[Récit] Anxiété depuis l'enfance

Robindesboa13Robindesboa13

Bonjour à tous,



il s’agit de la première fois que je témoigne de ma situation en ligne, mine de rien, cela représente une démarche assez conséquente puisque je suis plutôt « pudique », entendez pas de réseaux sociaux, en général. Je vous remercie de votre lecture et j’espère que notre discussion sera peut être utile pour vous aussi.


Symptômes

Je viens de fêter 30 ans il y a quelques mois. Je pense que cela fait à peu près 20 ans que je suis anxieux. Cette « maladie » a pris des formes diverses, plus ou moins intenses, mais disons que depuis quelques années elle s’est stabilisée de façon très somatique : une grosse oppression au niveau de la poitrine, douloureuse, accompagnée d’une forme de confusion mentale, je dirais une sensation de peur intense qui chasse les autres idées. Cette anxiété est assez diffuse chaque jour de ma vie, parfois elle me quitte un peu, souvent elle revient. Elle est présente avec moi dans toutes les situations sociales, au travail, en famille, entre amis, elle varie cependant en fonction du « stress » de la situation. Elle se manifeste de façon assez inconsciente, ce n’est pas forcément une idée précise qui m’angoisse, c’est tout un « dialogue interne » je suppose qui résulte de cette oppression.

La sensation est très douloureuse au quotidien, c’est comme si quelqu’un m’appuyer fortement sur la poitrine, de plus cette sensation panique m’empêche de m’organiser sereinement au quotidien. Cela occasionne aussi et surtout une forme d’apathie émotionnelle. Je sais que j’ai beaucoup d’émotions enfouies en moi mais elles sont en quelque sorte supplantées par l’anxiété. Aussi j’ai donc beaucoup de mal à rire, pleurer, etc,, tout cela est bloqué dans ma poitrine.

Je n’ai pas d’autres symptomes manifestes, sinon une fatigue et tension musculaire.


Parcours psychothérapeutique

Je suis allé chez le psychologue vers mes 18 ans, après une crise de larmes/dépression juste avant le bac. Le résultat de plusieurs années de peur non avouée, d’anxiété sociale, qui a éclaté lorsqu’il fallait maintenant quitter l’adolescence pour entrer dans le monde adulte, je savais que je n’étais pas prêt. J’ai vu en ces temps une psychologue et un psychiatre. Les deux dans des approches différentes ne m’ont pas donné de réponses à mon mal être, aussi je n’en avais pas personnellement et j’imagine qu’ils ne savaient par quel bout prendre la chose. J’ai pris un petit traitement à l’époque avec le psychiatre, anxyolitique ou AD je ne sais plus, mais les effets ne me convenaient pas et surtout ne parvenaient pas à chasser l’anxiété de ma poitrine.

Par la suite, j’ai arrêté après un ou deux ce suivi, puis je suis retourné à mes études, à ma vie quotidienne, une copine et l’amour de mes proches me permettant de mettre sous le tapis cette anxiété sans nom.

Je suis retourné il y a deux dans une démarche pour essayer d’avancer, j’ai voulu tenter d’autres voies, notamment avec l’hypnose eriksonienne et l’EMDR. Ces deux pratiques n’ont rien donné non plus. Impossible de m’hypnotiser en 4 séances, et l’EMDR aussi pendant 4 mois manifestement n’avait pas d’effet. Je précise que mes sensations sont très somatiques, donc pour moi aller bien signifie « ne pas ressentir d’oppression dans la poitrine et/ou de peur confusion mentale ».

Voilà, pour résumer, pas ou peu de prises de médicaments, plusieurs démarches psychothérapeutiques non suivies d’effets.



Pourquoi suis-je angoissé ?

J’ai bien entendu essayé de comprendre les raisons de ce phénomène. Manque de confiance en soi, insécurité émotionnelle, peur du jugement des autres, finalement un cercle pathologique assez classique pour les personnes angoissées. Mais cette angoisse est profonde, intérieure, je dirais existentielle. Alors j’ai commencé à prendre le chemin à reculons et à essayer de revenir sur les événements et le vécu qui pourraient éclairer mon étét d’esprit aujourd’hui.

J’ai eu une enfance « paisible », dans le confort de la classe moyenne, marquée cependant par le divorce de mes parents. Ces années ont été difficiles pour ma mère, ma sœur (jumelle) et moi.

Ce sont deux personnes admirables mais ils n’ont plus réussi à faire marcher leur couple depuis ma naissance. Je crois que je ne les ai jamais vu main dans la main…. Les années avant ce divorce, je me rappelle de la grosse voix de mon père, rentré tard du travail, en pleine dispute avec ma mère. Cette période est, avec le recul, très douloureuse pour moi. J’avais déjà des problèmes de confiance en moi (comme tous les enfants à cet âge je présume) mais cette insécurité a été redoublée par le divorce « difficile » de mes parents puis le passage au collège, où par le jeu d’un choix de langue vivante, je devais quitter mes copains pour un autre collège. Dans ce nouvel établissement, je me rappelle l’anxiété immense que je ressentais à la rentrée et durant l’année. Vais-je avoir des copains ? Vais-je être accepté ? Suis-je assez bien habillé ? Et toute une série de questions tournées vers le regard que l’autre porte sur ma personne. Les années collège ont été donc difficiles pour moi, j’avais peu d’amis, une insécurité émotionnelle forte, et la sensation d’être en permanence à côté de mes pompes, toujours « en dehors de soi-même » sous l’oeil inquisiteur des autres.

De mes 10 à 18 ans, j’ai peu vu mon père. Ma mère avait la garde et je le voyais peut être une fois par semaine ou toutes les deux semaines. De son côté, pris dans son travail et ses nouvelles relations amoureuses, le coeur n’y était pas vraiment pour s’occuper de ses enfants, il était assez distant. Je pense qu’il souffrait mais je ne m’explique pas encore pourquoi il nous a, il faut pouvoir le dire, en quelque sorte « mis de côté » dans sa vie. Après de graves soucis de santé et une retraite prématurée il est depuis résolument revenu vers nous, et s’est montré très affectueux, disponible, aimant depuis.. C’est une chance et je le reconnais, mais je pense que du point de vue de mon développement personnel, le mal était déjà fait…

Ma mère de son côté, me voyant souffrir, a essayé tant bien que mal de me soutenir, de m’aider, mais elle n’avait pas les solutions, peut être une question de culture, de personnalité, elle étant aussi d’une certaine façon anxieuse. C’est une personne très aimante mais je sais qu’elle n’a pas nécessairement les ressources pour répondre à mes questions. Si je veux aller mieux, c’est aussi pour elle car elle a montré énormément de courage au moment du divorce, pour offrir à ces enfants un toit, des vêtements, des vacances, etc.

En résumé, un divorce et une relation aux autres compliquée dans mon enfance et adolescence sont probablement les raisons objectives de ce mal être.



Ce que je cherche aujourd’hui en témoignant

J’aimerais à travers ce récit que certains d’entre vous peut être retrouvent des aspects de leur existence, puisque après tout nous sommes du même monde, , vous retrouverez des comportements ou des événements que vous avez partagés et qui vous ont occasionné des souffrances similaires aux miennes. Peut être dans cette identification, vous aurez des conseils ou des remèdes à m’apporter pour trouver un nouveau chemin dans mon développement personnel.

Je suis ouvert à toutes vos questions, remarques, besoin de clarifications sur mon parcours. Et j’attends impatiemment vos réponses !

Bien à vous.


Robin.

Réponses

  • FOLLMANNNathalieFOLLMANNNathalie

    Bonjour,

    Je vais me permettre en tant que thérapeute de vous faire une remarque.

    Il est préférable d'être concis sur un forum, et de savoir quel est votre demande exactement à ce jour ?...

    Car vu la longueur de votre message, je crains que vous n'ayez pas beaucoup de répnoses...


    Déjà vous dites avoir eu une enfance paisible mais quand on vous lit, on découvre ceci :

     "la grosse voix de mon père, rentré tard du travail, en pleine dispute avec ma mère. Cette période est, avec le recul, très douloureuse pour moi"... 

    Et

    "Les années collège ont été donc difficiles pour moi, j’avais peu d’amis, une insécurité émotionnelle forte, et la sensation d’être en permanence à côté de mes pompes, toujours « en dehors de soi-même » sous l’oeil inquisiteur des autres."

    et

    "De mes 10 à 18 ans, j’ai peu vu mon père. Il était pas vraiment pour s’occuper de ses enfants, il était assez distant"...

    Il serait important d'aller revisiter ces souvenirs en hypnose et de vous demander ce que vous ressentez émotionnellement quand vous y repensez et la croyance négative associé à ce souvenir mais qui serait toujours valable dans certaines situations de votre vie actuelle. C'est ça le travail en thérapie hypnotique.


    Ce qui m'a intéressé, c'est votre passage sur votre parcours thérapeutique et notamment votre approche en hypnose eriksonienne et l’EMDR. Vous dites : "Ces deux pratiques n’ont rien donné non plus. Impossible de m’hypnotiser en 4 séances, et l’EMDR aussi pendant 4 mois manifestement n’avait pas d’effet"


    Alors vous êtes très mal tombé. Le ou les praticiens rencontrés ne vous ont rien expliqué sur l'état hypnotique, ni sur l'EMDR qui est une technique très puissante.


    Il est important que le thérapeute sache expliquer et utiliser diverses techniques pour travaille sur les troubles somatiques et notamment les états du Moi dissociatifs, les ponts d'affects et somatiques,...


    Toutes ces peurs que vous évoquez doivent être travaillées avec des techniques appropriées,...


    Votre histoire personnelle c'est le vécu de la plupart des personnes que je reçois.

    Je vous adresse le lien d'un article que j'ai écris au sujet de la somatisation.


    Si vous êtes de ma région, n'hésitez pas à me contacter.

    Nathalie FOLLMANN - Hypnothérapeute clinique - Thérapie intégrative et holistique


    https://www.psychologue.net/cabinets/nathalie-follmann

  • FOLLMANNNathalieFOLLMANNNathalie

    Bonjour,

    Un retour serait apprécié...

    Cordialement

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