Qu'est-ce que la psychothérapie analytique ?
Quelques clés pour comprendre la thérapie analytique. Et ses différences avec la psychanalyse. Son projet : plonger dans l'inconscient pour mieux vivre !
Qu'est-ce que la psychothérapie analytique ?
De multiples propositions de psychothérapies à disposition ! Et parmi celles-ci on trouve la thérapie analytique, ou psychothérapie analytique.
Qu'est-ce qui se cache derrière ce nom étrange ?
Inspirée de la psychanalyse. Et différente.
D'abord elle s'inspire des approches de la psychanalyse. Elle ressemble à la cure analytique, qui est assez bien connue. Nous avons presque tous déjà vu un personnage dans un film, ou une série, allongé sur un divan, et qui raconte ses problèmes (en gros) !
Dans la thérapie analytique, pas de divan. Un face à face plus habituel dans les psychothérapies. Cela est moins angoissant pour certains.
Le rythme et la durée des séances sont aussi beaucoup plus souples que ceux de la psychanalyse classique. Pour cette dernière, 2 ou 3 séances chaque semaine sont parfois prévues, alors que la thérapie analytique peut reposer sur une séance chaque semaine, ou tous les quinze jours.
Plonger dans l'inconscient
Elle emprunte cependant beaucoup à la psychanalyse.
D'abord parce qu'elle vise un travail sur l'inconscient, lui qui guide plus ou moins nos réactions et nos choix. C'est lui qu'il s'agit de faire apparaître au cours de la thérapie.
Thérapie par la parole et l'écoute
Comme la psychanalyse, elle suppose aussi que le patient parle. Et parle librement. L'idée n'est pas qu'il prépare tout ce qu'il va dire pendant la séance. Les associations que le patient effectue sont d'ailleurs riches d'enseignement.
Du côté du thérapeute, l'écoute est primordiale. C'est l'écoute de ce qui se joue inconsciemment chez le patient. Et, à la différence de la cure analytique, le thérapeute s'autorise davantage d'interventions, de questions, de relances, etc. Ici, pas de silence pendant la quasi-totalité de la séance comme cela arrive parfois en psychanalyse !
Transfert vers le thérapeute
De la cure analytique, elle emprunte également le transfert.
Par ce mécanisme, le patient s'appuie sur le thérapeute, et sur ce qu'il représente inconsciemment pour lui, afin de revisiter son histoire. Il revisite surtout des événements ou de relations de son enfance, ayant eu un fort impact émotionnel.
La présence du thérapeute, son écoute, son soutien, sa neutralité permettent au patient de prendre conscience de ce qui s'est joué alors, et de l'influence de cet événement ou de cette relation sur son inconscient.
Gérer autrement ses conflits inconscients
A partir de la prise de conscience d'un conflit inconscient, divers chemins s'ouvrent pour le patient.
Une première avancée réside précisément dans cette prise de conscience. Cela lui permet déjà de prendre du recul. Savoir ce qui advient en lui dans telle rencontre ou tel événement peut l'aider à mieux les vivre. Par exemple, avoir compris qu'un mouvement d'amour ET de rejet pour sa mère coexistent en lui rend les interactions avec elle un peu moins compliquées.
Une deuxième conséquence de cette prise de conscience peut être un changement de comportement. Comprenant ce qui se passe en lui, il est susceptible d'éviter certaines rencontres ou certains événements ou de les espacer. Le patient décide, par exemple, et peut-être temporairement, de réduire les échanges avec sa mère pour se soulager des effets sur lui de ce conflit intérieur.
Mais il y a plus.
Car l'enjeu final de la prise de conscience d'un conflit inconscient est bien évidemment de pouvoir travailler dessus.
Il est possible d'obtenir sa résolution. En l'espèce, le patient mûrit, et intègre progressivement les bons et moins bons côtés de sa mère. Concrètement, il n'est plus agité par des émotions contradictoires lorsqu'il est en relation avec elle, et il vit les échanges avec elle plus sereinement.
A défaut d'une résolution complète du conflit inconscient, une autre manière de gérer ses effets est envisageable. Grâce à la thérapie, le patient peut déplacer l'agressivité à l'égard de sa mère sur un autre objet. Par exemple, la pratique régulière d'un sport aboutit à des moments familiaux bien plus doux !
Aller à la source
En définitive, la thérapie analytique a donc pour objectif d'aller à la source, à l'origine des problématiques du patient. La diminution de ses symptômes advient comme une conséquence de ce travail sur les conflits inconscients.
« Connais-toi toi-même »
Et le bénéfice premier pour le patient d'une thérapie analytique est d'apprendre à mieux se connaître. Plus précisément, d'apprendre à mieux connaître ses mécanismes inconscients. C'est, par conséquent, une plus grande liberté face aux événements, et dans les relations, que le patient peut espérer d'une thérapie analytique.
Pour conclure, on retiendra que la thérapie analytique est une plongée dans l'inconscient du patient. Elle suppose donc qu'il s'investisse. Et qu'une grande confiance dans le thérapeute s'instaure. Cette confiance, le thérapeute doit la susciter. Mais elle ne se décrète pas, ni pour l'un, ni pour l'autre. Quant à ses effets sur la vie du patient, ils ne sont pas totalement prévisibles !
Une démarche qui invite chacun à revisiter son histoire intérieure pour en transformer les effets au quotidien.
Les informations publiées sur Psychologue.net ne se substituent en aucun cas à la relation entre le patient et son psychologue. Psychologue.net ne fait l'apologie d'aucun traitement spécifique, produit commercial ou service.
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