Abus et sexualite addictive

Réalisée par Joy le 14 janv. 2018 Addictions

Je voudrais comprendre mon comportement

J'ai été abusé dans mon enfance et adolescence et parois tout ce que cela à engendré, il y'a une chose que je ne comprends pas, souvent lorsqu'on parle de victime d'abus, on parle aussi d'incapacité a avoir des relations sexuelles. Il se trouve que chez moi c'est tout le contraire, je me retrouve avec une multitude de partenaires sans trop savoir comment ni pourquoi. Parfois je me dit que c'est très dangereux et que je ppurrais tomber malade, mais ça ne m'empêche pas de recommencer. J'ai essayer de comprendre pourquoi je reagissais comme ça mais je n'arrive a aucune explications logique. Je suis tombé enceinte à deux reprise de cette façon ( enfant que j'ai garde et pour qui je ne connais pas l'identité dupere pour le deuxième) cette situation me déprime au plis haut point c'est comme si je ne veux pas faire ça mais que je m'y sent obliger ce ne sont même pas des relations ou j'y trouve plaisir au contraire et chaque fois je culpabilise a m'en rendre malade ou a me scarifier apres l'acte. Plus jeune j'avais des soucis de ce que j'appelle la msturbation excessive et j'ai lu une fois que cela pouvait être du aux abus.Chaque fois je faisais ça jusqu'à en avoir mal au ventre ou a en avoir la tête qui tourne ..... Il m'arrive encore parfois de le faire s'ensuis plusieurs jours de grande deprime. J'aimerais beaucoup parler de ça en thérapie mais je n'oserais jamais expliquer tout ça à ma psy, j'aurais bien trop honte de devoir avouer tout ça.C'est pour cela que je vous écris en esperant trouver des réponses se ou bien la force d'en parler en seance ....

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Bonsoir Madame,

Votre comportement pourrait s'expliquer par votre la façon dont vous avez été aidée/ou plutôt pas aidée par vos parents... à vous construire psychiquement avec vos proches, avant et après l'abus que vous avez subi.
L'enfant n'a pas la maturité psychique d'intégrer un abus sexuel (parfois même les caresses trop appuyées ont un effet traumatisant...), de comprendre ce qui lui arrive, et il est débordée par les sensations. Ultérieurement... il sera débordé par les pulsions...

C'est un peu hasardeux de tenter de vous donner des "explications" toutes faites, puisque chaque histoire est singulière et seulement en "creusant" la votre avec l'aide bienveillante indispensable d'un(e) psy que vous allez, petit à petit, comprendre pourquoi vous êtes arrivé à vivre ce que vous décrivez.

Les causes des addictions sont assez connues : besoin de combler un vide intérieur, un manque affectif, besoin de fuir les douleurs d'une réalité dure à affronter, recherche de sensations agréables qui permettent de panser ces douleurs.
Chez vous ça peut être aussi une sorte de "traitement" que vous avez trouvé contre la déprime : l'orgasme libère des hormones du plaisir dont vous avez probablement besoin comme "antidépresseur".
La sexualité compulsive que vous décrivez est aussi une recherche désespéré d'amour..., quand on ne sais pas trop ce que l'amour comprend en plus des relations sexuelles...

Donnez vous le temps de gagner la force, grâce à la thérapie, de dire petit à petit à votre psy ce que vous avez pu écrire ici : vous n'êtes pas obligée de tout dire d'un coup...

Et surtout soyez confiante : une bonne thérapie peut vous permettre d'arriver à mieux gérer vos émotions et pulsions débordantes, vous donner des repères de vie, et changer les comportements qui vous font plus de mal que de bien.

Si besoin... un traitement antidépresseur pendant un certain temps peut être nécessaire, en parallèle de la thérapie : ceci peut vous permettre de parler plus facilement de certaines choses qui vous pèsent, de passer outre la honte, et aussi de changer de comportement.

Bon courage à vous !
sp

Silvia PODANI Psy sur Issy-les-Moulineaux

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Bonjour Joy... Je vous félicite de savoir exprimer votre souffrance et de vouloir comprendre... Vous avez su la reconnaître et cela est la 1ère et essentielle étape... en choisissant de vous faire accompagner par une psychologue... sans avoir, pour le moment, "oser" exprimer le + difficile... et, je comprends parfaitement cette difficulté... à cause de la honte de votre vécu que vous retournez contre vous... alors que la honte est en réalité sur la personne qui a abusé de l'enfant que vous avez été !!! Pour pouvoir en parler à votre psychologue, je vous suggère de lui demander une consultation téléphonique... quand on n'est pas vu, c'est + facile : c'est ce que j'ai expérimenté en tant que thérapeute et en tant que aidée aussi. Ou, par écrit, si vous le sentez possible... observez votre ressenti sur le moyen de pouvoir exprimer cela... et respectez vos réticences... Pour vous libérer ce passé et des conséquences que vous ne voulez plus, la psycho-énergétique avec l'EFT-Matrix associé à la Thérapie Relationnelle par la Présence Empathique le permet sans passer par la confrontation au souvenir traumatique, et cela est très rassurant, confortable et sécurisant...Voyez si votre psychologue connaît ces thérapies... Avec mes encouragements à vous libérer et choisir ce que vous voulez vivre vraiment !

Thérèse Badonnel Ferry Psy sur Verneuil-sur-Seine

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Bonjour Joy,
j'apporte une réponse de plus à toutes celles qui vous ont été adressées. Cela vous aidera, je l'espère.
Vous n'avez pas à avoir honte. Nous écrire tout cela c'est déjà important. Vous avez droit au bonheur comme tout le monde. Ce que vous nous décrivez en matière de relations sexuelles successives, et le manque de plaisir que vous éprouvez, peut se comprendre.
Aprés un trauma, chacun réagit différemment et met en place un comportement pour se protéger. Le comportement que vous avez mis en place peut-être comme une "fuite en avant" (s'abstenir de relations sexuelles pourrait être comme une fuite en arrière par peur de ressentir à nouveau ce trauma sexuel). La fuite en avant peut-être cette attitude de multiplier les rapports sexuels comme pour se rassurer que ce n'est rien, que ce n'est pas grave ou pour autre chose.
Comme c'est un comportement que vous avez mis en place pour vous "protéger" de ce trauma (et vous avez raison d'avoir voulu vous en protéger pour prendre soin de vous), il est possible de trouver un nouveau comportement à mettre en place aujourd'hui. En sexothérapie, grâce aussi à des outils de la thérapie brève, j'accompagne des personnes sur ce chemin.
Vous êtes, j'en suis sûr, quelqu'un de bien. On peut être quelqu'un de bien et ne pas être fière des comportements ou attitudes qu'on a dans telle ou telle circonstance.
Allez, prenez soin de vous.
Je ne peux que vous invitez à faire une démarche auprès d'un thérapeute. Le tout est de sentir la confiance avec celui ou celle avec qui vous déciderez de faire un bout de chemin.
C'est une nouvelle année.
Profitez-en.

Je reste à votre disposition si besoin sur ce site ou sur ma boite email professionnelle.

Bien cordialement

Jean-Luc KERDRAON Psy sur Cormelles-le-Royal

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Bonjour,
je tiens à vous rassurer d'emblée: La seule chose qui est anormal chez vous est ce que l'on vous a fait subir.
Votre besoin "excessif" en matière de rapports sexuels représente un autre symptôme chez des victimes d'abus sexuels. Et dans le fonds, ce comportement constitue aussi une incapacité d' avoir des rapports sexuels satisfaisants et surtout épanouissants.
Je vous conseille vivement d'en parler à la collègue qui vous suit. Elle ne vous jugera pas, mais elle ne peut pas vous aider si elle ne connait pas votre histoire.
Je propose parfois à mes patients ayant du mal à aborder un sujet d'écrire. Mais il faut à minima que je sois au courant que ces difficultés existent.
Courage, je sais que ce sont des traumatismes difficiles à aborder mais il n'y a -comme dirait Boris Cyrulnik- que les récits que nous en faisons qui peuvent nous aider à nous reconstruire.
Bien cordialement,
Stefanie Böhme
psychologue clinicienne
enfants ados adultes
analyse systémique
thérapie familiale et conjugale

Stefanie Böhme Psy sur Fontaine-Notre-Dame

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Bonjour Joy,

Je suis bien touchée par votre histoire. Pour vous répondre sur le fait de l'inhibition sexuel consécutive aux abus, et bien oui dans certains cas cela arrive et dans d'autres cas c'est le contraire. Ce qui semble être votre cas. Cependant dans les 2 manières de réagir, il y a l'expression d'une grande souffrance, d'avoir été blessée, d'avoir été utilisée comme un objet, pas respectée. il y a la honte aussi, oui, mais qui peut-être protège du dégoût profond envers l'agresseur. Si consulter est trop difficile dans un premier temps, prenez soin de vous et pourquoi ne pas "déblayer" un peu par l'écrit? Peut être que d'avoir écrit ici vous donnera cet élan pour passer la porte d'un cabinet de consultation, mais si vous avez encore besoin d'écrire avant de pouvoir dire, prenez soin de votre besoin. Quant à la honte, sachez que tout thérapeute ou psy digne de ce nom ne jugera JAMAIS un patient par rapport à des pratiques sexuelles, la masturbation, des fantasmes, quelle que soit leur origine d'ailleurs! Dans votre cas, ayant été victime, il serait d'autant plus inconcevable de vous juger! Vous avez développer ces comportements par protection, et pas parce que vous êtes "mauvaise"! L'expression d'une sexualité expansive vous permet de rassurer quelque chose (ou quelqu'un) à l'intérieur de vous, c'est une solution que votre psychisme a trouvé pour garder un certain équilibre, mais qui ne vous aide pas autant que voulu et dont les conséquences sont lourdes. En étant bien accompagnée, vous en trouverez une autre, solution, et qui vous conviendra bien mieux. Vous êtes encore debout malgré les épreuves, vous êtes lucide sur votre vécu et vos actes, vous avez tout pour vous sortir de cette souffrance, l'apprivoiser d'abord, apprendre à vivre avec et malgré elle.

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Bonjour Joy,
Je comprends la honte que vous pouvez ressentir face à ce vécu. Vous dites que vous aimeriez en parler à votre psy. Pensez-vous qu'elle n'accueillera pas votre honte avec bienveillance ?
Je comprends aussi que vous êtes plus à l'aise ici à l'écrit et de façon anonyme. Pouvez-vous envisager, pour cette question là, une thérapie complémentaire par écrit, via Messenger par exemple ?
Bien cordialement,
Sébastien
Accompagnant centré sur la personne

Sébastien Irola Psy sur Le Peyrat

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Bonjour Joy,

Les réponses de mes collègues vous donnent des pistes...
Pour ma part, je voudrais juste revenir sur ce petit mot glissé à la fin de votre message: la honte. Vous auriez honte d'avouer tout cela, écrivez-vous à une psy et pourtant vous êtes prête à faire la démarche. Cette honte, vous la portez sans doute en vous depuis longtemps, depuis que vous avez été abusée enfant. Si vous n'avez pas été aidée alors, si vous n'avez pas été écoutée, entendue comme c'est souvent le cas, si même vous n'avez pu dire... la honte vous a alors submergée et tout votre comportement ultérieur, pulsionnel est à la mesure de cette honte que vous voudriez faire taire.

Alors... Puisque vous avez fait le pas d'écrire ici, d'oser écrire, faites le pas suivant de consulter, et n'ayez honte: face à un ou une psy, tout peut se dire, et ce sera pour vous la voie vers un mieux-être.

Bonne chance à vous,
Bien cordialement,
Fabienne Verstraeten
Psychanalyste

Fabienne Verstraeten Psy sur Marseille

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Bonjour Joy,

Il est bien évident que votre addiction est extrêmement lié à vos abus sexuels. Le traumatisme que vous avez subi à entraîné une dissociation (le cerveau disjoncte pour que le corps et ou l'esprit ne souffrent pas) et si les abus se sont répétés cela va se reproduire encore et encore pour ne pas souffrir émotionnellement.
Je vous joins un article de Muriel Salmona sur la mémoire traumatique qui vous fera prendre conscience de votre fonctionnement.
Je ne peux que vous conseiller d'en parler à votre thérapeute qui est là pour vous écouter de manière bienveillante et sans aucuns jugements. Rappelez vous que c'est vous la victime.
https://www.memoiretraumatique.org/assets/files/v1/Documents-pdf/La-dissociation-traumatique-et-les-troubles-de-la-personnalit-Dunod-2013.pdf

A vous lire.

Isabelle MALGERARD
Hypnothérapeute

MALGERARD Isabelle Psy sur Haguenau

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Bonjour,
Les victimes d′abus sexuels ne sont pas toutes dans la passivité ou le rejet en matière de sexualité.
La quasi totalité des déviants, des prédateurs sexuels, ont subi des sévices autrefois. Un peu la même chose pour les addicts.
Pour faire très court, ces passages à l′acte leur permettent de reprendre un rôle d′acteur, de maîtrise, de reprendre le contrôle (bien illusoire) par rapport à ce qu′ils ont subi.
Multiplier les partenaires est une façon de dire : « cette fois, c′est moi qui décide ».
Ceci étant une piste de réflexion. Mais il existe aussi d′autres voies de compréhension, en lien avec la vie fantasmatique, et puis aussi, avec la libido, (régulation hormonale, contrôle neuroendocrinien ?).
Pour ce qui est de parler avec une psy, oui, bien sûr, au début vous aurez quelques résistances, de la honte, mais la capacité d′écoute et d′accueil de votre psy viendra rapidement à bout de vos réticences.
Cordialement

Maurice Gaillard Psy sur Vincennes

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