Le syndrome d'abstinence après une rupture

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L’amour est une drogue parce qu’elle active les hormones associées au plaisir. Personne ne veut arrêter de ressentir cette sensation, n’est-ce pas ? Mais malheureusement, ça arrive...

4 sept. 2019 · Lecture : min.
Le syndrome d'abstinence après une rupture

Quand vous tombez amoureux, votre cerveau produit de l’ocytocine, de la dopamine et de la sérotonine, les hormones du bonheur. L’amour devient sans aucun doute la drogue la moins chère et la plus merveilleuse, car elle est produite par notre corps.

Et que se passe-t-il quand l’amour prend fin ? Que la dure réalité devient difficile à entendre.

Nous pensons tous que nous sommes forts, que nous sommes parfaitement capables de cesser d'être "dépendant" à tout moment, de vivre sans cette "drogue", mais la réalité nous guette et nous révèle le contraire. Une rupture sentimentale engendre quelque chose de similaire au "syndrome de sevrage" que les toxicomanes ressentent quand ils arrêtent la drogue. Le corps leur demande de consommer à nouveau pour renouveler ce sentiment de plaisir et la souffrance vient parce qu’ils ne peuvent pas le faire.

Le pire de l’addiction à l’amour est que nous avons tendance à répéter des schémas comportementaux, surtout ceux qui nous font du mal : nous répétons des types de couple, nous nous réfugions dans une autre relation toxique, rechercher l’ex qui nous a fait du mal, ou entrer et sortir de relations passagères qui ne nous apportent rien. Nous avons envie d’aimer à nouveau et cette envie est plus forte que la logique : nous nous laissons entraîner par cette euphorie que nous produit ce cocktail de bonheur sous forme de dopamine, de sérotonine et d’ocytocine.

Le syndrome d'abstinence

Peut-être qu’au fond de nous, nous savons que "cette" relation" ne nous apporte pas ce que nous souhaitons, mais nous voulons profiter "un peu plus" parce que nous pensons que nous sommes capables de quitter l'autre quand nous le voulons (ça vosu rappelle quelque chose ? C’est ce que disent les drogués). Donc non. Ce qui se passe, c’est que nous traversons le syndrome d’abstinence de l’amour et que nous devons le passer du mieux que nous le pouvons.

Voici quelques conseils pour vous :

  • Vivez le deuil : assumez que votre relation est terminée et c’est sûrement mieux pour vous deux. Évidemment, ça fait ou va faire mal, alors n’essayez pas de le réprimer. Pleurez, mettez-vous en colère, parlez-en, mais... restez loin de cette personne parce que c’est nécessaire pour vivre votre deuil. Quand nous pleurons, nous générons des opiacés dans notre organisme : ce sont des substances qui nous donnent un sentiment de tranquillité et nous aident à nous détendre.
  • Prenez soin de vous : essayez de bien manger et de vous reposer. Sortez avec vos amis, faites des choses que vous aimez et amusez-vous autant que possible. Mais n’essayez pas de prétendre que tout va bien et que vous n’avez pas de problème, parce que c’est aussi contre-productif.
  • Écoutez  : voss amis et votre famille ont leur propre opinion sur votre "ex" et sur la relation. Peut-être qu’ils vous disent des choses que vous ne voulez pas voir parce que vous êtes toujours sous l’emprise de cette "drogue" qu’on appelle l’amour.
  • Fermez la porte. : ne parlez pas à votre ex, ne le cherchez pas, ne répondez pas à ses appels ou messages. Laissez passer des semaines ou des mois, le temps qu’il vous faut pour vous sentir fort.e et reprendre le contrôle de votre propre vie.

Photos : Shutterstock

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Commentaires 1
  • NM

    J’aurais du tomber sur cet article il y a 3 ans 1/2... Plein de bon sens, surtout dans la dernière partie, car il est vrai que ça devient beaucoup plus simple dès lors qu’on ne voit plus l’autre...