'arrêt, avec traitements médicamenteux et psychothérapie, mon état n'était toujours pas sensationnel mais j'ai proposé de reprendre en temps partiel thérapeutique. Mes employeurs m'ont alors répondu que cela n'était pas facile à mettre en place et qu'ils préféraient que je reste en arrêt pour que je puisse retrouver la pleine forme et revenir à ce moment là. Comme ça il pouvaient du coup garder à plein temps la personne qui était en remplacement congés maladie. Mon directeur régional s'est montré rassurant et m'a conseiller de rester serein et de prendre soin de moi. Je suis donc resté en arrêt avec des jours un peu meilleurs (un tout petit peu) et des jours catastrophiques ou même le ciel bleu, le soleil (j'habite à La Rochelle), mon jardin et ses nombreuses fleurs étaient gris et moches. Ces jours là, je passais environ 18h/24 dans ma chambre, prostré dans mon lit ne parlant plus à ma femme et mes enfants, ne répondant plus au téléphone. Un vrai zombi. Bref après cette longue période d'arrêt (toujours en contact avec mes collègues et certains responsables auprès desquels j'insistais sur le fait que ma volonté était de reprendre), je me suis dit qu'en reprenant, cela m'aiderait certainement à retrouver la santé. J'ai alors rencontré mon DRH et lui ai fait part de ma décision en lui demandant de me fixer un objectif raisonnable ou tout du moins équivalent à celui de mes collègues (j'avais doublé le Chiffre d'Affaire de mon secteur en 10 ans et le chiffre d'affaire que je réalisais était supérieur d'un tiers à celui des autres). Mon DRH semblait un peu gêné et a fini par m'annoncer qu'ils avaient signé un CDI avec ma remplaçante qui les avait menacé de les quitter si ils ne le faisaient pas ! Je me suis écroulé! Je lui ai dit que je ne comprenais pas, que même mon responsable direct m'avait toujours rassuré. Je n'ai pas compris que l'on puisse faire cela sans m'en avertir (je n'étais pas mort !!!). Je lui est dit que je me sentais trahi ce à quoi il m'a répondu que l'entreprise n'avait pas pu se permettre de voir partir ma remplaçante et de faire un nouveau recrutement car cela coutait cher (pendant 12 ans, j'ai rapporté 300 000€ de plus par an que chacun de mes collègues, l'entreprise est une multinationale implantée dans 58 pays dans le monde, leader mondial dans son domaine et cotée en bourse!!!). Alors on m'a fait des propositions bidons à l'autre bout de la France alors qu'il est bien noté dans mon dossier et mon responsable direct (qui mangeait à la maison lorsqu'il venait une fois par mois à La Rochelle) le savait très bien, je n'était pas mobile. J'avais donc travaillé pendant 12 ans, comme un fou, démarrant à 8 heures par jour puis, piégé par un système d'objectif, de plus en plus et cela jusqu'à 14h par jour, à faire des relation publiques le week-end avec mes clients (des chefs d'entreprise), pour quelle reconnaissance? Aucune car j'étais plafonné en salaire. J'en ai fait un Burn out extrêmement sévère et on m'a laissé me reconstruire avec pour perspective de reprendre mon poste alors qu'en fait mon sort semblait déjà fixé. J'ai finalement appris que le CDI avec ma remplaçante avait été signé un an avant qu'on me l'annonce et que l'objectif qu'on lui fixait était inférieur de 1/3 au mien c'est à dire ce que j'aurais souhaité avoir en reprenant ou aussi celui qui m'aurait permis de travaillé sereinement sans faire de Burn out. Alors reprendre différemment par rapport à la période précédant le Burn out, oui, mais encore faut-il que l'employeur soit correct.