Et vous votre fin d'analyse / tranche c'était comment?

Simon113Simon113
dans Psychanalyse

Bonjour,

En rapport avec un travail psychanalytique que je fais, je cherche aujourd'hui des témoignages de personnes qui auraient cessés leur cure analytique (ou tranche de cure), qui en seraient arrivés au bout.

Comment a été votre fin du cure? comment cela est advenu? Décidé?

merci d'avance pour vos éclaircissements et experience unique de chacun

Réponses

  • Lauret4Lauret4

    Bonjour, je trouve cette question fort intéressante...


    Mon analyse est terminée, et je défie quiconque de m'expliquer le contraire.

    Elle est sans doute beaucoup plus poussée et aboutie, que celle d'analystes... qui n'ont fait que de l'analyse tout au long de leur vie... à la fois sur eux même et aussi les autres..


    Bref, pas question d'analyser plus longtemps ^^ (mdrrr)


    Ce n'est pas l'analyse qui m'a guéri... Mais peut être d'abord la révolte, et la sortie de cette emprise...


    https://www.psychologue.net/communaute/transfert-difficile-a-gerer-32730#latest


    La guérison, c'est advenu d'abord, sous forme de défi entre une analyste... et moi.

    mais avec une analyste suffisamment bonne (et intégrative) ce qui est extrèmement rare


    https://www.psychologue.net/communaute/groupe-dapproche-psycho-corporelle-spirituelle-de-guerison-33372#latest


    Je vous encourage à relever, vous aussi, vos propres défis, et à prendre votre envol, quoi qu'en pense votre analyste


    Nananère...


    ;-)

  • Sylv3Sylv3

    je suis en thérapie depuis plus de trente ans

    je me suis déjà demandé si cela valait le coup de continuer mais j'ai toujours continué j'y ai retrouvé un intérret

    a ce jour je me repose la même question

    c'est pourquoi vos témoignages m'intérressent aussi

    sylv

  • PhilaxPhilax

    La raison pour laquelle je me suis adressée à un psychanalyste n'avait rien à voir avec la raison pour laquelle j'ai mis fin aux séances . Je n'y suis pas allée pour "guérir" d'un "symptôme" - comme le promettent quantité d'approches, plus "scientifiques" qu'autre chose - mais pour "lever le voile" sur mes impasses. Les impasses sont toujours inscrites sur ma cartographie, mais j'ai le sentiment qu'aujourd'hui je sais les lire, au lieu d'en chercher la raison d'être ailleurs et c'est pour cette raison que la psychanalyse est d'une certaine manière moins "commode" que d'autres méthodes à la mode : j'y ai repéré ma responsabilité et ça, c'est moins facile à porter quand on a, comme moi, interrompu à un moment clef.

    Je ne regrette pas mon choix, et celui de la psychanalyse et celui d'avoir mis fin aux séances, mais je regrette de m'être arrêtée de cette façon, avec la personne que j'avais choisie, sans avoir pu - au moins - attraper ce qui commençait à remonter en vrac à la surface. J'ai cédé à une sorte de facilité, besoin de tranquillité (c'est ce que je croyais), plus envie de rendre des comptes (c'est ce que je croyais aussi...), plus envie de m'expliquer. Tout ceci aurait dû m'alerter, mais l'emballement et la fatigue qui s'emparaient de moi m'ont conduite à arrêter à ce moment. Je ne conseille pas la psychanalyse à tout le monde ; non parce que la psychanalyse mentirait sur ses "objectifs", mais parce que c'est quand même une course de fond et non un sprint. Le découragement est toujours prêt à surgir parce que l'on peut s'enliser sans savoir comment s'extraire du magma. La psychanalyse ne m'a pas donné les clefs, mais a déplacé mon regard.

    Depuis quelque temps, je repense à mon analyste, à cette fin maladroite et à ces "révélations" silencieuses qui restent suspendues, mais on peut franchir le pas une fois sans se résoudre à le franchir une deuxième fois, et sans savoir si c'est un statu quo approprié. De sorte que pour répondre à votre question, je dirais que ce n'était pas une "première" tranche puisque pas de "deuxième" tranche envisagée jusqu'à maintenant et je ne peux pas non plus parler de "fin" dans le sens où au moment où j'ai cessé de me rendre à mes séances, c'est précisément à ce moment qu'un autre mouvement s'esquissait.

  • Lauret4Lauret4

    Voilà ce que j'en pense

    Alors, à l issue du parcours on est peut être... plus analytique, mais on n'est pas plus avancés...


    Dommage ! lol



  • Lauret4Lauret4
    27 Apr modifié

    Je n'y suis pas allée pour "guérir" d'un "symptôme" - comme le promettent quantité d'approches, plus "scientifiques" qu'autre chose - mais pour "lever le voile" sur mes impasses. Les impasses sont toujours inscrites sur ma cartographie, mais j'ai le sentiment qu'aujourd'hui je sais les lire, au lieu d'en chercher la raison d'être ailleurs et c'est pour cette raison que la psychanalyse est d'une certaine manière moins "commode" que d'autres méthodes à la mode : j'y ai repéré ma responsabilité et ça, c'est moins facile à porter quand on a, comme moi, interrompu à un moment clef.


    La psychanalyse est un leurre. Elle renforce les impasses. Voire même la culpabilité du patient... Renforce les ruminations et tout le bazar mental...

    Elle ne lève rien du tout.


    Difficile de comparer la psychanalyse à autre chose, quand on n a pas eu le courage (ou l'audace ?) d explorer, par soi même, d autres contrées dans son cerveau que celle de la PENSEE analytique, sous dépendance d un psychanalyste, en position de Toute Puissance.

    Une Ecole de Pensée qui ressemble plus à de la littérature, à de l' emprise et à une dérive sectaire, qu'à autre chose.

  • FOLLMANNNathalieFOLLMANNNathalie

    Bonjour,

    En tant que thérapeute, je partage complètement les commentaires de Lauret4 au sujet de la psychanalyse...

    Combien de personnes je rencontre ayant pratiqué la psychanalyse sans avoir résolu leur problème de fond...

    Le principe de certaines approches comme la mienne n'est pas d'intellectualiser une situation mais d'aller à la rencontre de ce qu'elle réveille émotionnellement et quelles sont les pensées limitantes liées au souvenir évoqué et de travailler avec des techniques spécifiques pour s'en désitensifier. Pour moi c'est ça une thérapie !...

    Hypnothérapeute clinique - Thérapie intégrative et holistique

  • PhilaxPhilax

    Mon message répondait à ceci :

    "En rapport avec un travail psychanalytique que je fais, je cherche aujourd'hui des témoignages de personnes qui auraient cessés leur cure analytique (ou tranche de cure), qui en seraient arrivés au bout.

    Comment a été votre fin du cure? comment cela est advenu? Décidé?

    merci d'avance pour vos éclaircissements et experience unique de chacun".

    Ensuite, que la psychanalyse ne soit plus la voie d'"exploration" prioritaire de certain(e)s, très bien, mais n'en profitez pas pour réduire le vécu de chacun(e) à une entreprise/emprise sectaire, surtout dans un forum où le but est d'échanger sur les expériences "uniques de chacun", qu'on les regrette, que l'on en soit sorti changé ou modestement "différent".


    " Difficile de comparer la psychanalyse à autre chose, quand on n a pas eu le courage (ou l'audace ?) d explorer, par soi même, d autres contrées dans son cerveau que celle de la PENSEE analytique, sous dépendance d un psychanalyste, en position de Toute Puissance.

    Une Ecole de Pensée qui ressemble plus à de la littérature, à de l' emprise et à une dérive sectaire, qu'à autre chose".

    Qui est, ici, en position de toute puissance pour savoir apparemment mieux que moi ce que je n'ai pas eu le "courage d'explorer" ? Si le but de se forum est de tirer à boulets rouges sur quiconque n'a pas la même approche, alors effectivement ça ne me sert à rien d'en faire part ici.

  • Lauret4Lauret4

    Toutes mes plates excuses.

    Je ne suis pas en position de thérapeute et encore moins de thérapeute tout puissant...

    Je n ai rien de spécial à vendre... à vie à mes patients.


    La fin d 'une analyse, c'est la révolte et même carrément la sédition.

    De nombreux élèves de Freud ou de Lacan, ont eux aussi claqué la porte, souvent avec fracas.

    Mon cas est assez banal... même si ça vous choque.

    Que ça vous plaise ou non. C'est la pure vérité pour ceux qui ont en ont fini avec l' analyse.


    Qu'avez vous exploré, ou que comptez vous explorer, en dehors de cette tranche ? ... Dites nous... C'est peut être le plus intéressant.

    ;-)

    Bonne soirée.

  • Simon113Simon113

    Bonsoir, et merci pour vos contributions.

    Merci Philax pour votre témoignage, il répond exactement à la question qui m'a amené a créer cette conversation. je vous remercie pour ce partage de vécu.

    Laura et Nathalie, merci pour votre témoignage. Mais il est vrai que je recherche des témoignages de fin de psychanalyse ou fin de tranche. Les points que vous abordez étant un peu différents, je serais (et surement d'autres personnes du forum) ravi d'en discuter mais sur un autre fil de conversation qui serait dédié aux thèmes que vous abordiez.

    merci de votre compréhension

  • PhilaxPhilax

    Bonjour, vous dites :

    " De nombreux élèves de Freud ou de Lacan, ont eux aussi claqué la porte, souvent avec fracas".

    oui, je ne suis pas sans savoir - superficiellement - que l'histoire de la psychanalyse a été houleuse.

    "Mon cas est assez banal... même si ça vous choque".

    Où me lisez-vous choquée? Ce qui me heurte plutôt, c'est de voir sur un site qui se nomme quand même Psychologue.net - où l'on s'attend à lire des gens capables de s'ouvrir au vécu de l'autre - des visiteurs capables, eux, de se jeter à bras raccourcis sur un message qui doit être épinglé parce qu'il ne parle pas de psychanalyse pour la clouer au pilori. Je faisais état de ce qui a été pour moi, uniquement pour moi et - contrairement à ce que vous renvoyez - je peux tout à fait entendre quelqu'un qui ne décolère pas face à la technique psychanalytique, qui en a eu un vécu douloureux et qui n'en veut plus pour lui ou pour elle. ça s'appelle un CHOIX et ça se respecte.

    "Que ça vous plaise ou non".

    Je ne "participe" pas à un forum pour tenter d'étouffer les voix dissidentes, mais pour échanger avec ceux qui le veulent/peuvent et ce même si les points de vue/vécus divergent.

    "Qu'avez vous exploré, ou que comptez vous explorer, en dehors de cette tranche ? ... Dites nous... C'est peut être le plus intéressant".

    Suite à cette dite "première" tranche, je me suis adressée à une thérapeute, laquelle ne m'a pas donné l'impression qu'elle écoutait ce que je lui disais, elle a sorti son attirail EMDR sans avoir entendu ce que je disais. Je m'y suis rendue sur le conseil d'une proche qui me disait être praticienne EMDR. C'est moins verbal, ça dure moins longtemps c'est sûr, mais moi ce n'est pas ça que j'attends d'un(e) professionnel qui me balance une grille de lecture ou des outils prêts à l'emploi. Cette personne m'a précisé qu'elle avait un haut niveau universitaire (pas en psychologie); j'ai eu très envie de lui dire :" et alors ? Est-ce que c'est ça le contrat de confiance que tu proposes à tes patients ? Je suis partie. Depuis, j'ai eu l'occasion de me rapprocher de la méditation. Mais trop peu de séances pour être capable de dire si cela va me correspondre. Aujourd'hui, le contexte m'oblige - comme tout le monde - à ne pas rechercher, mais à attendre les réouvertures pour laisser passer l'air....et voir si cette vie là peut être vécue sans "béquilles" (de toutes sortes).

    Bonne continuation.

  • PhilaxPhilax

    "Merci Philax pour votre témoignage, il répond exactement à la question qui m'a amené a créer cette conversation. je vous remercie pour ce partage de vécu"

    Tant mieux, Simon113. C'était bien le but de mon message.

  • Lauret4Lauret4
    28 Apr modifié

     je me suis adressée à une thérapeute, laquelle ne m'a pas donné l'impression qu'elle écoutait ce que je lui disais, elle a sorti son attirail EMDR sans avoir entendu ce que je disais


    La parole c'est dans le neo cortex, le centre du raisonnement et de l'intellect.

    Si vous intellectualisez en séance EMDR, par du blabla.... en cherchant une oreille...(Habituez que vous semblez être à la thérapie verbale...) L 'EMDR n aura aucun effet.

    L' EMDR agit sur une autre partie du cerveau que celle du langage, elle agit sur la partie émotionnelle, subconsciente, voire même carrément primitive (fuite/combat). Partie du cerveau à laquelle vous ne semblez pas avoir accès, ni ici quand je vous lis, ni en séance.analytique, ni apparemment avec ce thérapeute emdr là, sans doute maladroit dès la première séance.

    L 'Intellectualisation est une Défense... (en psychanalyse). Défense qui protège (le patient et même certains psychanalystes apparemment..^^.) Mais Défense qui entrave la guérison.

    C'est justement l'impasse en question !

    Je vous accorde que c'est assez difficile de se défaire de l' intellectualisation et du verbiage, qui a pu se renforcer au fil des années en thérapie analytique. Mais ce n'est pas impossible...


    Il faut juste être conscient de ce piège mental qui bloque. Et trouver des solutions nouvelles, inattendues et créatives, voire corporelles....

    Solutions auprès d' un nouveau thérapeute ( hypnose de mme Follmann, emdr, etats du moi, icv, ifs, pleine conscience... rêves, et pourquoi pas art-thérapie, comme le chant, l écriture ou la danse)

    Mais les solutions et l écoute émotionnelle, c'est d abord en SOI. La guérison est là.


    J espère avoir été plus claire.

    Bien à vous, et bonne continuation dans vos recherches thérapeutiques personnelles...

    :-)

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