Qu'est-ce que l'autosabotage ?

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Une manière de s’interdire de réussir sa vie par un mécanisme inconscient en adoptant le masque d'arguments rationnels.

20 AVRIL 2018 · Lecture : min.
Qu'est-ce que l'autosabotage ?

L’autosaboteur joue principalement sur le registre des doutes, des peurs et de la culpabilisation liées avec le syndrome de l’imposteur.

Jean a un rendez-vous galant avec une fille qu'il aime beaucoup, mais il se sent mal mal à l’aise,  et finalement ne prend pas le soin de s’habiller correctement. (il sabote son RDV galant pensant ne pas être assez bien pour elle).

Maria a commencé un nouveau projet prometteur pour sa carrière professionnelle, mais elle sort beaucoup avec ses amies ce qui pénalise gravement l’avancement de son projet. (elle sabote sa réussite potentielle pensant ne pas mériter ce succès).

Il arrive très souvent que nous soyons emportés par ce type de mécanisme inconscient d'autosabotage. Parfois, les circonstances ne sont effectivement pas favorables. Pourtant, dans la majorité des cas, le principal obstacle est la personne elle-même qui, par peur de changements futurs, est la proie de l'autosabotage.

Qu'est-ce que l'autosabotage ?

Au seuil d’atteindre la réalisation de leur projet, ces personnes vont se mettre en échec par des comportements ou actions dont ils ne sont pas conscients.

L'autosabotage et tous les comportements qui y sont reliés sont des actes inconscients apparaissant dans des moments de grands changements dans la vie des individus, peu importe leur nature. Ces comportements ont tendance à gêner l'accomplissement des objectifs ou buts via des auto-manipulations inconscientes.

D'où vient l'autosabotage ?

Il y a de nombreuses causes possibles, qu'il faut connaître pour les éviter et ainsi éliminer ce comportement. Ces causes peuvent être :

  • Des croyances limitantes avec un syndrome de l'imposteur qui font que la personne pense qu'elle ne mérite pas le succès, l’amour,… ;
  • Une faible estime de soi ;
  • Des objectifs imposés par des tiers ;
  • La peur de l'échec, du changement, de sortir de sa zone de confort ;
  • Des conflits internes ;
  • La peur de ne pas être à la hauteur des attentes des autres.

Toutes ces croyances limitantes qui apparaissent de manière automatique prennent le contrôle sur la personne et ses comportements, interférant dans ses actions et possibilités d'évolution et/ou de succès.

L'autosabotage est une manifestation de toutes ces croyances basées sur des peurs qui se sont installées à un moment de leur vie et qui ont abouti à des échecs qui, au fil du temps, ont pris du poids et le pouvoir en elle.

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Ces manifestations sont le symptôme de blessures plus profondes appartenant au passé, souvent à l’enfance. Il est important d’en prendre conscience afin de travailler dessus et reprendre confiance en soi et de ne pas avoir peur de se tromper afin d’affronter ce qui doit l’être.

Caractéristiques de l'autosabotage

De nombreuses caractéristiques définissent l'autosabotage et favoriseront son apparition à certains moments plutôt qu'à d'autres. Une personne qui s'auto-sabote inconsciemment au moment d'affronter certains aspects ou dans certaines circonstances de sa vie ne le fera pas forcément dans d'autres situations.

Ces comportements auto-saboteurs apparaissent souvent dans les situations qui impliquent une grande responsabilité ou un engagement important, ou quand la personne doit prendre une décision importante qui représentera un enjeu personnel pour elle.

Les croyances négatives associées à l'autosabotage sont :

  • Peur intense de se tromper ;
  • Peur de l'échec ;
  • Ne pas se sentir à la hauteur ;
  • Se sentir un usurpateur, un imposteur ;
  • Attente démesurée de quelque chose afin de ne pas s'y confronter.

Il est bien sûr tout à fait normal que l'on ressente toutes ces sensations lorsqu'on est sur le point de vivre de grands changements ou d'expériences dans sa vie, et nous l'expérimentons d'ailleurs tous de façon plus ou moins intense.

La différence principale entre les personnes qui s'auto-sabotent et celles qui ne le font pas est que les premières se laissent envahir par leurs croyances négatives et la peur qu'elles ne vont pas y arriver, alors que les autres sont capables de laisser ces peurs de côté et de les surmonter.

Mais ce qui caractérise l’autosabotage c’est le fait d’avoir cette croyance négative « de ne pas mériter de réussir, ou d’être aimé,.. ». C’est souvent très fortement ancré et inconscient et la personne s’en défend souvent en accusant les circonstances extérieures. Ce qui renforce souvent la croyance négative qui s’autoalimente en permanence.

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Quels sont les types d'autosabotage ?

Il existe quatre types d'autosabotage, qui sont classés selon le comportement individuel.

Ne pas terminer les choses

Ici, la personne commence de nombreux projets, se lance de nombreux défis, qu'elle décide de terminer à la moitié ou d'abandonner. Habituellement, elle a tendance à dédier beaucoup d'heures de travail et à faire beaucoup d'efforts pour finalement se désister lorsqu'elle est sur le point d'y arriver.

L'explication à ce phénomène est que, en ne terminant pas un projet, la personne ne fait pas face à l'éventualité de rater ou de ne pas être à la hauteur des futures exigences que l'on pourrait avoir envers elle après ce succès.

Pourtant, en agissant ainsi, la personne ne sera jamais réellement consciente de son potentiel, et dans le même temps se percevra comme quelqu'un de médiocre et d'incompétent.

Procastination

La procrastination est l'habitude de reporter ou retarder les activités que la personne doit absolument faire, en les remplaçant par d'autres moins significatives, plus simples ou plus attractives.

Cette habitude est l'une des plus communes au sein de la population, et ses raisons d'être sont variées. Ainsi, l'une des raisons peut être que la personne n'aime pas réellement la tâche, ou, et c'est là la raison la plus commune dans le cercle des projets personnels et professionnels, qu'elle ait peur du résultat final.

Ainsi, en ajournant une tâche et en ne mettant pas tous ses efforts et ressources nécessaires à la réalisation, on aura une justification si tout n'est pas comme on le souhaite. Autrement dit, si malgré le temps et l'engagement, on ne parvient pas au résultat voulu, on mettra en avant notre incompétence. Au contraire, si on ne fait pas l'effort, cela nous servira d'excuse face à l'échec.

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Perfectionnisme

Le perfectionnisme, ou l'excuse idéale pour ne jamais terminer. Sous le bouclier du perfectionnisme, la personne cherche l'excuse parfaite pour ne pas avancer, sans laisser paraître le fait qu'elle ne sache pas réellement si elle veut atteindre ce pourquoi elle travaille.

Il existe deux possibilités sous l'excuse du perfectionnisme. Ou la personne pense que, comme elle ne peut pas directement faire bien les choses, elle ne le fait pas, ou bien elle évite de terminer le projet par le biais de révisions et modifications constantes.

Excuses

En plus des raisons citées ci-dessus, la personne peut trouver de nombreuses excuses qui justifient le fait de ne pas faire face aux changements et aux risques possibles. Ces excuses peuvent aller du manque de temps aux ressources économiques, en passant par l'âge, ou d'autres choses encore.

Prendre conscience des mécanismes d'autosabotage peut nous permettre de mieux comprendre pourquoi nous faisons cela, et d'attaquer le mal à la racine. Un suivi avec un professionnel de la psychologie peut aussi fortement aider à mettre au clair les situations qui nous bloquent et à nous défaire de l'autosabotage, tout en nous encourageant à nous épanouir.

"Ne vous inquiétez pas des échecs, inquiétez-vous des chances que vous manquez quand vous n’essayez même pas." , Jack Canfiel, auteur Américain très célèbre sur ses livres de développement personnel 

Photos : Shutterstock

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3 Commentaires
  • coach vpl

    Annie doit sûrement être atteint du syndrome des chaval qui l empêche de ouvrir son esprit sur le font et de s arrêter sur la forme le plus grand frein dans votre progression vers le mieux vivre Ps: il dois y avoir des fautes dans mon texte pourtant le font vous aiderai à aller mieux ;)

  • Arc en ciel

    Quel manque de discernement (après lecture du commentaire d'Annie). Pourtant, je suis une adepte de la langue française. Mais quelle ignorance de ne pas avoir compris le message, et l'apprécier. On voit bien l'application du sujet. Ouff..., on comprend pourquoi il y a peu de consensus. Bravo à Phsychologue.net

  • Annie

    Sujet interessant, mais truffé de fautes d'orthographe! C'est dommage, car ça lui enlève de la crédibilité.

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