Ode à la colère (1/7) Préambule

Le premier d'une série d'articles sur la colère. Une réflexion par un versant fondamentalement bon de ce sentiment si négativement perçu !

27 JUIL. 2022 · Lecture : min.

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Ode à la colère (1/7) Préambule

Cher lecteur, nous allons ici parler de la colère.

J'ai décidé d'écrire une série d'articles sur cette thématique.

Le but ici n'est pas d'avoir un avis arrêté, même si je souhaite, comme le nom de cette série l'indique, porter notre attention, orienter notre réflexion par un versant fondamentalement "bon", du sentiment considéré de prime abord comme le sentiment le plus "mauvais".

Pourquoi est ce que la colère est négativement perçue ?

Réflexion à froid, il y aurait plusieurs raisons qui viennent:

  1. Au niveau physiologique : c'est un déséquilibre humoral qui peut être destructeur.
  2. Au niveau comportemental: colère = agression = violence = menace.
  3. Au niveau social : ça menace potentiellement l'équilibre voire la survie d'un groupe.
  4. Au niveau historico-culturel : ça prend appui sur des représentations culturelles (la colère fait partie des septs péchés capitaux par exemple).

En effet, quand on tape sur notre moteur de recherche préféré : "les effets de la colère"

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Là il y a carrément des problèmes médicaux , vasculaires, intestinaux etc … ça n'est pas glorieux !

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La colère enlaidit ! (oui j'ai cliqué dessus pour voir !)

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Et là, on est carrément à une diminution de l'espérance de vie ! Donc, je me suis posé la question suivante:

Si c'est si mauvais que ça pour la santé, pourquoi est-ce que ce sentiment existe encore ?

A l'échelle de l'évolution, je veux dire ! Il doit bien y avoir une raison, un bénéfice pour la survie d'un organisme vivant que de se garder la possibilité de se mettre dans cet état de tension nerveuse !

Donc on va essayer de développer ça ensemble dans cette série.

Disséquons la définition de la colère

Le Larousse définit la colère comme: un état affectif violent et passager, résultant du sentiment d'une agression, d'un désagrément, traduisant un vif mécontentement et accompagné de réactions brutales. Dans cette définition nous reconnaissons bien la représentation de base. Celle qu'on s'imagine, qu'on voit dans les films, ou bien dans notre quotidien.

Mais avant que la colère n'arrive à un état affectif violent, il peut y avoir quand même d'autres types de réaction.

Quand on se dit sentir la colère monter, elle part d'où finalement ?

Il existe un exercice de théâtre qui s'appelle le nuancier des émotions.

On part du fond de la scène et le but est, à chaque enjambée, de faire monter crescendo une émotion.

Maintenant imaginez vous le faire pour la colère. Ou faites le carrément ! Combien de degrés de colère auriez-vous l'idée de faire ? Un seul? trois? cinq? dix? Ce qui est amusant avec cet exercice, c'est qu'on sait très bien par quoi on doit finir (la fureur explosive), mais par quoi on commence ? Et encore plus challengeant, qu'est ce qu'on y met au milieu jusqu'à arriver à la fureur explosive?

L'Émoustillement - le dérangement - La contrariété - L'agacement - l'irritation - l'énervement - l'accès de colère - la rage - la fureur.

Chacun aura son nuancier, mais vous voyez l'idée !

Si on revient à la définition, elle parle d'un sentiment d'agression, un désagrément, un mécontentement.

Donc soit une expérience de frustration, soit une expérience subjective d'agression.

C'est plutôt large.

La frustration c'est quand on sent qu'un autre nous empêche d'accéder à ce qu'on veut.

Une expérience subjective d'agression c'est quand quelque chose vient nous faire violence.

(On pourra y revenir par la suite sur la violence d'ailleurs !)

Il n'est pas certain qu'un sentiment de colère se déclenche systématiquement par une expérience de frustration ou d' agression.

Ca peut venir faire penser aux trois réactions possibles face à une situation stressante: la lutte, la fuite, ou l'inhibition.

Et vous alors ? Comment réagissez-vous face à un stress ?

Dans quelle situation et comment ça se traduit pour vous ?

La colère, on la retrouve souvent dans une situation de conflit et effectivement comme manière de traduire un vif mécontentement (on râle ou on a des réactions brutales).

Mais parfois il peut arriver que nous soyons seul et qu'on s'énerve ou qu'on râle.

Donc à quoi ça peut bien nous servir de traduire notre vif mécontentement ?

Est-il possible que ça puisse nous faire du bien ?

C'est ce que nous essayons de voir dans le prochain article, avec les effets physiologiques de la colère.

Un petit devoir que je vous propose en attendant le prochain article:

Essayez de déterminer dans votre journée ce qui vient invoquer (même une pincée ! ) votre sentiment de colère.

Comment ça se traduit chez vous ?

PS : Je vous invite à partager quelque chose qui vous énerve, qui vous met en colère. ça m'intéresse !

Partagez votre retour et donner votre avis en commentaire.

 

Référence:

Définition de la colère tiré du site Larousse.fr

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Écrit par

Arnaud Soto

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