Help, besoin de témoignages

anonymous5812011@anonymous.testanonymous5812011@anonymous.test
dans TDAH

Bonjour à toutes et à tous,


Si je me décide de venir sur ce forum, c’est parce que j’ai besoin que quelqu’un me comprenne.

Après avoir bataillé X années, je pense avoir compris ce qui cloche chez moi : TDAH. J’ai vu récemment un neurologue, qui, après m’avoir écoutée, m’a dit que j’avais un trouble de l’attention avec hyperactivité liée au fait que je sois née prématurée (je suis née à 7 mois) et sans suivi psychomoteur.

Il m’a prescrit une série d’examens dont certains pour écarter toute éventualité d’une maladie neurologique. Je dois passer : I.R.M., électroencéphalogramme, bilan orthophoniste, bilan sanguin, et certainement par la suite des tests cognitifs. Je suis soulagée qu’un professionnel de la santé ait enfin pris en compte ma souffrance.

Depuis toute petite (j’ai aujourd’hui 40 ans), je souffre de gros problèmes de concentration et d’attention. Quand j’étais à l’école j’avais énormément de mal à focaliser mon attention et à faire mes devoirs. J'ai été ce qu’on appelle une élève médiocre (à part français et dessin), et catastrophique quand il s’agissait de problèmes de mathématiques. Je me rappelle que très régulièrement je pleurais par ce que je ne comprenais même pas l’énoncé, ou alors je le lisais de travers (lors du bac de français j’ai fait un hors sujet, j’ai lu « ou » à la place de « et » et ça a du coup changé le sens du sujet de la dissertation, mais je m’en suis sortie car excellent raisonnement). Par contre quand il s’agissait, d’analyser, de réfléchir, etc. là j’ai été très bonne. J’ai entrepris par la suite des études à l’université à force d’acharnement alors que j’étais destinée à aller en professionnel. J’ai dû interrompre mes études en licence car je n’arrivais plus à quoi que ce soit. C’était pour moi un véritable calvaire une heure de simple révision était pour moi impossible ; résultat je faisais toujours tout au dernier moment parfois même la veille des examens je passais la nuit à réviser tant bien que mal mes cours avec des astuces pour retenir le plan et bidouiller le reste (j’ai une excellente mémoire auditive et visuelle). J’ai toujours mis plus de temps à lire et à comprendre que les autres. J’ai repris récemment mes études et ça été là encore un calvaire. Et pourtant bizarrement je sais que j'ai d'énorme capacités.

Mais le pire je pense concerne ma vie professionnelle...

Au tout début je ne m’en suis pas trop rendue compte car je faisais de très courtes missions, beaucoup de saisie, je voyais très bien que je faisais des erreurs, mais je m’en moquais, pendant que c’était parce que le travail m’ennuyait profondément.

Par la suite j’ai eu mon premier CDI et j’ai dû démissionner au bout de 3 mois car je n’y arrivais pas. Mon responsable me reprochait de ne pas être assez attentive, ni organisée, ni structurée, et d’être compliquée. Là encore je me suis dit que c’était dû au fait que le travail n’était pas intéressant. Par la suite, j’ai décroché un autre CDI, je devais saisir des dossiers, j’ai été remerciée au bout d’ 1 an 1/2, car je faisais trop d’erreurs d’inattention et que je manquais de concentration. Il m’a également été reproché d’avoir un comportement désagréable avec les usagers. Il est vrai que j’avais remarqué que je n’arrive pas à garder mon sang-froid, et cela s’était empiré avec l’arrêt de la cigarette. Impossible de garder mon self-Control dès qu’une situation devient tendue, je sens mon sang bouillir et mes nerfs se contracter dans tout mon corps. Mon cœur bat à fond et j’ai envie d’agresser verbalement la personne. Bien sûr, je n’ai pas été remerciée d’un coup, on a prévenu à de nombreuses reprises : « attention tu fais trop d’erreurs, attention tu n’es pas aimable avec les usagers, sois sociable ». Forcément je me suis mise être beaucoup plus vigilante et malgré ma vigilance accrue les erreurs continuaient. J’en suis arrivée à décortiquer chaque mot que je tapais à l’ordinateur lettre par lettre pour voir si je ne faisais pas d’erreur. Les erreurs continuaient malgré tout, et pire je me rendais compte au bout de la 5ème voir 10ème relecture que j’avais fait une erreur. Suite à cela j’ai trouvé un autre emploi dans lequel je suis restée X années. On m’a reproché de ne pas être assez concentrée, d’être obsédée par les détails, mais on ne me relisait pas beaucoup. Je n’ai jamais fait de grosses erreurs de là à compromettre un dossier, donc personne ne s’en est vraiment rendu compte. J’ai pensé que cela était du au stress,et que j’avais perdu toute confiance en moi, et que mes erreurs d’inattention ne pouvaient que venir de moi-même. A titre d’exemple avant de valider un dossier ou un mail, je le relis peut être 10 fois dans le vide, du coup je perds un temps fou. La situation devenant insupportable j’ai décidé de démissionner, pour aller sur un autre poste. Résultat au bout de trois semaines on m’a remercié à mon nouveau poste et on m’a reproché là encore de ne pas être professionnelle, de ne pas être structurée, de faire des erreurs et de ne pas être autonome.


Ce qu’il se passe quand je lis quelque chose est que je n’arrive pas à voir le texte dans son ensemble, j’ai l’impression qu’il y a un vide entre mon cerveau et ce que je lis. C’est comme si l’information visuelle ne transitait pas jusqu’à mon cerveau, du coup je mets énormément de temps à lire et à écrire et je suis obligée de surveiller scrupuleusement tout ce que je lis et ce que j’écris et de décortiquer syllabe par syllabe. Cela devient un véritable enfer je ne sais plus comment faire et c’est pour cela que j’ai décidé d’aller voir un neurologue. J’ai ai parlé à X reprises à mon entourage mais personne ne m’a crue, on me disait : regarde tu as réussi à faire des études donc ne l’inquiète pas tout va bien.

Je suis à bout, à tel point que depuis plusieurs années le soir quand je rentre chez moi, , j’ai pris l’habitude de boire de l’alcool. Bien sûr ce n’est pas tous les jours mais suffisamment pour accentuer mon problème de concentration, j’en ai conscience. J’ai également pensé à plusieurs reprises à me suicider, mais je n’ai pas le courage ou alors ais je encore de l’espoir.

Je me réfugie aussi énormément dans la nourriture à tel point que je suis devenue grosse. Par répercussion ma vie sociale et affective est quasiment inexistante (40 ans sans enfant). J’ai des amis mais loin et je souffre de la solitude. Dans ma vie personnelle, je n’arrive pas à mener à terme un projet. Je suis passionnée par tout ce qui est artistique (piano, dessin, peinture, créations diverses) je n’arrive même plus à me concentrer, du coup j’abandonne très vite.

Des fois j’aimerais me réorienter professionnellement et aller dans un domaine qui me plaise c’est-à-dire un domaine qui demande créativité et non pas d’exécuter. Je n’en peux plus d’exécuter, de rédiger, je n’en peux plus d’être structurée, je souffre, je ne suis pas à ma place, mais j’ai besoin de travailler pour payer le loyer etc. Je n’arrive pas à me structurer, à me canaliser, mes pensées vont dans tous les sens. Si je regarde un film je ne peux pas le regarder seulement, il faut que je fasse 36 autres choses en même temps comme si je ne pouvais pas me canaliser. Si j’écoute quelqu’un parler, à un moment donné je vais décrocher de la conversation, ou alors je vais être sur mon portable.

Je suis également très bordélique, je n’arrive pas me fixer des tâches simples (ex ménage), je remets tout au lendemain. Pareil, taper à l’ordinateur est problématique, j’inverse souvent les lettres, ou je tape à côté. Du coup, j’utilise un logiciel de reconnaissance vocale.

J'aimerais tellement que quelqu’un se reconnaisse là dedans, et me dise que je ne suis pas la seule...

J’ai bien conscience que le stress, l’alcool, le manque de confiance ne font qu’aggraver la situation mais je sais également que ce ne sont que des conséquences.

Je vous remercie de m’avoir lue et comprise.

Si vous vous reconnaissez, comment vivez-vous ce problème ?

Amicalement

Mimi

Réponses

  • x123451x123451

    Bonjour mimi,


    Je ne sais pas dans quoi tu travailles, mais visiblement, tu ne t'y trouves pas à ta place. J'ai ton âge, j'ai énormément galéré (école, études sup, boulot). Je ne crois pas être à ma place dans mon job, mais il m'intéresse vraiment, et je n'ai pas le courage d'envisager une reconversion. Le diagnostic est une étape importante, mais je n'ai pas de problème de procrastination (contrairement à la majeure partie des tdah). Il faut s'accrocher jusqu'à ce que tu trouves les solutions, mais pour ça, tu dois être aidée par un professionnel. Pour ma part, j'ai commencé un traitement concerta à libération prolongée. Ca m'aide beaucoup, notamment en terme d'énergie, je ne suis plus juste bonne à rien après une journée de travail.

    Le forum de discussion est une béquille que je découvre, mais je n'ai pas l'impression que celui-ci soit très actif...

    Bon courage

  • Stephanie525Stephanie525
    27 Feb modifié

    Bonjour a vs 2


    Je ne suis pas TDAH mais je pense fortement que mon fils l'est ..après bcp de lecture sur cette maladie qui m'a aussi amener ici ce forum..

    Mon fils a 18 ans.depuis petit il a toujours eux des difficultés de concentration,d'agitation ,scolaires. (Classe Ulis),suivi CMPP (orthophoniste et psychologique) mais malgré cela personne ne m'a parler de TDAH pourtant quand j'en lis ce qui s'en dit je reconnais tellement mon fils dans les symptômes de cette maladie

    Il me dit depuis peu et malheureusement seulement depuis peu que son manque de concentration c'est l'enfer que H24 il est ailleurs que c'est pénible. Il doit voir un psy demain a la mission local j'espère qu'il pourra faire un diagnostic. Sinon je compte prendre rdv avec un psychologue pour qu'il puisse faire le diagnostic.

    Mon fils en plus d'avoir ces grandes difficultés d'attention a peu confiance en lui et peu d'estime de soi. C'est tellement dure de me sentir impuissante. j'espère avoir bientôt des réponse de psy que j'ai contacter .

    Je vous souhaite a tous bon courage dans ce TDAH

  • Julie603Julie603

    Bonsoir,


    je ne sais pas si ce fil est encore actif mais je répond au premier témoignage, quand est t'il depuis novembre? As-tu pu te faire diagnostiquer? Ton témoignage me fait beaucoup penser au mien.


    Je m’appelle Julie, j'ai 25 ans et je pense être TDAH depuis 2 / 3 ans en m'y intéressant et en faisant différents tests sur internet. Ils sont tous positifs mais je n'ai jamais eu le courage de me lancer dans les démarches pour être officiellement diagnostiquée.


    Mais ces derniers temps j'ai remarqué que je "sombre" : j'ai du mal à sortir de chez moi et me force à voir le jour tous les 3/4 jours, je n'ai pas réussi à conserver des ami(e)s au fil des années et cette solitude me pèse. J'ai l'impression d'être dans une impasse dans ma vie et les envies suicidaires ce sont intensifiées et sont de plus en plus précise, j'ai décidé de demander de l'aide auprès d'une psy et d'une assos TDAH de ma région pour connaître les démarches à suivre. J'ai peur que je ne sois pas TDAH mais juste très nulle, ça me ronge...


    Je suis moi aussi un esprit "créatif" : j'en ai fait mon métier mais dès que j'ai une baisse de passion c'est une catastrophe, je ne peux pas avancer et je me sens bloquée, comme si je ne savais rien faire. Pourtant je remarque que je suis assez bonne dans ce que je fais quand je suis passionnée sans pour autant avoir vraiment travailler pour. Mon processus de création n'est pas du tout rectiligne mais totalement chaotique. Quand je n'arrive pas à avancer je perds patience, je pleurs je fais ma petite crise colérique comme un enfant. C'est très compliqué d'avancer au quotidien, encore plus avec mon conjoint qui est aussi mon partenaire de boulot.


    En stage il m'arrivait les même déboire que tu décris : fautes d’inattentions à répétition sans qu'elles soient grave mais beaucoup trop répétées malgré mes efforts. Quand je m'ennuie dans mon travail je n'arrive pas à le cacher et à avancer en prenant mon mal en patience, c'est insurmontable et le cerveau dit stop comme si j'étais pourri gâté et que j'avais le "choix". Ça me rend très malheureuse au quotidien et me donne une mauvaise estime de moi qui s'est intensifiée au fil des années.


    J'ai eu le même soucis que toi avec les mathématiques, je passais pour une vraie "débile" selon mes amies de l'époque et j'accumulais les " HORS SUJET "en marge de mes copies. Je comprenais les consignes de travers. Je ne travaillais jamais mais avais des bonnes notes et des facilités dans les cours que j'aimais.


    Bon courage à tous et à toutes, je ne sais pas si quelqu'un me lira.

    j’espère en tout cas que vous avez trouvé des solutions depuis...

    (désolé pour les fautes d'orthographes, il est assez tard...)


    Bonne soirée

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