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Violences conjugales : comment s′en sortir ?

Article révisé par le Comité Psychologue.net

De même qu’on ne sort pas d’une secte à la suite d’une longue réflexion argumentée, de même une victime ne sort pas de la violence conjugale à la suite de bons conseils.

21 janv. 2019 · Lecture : min.

De même qu’on ne sort pas d’une secte à la suite d’une longue réflexion argumentée, de même une victime ne sort pas de la violence conjugale à la suite de bons conseils. Généralement la prise de conscience se fait de manière rapide et brutale, la goutte d’eau qui fait déborder le vase : crainte pour sa vie, pour celle de ses enfants, épuisement physique, psychologique. La victime a touché le fond et n’a plus d’autre solution que de remonter à la surface pour respirer. Mais une fois cette prise de conscience acquise, un long chemin de reconstruction doit se mettre en place.

Tout d′abord, s’en ouvrir au médecin de famille ne serait ce que pour se refaire une santé lorsque le corps et l’esprit son épuisés. Garder le contact avec ses amis, sa famille, ses proches, afin de ne pas être enfermé dans un isolement destructeur et trouver auprès d′eux un minimum de réconfort.

Dans le même ordre d′idées, maintenir quelques activités hors domicile histoire de respirer un peu, sauf si cela déclenche des crises de jalousies encore plus violentes et des suspicions encore plus intenables.

Porter plainte ?

Pas facile de franchir le pas quand on sait tous les problèmes, les obstacles qui ne manqueront pas de surgir :

  • Difficile pour cette femme isolée en pleine campagne, sans permis de conduire, de demander à une voisine de l’emmener au commissariat ou à la gendarmerie.
  • Quid du regard des habitants de cette petite commune quand on saura que Monsieur X frappe Madame Y.
  • Comment vivre séparément avec les enfants quand un seul salaire rentre à la maison ?
  • Comment casser un tabou dans un contexte culturel où la famille se doit d’être unie, parfois même fusionnelle, au risque d’en être exclu pour ne pas dire banni définitivement.

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Déposer une main courante ?

Pourquoi pas. Mais contrairement à une idée reçue, celle-ci ne restera pas forcément au bas d’un registre. Pour peu que l’officier de police judiciaire ait quelques inquiétudes (mari déjà en délicatesse avec la Justice, présence d’une arme au domicile....) il est plus que probable que le Procureur sera averti. Libre à lui d’engager ou non des poursuites. La victime se trouvant alors embarquée malgré elle dans une longue procédure qu′elle souhaitait peut-être éviter. Elle voulait juste que son conjoint se fasse remonter les bretelles, et voilà que le juge prononce une condamnation qui ne calmera pas à coup sûr  l′auteur pour autant.

De même, une plainte retirée, ne veut pas dire plainte annulée. Là encore, le Procureur peut engager seul les poursuites puisque il a autorité pour en reprendre l’initiative. Par exemple quand il suspecte que ce retrait de plainte est motivé par des menaces de représailles.

Autrement dit, avant de prendre une décision dans l’urgence mieux vaut avoir bien pesé les tenants et aboutissants. Pour cela, contacter un service d’aide aux femmes victimes de violence via une association, via le 3919, afin d’être conseillé. Certaines associations proposent des numéros de téléphone d’urgence qui peuvent alerter immédiatement un service d’intervention rapide.

Avoir toujours à portée de main : ses papiers d’identité, un nécessaire de rechange (habits, affaires de toilette), médicaments, un téléphone, un double des clefs, les adresses, contacts des amis, des proches, une carte bancaire et/ou un peu d′argent. Voilà donc pour ces quelques conseils pratiques.

Dans tous les cas un soutien psychologique sera nécessaire afin non seulement d’apaiser le mal-être, mais aussi et surtout d’identifier ce qui pourrait rendre à nouveau possible ce type de situation. Identifier ses propres fragilités, là où l′agresseur aura prise. Apprendre à repérer les signaux qui sont autant de clignotants sur ce qui se prépare.

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On le voit, l′aide de professionnels ayant un regard extérieur est nécessaire quand la perception de soi a fini par être totalement faussée. Pyschologue.net peut vous apporter ces éclairages.

Avant de clore ce chapitre, une situation de plus en plus fréquente et qu′il faut là aussi prévenir plutôt que guérir.

C′est qui le chef ?

En effet, combien de passages devant les tribunaux suite à des « mariages gris ».

Il n′est pas question ici de faire l′amalgame, - comme on le dit sur tout et n′importe quoi - de stigmatiser,- comme on l′entend sans arrêt, - mais tout simplement de mettre en garde et dire ce qui peut arriver.

Le cas d’école : Monsieur et Madame se plaisent, font des projets, sauf que Monsieur n’étant pas très en règle au niveau de ses papiers, dépend entièrement de Madame pour leur vie au quotidien. Qu’importe, on se marie et tout sera régularisé.

Sauf qu’une fois marié, Monsieur n’entend plus dépendre de qui que ce soit, n’entend plus jouer les pièces rapportées, exige au contraire, non pas de jouer son rôle de chef de famille mais de chef tout court et fait savoir que dorénavant c’est lui qui porte la culotte, c′est lui qui est aux manettes.....malheureusement plus souvent pour le pire que pour le meilleur .... La suite on la connaît. C’est l’objet même de cet article.

Photos : Shutterstock

Écrit par

Maurice Gaillard

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Commentaires 1
  • Casta

    J'ai suis dessous j ai ne confié a mon docteur de violence conjugal de mon mari tu que a fait cet le répète a mon mari, ele me trahie, 2 mois apre de me confie ils mon envoie au hopital psiquiatrique... 1 mois de passe au hôpital j ai reçu le divorce... Tout que j ai compris pas faire confiance à personne.....