Six façons d'utiliser son humour pour apprendre à vivre avec l'endométriose - Témoignage

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Manu, atteinte d'endométriose, nous raconte son parcours du combattant, des premières douleurs paralysantes jusqu'à l'acceptation de la maladie avec son meilleur allié : l'humour.

2 AVRIL 2014 · Lecture : min.
Six façons d'utiliser son humour pour apprendre à vivre avec l'endométriose - Témoignage
En mars a eu lieu la 10ème Semaine européenne de lutte contre l'endométriose ainsi que la "Million woman march for endometriosis", une maladie qui touche une femme sur sept, soit 176 millions de femmes dans le monde selon une étude britannique de 2010. En France, 30% des femmes sont concernées et il s'agit de la première cause d'infertilité féminine.

L'endométriose est une maladie encore très peu connue, voire ignorée. Dans le fond, avoir mal lorsque l'on a ses règles, c'est "normal", "banal" ou "commun" et les femmes qui s'en plaignent sont des "faibles", des "geignardes" et des "pleurnicheuses", y compris pour leurs congénères. Mais, lorsque ces douleurs sont si fortes qu'elles vous empêchent réellement de vous lever et de sortir de chez vous, est-ce que c'est "normal" ? Lorsque ces douleurs handicapent votre vie quotidienne, votre carrière professionnelle et votre vie privée, est-ce que c'est "commun" ? Lorsque cette maladie vous empêche d'avoir des enfants, est-ce que c'est "banal" ?

Le délai de diagnostic est d'environ sept ans, justement parce que les douleurs associées aux règles sont considérées comme étant "normales" par la société en général et par les femmes et les médecins en particulier. Le chemin à parcourir est donc parsemé d'embûches, en plus des douleurs insupportables :

  • Réaliser que les douleurs ressenties ne sont pas si normales que cela et qu'il faut agir; 
  • ne pas se laisser convaincre par son entourage, les médecins, etc., qui les minimisent;
  • insister pour que les analyses et examens pertinents soient réalisés;
  • trouver le bon traitement tout en acceptant la maladie;
  • apprendre à vivre avec une maladie chronique. 

Comment apprend-on à vivre avec une maladie chronique qui touche beaucoup plus de femmes que ce que l'on imagine, et qui est peu ou pas connue ? La source du silence et de l'ignorance qui entourent cette maladie ne se trouverait-elle pas dans le fait qu'elle ne touche que les femmes ? 

Qu'est-ce que l'endométriose exactement ?

Elle se caractérise par la présence de l'endomètre, la muqueuse qui recouvre l'intérieur de l'utérus et dont une partie est éliminée avec les menstruations, à l'extérieur de l'utérus, par exemple sur les ovaires, les trompes de Fallope, les ligaments qui soutiennent l'utérus ou sur la surface extérieure de l'utérus.

Le tissu endométrial peut également se développer sur les reins, les intestins ou la vessie, même si cela arrive plus rarement, ainsi que sur les poumons, les cuisses et les bras, mais cela dans des cas très rares.

Les conséquences les plus fréquentes sont l'infertilité, les douleurs chroniques, non seulement lorsque l'on a ses règles, mais également pendant la phase d'ovulation ou l'ensemble du cycle menstruel, lorsque l'on va aux toilettes ainsi que pendant les rapports sexuels. Ce sont donc de nombreux aspects de la vie qui sont bouleversés et qui doivent être réajustés constamment, sans jamais perdre de vue l'épée de Damoclès que l'on a au-dessus de notre tête : une crise aigüe suivie d'une hospitalisation imprévisible, à n'importe quel moment.

Comment l'humour est devenu mon allié pour apprendre à vivre avec l'endométriose - Témoignage

Je suis Manu, je vais avoir 31 ans cette année (même si, sur mon gâteau d'anniversaire, je continuerai de souffler fièrement 29 bougies pour le reste de mes jours) et, bien sûr, je suis atteinte d'endométriose.

J'ai 17 ans, de nombreux cycles menstruels, bouillottes d'eau chaude, tisanes, anti-douleurs et hospitalisations derrière moi, mais je n'ai été diagnostiquée qu'il y a deux ans. Comme mon histoire, malheureusement, il y en a des millions, comme si notre société était habituée et trouvait on ne peut plus normal de voir souffrir les femmes et de faire comme si de rien n'était.

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Vous êtes en train de mourir de douleur à cause de vos règles ? Ma grand-mère, sainte parmi les saintes, me donnait toujours des infusions de laurier et me disait de ne pas désespérer et que ma mère s'évanouissait lorsqu'elle avait ses règles, alors que moi non... C'est comme si la guerre était déclarée dans votre pays et que le message du gouvernement fut : "Calmez-vous, nous avons des centaines de refuges". 

Au fil du temps, cependant, après avoir traversé de multiples épreuves et aventures, j'ai quand même réussi à trouver six bonnes raisons de rire, malgré la maladie, des petites choses qui me permettront de supporter une autre hospitalisation éventuelle...

Ce qui suit est à prendre avec humour et une pointe d'ironie, évidemment. Pierre Desproges disait que l'"on peut rire de tout mais pas avec tout le monde". Moi je fais partie de celles et ceux qui décident de rire de tout et d'utiliser l'humour pour mieux vivre ma maladie.

1. Pas besoin de prétendre que j'ai mal à la tête, j'ai une excuse parfaite pour ne pas faire l'amour

Si, certains soirs, mon copain est partant pour faire des folies sous la couette et que moi j'en ai autant envie que de faire un footing sous la pluie à quatre heures du matin, l'excuse est toute prête !

L'endométriose provoque, entre autre, des douleurs pendant les rapports sexuels. D'ailleurs, 40% des couples ne sont plus capables d'avoir une vie sexuelle sereine, que ce soit à cause de l'appréhension de la douleur ou du désespoir qui conduit à l'abandon de toute activité sexuelle. 

"Cet aspect peut avoir des conséquences très difficiles à gérer pour le couple : sentiment de culpabilité, accusations de manque de désir, difficultés pour se sentir séduisant pour l'autre, aliénation mutuelle, recherche d'excuses pour éviter un refus catégorique, etc. Parfois, une thérapie de couple sera nécessaire pour réussir à avancer et reconstruire l'intimité," explique le Dr M. Monego.

M'aimes-tu ? M'aimeras-tu même si nous ne faisons pas l'amour pendant des mois ? Tu devrais chercher quelqu'un d'autre... Je suis presque sur le point de t'inscrire sur Meetic pour te la trouver moi-même... Des pensées de ce genre affluent dans la tête d'une femme qui vient d'être diagnostiquée.

Chaque couple doit trouver la façon de reprendre possession de son intimité et de gagner le combat contre la douleur. Si un homme, dont une partie du cerveau est entièrement dédiée au sexe, réussit à affronter cette situation et à la surmonter, c'est qu'il vous aime réellement, avec un A majuscule !

2. Ma sœur a stoppé net sa bataille pour que je lui fasse des neveux

J'ai une soeur qui a une vocation très particulière : devenir tante. Cela fait des années qu'elle me poursuit pour que je fasse des enfants qu'elle pourra gâter et emmener aux cours de musique, de danse, faire du sport...  Ses messages subliminaux et remarques constantes étaient dignes d'une campagne présidentielle ! En revanche, depuis que j'ai été diagnostiquée, la campagne s'est arrêtée, ayant subi un dur revers. En réalité, je pense qu'elle est en train de réorganiser ses troupes mais, pour l'instant, elle ne me dit plus rien.

Une autre conséquence de l'endométriose est, en effet, l'infertilité. Le corps développe parfois des mécanismes de défense : c'est le cas, par exemple, lorsqu'il considère que l'embryon est un corps étranger, que la maladie empêche une ovulation correcte ou que l'ovule fécondée ne s'implante pas correctement dans l'utérus.

"Les réactions les plus courantes, face à l'infertilité, sont l'épuisement, l'anxiété, la colère, l'irritabilité, une profonde tristesse, des sentiments de dépression : ne pas pouvoir avoir d'enfants provoque, parfois, des sentiments d'hostilité et de colère envers les personnes, souvent de l'entourage proche, qui ont eu des enfants facilement", d'après le Dr Monego.

Dans mon cas, cette expérience a renforcé mon intention d'adopter. D'ailleurs, j'ai toujours pensé que, même si j'avais des enfants biologiques, je voulais aussi en adopter, j'ai toujours pensé que c'était incroyable de pouvoir offrir une famille, un foyer et la sécurité à un enfant qui en manque. Qui sait, un jour je serai peut-être une version pauvre d'Angelina Jolie, portant un pashmina et arrivant à l'aéroport comme une star, avec mon bébé dans les bras, prête à être photographiée par mes amis...

3. Plus jamais de vacances au camping

S'il y a une chose qui plaît aux hommes, en général, c'est le camping. Quoi de plus amusant que d'être perdu, sans eau chaude ni électricité, au fin fond de la cambrousse, là où n'existent ni connexion à Internet, ni démêlant pour les cheveux... Un vrai rêve pour une femme qui accorde un minimum d'importance à son hygiène personnelle. Comme vous ne savez jamais quand est-ce qu'un kyste endométriosique peut éclater et qu'il est déconseillé de faire des efforts physiques excessifs, car cela augmente les chances que cela se produise, les vacances d'aventure sont définitivement écartées.

Dans les cas les plus graves, lorsque la maladie est découverte tardivement, la qualité de vie est altérée de façon permanente : on ne peut plus marcher correctement, on doit être aidée même pour aller aux toilettes, on perd son emploi parce que l'on n'est pas capable de se déplacer ou parce que les absences pour raison de santé sont fréquentes... Le tout accompagné du manque de reconnaissance des droits des femmes atteintes d'endométriose (Invalidité, Affection Longue Durée Liste 30, Reconnaissance travailleur handicapé, allocation adulte handicapé, etc.). D'où un sentiment de frustration qui devient de plus en plus profond.

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Le Dr Monego signale que "Beaucoup de femmes souffrent de problèmes au travail, puisqu'elles sont souvent absentes et que leurs collègues leur reprochent ces absences et ne sont pas solidaires. Une fois qu'une femme décide de quitter son travail, elle cesse de se sentir utile, ceci ouvrant la voie à une forme de dépression sévère. Sur cette maladie et ses effets on ne trouve encore que peu d'informations : il suffit de se rappeler que presque 80% des femmes concernées par cette pathologie abandonnent leur poste de travail, parce que les problèmes créés par l'endométriose, au niveau physique, finissent forcément par avoir des répercussions dans la sphère du travail. De nombreuses femmes abandonnent leur travail parce qu'elles n'arrivent pas à gérer la maladie et les problèmes qu'elle suppose en tout cas six jours par mois. Cela fait des années que certaines associations se battent pour que cette maladie soit reconnue comme étant une forme de handicap."

Mais, dans le monde d'aujourd'hui, où le télétravail se développe de plus en plus, souffrir d'endométriose peut être une bonne raison pour adopter cette forme de travail ou pour travailler en freelance, confortablement installée chez soi et loin des collègues incompréhensifs. C'est également une bonne raison pour ne partir en vacances que dans des lieux disposant d'excellents hôpitaux.

Votre mari voulait suivre les pas d'un sherpa sur le dos d'un lama ? Dommage, il va devoir passer ses vacances au Hilton de New York, un excellent cinq étoiles... Et s'il ne peut vraiment pas se passer de ses vacances sportives au milieu de nulle part, pas de soucis, il n'a qu'à partir avec des amis. Personnellement, je vais en profiter pour passer des journées entières sur les plages de Barcelone qui, en plus d'être une excellente destination de vacances, est la ville dans laquelle j'habite et qui est, magnifique coïncidence, l'un des meilleurs centres européens concernant l'endométriose.

4. Pas d'opération bikini pour moi !

Lorsque vous souffrez d'endométriose, il est important d'éviter les graisses, le sucre, la viande rouge et les fromages. Ces derniers, en particulier, contiennent beaucoup d'oestrogènes et peuvent aggraver les troubles hormono-dépendants tels que l'endométriose.

"La perspective d'un régime qui dure jusqu'à la ménopause n'est pas exactement alléchante. La nourriture, en plus d'être une source de nutrition, a beaucoup de significations sur le plan psychologique : c'est une source de plaisir, d'excitation, de bonne humeur, elle permet parfois de "compenser" certaines choses. Renoncez à une part de gâteau ou à un apéritif dans des situations de convivialité n'est pas facile et ne contribue certainement pas à vivre avec sérénité les relations sociales", affirme le Dr Monego.

Mais, même s'il est vrai qu'au début on se sent affamée tout le temps, lorsque la saison des régimes arrive, les femmes atteintes d'endométriose n'ont aucun souci à se faire car elles ont été sages tout l'hiver et pourraient provoquer une crise de jalousie à n'importe quel mannequin.

Oubliez les lamentations et le contrôle obsessionnel des calories, la course de l'opération bikini, les conversations entre amis concernant les calories du fromage ou du saucisson de vos apéros... Vous serez toujours la plus mince, sans problèmes de cellulite, sans haine envers votre miroir et, surtout, uniquement invitée à souper dans de bons restaurants.

Avec vous, on oublie les simples pizzas et les vins de mauvaise qualité puisque vous ne pouvez que manger des plats sains et, si vous avez de la chance, après votre prochaine IRM, l'amie qui vous accompagne vous emmènera prendre un thé dans le meilleur tea-room de la ville, qui sert justement de délicieux cupcakes complets avec du chocolat bio !

5. Pas de grossesse surprise, pas de mariage sans amour

Se marier sans amour, juste parce que l'on est enceinte, est une situation qu'une femme souffrant d'endométriose pourra difficilement expérimenter, tout comme savoir que son mari s'est marié avec elle par obligation, sens du devoir, pression familiale ou sociale. 

Combien de femmes et d'hommes sont attrapés dans des mariages non désirés, qui ont suivi des grossesses non désirées ? Allez savoir. Mon copain peut dormir tranquille, je ne vais jamais rentrer à la maison en lui annonçant une mauvaise surprise et nous aurons tout le temps nécessaire pour décider, ensemble, si nous désirons nous marier.

6. Mon cycle menstruel est exotique...

Soyons honnêtes et avouons, sans faire de mystères, à quoi nous ressemblons, nous les femmes atteintes d'endométriose, lorsque nous sommes aux prises avec le syndrome prémenstruel. 

Nous nous transformons en montagnes russes émotionnelles, les hormones envahissent notre cerveau et le font tourner dans tous les sens, tout cela parce qu'une hémorragie a pris possession de nous et nous oblige à rester au lit, pleines de douleurs, avec un regard qui ferait mal au coeur à Jack l'Éventreur.

Dans de nombreux cas, le seul traitement disponible aujourd'hui, pour traiter l'endométriose, est la ménopause précoce. En évitant le cycle menstruel, on évite aussi la douleur et, même si vous avez quand même des sautes d'humeur et des bouffées de chaleur, au moins vous n'êtes pas aux prises avec l'ensemble du syndrome prémenstruel.

Qu'est-ce qui effraye le plus les hommes concernant le syndrome prémenstruel ? 

Pendant ces jours où une sorte d'alien prend possession de nous, les hommes traversent un champ rempli de mines antipersonnel qui peuvent exploser à chaque instant, ils sont utilisés comme objets sexuels (et c'est la seule chose qui leur permet de résister) et ils essayent de survivre. Je les imagine comme de jeunes Indiana Jones à la recherche de leurs petites-amies, kidnappées par le démon du cycle menstruel...

Les nuits blanches causées par la douleur ne manqueront pas, la valise prévue pour la prochaine hospitalisation sera toujours prête et, parfois, la peur prendra le dessus. Mais, avec quelques doses d'ironie, de l'humour et beaucoup de patience, vous aurez vous aussi une vie magnifique, malgré la maladie, et un compagnon qui vous aime telle que vous êtes, malgré tout et à chaque instant, qui vous prépare une tisane lorsque vous allez vous coucher et qui porte toujours les sacs lourds et les valises.

 Il est très important d'être en mesure de partager ses émotions et ses pensées. Contacter un expert, tout d'abord, permet d'avoir une approche scientifique de la maladie, de l'exorciser et d'en connaître tous les aspects. Se confier à la personne qui partage notre vie aide également à se sentir moins isolée, pour éviter les malentendus et les pensées éloignées de la réalité et pour récupérer une intimité essentielle à une vie sexuelle satisfaisante. Les relations amicales contribuent également à se sentir moins seules, à ne pas se cacher et à ne pas avoir honte de son mode de vie", conclue le Dr Monego.
Liens utiles et sources de l'article

De nombreuses associations et groupes de femmes luttent contre l'endométriose en France, principalement pour les trois raisons suivantes : 

  • Pour que cette maladie soit connue et reconnue par le grand public ainsi que par les professionnels de la santé : il faut changer les mentalités et les idées reçues concernant les douleurs "normales" que doivent supporter les femmes lorsqu'elles ont leurs règles.
  • Pour que cette maladie soit reconnue légalement et que les malades aient accès aux mêmes aides et avantages sociaux que les personnes atteintes d'autres maladies reconnues.
  • Pour que la prise en charge médicale évolue et qu'il y ait une véritable cohérence concernant les traitements.

En France

EndoFrance

Association Mon Endométriose Ma Souffrance

Ensemble contre l'endométriose

Espoire

Lilli h. contre l'endométriose

Vidéo Découvrez les EndoGirls et l'EndoMarch, déclaration de Najat Vallaud Belkacem, Ministre des droits des femmes, de la ville, de la jeunesse et des sports, Conseillère Générale du Rhône.

Dossier de l'INSERM sur l'endométriose

Déclaration écrite sur l'endométriose déposée au Parlement européen en 2005

À l'étranger

Association mondiale pour l'endométriose

Le réseau canadien pour la santé des femmes

EndoSuisse

Million women march

Photos : Shutterstock

psychologues
Écrit par

Psychologue.net

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Commentaires 13
  • Alex

    Je n'arrive pas à en rire. Et je suis fatiguée des commentaires pseudo encourageant d'autres femmes qui disent qu'elles ont réussi à tomber enceinte. Moi j'en a rien à faire, je voudrais entendre quelqu'un me dire que je ne vais pas vivre dans la douleur quotidienne toute ma vie.

  • gaetane . d

    Bonjour, ne jamais perdre espoir. Moi on m'avais diagnostiqué une endométriose sévère a 28 ans, ne pouvant sûrement pas pouvoir avoir d'enfant. Je fus opérer très vite avec une atteinte au niveau d'une uretère du rein gauche. J'ai pris mon courage avec mon compagnon que d'ailleurs je remercie de tout cœur, d'avoir recours aux fécondations ! Après 7 tentatives notre petite poulette de 18 mois est arrivée en bonne santé, pas avec une grossesse très facile, mais cela est vite oublié. Ne démoraliser surtout pas et rester positif .

  • Elisabeth

    Après une endométriose diagnostiquée à l'âge de 36 ans, et après des années de galère pour être enceinte, j'ai adopté une adorable petite fille et comblé mon désir d'être maman. 10 ans de progestérone pour oublier tous les symptômes désagréables de la maladie. Mais des maux de dos terribles, qui me clouent régulièrement au lit. Je suis maintenant ménopausée, avec toujours ces maux de dos sans raisons apparentes, et des douleurs insupportables au moment des rapports. Si vous avez les mêmes symptômes, si vous avez su les gérer, écrivez-moi s'il vous plait, pour m'aider à rester positive!

  • aurore man

    J'aimerais écrire ce message à toutes les femmes atteintent d'endormetriose comme moi et qui essaie d'avoir un enfant: ne perdez pas espoir ! Moi j'y suis arrivé et naturellement ca été long mais aujourd'hui j'ai une petite fille 19 mois et c'est que du bonheur! Alors restez positive !

  • lola

    Bonjour j'ai 38ans et cela fait plus de 10 ans que j'aimerais avoir un bébé. J'ai fait des examens, et bien sur, pour les médecins tout va bien, ça viendra, il ne faut pas y penser. Je reste scotché en lisant ce témoignage car je me retrouve tout a fait au niveau des " symptômes" des douleurs inimaginables pendant mes règles et en dehors aussi, des pertes hémorragiques, des douleurs pendant les rapports. Quelqu'un pourrait me dire les démarches à faire svp ?

  • Chris

    Merci pour ce superbe témoignage ! Il est écrit: "Personnellement, je vais en profiter pour passer des journées entières sur les plages de Barcelone qui, en plus d'être une excellente destination de vacances, est la ville dans laquelle j'habite et qui est, magnifique coincidence, l'un des meilleurs centres européens concernant l'endométriose." Moi aussi j'habite à côté de Barcelone. Pouvez-vous me donner les informations suivantes : nom, adresse du centre spécialisé en endométriose et nom(s) de professeur(s) spécialisé(s) en endométriose à Barcelone? Merci

  • Magalie

    Bonjour à toutes et tous, tout d'abord un grand merci pour cette vision teintée d'humour de notre quotidien qui souvent est plus proche du gris que du rose. J'ai 40 ans et on m'a diagnostiqué mon endométriose il y a seulement quelques semaines... Et pourtant, des douleurs pendant mes règles dès l'adolescence, des crampes intestinales à chaque fois me provocant des crises de chaud/froid depuis l'âge de 13 ans mais le doc de famille et mes parents disaient que cela arrive parfois mais rien d'alarmant. Donc je n'en parle jamais avec mon gynécologue de peur de passer pour une pleureuse. Puis quand mon mari et moi avons voulu un enfant, je suis tombée enceinte sans trop de difficulté mais dès le début de la grossesse des fortes douleurs dans le bas ventre (à seulement 3 semaines de grossesse !) accompagnées par des pertes de sang ... Fausse couche à même pas 2 mois de grossesse ... C'est la nature qui fait son tri, voilà l'explication que plusieurs personnes se sont senties obligées de me donner. Seulement face aux douleurs et aux différents problèmes de démarrage de cette grossesse le gynécologue pour me rassurait m'avait fait écouter le cœur du fœtus... Dur dur même en début de grossesse de s'entendre dire quelques jours après " je suis désolé mais votre fœtus est mort". Puis quelques mois après même scénario et toujours pas d'explication. Là je n'avais pas voulu écouter les battements cardiaques. Je n'avais que 24 ans et un grand désespoir face à tant d'indifférence. Le gynécologue nous avait seulement dit que si je faisais une 3ème fausse couche alors on me ferrai des examens pour chercher ce qui se passait. Donc, je retombe enceinte et toujours des saignements. Là le gynécologue me prescrit un petit traitement hormonal local de presque 4 mois pour renforcer ma paroi utérine. Et pas de fausse couche et une merveilleuse petite fille vient nous combler. Je choisis de l'allaiter 8 mois en introduisant une alimentation normale pour son évolution sans savoir qu'en lui faisant ce cadeau je m'en faisais aussi un car je pense que j'ai ralenti le processus d'une endo présente mais non diagnostiquée. Puis très vite l'envie d'agrandir la famille. Je pense être tombée enceinte mais avec mes expériences je ne me précipitais pas sur les tests tellement certaine que ça allait aboutir sur une fausse couche. J'avais tous les symptômes d'une grossesse et puis un matin violentes douleurs au ventre et hémorragie ... Enfin un autre grossesse arrive et tout se passe bien ! Une seconde petite fille aussi merveilleuse à nos yeux que sa sœur. Je l'allaite aussi pendant 13 mois en plus de son alimentation normale. Des années de règles douloureuses, de crampes intestinales, de douleurs multiples dont des maux de tête presque 20 jours, voire certains mois 25 jours, sur 31 jours par mois avec une fatigue de plus en plus présente me poussent à enfin oser me plaindre à mon médecin de famille qui me conseille un suivi psy car mon bilan sanguin est bon. Au passage ça fait déjà 4 ans à ce moment là que mon médecin me dit que j'ai une colite nerveuse due au stress, J'ai tellement mal certains jours que j'ai du mal à marcher et à me déplier en me levant d'une chaise. Puis mon gynécologue à qui j'en parle enfin quitte à passer pour une chochotte, me fais une écho endovaginale avec une prise de sang avec marqueur CA125. Double kyste ovarien à gauche de plus de 7cm pour la partie visible avec un fibrome. Très vite en ce début d'année une cœlioscopie qui emporte mon ovaire gauche et un diagnostique confirmé d'endométriose avec des adhérences dans tout le bas ventre. L'autre ovaire à un kyste mais le tout est collé à mon utérus tout comme ma vessie plus Douglas de touché...mes douleurs n'étaient pas dans ma tête. Dans 10 jours j'ai rendez vous chez une gastro car il se peut que finalement ma colite ne soit pas que nerveuse mais avec mes symptômes tout porte à croire à une atteinte gastro. Pour autant j'essaie de garder le moral car j'ai la chance d'être maman. Mes filles sont ados aujourd'hui et leur papa est plutôt compréhensif (il faut reconnaître que pour nos hommes cela n'est pas facile à vivre, merci à tous ceux qui nous soutiennent !). Si j'écris aujourd'hui c'est pour vous dire de ne pas désespérer d'être maman un jour. Si votre endo est déjà trop installée pour vous permettre de mener une grossesse gardez courage pour devenir maman autrement. Il y a une chose que personne ne dit, c'est que toutes ces femmes qui sont atteintes dans leur intimité doivent très vite se poser la question de la maternité et quand enfin elles deviennent mère cela fait bien longtemps qu'elles sont des mamans dans leurs têtes. Vous êtes des filles formidables, courageuses, persévérantes et pleine de vie !!! Même si notre quotidien est lourd, parfois si lourd ... Bises à toutes

  • elodie

    Bonjour, Moi ça fait 4 ans que je l'ai et ils ont mis 1 an à trouver, mon marqueur était à 595, je perdais énormément de sang avec des hémorragies. J'ai failli mourir car je me vidais. Et on m'avait dit que c'était normal, que c'était le retour de couche alors que sa faisait 6 mois que j'avais accouché. Je n'arrivais même plus à aller au travail car aucune protection ne tenait le coup. Il fallait que j'aille aux toilettes me changer toutes les dix minutes et dans la vente c'est une chose impossible. Bref, ma vie a été un calvaire. Maintenant ça va mieux, en quelque sorte les douleur sont toujours là mais moins qu'il y a 4 ans. Et merci pour toutes ces infos car les gynécologues n'en parle pas et je suis vraiment inquiète. Ça me rassure de savoir que je ne suis pas la seule !

  • Enie

    Très beau témoignage. Ayant été opéré en 2005/2006 d'une endométriose stade 4, j ai récidivé en 2013. Ne voulant plus reprendre la pilule tout en sachant que mon désir d'enfanter est toujours là et que j'approche de la limite d'âge, j'ai décidé de faire la marche et depuis je sens bien que mon kyste a disparu. J'ai perdu en 11 mois plus de 16 kg, j'évite tous produits laitiers, la viande rouge, les sauces, tout ce qui est gras et privilégie les fruits de mer et crustacés.

  • ANGELIQUE

    Moi c'est Angélique et j'ai 30 ans... Suivie depuis l'âge de 17 ans pour cette fichue maladie... Tout simplement génial, réaliste à 100%. Malgré tout la vie continue et on essaye de vivre avec.


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