Les freins qui empêchent de consulter

Aujourd'hui encore, de nombreuses personnes craignent d'être suivies par un psychologue ou un psychothérapeute, tandis qu'elles en auraient besoin.

18 MARS 2019 · Lecture : min.

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Les freins qui empêchent de consulter

Aujourd'hui encore, de nombreuses personnes craignent d'être suivies par un psychologue ou un psychothérapeute, tandis qu'elles en auraient besoin. Il existe selon moi trois facteurs qui réfrènent un individu à se prendre en main et pour qu'il décide enfin à aller mieux.

Le déni

Le déni est souvent lié au poids familial, à la non-reconnaissance de ses besoins et de sa souffrance. L'héritage parental de la génération X, surtout chez les hommes, où il est mal venu de montrer ses sentiments lorsqu'ils surviennent, interdit d'exprimer son mal-être au risque de paraître faible aux yeux d'autrui.

J'emploie volontairement l'acception « héritage » puisqu'il est transmis consciemment voire inconsciemment de parent à enfant.

Une croyance erronée et limitante s'étendant de l'enfance à l'âge adulte. Les parents enseignent à l'enfant qu'exprimer ses émotions particulièrement en public, c'est faire preuve de faiblesse. Cependant, cet héritage familial n'est pas le seul vecteur paralysant.

La peur

Il est vrai que la mise à nu psychique n'est pas une mince affaire. Car se mettre à nu exige une exposition de ses affects en se confrontant au regard de l'autre.

S'exposer face à l'aidant et craindre ainsi la critique et le jugement de sa part. Peu en confiance, l'individu sera gêné de dévoiler ses souffrances. Mais au fond, quoi de plus normal que cela ?

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Toutefois n'oublions pas que le thérapeute n'est pas là pour juger mais pour aider la personne à cheminer dans ses réflexions et cerner sa problématique. La peur du changement, la sortie de sa zone de confort constituent des blocages qui mettront forcément la personne mal à l'aise. C'est par conséquent au thérapeute qu'il échoit de rassurer son patient, en faisant en sorte de le mettre en confiance.

Petit rappel : contrairement aux idées reçues, vous n'êtes pas systématiquement fou si vous entrez en thérapie. Vous n'êtes d'ailleurs ni fou ni faible ! Débarrassez-vous donc de cet orgueil qui vous étreint depuis longtemps !

La basse estime de soi

Une mauvaise estime de soi conduit généralement à faire croire à la personne qu'elle ne mérite pas d'être écoutée, ni aidée. Ce type de croyance entraînera un état de déréliction, au travers duquel la personne s'enlisera dans un cercle vicieux.

Elle tiendra intérieurement des propos du genre : « je ne m'aime pas, donc pourquoi j'accepterai d'être soutenu ? » Cette question est compréhensible pour quelqu'un ayant une basse estime de soi.

Au final : quand, comment et pourquoi consulter ? Il n'y a pas de secrets. En tant que professionnel de la thérapie, nous ne pouvons pas inciter, insuffler l'envie aux personnes désireuses d'entreprendre une thérapie, d'entrer vraiment dans une relation d'aide, par injonction, par obligation, simplement avec des mots.

Nous pouvons juste leur montrer la voie parce que la démarche doit venir de la personne elle-même.

Photos : Shutterstock

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Écrit par

Michaël Granero

Psychopraticien

Après plusieurs années d'expérience dans le médico-social en tant qu'Aide Médico Psychologique, il décide de donner une nouvelle trajectoire à son parcours professionnel. Il investit dès lors pleinement sa fonction de psychopraticien et coach, suite à une formation riche et dense, où il entrevoist différents outils thérapeutiques.

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Commentaires 1
  • Paceli7

    Je me sens impuissante face aux conflits de mes enfants

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