Surmonter l'anxiété généralisée en temps de coronavirus

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Si d'une part nous sommes amenés à apprécier ce silence relaxant, d'autre part nous ressentons une gorge prise, une anxiété indéfinie pour quelque chose qui n'est pas là...

20 MARS 2020 · Lecture : min.
Surmonter l'anxiété généralisée en temps de coronavirus

Depuis le réveil on perçoit une situation complètement différente de la normale, déterminée par le silence, par une réalité feutrée et suspendue. Si, d'une part, nous sommes amenés à apprécier ce silence relaxant, d'autre part, nous ressentons une gorge prise, une anxiété indéfinie pour quelque chose qui n'est pas là, pour une durée imprévue, une journée «non organisée».

C'est précisément une «anxiété de quelque chose qui n'est pas là», pour quelque chose que nous ne savons pas, pour un avenir incertain, dont nous ne pouvons définir le profil. On aurait préféré faire face à une journée de travail, avec ses horaires définis, sa précipitation, mais qui, au moins nous plonge dans notre routine, notre zone de confort qui nous paraît parfois si morose, mais confortable.

Quand parle-t-on d'anxiété généralisée ?

Et si, au contraire, nous saluons le fait de rester entre les murs de la maison comme positif, une autre crainte peut apparaître : "Est-ce que cette épidémie prendra fin ? L'infection s'arrêtera-t-elle ? Risquez-vous d'être infecté ?". Ainsi cette circonstance singulière nous expose au développement possible d'un trouble anxieux généralisé avec l'émergence de symptômes d'anxiété, d'inquiétude constante et disproportionnée à la réalité des faits. Ces symptômes consistent en une agitation, une sensation «avec les nerfs à fleur de peau», une fatigue constante, des difficultés de concentration ou des pertes de mémoire, des tensions musculaires et des troubles du sommeil (difficulté à s'endormir, etc.).

Ces signes constituent un trouble d'anxiété généralisé lorsqu'ils surviennent presque quotidiennement, en continu pendant au moins six mois. Ils peuvent affecter la sphère du travail, les routines à réaliser, les responsabilités, les enjeux économiques, notre avenir ou celui des enfants, la santé d'un parent, les malheurs qui peuvent survenir. L'objet de préoccupation se déplace constamment d'une zone à une autre, piégeant la personne, comme si elle était incapable de se calmer.

Voir cette situation comme une opportunité

Or, dans cette «période de coronavirus» inhabituelle, il est plus approprié que jamais de contrecarrer l'établissement en nous de pensées négatives, de soucis excessifs et récurrents, d'un état d'alarme et d'irritation. Bien sûr, nous ne sommes pas habitués à l'inactivité, nous n'avons pas l'habitude d'être enfermés dans la maison toute la journée.

Prenons cette situation comme une opportunité : c'est l'occasion "d'écouter le silence" et la paix qu'elle nous donne, d'admirer un ciel clair, que nous connaissons maintenant plus propre, d'écouter en extase le chant des oiseaux au réveil du printemps, de faire une pause pour discuter avec un membre de la famille comme si nous avions un temps illimité, de jouer avec un enfant, de se préparer à  et d'être chatouillé, de plaisanter en riant fort pendant une courte période ... bref, "perdre du temps", qui est du temps gagné en une autre direction, pour une autre entité : notre intériorité !

L'occasion de mieux vivre le présent, de redécouvrir la beauté de vivre lentement, de saisir des qualités que l'on ne perçoit pas au cours de notre vie trépidante habituelle. Une chance d'apprécier les choses vraiment importantes, d'avoir un corps sain, nos affections, les paysages et les richesses historiques et artistiques qui nous sont proches. Et gardez cette lenteur pendant des mois et des années à venir comme si c'était vraiment une dimension précieuse !

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