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Votre cerveau se relâche en vieillissant

Une nouvelle étude britannique nous en dit un peu plus sur notre cerveau et notre cortex face au vieillissement.

15 nov. 2016 Actualités - Lecture : min.

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"Tu verras et tu te souviendras de ce que je t'ai dit, quand à partir de 40 ans tu verras comment il te sera de plus en plus difficile de perdre les kilos en trop et que tu prendras des rides" m'a dit une fois une de mes collègues de travail. Et cela me semble normal qu'après toutes ces aventures vécues ensemble, mon corps et moi, que nous gardions des traces passés 40 ans.

Pourtant, si notre époque s'attarde sur les effets physiques du vieillissement et que nous y sommes préparés, nous pensons peu aux conséquences du vieillissement sur notre cerveau. La vie d'aujourd'hui est plus que jamais une course contre la montre, où la proactivité est de mise, nous sommes constamment en mouvement, et tout ce qui concerne le bien-être et la qualité de vie est de plus en plus mis en avant.

Mais, est-il possible que le cerveau se ride avec l'âge comme le fait la peau ? Selon un groupe de chercheurs de l'Université de Newcastle, au Royaume-Uni, oui. La docteure Yujiang Wang qui travaille en collaboration avec l'Université Fédérale de Rio de Janeiro (Brésil), l'explique ainsi :

"Une des caractéristiques clés du cerveau des mammifères ce sont les sillons et plis sur toute la surface - un peu comme une noix - mais jusqu'à présent personne n'avait été capable de les mesurer d'une manière cohérente."

Oui, la peau perd de sa fermeté et de son élasticité au fur et à mesure des années, comme notre cerveau où le tissu devient plus lâche avec le temps. Selon l'équipe, lesdites découvertes publiées dans la revue académique PNAS peuvent aider à mieux comprendre l'architecture du cerveau et être utilisés dans le futur pour aider à diagnostiquer de manière anticipée des maladies neurodégénératives.

"En schématisant les plis cérébraux de plus de mille personnes, nous avons montré que nos cerveaux répondent conformément à des lois universelles. Aussi nous montrons qu'un paramètre de la loi, qui est interprété comme une tension à l'intérieur du cortex, décroît avec les années".

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Une autre conclusion de grande importance pour le monde de la neuropsychologie est que chez les patients atteints d'Alzheimer, ledit phénomène de relâchement dans les plis du cortex cérébral est "observé dans une étape antérieure et est plus prononcé".

Un phénomène commun à tous les mammifères

La dilatation du cortex cérébral est la caractéristique la plus évidente de l'évolution cérébrale mammifère, et celle-ci est généralement accompagnée d'un vieillissement par niveau des plis de la superficie du cortex.

Dans le cerveau d'un adulte moyen, par exemple, si le cortex ou un hémisphère était sans plis et complètement étiré, il aurait une superficie autour de 100 000 millimètres carrés, approximativement l'équivalent d'une feuille de papier et demie de taille A4.

Les premières recherches ont montré que les plis du cortex au travers des différentes espèces de mammifères suivent une loi universelle : malgré des tailles et des formes différentes, tous les cortex suivent le même modèle. Cependant, jusqu'à aujourd'hui il n'existait pas d'étude systématique qui démontrait que la même loi s'appliquait entre les espèces.

Le cerveau perd en élasticité avec l'âge

"Notre étude a montré que nous pouvons utiliser cette même loi pour étudier les changements dans le cerveau humain", explique la docteur Wang.

"En partant de ce constat, nous identifions qu'un paramètre décroît avec l'âge, et nous en déduisons que c'est l'élasticité de la superficie corticale. À mesure que nous vieillissons, la tension se réduit et la peau commence à se détendre".

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Maintenant il va falloir voir de quelle manière peuvent être utilisées ces données lors de prochaines études, notamment pour mieux comprendre les étapes de différentes maladies en relation avec le cerveau, et si les changements sur le cerveau peuvent servir à déceler des maladies.

Les cerveaux féminins ont moins de plis

L'équipe a aussi découvert que les cerveaux féminins et masculins sont différents en taille, en superficie totale et en nombre de plis. Chez les femmes, le nombre de plis est moindre. Sinon les cerveaux féminins et masculins suivent la même logique.

"Cela montre que, dorénavant, nous avons une manière efficace de calculer le nombre de plis du cortex chez les humains", d'après la docteur Wang.

Au cours de la vie d'un individu en pleine santé, les plis du cortex changent de la même manière chez les hommes que chez les femmes, mais chez les personnes atteintes d'Alzheimer le changement des plis cérébraux se fait d'une façon différente.

Photos : Shutterstock

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