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Vous aider à prendre soin de vous !

Sandra Recolin a très vite su que, professionnellement, elle voulait être dans l'aide à l’autre et réunir écoute et soin. C'est pour cela qu'elle est devenue psychologue et qu'elle exerce aujourd'hui ce métier avec passion.

8 juil. 2013 Interviews - Lecture : min.

psychologues

L'activité de Sandra Recolin est axée sur deux types d'exercices : les thérapies ainsi que les bilans psychologiques et d'orientation, qu'elle réalise en cabinet, et son travail auprès d'une association dédiée à l'aide aux personnes en situation de grande précarité.

Vous avez très vite su que vous vouliez devenir psychologue ?

Oui, dès la fin du lycée, je me suis orientée vers des études de psychologie, à Aix-en-Provence. J'ai suivi mon cursus de cinq années à l'Universitaire d'Aix-Marseille I, avant d'obtenir mon titre de psychologue.

Je voulais être dans l'aide à l'autre, dans le soin, je voulais être dans l'écoute, c’est ce dont l'humain a le plus besoin, à mon sens.

De plus, j'ai toujours voulu monter mon propre cabinet et exercer en libéral. Voilà quatre ans que j'ai créé mon activité, et trois ans que j'ai installé mon cabinet à Bandol, dans le Var. Au début, j'avais un petit cabinet, que j'ai fait agrandir récemment.

Mais vous ne travaillez pas seulement à votre cabinet…

Effectivement, d'un côté, je travaille dans mon cabinet, où je propose, entre autres, des thérapies centrées sur le mieux être et le bien-être. Je prends en charge différentes difficultés comme la dépression, le stress, les problèmes de confiance en soi, les phobies, l'anxiété, etc.

Le manque de temps guide toute notre vie… En séance, on s'autorise à prendre un temps pour soi. Pendant ce temps, on va être écouté et on va s'écouter soi-même.

De l'autre côté, je travaille en association avec un public en très grande précarité.

La dualité de mon activité me permet de travailler en équipe, de rencontrer des intervenants de différents domaines (associations aidant les parents, les divorcés, les enfants ayant des troubles des apprentissages, etc.), de côtoyer d'autres psychologues, de développer un réseau important de professionnels de santé. Je suis amenée à voir beaucoup de monde, c'est un côté très intéressant du métier.

J'ai l'intention de développer le cabinet et d'élargir la gamme des groupes de parole, en proposant des ateliers d'affirmation de soi, je pense que ça sera pour fin 2013 - début 2014.

Vous continuez de vous former ?

Je réactualise constamment mes connaissances : je suis en train de terminer un Diplôme Universitaire en thérapie cognitive et comportementale et je vais approfondir mes connaissances en Mindfulness (technique de thérapie cognitive avec la pratique de la méditation), car je suis très axée sur la relaxation et la méditation dans le développement du bien-être.

Et comment s'intègre le Mindfulness dans la thérapie ?

Cela ne vient pas d'emblée. Au départ, la personne vient me voir et on discute. Ce n'est pas évident de consulter un psychologue, cela rend les gens très nerveux, ils commencent à parler de ce qui leur pose le plus problème lorsque la séance touche à sa fin… Je suis plutôt ouverte et sociable, donc je ne laisse pas de blanc pendant la séance, je relance le dialogue, je mets à l'aise.

De manière générale, pendant les premières séances, on aborde ce qui fait problème. On identifie, puis on hiérarchise les difficultés. Ce qui permet d'organiser les problèmes et de commencer avec le premier que le patient veut "attaquer".

C'est ensuite que l'on commence, si nécessaire, la relaxation et la méditation (techniques du Mindfulness), je ne l'inclus que si la personne est d'accord et en a envie, pendant la thérapie.

Pourquoi le Mindfulness?

Le but du jeu, dans la vie, c'est d'être heureux n'est-ce-pas, d'être bien ?

Être en thérapie permet de remettre en question nos pré-requis, les choses qui tombent sous le sens pour nous et qui nous font, parfois, répéter les mêmes erreurs et ressentir les mêmes émotions. La thérapie permet de réfléchir et de définir comment on pense le monde, comment on interprète les choses, comment on les vit, les ressent.

Les techniques utilisées en Mindfulness servent ces objectifs, on ralentit, on prend du temps pour soi, sur soi, on prend le temps de l'instant présent, on apprend à vivre le moment présent ! Ces techniques permettent, en particulier, de se tenir à l'écart des ruminations négatives et de se déconnecter de cette spirale. C'est assez transversal et utile pour beaucoup de difficultés : stress, anxiété, dépression, etc.

Qu'est-ce qui caractérise votre façon de travailler ?

Je donne beaucoup de supports, papiers et audio, pour que le patient puisse travailler entre les séances et continuer ce travail même lorsque la thérapie sera terminée. Je ne suis pas dans la toute puissance du thérapeute (s'il est là, ça va, et s'il n'est pas là, ça ne va plus). Je fournis ce qui est nécessaire pour que le patient pérennise le travail réalisé en thérapie.

Mon courant est humaniste et s'inspire de la psychologie positive, selon la définition de Carl Rogers : la personne est au centre du problème et c'est elle qui trouve ses propres solutions, guidée par le psychologue qui est un appui technique. Je ne me substitue pas à quelqu'un d'autre, j'ai des méthodes et des outils qui peuvent servir la personne. Il y a également une composante analytique, on revient sur l'enfance, on revisite certaines choses du parcours de vie, pour trouver le sens de ce que l'on ressent.

Dans le cadre des thérapies cognitives et comportementales, on est dans "l'ici et maintenant". Le passé est étudié comme un moyen d'être bien dans l'instant présent, la partie analytique de mon travail va servir ce but là.

En plus des thérapies individuelles, vous faites des thérapies de couple ?

Oui, je fais également des thérapies de couple. Pour arriver à comprendre la psychologie des deux personnes, et pour que chacun puisse s'exprimer, les séances sont plus longues.

Il s'agit, le plus souvent, de remettre la communication et l'écoute dans le couple, d'apprendre à s'écouter, à se comprendre, dans nos différences et nos similitudes, etc.

Rien de tel que l'écoute et la compréhension pour apaiser des tensions !

Photo : Sandra Recolin

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