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Trop sensible…

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"La première et la plus belle victoire de l’homme, est la conquête de soi même…". Platon

19 nov. 2018 · Lecture : min.
Trop sensible…

L'hyperémotivité se caractérise par une perception et une gestion des émotions inadaptées, et est souvent accompagnée de réactions excessives. C'est une sensibilité accrue aux émotions, pour la personne hyperémotive qui se retrouve démunie, face à une/des situations/événements qu’elle rencontre au quotidien.

L'hyperémotivité expliquée

L’anxiété est dominante et son action va suractiver la rumination de pensées obsédantes et souvent dévalorisantes. La combinaison de ces deux processus devient omniprésente et détériore la libre circulation de cette énergie qu’elle produit. Les émotions sont perçues et ressenties de façon intense: la joie, la colère ou encore la tristesse s'expriment de façon exagérée et inadéquate.

Certains symptômes sont caractéristiques : comme une sensibilité à fleur de peau qui provoque des réactions agressives, une tendance à la victimisation, des difficultés relationnelles, tendance à isolement, l’inaction, une peur de l'abandon, des troubles de la personnalité légers (irritabilité, ambivalence, sautes d'humeur, etc.).

Pour l'hyperémotif, les émotions produisent une énergie soudaine et le submergent. Ces émotions n'ont pas le temps d’être filtrées, ni même comprises, trop d’énergie. Elles n'ont pas eu le temps d’informer la conscience. Il faudra que l’évacuation de cette énergie s’exécute.

C’est au-delà du ressenti que les manifestations deviennent somatiques, physique, visibles, avec des rougeurs, pleurs, des mains moites, des diarrhées, démangeaisons, douleurs inexpliquées...

La/les source(s) d'une hyperémotivité ?

Les causes de maltraitance, silencieuses ou verbales tôt dans l’enfance ; des situations de peur, de profonde stupeur, de la sidération provoquées par des traumatismes. Ils sont les facteurs de situations stressantes et vont favoriser par leurs répétitions et leurs incompréhensions : « l’hyperémotivité ». Un enfant dans son éveil et son évolution est fragile. Il absorbe sans filtre ce qui se passe en lui et autour de lui.

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C’est dans l’expérience et l’autonomie qui va lui être transmis, qu’il va fabriquer comme un bouclier, les meilleures réponses en lui. La séparation, le deuil, ou l’hyperémotivité est de circonstance, peu s’installer. La timidité est souvent présente et ajoute une difficulté majeure pour s’exprimer.

Aussi, l'hyperémotivité n'est pas une maladie mais un caractère spécifique, c’est l’acquisition de l’expérience que se construit la personnalité. Un contexte intergénérationnel, temporel, parental et sociétal impose à notre vie, des adaptations constantes frustrantes et souvent insidieuses. Les épreuves font partie de l’expérience et ébranlent en permanence la représentation et pour chacun, de la perfection.

La thérapie pour apprendre de ses émotions

La personne qui souffre doit trouver la volonté, est la seule à décider d’identifier et d’ajuster au mieux, ce qui ne lui appartient plus ou pas, mettre à jour ses capacités, ses valeurs, ses propres choix, son libre arbitre et prendre la distance adéquate. Un hyperémotif peut et doit apprendre de ses émotions, c'est dans ce choix qu’il trouvera son équilibre. Au début, dans la thérapie, comme tout apprentissage, il faudra oser, oser en parler. Entre la verbalisation et l’entendement, l’exécution des mises à jour progressives, une alchimie va alors s’opérer et s’inviter à la conscience.

Sandra Panis, Psychanalyste

Écrit par

Sandra Panis

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