L'école aujourd'hui

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J’émettrai une vive critique du système scolaire actuel, tel que nous le connaissons. L’école est depuis des décennies comparée au sport de haut niveau, une émulation compétitive.

16 mai 2019 · Lecture : min.
L'école aujourd'hui

J'émettrai une vive critique du système scolaire actuel, tel que nous le connaissons. L'école est depuis des décennies comparée au sport de haut niveau, une émulation compétitive dans laquelle les élèves se livrent des batailles de notes sans merci. Il est de notre devoir de nous interroger sur cet esprit de compétition prégnant, qui règne en maître, dès que l'enfant entre à l'école primaire.

Le jeu pour la gagne

Cette règle qui n'est pas sans évoquer la doctrine chère à Coubertin : « Citius, Altius, Fortius » signifiant plus vite, plus haut, plus fort, est omniprésente dans le système scolaire français, tout comme dans le sport.

Le sociologue Pierre Bourdieu a à maintes reprises dénoncé une lutte des classes à travers ce système où les forts oppriment les faibles sans que la société s'en offusque, considérant ces principes comme normaux.

En somme, une violence qui engendre une autre violence, ainsi la boucle est bouclée. Mais je ne m'attarderai pas sur ce point, même si le sujet mériterait d'être approfondi ! Il est vrai que la compétition entre élèves est positionnée au devant de la scène éducative. D'après de nombreux témoignages, le système scolaire apparaît tel un cyclotron, une machine sans pitié prête à broyer les élèves.

Seuls ceux qui sont capables de suivre le rythme, d'être les meilleurs, s'en sortent. Les autres tombent aux oubliettes et sont laissés pour compte par ce système qui n'affiche que du mépris et du désintérêt pour qui n'y adhère pas ou ne n'a pas la possibilité d'y adhérer.

Mais alors si ce système scolaire n'est pas fait pour tout le monde, si nous sommes dans l'impasse, quelles solutions s'offrent donc à nous ?

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La coopération au détriment de la compétition

Si nous avons pu observer que l'école avantage les plus forts et abandonne à leur sort les plus faibles, n'est-il-pas indispensable de repenser les fondements dudit système ? Si l'école est censée préparer au monde social, pourquoi tant de galvanisation compétitive ? Mettre l'accent sur la coopération plutôt que sur la compétition.

Généraliser une pédagogie coopérative serait beaucoup plus profitable pour les élèves et les prépareraient mieux à la vie active, où il est souvent demandé de travailler en équipe.

L'apprentissage du respect, de l'engagement, de l'entraide, du droit à la différence, de la solidarité, de l'ouverture à autrui, véhiculerait des valeurs plus humaines et bien plus équitables que la compétition à outrance, qui ne sert qu'à comparer les élèves, désignant in fine un gagnant et un perdant.

Il serait préférable de privilégier l'horizontalité à la verticalité, dans le cadre de l'école. Condition sine qua non pour une belle réussite scolaire et une insertion réussie dans la vie active.

Un élève performant pourrait aider et soutenir un élève se trouvant en difficulté par exemple. Ou encore, l'enseignant pourrait inciter plus souvent les élèves à créer des exposés par groupe, ce qui leur apprendrait la cohésion et le rôle de chacun au sein de ce même groupe.

Remettre l'art au centre de l'éducation pour les élèves qui aiment se doter de leur imagination et de leur créativité afin de favoriser un meilleur apprentissage ne serait pas une mauvaise idée.

Supprimer le système de notation et le substituer par des appréciations (acquis, en cours d'acquisition, non acquis) permettrait d'enlever du stress à l'élève.

En définitive, la coopération ne fait que tirer les élèves vers le haut et non vers le bas.

Et vous, quelle est votre opinion ?

Photos : Shutterstock

Écrit par

Michaël Granero

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