Que se passe-t-il dans la tête et le corps d'un alcoolique ?

Une dimension de l'alcoolisme est souvent oubliée : ses conséquences psychologiques et physiques sur la personne dépendante.

8 SEPT. 2016 · Lecture : min.
Que se passe-t-il dans la tête et le corps d'un alcoolique ?

Au delà du fait que l'alcool modifie les perceptions au quotidien, les conséquences physiques et psychologiques dues à l'absorption d'alcool vont bien plus loin qu'une modification de la perception chez un dépendant à l'alcool. On connaît de nombreux dommages causés par l'alcoolisme, notamment ceux sur la santé. Que se passe t-il alors dans la tête et le corps d'une personne alcoolique ? Peut-on concilier amis, famille et travail quand on est tombé dans l'alcoolisme dépendant ? Rappelons que l’addiction à l’alcool n’est pas réservée qu’aux hommes, les femmes aussi sont concernées. 

La spirale infernale de l'alcoolisme

L'alcool entraîne une instabilité émotionnelle visible et la personne alcoolique va au fur et à mesure s'entourer généralement de personnes qui boivent aussi, ou s'isoler totalement. La personne dépendante de la boisson se constituera des provisions en alcool, avec toujours cette peur de manquer et d'avoir à disposition. C'est un réflexe de survie pour ne pas venir à manquer de son objet d'addiction.

L'alcoolique aura tendance a de plus en plus se cacher et à rester seul pour boire car il sait que c'est une chose honteuse. Et se confier à un proche ou un médecin devient alors impossible alors que cela devient nécessaire. Il existe alors pour ces personnes une autre manière de contourner ce sentiment de honte, en buvant notamment lors de soirées, ou lors d'activités diverses comme des parties de pétanque, de carte, de jeux, ces moments servent alors de prétextes.

Dans la sphère personnelle, le divorce est généralement l'issue donnée face à un partenaire alcoolique. Le conjoint choisira de finalement prendre la fuite après avoir tenté de sauver l'autre à maintes reprises. La famille, les proches, ne sont pas en reste, face à l'incompréhension, la peur, l'impossibilité de sauver l'autre, et vont peu à peu s'éloigner. Mais qu'est-ce que change l'alcool chez une personne ?

La consommation excessive d’alcool est souvent le seul recours pour l’individu qui se sent perdu dans sa vie, un moyen simple de s’anesthésier afin de ne plus penser à ses problèmes. La honte et la faible estime de soi vont souvent enliser l’individu dans sa détresse.

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Les conséquences psychologiques liées à la dépendance à l''alcool

Avec le temps, l'alcool va modifier la personnalité de la personne, où colères et lassitudes excessives sont la règle. D'ailleurs l'alcoolisme est parfois accompagné de troubles psychiatriques.

La modification du comportement de la personne va augmenter les conflits, la violence verbale et/ou physique, les comportements à risque. L'agressivité ou des comportements inappropriés sont plus souvent exprimés car l'alcool désinhibe. Souvent, l'alcool est présent dans des conflits qui débouchent sur la violence comme les bagarres dans une discothèque, dans la rue, la violence domestique, l'agressivité au volant, etc.

La consommation d'alcool a pour effet de se sentir déprimé, triste, et même sans énergie. En effet, la dépression est souvent sous-jacente chez les alcooliques.

Des troubles anxieux peuvent aussi surgir, et la personne voudra alors boire pour les calmer, sauf que dans la grande majorité des cas (80%) c'est la prise d'alcool qui induit le trouble anxieux. Il suffirait donc d'arrêter de prendre de l'alcool pour voir ces troubles disparaître. Mais l’engrenage est trop puissant, déprime = alcool = anxiété.

Il est important de préciser qu’une femme dépendante à l’alcool pendant sa grossesse est très délétère et aura des conséquences sur son bébé.

Des troubles cognitifs apparaissent avec la consommation d'alcool et vont prendre de plus grande proportion avec le temps, comme des troubles de la mémoire sur le court terme, troubles de la concentration, des troubles du raisonnement avec des difficultés à évaluer des situations, peu de réactions motrices ce qui rend la personne vulnérable dans les chutes, les accidents dans la conduite et devient donc dangereuse pour elle-même et pour les autres.

Et la maladie dans tout ça ? Est-ce qu'une personne qui boit s'expose à plus de maladies ?

Et les effets physiques de l'alcool ?

Détrompez vous sur le fait qu'un verre de vin chaque jour serait bénéfique pour la santé, aucun scientifique n'a été capable jusqu'à aujourd'hui de le prouver. En revanche la consommation d'alcool au dessus de la moyenne est à l'origine de différentes maladies.

La cirrhose est une maladie causée principalement par l'alcool. C'est une maladie dite irréversible et chronique, qui détruit progressivement les cellules pour les remplacer par un tissu fibreux. Le foie ne va plus fonctionner correctement ce qui amènera à des complications pouvant être mortelles. Sur moyen et long terme, la cirrhose peut se transformer en cancer du foie.

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La possibilité d'avoir un cancer augmente, en rapport avec la consommation d'alcool. Les cancers concernés sont présents dans toutes les zones du corps dans lesquelles circule l'alcool, que ce soit la bouche, la gorge, l'œsophage, le foie, le côlon ou encore le rectum. L'alcool est d'ailleurs la deuxième cause de mortalité prématurée par cancers.

L'alcool est aussi source de problèmes cardio-vasculaires. Consommer de l'alcool régulièrement augmente la pression artérielle et le risque d'hypertension, les risques d'accidents vasculaires (AVC) et d'infarctus du myocarde sont plus nombreux. De la même manière une consommation intense d'alcool lors d'une occasion peut entraîner des troubles du rythme cardiaque et un risque de mort subite existe alors.

À long terme, l'alcool a également des effets sur le cerveau comme l'apparition de troubles de l'attention, de la concentration, de la mémoire, des capacités d'abstraction et des fonctions exécutives. Le syndrome de Korsqkoff est une complication de ce problème, cette maladie du cerveau altère la mémoire, apparaissent alors des troubles de l'humeur et le sujet a tendance à fabuler, etc. Une diminution de la matière grise a d'ailleurs été observée chez des alcooliques, et elle est plus importante encore quand l'alcoolo-dépendant a commencé à un âge précoce.

Quand la dépendance à l'alcool s'est installée, l'état de santé se dégrade tant sur le plan physique que psychologique. La vie familiale et professionnelle sont également touchées, ce qui va accentuer le mal-être de l'alcoolique. La rupture familiale et/ou professionnelle devient presque inévitable. Pour s'en sortir, pensez à un sevrage, une aide extérieure est indispensable, un thérapeute spécialisé en la matière peut vous apporter son soutien et son aide. Une approche thérapeutique pluridisciplinaire est vivement conseillée.

Il faut savoir que l’alcoolique dépendant devra être motivé pour s’en sortir, car les effets délétères de cette addiction sont très puissants, et la volonté de l’individu très affaiblie. Alors n’attendez pas pour consulter si vous sentez les prémices de cette addiction.

Photos : Unsplash

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Commentaires 37
  • Framel

    Si l'alcool était le problème, il serait facile de s'en débarrasser. Dans l'extrême majorité des cas, l'alcoolisme est un problème secondaire, le problème premier est un problème vécu, ressenti, l'alcool étant un échappatoire, le problème n'est donc pas l'alcool, mais la raison pour laquelle ils (elles) boivent! c'est à dire un problème psychologique non résolu. Marchand d'alcool, marchand de solution !Qui sont les dindons ?

  • Julien de Peumont

    Mon père était alcoolique, mon grand père aussi, sans doute depuis belle lurette dans ma famille nous étions de père en fils alcoolique. Donc, moi du coup je me suis posé la question, j'ai vécu dans les bars, j'ai eu ma première cuite "gentil" à 13 ans, chez moi, adulte il n'y avait pas d'alcool à la maison. Je prenais un verre à l'extérieur exclusivement. Puis, j'ai moi même tenu un bar, c'était trop pour moi, j'ai abandonné, mais j'ai pris l'habitude de boire un verre, et aujourd'hui encore c'est le cas, sauf que j'ai tendance à boire plus quand ma femme me prend la tête ! Je passe du simple au triple si elle m'ennuie d'une manière ou d'une autre. Non, je ne suis pas alcoolique, je suis avant tout dépressif....

  • Deleuze

    Bonjour à tous, et toutes, L'alcoolisme est avant tout le reflet d'un problème sous-jacent, comme pour la plupart des drogues. Celui qui pense que l'alcool est mauvais, a un problème lui même. Il est important de ne pas inverser la cause et l'effet. Le sucre, la télé (l'écran) tue plus que l'alcool. c'est un fait indiscutable. Concernant les rapport et les comportements de ceux qui utilisent l'alcool pour s'échapper, il faut d'abord et avant tout s'intéresser aux raisons qui font que la personne tente de s'échapper de son quotidien via l'alcool, plutôt que de s'intéresser à l'alcool lui même. On se trompe de problème ! la source est le problème, l'alcool est une des solution "facile" trouvée par celui qui a un problème. Mais il y en a plein d'autres, depuis les drogues dures, jusqu'au médicaments prescrits que l'on utilise tous les jours. Il ne faut pas confondre l'alcoolique, devenu dépendant à l'alcool et un ivrogne, un ivrogne n'est pas forcément alcoolique, c'est une personne qui recherche avant tout l'ivresse (d'où le nom ivrogne) ce qui est très différent de l'alcoolisme. mais seuls les personnes sensées et cultivées comprendront la subtilitée de cette différence. Quoiqu'il en soit un alcoolique ne doit pas être soigné pour l'alcool, mais pour les raisons qui le pousse à boire. celui qui n'a pas compris cela est soit une personne qui profite des alcooliques, soit un imbécile.

  • Antigone

    je suis une alcoolique sevrée , qui a fait le tour de la question , malgré une cure et des fréquentations AA j'ai rechuté plusieurs fois , je ne comprends pas pourquoi , c'est comme si j'avais le vice dans la peau , je suis aussi très angoissée , solitaire et j'ai un mari qui est un salopard , je ne peux lutter contre sa force et son manque d'empathie , il y a beaucoup de moments où je suis solitaire , j'arrive à m'en sortir , je souhaite souvent mourir pour sortir de ce chagrin , je suis courageuse , dynamique , mon mari ne s'occuppe de rien , l'essentiel pour moi c'est de garder un équilibre , d'avoir des endroits où je suis libre et tranquille (ma chambre , mon grand jardin) , j'adore quand arrive le soir , je vais me réfugier dans ma chambre , je regarde ma télé , j'écris , je vais sur le net et j'absorbe tous les conseils qui sont sur le net , il n y a plus une seule bouteille dans la maison , j'essaie de penser à mes fils (dont un qui me méprise) et mes petits-fils , je prie , j'essaie de voir le bon côté des choses , peu de personnes m'aident et le maire m'a fait la morale , quelle honte pour moi, mon mari me protège quand on m'attaque mais m'interdit d'aller aux AA , voili , voilou, j'ai un cancer généralisé stabilisé qui agace mon mari, quel abruti ! . Je ne comprends pas son égoïsme , amicalement à tous les alcos MCM , j'ai découvert que réfléchir , prier m'aidait , j'ai fait une cure et je suis allée pendant 22 ans aux AA , c'était génial , je suis une intello instruite , je ne bois plus mais je suis tentée , c'est triste et stupide , je trouve que les personnes qui témoignent , sont courageuses et intéressantes.

  • Caca

    Bonjour Je sais plus quoi mon copain m.insulte boire par le stress les dettes il devient violent suite à ça et refuse de parler et de reconnaître des choses Quels sont les mots pour Ue cela leur fasse un electrochoc

  • coco

    Bonjour hier je suis allée voir mon frère de 57 ans en réanimation. Il est alcoolique. Le diagnostic : tous les organes sont touchés, la première semaine il était entre la vie et la mort, il a des atteintes neurologiques, reins, foie, pancréas, coeur, intestins. Il a été retourvé inconscient sur le pallier de sa porte. Il a été opéré de l'instestin, (une poche pour les excréments lui a été posée). Il est très fragile et tout se complique . Il est entre la vie et la mort. Le médecin fait au jour le jour. J'ai pu communiquer avec les yeux avec lui car il est intubé et les mains attachées. Il a le visage déformé de douleur. J'ai eu un grand choc Il ont essayé de l'extuber mais au bout de 2 jours il n'a plus la force de respirer seul. Les reins et les poumons sont les organes qui n'arrivent plus à fonctionner seul. Il est dyalisé. Je n'ai été informée par la famille, mère et soeur alcoolique que 3 semaines après les faits, par une carte d'anniversaire. Je n'habite pas sur place. L'alcool détruit la santé mais tout le reste aussi les familles, les relations, un véritable gâchis. Je viens d'une famille où l'alcool est un fléau. Me concernant je ne bois pas du tout car je ne supporte pas l'alcool et voir une bouteille sur une table je ne supporte pas. MOn mari ne boit pas non plus.

  • JOSS

    mon PERE était alcoolique ! j'étais petite est tout était bon pour chercher des histoires .il frappait ma mére !j'avait tres peur ......Mon frére avait 17/18 ans ! jamais il n'a levé la main sur nous !1 soir mon frére était a bout et il y avait 1 statuette en bronze il lui en a mit 1 coup sur la tete ,il est partit peur de sa réaction :moi et ma mére on s'est enfermé dans la chambre et l'on espérait que mon frere rentre !au loin on l'a vue arrivé ( il avait sa chemise pleine de sang ! ma mere est allé dans la piéce ou noua avions laissé mon pére ! il était assis il saignait !ma mere lui a dit ( michel rentre si tu fait quelque chose /JE TE TUE/il est partit se coucher ! il devait souffrir ../mais il ne voulait surement pAS ALLER A L'hopital!le lendemain je ne me souvient+ tres bien !mon frére devait partir a l'armée ( il lui a dit je part en ALGERIE SI TU TAPES ENCORE SUR MAMAN JE TE DESCEND°) et malgres tous il nous aimait.....et le départ de mon frére en ALGERIE a été pour lui 1 cure :/je pense que la peur pour mon frére lui a servit de cure ! plus jamais il a retapé ma MERE.il est tombé malade il a été hospitalisé en juillet ( opération) et il est décédé le 1:/08 1960 / IL AVAIT EU 40 ANS LE 04/01 /MPN FRERE A DEMANDER 1 PERMISSION ET VENUT A SON ENTEREMENT . MOI JE N'Y SUIS PAS ALLEE .. AVANT DE MOURRIR IL A ETE DANS LE COMMA ET l'infirmiere a dit a ma MERE /IL A DIT / OU EST MA FILLE.ALORS NE BUVEZ PAS /A CE JOUR J'AI 75 ans / IL A RUINER SA VIE /LA MIENNE ( enfin mes 11 ere années )mon frére aurait pu le tué/ l'alcool mérite tous cela? N O N .........../ILA BEAUCOUP SOUFFERT ! plus jeune j'ai dit qu'il avait été punit du mal qu'il nous a fait! boire 1 OU 2 VERRE OK mais stop ! l'alcool est vicieux /LA VIE VAUT LE COUP d'ETRE VECUE ! si vous avez 1 famille et DES ENFANTS !!!! regardez les grandir /SOYEZ FIER /je suis agée mais les images restent! LA PREUVE /et maintenant se qui est inquiétant c'est que beaucoup de jeunes ne savent pas faire la fête sans boire est se droguer :des qu'ils ont k'age de comprendre PARLER EXPLQUEZ LEUR SE QUE SA FAIT !!RENAUD DISAIT /FUMES 1 JOINT T'AURAS L'AIRE MOINS C O N /il sait regarder dans 1 glace........mais les jeunes VOUS N'ETES PAS RENAUD /IL A DU TALENT /IL FAIT ENCORE DES CONCERTS /IL SE MARI ./IL FAIT DES ENFANTS / DOMINIQUE A CRAQUEE .LOLITA LE VOIT NORMAL C'EST SON PERE .MAIS ELLE DOIT ETRE MALHEUSE DE LE VOIR COMME CA! en resumé /PRENEZ SOING DE VOUS /

  • ANTIGONE11

    je n'aime pas le jugement qu'on porte sur les alcooliques , ma mère (violente) buvait , elle nous envoyait acheter du vin , quand on était petit , c'était rigolo , au Maroc, à Fes , place de l'Atlas, on achetait aussi des bonbons pour nous, je suis devenue alcoolique après mon mariage , un mari sans empathie ,j'ai suivi une cure grace à l'intervention sauvetage, de mes copines, mes fils , mon généraliste , 18 ans d'abstinence et puis chute et rechute , je suis cancéreuse , je vais résister , j'ai pas aimé les réflexions , des oncologues qui le clament tout haut, je peux le comprendre , je sais m'arréter mais d'un seul coup je peux retomber, mon mari a retiré toutes les bouteilles de la maison , par moments j'ai des envies , je raisonne , je réfléchis , ce matin mon généraliste m'a demandé d'en parler , effectivement on est vieux (76 ans) et mon mari est odieux , je suis dans l'obligation de gérer la maison (jardinier qui m'a volé, pisciniste, f de ménage), je suis suis isolée et solitaire , j'adore les articles sur l'alcool, je veux absolument me justifier, je pense surtout à solitude et échec de vie , je n'aurai pas du me marier avec ce type et abandonner mes études , j'étais enceinte , j'ai 76 ans , génération des femmes soumises , c'est bête ... je me fais confiance , je peux téléphoner et aller à une réunion , mon mari me l'interdit, pas de souci de sevrage , mais je suis trés susceptible, très triste et le temps m'est compté (cancer généralisé docteur Paulon) , j'ai bu il y a 10 jours de la vodka , un épisode triste , j'étais triste , l'alcool ne se résout pas, c'est un lien avec l'enfance , la jeunesse ,l 'université .Merci.

  • punching ball

    J'ai habité un temps deux belles régions, mais horribles socialement car envahi de toxicomanes et d'alcooliques. La mer a ses modes de bar a bières et fêtes constantes. Là bas j'ai observé le grand désastre, la violence. Des hommes qui accusent les femmes de les rejeter car ils n'assument pas du tout leurs addictions et leurs comportements dangereux et irrespectueux envers les autres ! Qui finit avec des maladies mentales en plus, je confirme l'article. L'un d'eux m'a dit qu'il était comme moi a l'identique, hors c'est faux, tout le contraire de moi. On ne se connait même pas ! Sauf si il fait du piratage ce qui est encore plus grave. Il te sort que les échecs de sa vie c'est la faute aux femmes qu'ils avaient avant, donc là tu vois direct le déni de ses responsabilités et une forme de violence car c'est dans sa tête, la faute des femmes si ça va pas dans sa vie. Donc dans sa tête, c'est elles qui ramassent en gros. C'est leurs fautes. On sait que cela peut finir par de la brutalité physique. Il refuse de comprendre que c'est lui le problème ! Il ne sait jamais regardé dans une glace. A quel point il fait peur aux autres par son attitude anormale. Que les femmes c'est pas un dû, ni un objet. On a le droit de dire non et de pas vouloir de lui. Un peu manipulateur en plus. Il lui faut un suivi spécifique en urgence, un accompagnement car il déraille grave. Il est dans le deni total de son état. Personne n'ose lui dire et laisse faire, hors cela peu mal finir. Il réfute son comportement anormale. Il confond tout. Il déraille devant toi. C'est un ancien alcoolique selon des sources, mais il traine dans les bars sur, donc je pense pas qu'il est arrêté et cela se voit et vue certains symptomes et comportements bizarres, je dirais aussi toxicomane. Il a des troubles cognitifs, de concentration et il fabule, ment pour ne pas avouer ses erreurs dans une tâche non faite ou inutile, je confirme l'article sur ces points. Se plaint d'avoir mal au ventre. Prend des cachets en cachette. Il ne voit même pas son comportement déviant, ses attitudes bizarres et illogiques ! Il fait n'importe quoi. Il te suis même au toilette fille, sans raison, juste parce qu'il t'a vu. Il est barge. Il a des délires dans la tête et comprend pas qu'on veut pas de lui. Il confond son rêve, son fantasme délirant et la vrai réalité du rejet. Il assume pas son état. Tu essayes de lui dire que tu l'aime pas du tout et que tu veux absolument pas de lui ! Et lui, il a un blanc dans sa tête, ne comprend pas ce que tu lui dit sur l'instant ! Du déni, il réfute ton rejet dans sa tête, il y a un blocage sur le sens et la logique de ma réponse, un blanc, car les neurones sont gravement touchées et il ne supporte pas le rejet des femmes. Il a besoin de se rassurer, de dominer la situation en sa faveur, de montrer aux autres qu'il réussit quitte de forcer l'accès pour ne pas s'enfoncer dans sa dépression face a l'horrible réalité. Voilà les dégâts des alcools et des drogues. L'homme intelligent raisonnable se transforme en primate débile, mythos, vulgaire et violent. Des zozos qui bougent comme des zombies et font n'importe quoi. Qui se plante, s'arrête au milieu du chemin et ne sait plus ou il va et qui s'accrochent aux femmes sans leurs consentements. Des plaies, de la folie dans leurs têtes ! Ils ont plus de moralités et se comportent mal en société. Les neurones grillées. Pour les femmes ils sont un dangers potentiels a prendre au sérieux, car ils se maîtrisent pas du tout ! Inhiber aux règles en société et aux lois. On sait comment cela dérape après. Et il faut contacté la police en urgence. C'est quand ils finissent en prison et qu'ils sont sevrés de force qu'ils fondent en larmes pour comprendre qu'ils ont bousillés leurs vies, encore une fois de trop. Aucune auto-discipline, ni savoir-être en société. A fuir, on ne sauve pas ce qui refuse de se sauver soi même ! C'est de l'autodestruction l'addiction. Une faiblesse humaine face à la tentation. Un accompagnement ferme est obligatoire pour s'en sortir.

  • Chanti

    Très bonne analyse. Un véritable fléau qui fout les familles en l’air. Les réactions de l’alcoolique et la dégradation de son état psychologique sont terrifiants. Pour les conjoints , un calvaire… tout s’écroule et effectivement, il faut parfois finir par sauver sa peau et sa santé…. Et essayer de se reconstruire au milieu d’un champ de bataille….ou loin de ce champ avec les conséquences de tout cela, par exemple, la culpabilisation de l’alcoolique qui vous accuse d’abandon. Ce qui est difficile aussi , c’est les autruches qui vous entourent. Le système est puissant et puissamment toxique, à l’image de l’alcool, puissant, sournois, déroutant. On se retrouve seul , radicalement seul. Même un médecin ou un psychologue qui n’a pas un peu trempé là - dedans est perdu et inefficace, dépassé par la puissance du truc. La 1ere étape est de reconnaître humblement notre impuissance face à l’alcool et à l’alcoolisme. Les Alanon aident vraiment beaucoup, la Foi aussi. C’est un parcours d’une complexité telle qu’il faut lâcher -prise obligatoirement et se remettre au centre de sa vie … 1 jour à la fois.


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