Y a t-il des hypersensibles sur le Forum?

November 2017 modifié dans Développement personnel
Pour être hypersensible, j'aurais souhaité savoir si c'est parce qu'une personne est hypersensible qu'elle ne peut pas faire face à un événement traumatisant ou est-ce que pour avoir vécu un événement traumatisant dans son passé qu' elle ne peut faire face à nouveau à ce même événement traumatisant?



Merci.
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Réponses

  • Eglantine,
    Pour répondre à votre question, j'ai envie de dire que les deux s’entremêle.

    Mais au départ, je dirais qu'une personne hypersensible n'a pas appris la confiance en soi. Mais il est nécessaire de remonter dans le passé, dans la relation avec la mère, ce qui s'est joué dans cette relation. L'attitude de la mère envers l'enfant. La relation fusionnelle ne permet pas à l'enfant de s'affranchir et devient timide, sensible, peureux, ... Il y a une multitude de facteurs qui vont jouer dans le développement de l'enfant. La présence ou pas du père vont contribuer à développer des schémas inappropriés chez l'enfant, etc...

    Je ne peux répondre complètement à votre demande, car il demanderait un certain nombre de questions plus poussées qui ne peut se faire sur un forum.
  • Madame Follmann, Je vous remercie de votre réponse. et je comprends.

    L'hypersensibilité est innée d'après ce que j'ai pu lire sur le sujet, elle se développe dans la vie intra utérine.

    C'est un trait de caractère de la personnalité d'une personne.

    Vous parlez du lien à la mère fusionnel ou du père inexistant mais sachant que l'enfance a été heureuse avec les deux parents vivants sous le même toit, avec beaucoup d'amour jusqu'à l'age adulte, je n'arrive pas à faire le rapprochement.

    Moi je parlais d’événements traumatisants plus précisément.

    Pour être hypersensible, est-ce que je pourrais faire face à nouveau à une situation traumatisante qui me rappelle trop une situation que je connais bien parce que je l'ai vécue plusieurs fois au début de l'âge adulte?

    Ou pour avoir vécu ce traumatisme plusieurs fois, ma questions serait qui est responsable : l'Hypersensibilité ou le Traumatisme vécu?

    L’événement du passé est un rappel ancré dans ma mémoire, j'en ai bien conscience, mais la question que je me pose et est-ce que je pourrais l'affronter le jour où cela se reproduira ?
  • Je comprends ce que vous me dites. Mais la relation fusionnelle avec la mère demande à être explorée dans votre cas pour comprendre votre hypersensibilité. Il y aurait beaucoup de choses à dire par rapport à ce que j'ai lu sur vous.

    Un événement vécu de manière traumatique n'est que le reflet d'un souvenir plus ancien qui n'a pas été traité de manière efficace, et donc il fera toujours réaction à tous les prochains événements difficiles. C'est ce qu'on appelle un schéma précoce inadapté qui va être renforcé par tous les événements qui auront le même contenu émotionnel.

    Par exemple, si votre mère a vécu un événement traumatisant pour elle pendant qu'elle vous attendait, son stress émotionnel vous a impacté d'une manière inconsciente.
    Si c'était le cas, une thérapie verbale classique n'aurait aucun impact sur traiter ce problème.
    C'est ce qu'on appelle les traumatismes de la vie intra utérine.
    J'ai l'habitude de travailler sur ce type de problèmes.
  • Si vous avez été un enfant surprotégé, cela conduit parfois à des enfants hypersensibles qui n'ont pas de défenses émotionnelles, et se sentent complètement dévastés face aux événements de la vie.
    Encore une fois, il y a des facteurs multifactoriels qui ont pu vous maintenir dans cette hypersensibilité.
  • Et pour répondre précisément à vos questions, à savoir :
    " pour avoir vécu ce traumatisme plusieurs fois, ma questions serait qui est responsable : l'Hypersensibilité ou le Traumatisme vécu?"

    Comme je vous l'ai dit, les deux sont entremêles et indissociables.

    "L’événement du passé est un rappel ancré dans ma mémoire, j'en ai bien conscience, mais la question que je me pose et est-ce que je pourrais l'affronter le jour où cela se reproduira ? "

    Non, j'en doute si le contenu émotionnel originel n'a pas été traité.
  • Pour répondre à ce qui a été dit plus haut, oui j'ai été surprotégée par mes parents, je suis la dernière d'une fraterie de 4 enfants.

    Et je vous remercie sincèrement d'avoir répondu à mes questions.

    Je suis d'accord avec vous, les événements du passés sont bien un rappel ancré dans ma mémoire, et pour les avoir vécus deux fois et la troisième fois ne pas avoir pu y faire face parce que je suis resté dans l'évitement, forcément la quatrième c'est de l'incertitude, de l'hypothétique, et je veux y travailler.

    Au moins je sais où j'en suis et j'en étais plus ou moins consciente c'est pourquoi je me pose toutes ces questions et je sais dans quel sens redirigait la psychothérapie que je suis déjà.

    Merci à vous.
  • Je rajouterais quand même quelque chose qu'il me semble que vous occultez.

    Le 1er évènement traumatisant n'est pas forcément celui auquel vous pensez. Ce que je veux dire, c'est qu'il est important de comprendre votre structure émotionnelle, ce qui vous a conditionné dans cette hypersensibilité, ce n'est pas l’événement traumatisant qui est la cause, mais bien votre conditionnement émotionnel, d'où l'importance de travailler sur "ce" conditionnement, afin qu'il n'alimente plus votre fragilité émotionnelle face à la maladie ou à la mort des gens que vous aimez.

    Je ne sais pas si vous comprenez ce que j'essaie de vous dire.
  • Oui, Je crois que je comprends, le 1er élèment n'est pas forcément celui auquel je pense quand bien même il a été le déclencheur pour moi parce derrière ont suivi d'autres décès, et je cherche dans mon passé si ça remonterait encore plus tôt dans mon enfance mais le seul événement traumatique dont je me souvienne c'était la mort de mes grands - parents, je n'avais que 6 ans pour lequel des deux, c'est flou dans ma mémoire, le deuxième je crois ma grand-mère, mon grand - père j'avais 4 ans mais je ne me rappelle rien, je me rappelle juste très bien avoir vu mes parents partir sous la pluie aux obsèques à mes 6 ans, ça m'a marqué je crois.

    Moi je voulais y aller mais j'étais trop jeune alors ils m'ont laissé chez une voisine qui était comme une grand - mère pour moi. C'était la première fois que j'entendais parlé de la mort mais le traumatisme pour moi c'est la mort de mon père et je ne peux plus voir une personne que j'aime en soins palliatifs.
    La soeur de mon père, ma tante est décédée en juin 2016 et je n'ai pas été capable d'aller de la voir et ça a été source de questions, de souffrances, pour finalement ne pas avoir la force d'affronter la réalité, je suis allée à ses obsèques mais j'ai été soutenue, et aidé mais cette période n'est pas encore sortie de ma tête.

    J'ai fait le deuil de chacun de ceux que j'ai perdus, je n'ai aucun doute la dessus mais deuil de la maladie ce qu'elle engendre non, je voudrais pouvoir voir en face la personne malade mais tête je ne peux pas. La fin de vie c'est le gros problème pour moi, laisser partir un être cher je le peux parce que je connais la maladie mais le voir partir à petit feu je ne peux pas.

    Ma vie est un vaste chantier, Je progresse mais ce n'est pas facile, , je voyage pour mon travail donc à mon retour fin avril, je vais réorienter ma thérapie.
  • Madame Follmann, Je vous remercie sincèrement d'avoir pris le temps de me répondre et de m'avoir apporté des élèments qui me permettront d'avancer.
  • Et bien voilà Eglantine, ces 1er décès ont laissé forcément laissé un impact sur vous, et vous a conditionné dans une fragilité émotionnelle de la disparition des gens autour de vous.

    Ce qui est important à comprendre ce qu'il est nécessaire de travailler en hypnose pour retraiter l'impact émotionnel de ces premiers souvenirs.
    Trop jeune pour vous souvenir, mais je peux vous assurer qu'en état hypnotique, l'émotion et surtout le corps se souvient.

    A ce sujet, je vous conseille 2 livres de Arthur JANOV :
    "Le corps se souvient" et "le cri primal"

    Pour conclure, j'ai envie de vous poser quelques questions :
    Comment s'est passé votre naissance ? avez vous eu des soins intensifs ou séparée de votre mère à la naissance ? couveuse par exemple ?
    Avez vous été souvent à l'hôpital petite ?
  • Elle a du être hospitalisée avant ma naissance car sa grossesse se passait mal et je ne voulais pas sortir.

    Quelle édition SVP? Je pense les emporter avec moi dans mes valises dans ce cas, je lis beaucoup d'ouvrages ça m'a énormément aidés mais je sais que mon travail thérapeute est loin d'être fini. Là où je vais il n'y a ni psy ni hypnothérapeute à 2000m d'altitude.
  • "Elle a du être hospitalisée avant ma naissance car sa grossesse se passait mal et je ne voulais pas sortir."

    Voilà le 1er point de départ où je travaillerais avec vous si vous étiez ma patiente.
    Vous me direz que vous n'y voyais pas de lien avec le reste, mais moi je peux vous dire qu'il y a un lien énorme.
    Vous ne pouviez pas sortir, imaginez ce petit BB qui pour des raisons que j'ignore était bloqué dans le ventre de sa mère et n'arrivait pas à sortir, imaginez la peur de la mort qu'à pu s'enregistrer dans les cellules de votre corps...

    Pour les bouquins ce sont des livres de proche que vous trouverez facilement sur le net.
  • J'ai lu également que vous étiez asthmatique ?... imaginez la peur de ce petit BB qui risquait d'étouffer car il n'arrivait pas à sortir, pas étonnant que l'asthme s'est développé chez vous... Il peut y avoir d'autres facteurs qui ont contribué à maintenir cet asthme.

    Vous comprenez mieux maintenant mon approche thérapeutique ?... L'hypnothérapie n'est pas juste un travail de surface, mais un travail de fond, voire intra utérin...
  • D'accord pour les bouquins, je regarderais après pour passer commande chez mon libraire par mails directement. Merci encore c'est très gentil à vous de m'avoir conseillé.

    Ce que vous me dîtes m’interpelle beaucoup parce que j'ai toujours dit et en particulier à mon Psy au moment où j'ai perdu ma maman, que si c'était à refaire, je n'aurais pas voulu venir au monde pour ne pas avoir connu la souffrance que j'ai connu parce qu'elle m'a poursuivi, parce que j'ai mis des années déjà à accepter la mort de mon père puis ma sœur et il y a longtemps pourtant. Il a répondu que ce choix ne m'appartenait pas car c'est l'amour de mes parents enfin qu'ils ont eu l'un pour l'autre qui a fait que je suis venu au monde.

    Je vous rassure j'ai fait les deuils, ils me donnent de la force d'en haut maintenant, j'ai pris un cap et je le garde, thérapie ACT, le reste suit mais je passe 9 mois de l'année en Hautes-Savoie et l'autre partie chez moi à 800 kms donc j'ai conscience qu'il y a encore du travail mais je suis aussi un pigeon voyageur, je revois mon thérapeute en intersaison et pour le moment, ce sujet là il va attendre car il y en a un autre en cours, comme je vous ai dit ma vie est chantier en ruine, et je reconstruis mes fondations et il faut savoir que j'étais au fond du trou en janvier 2011 j'ai même voulu partir, ce n'est plus le cas heureusement. je suis plus sereine mais les événements de la vie font que ....

    Et pour la peur d'un bébé qui ne voulait pas sortir c'est ça exactement, je ne voulais pas et si j'vais le choix, je ne serais pas sortie mais je suis là.

    Merci encore à vous, ça m'a apporté encore un élément pour avancer.
  • L'asthme oui, en plein dedans, c'est ce qui a emporté ma Maman, une dernière bronchiet asthmatique et l'hérédité, sa maman l'était, elle l'était, je le suis, mes sœurs le sont, l'était pour celle qui est décédée, et l'eczéma idem, ma grand-mère maternelle, ma maman, mes soeurs ont eu d'autres allergies, croisées, et aux pollens, foins, pour la cadette, moi non c'est plus le climat, les acariens mais j'ai fait une désensibilisation et ça va mieux mais le climat est un facteur qui n'arrange rien surtout en ce moment car je suis moins bien sur le plan respiratoire d'où ma bougeotte pour les montagnes car je vis là où il pleut tout le temps. Je repars très bientôt donc ça me fera le plus grand bien. Je vis au rythme des saisons, j'adore ça mais ça commence à changer car j'ai un projet qui prend du temps.
  • J'espère vous avoir éclairé sur l'importance de travailler sur le 1er point de départ, et le vôtre c'est intra utérin, la peur de mourir dans le ventre de votre mère, ce manque d'air vital qui vous a rendu asthmatique, la peur de votre mère qui risquait aussi de vous perdre, bref beaucoup de peurs enkystées reliées à la mort.
    D'où cette fragilité chez vous, cette difficulté à faire face à la maladie, la mort...

    Travailler sur des choses présentes n'ont que peu d'intérêt tant que ses 1ères émotions intra-utérines n'ont pas été traitées de manière appropriée. Vous serez toujours rattrapée par ses peurs inconscientes. Vous pouvez vous répéter que c'est à cause de votre naissance, mais cela ne changera rien. C'est à un niveau inconscient qu'il faut agir.

    Bonne lecture
  • Merci, je viens de regarder le contenu et j'apprécie vos conseils de lecture et je viens de passer commande à mon libraire. J'ai hâte de les avoir.

    Oui je comprends, rester en surface ce n'est pas possible et je le sais car je serai rattrapée, c'est bien connu, on est toujours rattrapé par ces vieux démons, enfin démons je ne sais pas mes peurs oui, et ça m'a rattrapé, ça me rattrape encore c'est pourquoi j'en suis là, et ce n'est pas fini j'ai bien compris aussi que ce n'était pas fini d'où mes questionnements.

    Et je viens de comprendre d'où me vient une autre peur sur laquelle je n'ai pas encore travailler parce que je n'en ai pas parlé à mon thérapeute quand je l'ai revu et j'attendais un peu car il y a un autre sujet qui me perturbait dernièrement et il était primordial de le traiter, ce qui a très bien fait et cette peur là est complètement liée à ma naissance je crois et c'est dans mon inconscient, vous m'avez ouverte une porte, je ne savais pourquoi, pourquoi autant, maintenant je sais, après à voir quand je devoir l'affronter mais ce ne sera pas avant l'été vu que je repars au train là sous peu.

    Merci encore, et je ne doute pas de l'hypnothérapie au contraire, mais je n'habite dans votre région, et par chez moi il y en a une à une heure de chez moi mais je ne peux faire ça en coup de vent, je continue avec mon thérapeute et j'envisagerai d'approfondir si je n'avance plus, je sais qu'il est très ouvert et que son objectif a été de me faire sortir de la dépression, du reste aussi, et j'en suis sortie, plus de traitement depuis 3 ans, juste suivi, très suivi car il s'est investi pour moi ouvrages, un ouvrage sur lequel j'ai travaillé avec lui et seule aussi parce qu'il le fallait, tout en profondeur et un véritable travail d'introspection j'ai fait déjà mais je sais qu'il n'est pas fini, non il n'est pas fini.

    Merci encore, bonne soirée à vous.
  • Rappelez simplement que tous les hypnothérapeutes n'ont pas le même cursus.
    Il est important d'avoir un cursus complet et sérieux et avoir fait sa thérapie soi même comme je l'ai fait pour travailler sur tous les traumatismes de mes patients, même ceux qu'ils ont oublié...

    Bonne soirée
  • D'accord. Merci.
  • whaouuu super intéressant, même de lire la vie d'une autre personne nous enrichit, c'est fou la psychologie. Bravo à vous deux pour vos facultés d'analyse, d'écoute et de compréhension.
  • personnellement je ne crois pas trop à l'hypersensibilité. ...
  • AndorreFil,
    Pour ma part, il est normal d'apporter ces éléments d'exploration, étant thérapeute.
    Merci en tout cas de votre attention.

    Nathalie Follmann - Hypnothérapeute clinique à Clichy 92
  • Merci AndorreFil, cela me touche ce que tu dis, je suis ouverte d'esprit, parfois maladroite je le reconnais volontiers et je ne suis pas une mauvaise personne qui porte des jugements hâtifs mais je suis une écorchée vive, j'ai été malmené alors c'est aussi parfois très difficile pour moi qui suis très sensible. Mme Follmann m'a beaucoup appris hier.

    Je continue un travail tout en profondeur sur mon être intérieur, l'enfant que j'ai été un jour et qui je crois refait surface par le biais des peurs aujourd'hui, j'ai compris qu'elles étaient ancrées en moi, Mme Follmann a ouvert la boîte de Pandore je crois, et je cherche au plus profond de moi le pourquoi des choses parce que j'en ai besoin pour avancer et faire face à mes peurs les plus profondes liées à l'existence. Il y a une faille et maintenant que j'en ai pris conscience je vais pouvoir travailler dessus.

    Comment aider autrui au mieux quand soi-même on souffre parce que certains événements ou témoignages évoquent une grande souffrance pour moi, je me préserve sur les conseils qu'on a pu me donner, mais je veux savoir où j'en suis parce que je me rends compte que je suis dans l’évitement pour des sujets humains, graves, et ma santé en souffre en ce moment. je ne peux plus aider autrui si je ne vais pas bien moi-même.
  • Bonjour Mme Follmann,

    je me souviens qu'une fois vous m'aviez demandé, qu'est-ce qui avait pu se produire à l'âge de 8 ans pour que mon eczéma se déclare, et la question que je me pose est : Est-ce qu'une peur d'enfant qui est restée dans l'âge adulte peut avoir déclenché mon eczéma? Parce que je crois comprendre que les éléments auxquels je pense sont reliés les uns aux autres.

    Au pire moment, en phase dépressive, j'interprétais tout, tout avait un sens pour moi, c'est allé très loin, j'étais dans l'effroi et non pas la peur, sauf que c'est mon état qui faisait que, et j'ai eu un autre traitement parce que ça me parlait trop, beaucoup trop au point de me faire sombrer. Je suis hypersensible à tout, c'est déroutant parfois mais c'est aussi une grande joie parce que j'ai trouvé ce qui m'apaisait et continue de m'apaiser, la montagne, elle est mon ancre, je ne l'aime pas, je la ressens, je la vis en moi, dans tout mon être, je ne skis pas, mais je grimpe, raquettes, méditation en altitude, j'ai défié ma peur du vide avec le parapente cet été, mais tout n'est pas résolu pour autant pour le vide.

    Aujourdh'ui, je cherche des liens concrets de ma vie qui m'apporteraient un début de piste, des déclencheurs parce que je suis remontée assez loin encore hier pour comprendre qu'il faut que je travaille sur mes émotions, les ressentis parce que je sais au fond de moi que le travail que je croyais fini ne l'est pas mais c'est compliqué en travaillant en saison.

    Mon eczéma est déclenché non pas par l'anxiété uniquement mais la peur aussi. Et l'asthme lui est déclenché par le climat, les facteurs extérieurs que je connais bien mais aussi par la peur..j'essaie de creuser.

    Par rapport à ce que vous m'avez dit, c'est comme un puzzle que j'essaie de reconstituer, c'est fabuleux mais il y a beaucoup de pièces, je ne suis pas encore arriver à reconstituer tout parce que ça prend du temps et de là je sais que je pourrais encore avancer.

    Je vais en parler avec mon thérapeute que je revois avant mon départ début décembre, mon médecin la semaine prochaine aussi, elle ne lâche rien et elle est très humaine et investie aussi dans mon chemin de vie parce qu'elle m'a récupéré au pire moment, je ne croyais plus en rien, en personne et pour avoir eu à faire à un ancien médecin que je n'ai eu que que 3 ans, qui envoie ses patients au cimetière plutôt que chez un Psy quand ils sont dépressifs et bien vous comprendrez peut-être mieux ma méfiance à un moment et ça n'avait rien à voir avec vous, je vous assure ou vos compétences professionnelles parce que j'ai compris aussi que vous aviez raison et je m'en excuse encore très sincèrement.

    Mes pensées, ce que j'ai vécu avec cet ancien médecin ont obscurcit mon jugement ou mon ressenti par rapport aux personnes en générale en particulier les soignants d'où la méfiance qui en découle de ma part, je suis toujours dans le problème liée à l'incertitude, les choix et les doutes me font paniquer, c'est parfois compliqué à gérer pour moi, mon psy m'aide beaucoup pour ça sur le plan professionnel, multitude de propositions mais je ne peux faire qu'un choix parce que je ne peux pas me couper en plusieurs moi, je ne suis qu'une personne à la fois.

    Vous me demandiez si j'étais allé à l'hôpital beaucoup étant enfant, je vous répondrais que non mais après la mort de mon père, ma santé a poussé un cri d'alarme, je eu de nombreux soucis de santé, et c'est l'un d'eux qui m'a amené à consulter un psy à cause d'un conflit avec ce médecin inhumain justement, je comprends beaucoup mieux le pourquoi de ses soucis, liée à l'anxiété, j'en ai moins maintenant, enfin, j'ai une maladie auto immune et là c'est l'inconnue, l'asthme je sais et je n'ai pas peur, je suis en paix avec ma propre mort mais pas celle de mes proches, je suis morte une fois déjà, et pour savoir ce qu'à fait et bien, je n'ai plus peur pour moi alors que lorsque j'étais enfant, j'étais terrifié. Et aujourd’hui ce n'et pas d'elle dont j'ai peur mais de la maladie, ce qui en découle et ce qui tourne autour, la vieillesse, la déchéance du corps, ......

    je ne sais pas quoi vous dire de plus pour vous faire comprendre que je vous témoigne toute ma Gratitude et ma Reconnaissance pour les réponses que vous m'avez apportées.
  • c'est agréable de se faire aider et d'y voir plus clair c'est sûr, je vous comprends églantine.... vous suivez une thérapie déjà ?
  • Imogène, croyez en ce que vous voulez ou n'y croyez pas mais chacune ces croyances enfin moi c'est la réalité et je la vis au quotidien.
  • Oui Metisse101, je n'ai pas eu le choix, j'ai pris la décision il y a quelques années suite à une grande souffrance que mon corps manifestait, la souffrance psychique a suivi, un cauchemar qui a durée deux ans pour ma santé, mais j'en suis sortie avec des séquelles physiques mais c'est la meilleure décision de ma vie que j'ai prise, contre vent et marais je me suis battue, la mer a été souvent agitée et j'ai bien failli reperdre pieds à un moment mais mon thérapeute a changé de thérapie avec moi et depuis je revis et j'y travaille toujours encore et encore, loin d'avoir fini pour moi. je suis dans une autre phase de la thérapie, j'explore d'autres pistes plus profondes maintenant que je vais mieux, avant je ne pouvais pas, mon existence est un chant de bataille et il faut reconstruite les fondations, ça prend forme je dirai mais elles ne sont pas terminées.

    Mon seul regret est de ne jamais avoir demander d'aide après la perte d'un être cher alors que j'étais plus jeune parce que j'ai accumulé la souffrance jusqu'à ce qu'elle me consume de l'intérieur.
  • Oui il est vrai églantine que nous attendons d'avoir vraiment besoin d'aide pour en demander.. c'est dommage mais on fonctionne tous sur ce modèle..
    Pour l'hypersensibilité, ça me dépasse un peu ça à vrai dire...
  • Je comprends Richard moi aussi.
  • est-ce que ton psychothérapeute t'a dit que tu étais hypersensible ?
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