Que faire face aux violences conjugales ?

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Depuis 2012 le nombre de demandes d'aide pour violences conjugales sur Psychologue.net ne cesse d'augmenter, une autre raison de poursuivre l'aide apportée à ces femmes en détresse.

21 avril 2016 · Lecture : min.
Que faire face aux violences conjugales ?

Avec une demande d'aide croissante concernant les violences conjugales depuis 2012, Psychologue.net met le doigt sur un problème encore trop présent dans notre société. Si les femmes battues ont des traces, il existe une autre forme de violence : les violences psychologiques, qui elles détruisent de l'intérieur. À partir de quand parle t-on de violences conjugales ? Comment peut-on se sortir de cet enfer ? À qui faire appel ?

Elle's Imaginent, une association qui vient en aide aux femmes

L'association Elle's Imaginent accompagne psychologiquement, juridiquement et socialement les femmes qui sont victimes de violences conjugales. Cette organisation est composée de psychologues, d'avocats, d'assistantes sociales ainsi que de personnes venant d'autres horizons.

Des groupes de parole bihebdomadaires sont proposés aux victimes ainsi que du coaching de retour à l'emploi. L'association forme également les professionnels de la santé, du social, de la justice et organise également des actions de prévention dans les collèges et les lycées.

Elle's Imagine'nt donne ainsi des formations aux psychologues et aux médecins qui souhaitent mieux comprendre les mécanismes d'emprise et le cycle des violences conjugales, mais aussi orienter rapidement les victimes et savoir comment établir des certificats médicaux. Plus d'informations.

Les objectifs sont multiples et permettent de venir en aide aux femmes en amont et en aval.

Le phénomène d'emprise et les violences conjugales

Les violences conjugales s'insinuent dans le couple pendant des mois ou, le plus couramment, durant des années. Elles sont TOUJOURS psychologiques et revêtent parfois aussi un caractère physique, sexuel, économique.

Par des intimidations, des insultes, le contrôle de ses moindres gestes, la jalousie… l'homme violent détruit, lentement mais sûrement, la confiance en soi de sa femme, son libre arbitre et va la mettre en danger. La victime ne se rend pas compte ou ne comprend pas l'emprise qu'exerce son mari violent. Au contraire, elle culpabilise et doute d'elle-même. En savoir plus.

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Mais pourquoi la victime ne part-elle pas ?

L'homme violent suit un mécanisme où tour à tour, il témoigne de l'intérêt pour sa femme, puis la terrorise, et pour finir la piège dans une relation contradictoire où elle se croit encore aimée. Résultat : la victime est désarçonnée et, malgré la violence subie, nourrit l'espoir que son mari changera et redeviendra l'homme gentil et attentionné qu'elle a épousé. En savoir plus.

De son côté, le conjoint violent isole la femme afin d'assouvir sa domination, en toute impunité. Le secret, le silence sont ses meilleurs alliés.

Enfin, les violences conjugales commencent, dans 40 % des cas, pendant la grossesse. Difficile de quitter un homme qui est aussi le père de ses enfants.

À l'heure de bien choisir le psychologue

La victime de violences conjugales se sent piégée. Seule, apeurée, elle se trouve dans une situation particulièrement difficile, qui lui paraît inextricable. Il est primordial qu'elle rompe cet isolement et consulte un professionnel bienveillant qui l'aidera à reprendre confiance en elle, à analyser ce qu'elle vit et qui l'encouragera dans ses démarches pour s'extraire de la violence.

5 conseils pour bien choisir son psychologue ou son psychiatre :

  • Privilégiez les professionnels qui vous écoutent, vous comprennent, respectent votre temporalité et sont dans le non-jugement.
  • Constituez une équipe autour de vous de personnes de confiance (association, amis, avocat…)
  • Fuyez les professionnels qui vous culpabilisent.
  • Faites attention aux personnes qui vous conseillent la médiation.
  • Soyez prudente quand les aidants surréagissent et vous poussent, malgré vous, à porter plainte. La procédure peut être éprouvante. Vous pensiez juste que votre conjoint serait rappelé à la raison, mais vous pouvez vite être dépassée par une mécanique judiciaire qui vous échappe. De plus, en cas de retrait de plainte, le Procureur peut très bien, s′il le souhaite, continuer les poursuites en son nom. Ce qui vous ramène alors à la case départ.

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En savoir plus sur ces différents critères.

Les chiffres de Psychologue.net

Psychologue.net voit ses demandes concernant les violences augmentées depuis 2012. Et si les demandes se sont multipliées par 2 entre 2012 et 2014, elles se voient multipliées par 4 d'avril 2012 à avril 2016.

On remarque aussi que les demandes sont plus importantes dans certains départements comme en Indre-et-Loire et en Loire-Atlantique où elles sont multipliées par 3 et par 6. Ils sont suivis par d'autres départements comme la Gironde, la Réunion, la Martinique, le Loir-et-Cher, le Nord et la Sarthe.

Ces chiffres montrent bien qu'il reste du chemin à faire pour venir en aide à ces femmes violentées qui restent démunies. Cela passe par une aide extérieure et un professionnel en mesure de leur répondre.

Pour vous venir en aide : L'association Elle's Imaginent

Photos : Shutterstock

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Psychologue.net

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