Aider ses parents en détresse // Suite

Réalisée par Marielbl le 4 juin 2018 Thérapie brève

Merci de m'avoir répondu.

Alors pour expliquer brièvement la situation. Mes parents n'ont vécu que pour nous (5 enfants). Ils voulaient qu'une seule chose c'était qu'on soit heureux ... alors là c'est un coup de massue qu'ils ont reçu. Je m'efface un peu pour eux, le temps qu'ils "digèrent ". Ils me demandent tous les jours comment je vais ... mais là il leur faut du temps pour se remettre et donc je dis que ça va ... C'est compréhensible !
Pour info on ne vit pas ensemble.

Aujourd'hui ma mère m' a demandée "comment va tu ? "
J'ai répondu "C'est dur de vous voir ainsi "
Puis elle m'a dit "tu dois pas t'occuper de ça. " Puis, je lui demande comment elle va un peu mieux.
Réponse " Je sais pas quoi répondre "
J''arrête de poser la question..
Donc ils reconnaissent mon statut de victime.
Mais ils aiment aussi leurs fils et ils veulent pas le perdre et c'est vrai que mon frère est en détresse psycho. Ressortir cette histoire peut le faire aller au suicide, moi je n'ai pas de désir de venger, ni porter plainte ni l'accabler. Il se punit tout seul, en s'empêchant d'être heureux.
En vérité ma situation est plus "enviable "que la sienne.
J'ai une relation saine et stable depuis 7 ans.
Mon compagnon me soutient sans relâche.
Lui a cumulé des relations catastrophiques. Aujourd'hui il a une femme et deux enfants mais c'est la cata avec sa femme.

Donc mon parents ne savent pas comment gérer mon besoin de reconnaissance de victime et mon frère. Ils essaient de comprendre... J'ai parlé d'agression sexuelles et pas de viol je sais pas ce qu'ils imagine, mais peut être je devrai leur donner les détails et ça sera peut être moins grave que ce qu'ils s'imaginent.

Ils vont s'occuper de moi. Me soutenir jusqu'au bout puis ils s'occuperont de mon frère (faudrait qu'il fasse aussi une thérapie). Puis un jour et bien peut être on (mon frère et moi) pourrons aborder cette question.

Mais tant que ma colère n'est pas passée c'est pas possible.

Bon maintenant pour vous répondre:
"tellement que vous préférez voir la détresse en l'autre, plutôt qu'en vous-même " C'est vrai j'ai toujours été plus sensible à la détresse des gens que j'aime que la mienne. J'ai appris à me frustrée depuis 17 ans (Cette histoire).

" des remaniements pour chacune des personnes impliquées " Le suicide n'est pas un remaniement envisageable. Mais rien ne sera plus comme avant.
" Etes-vous en thérapie? " Oui mais j'ai annoncé cela vendredi, suite à mon rdv, mais les jours sont interminables avant la prochaine consultation (vendredi).

Mes parents vont venir à la consultation pas au prochain rdv mais au suivant (en espérant que ma thérapeute accepte).

" la place de « coupable » auprès de vos parents. " mais je me sens pas coupable enfin j'avoue juste un peu coupable de pas avoir su gérer seule cette histoire.

" « Tu ne feras pas de mal à tes parents, tu ne les décevras pas ». " Bah je suis pas si sure, d'ailleurs mes parents m'ont dit " Si tu as des reproches à nous faire, tu dois les faire, sans te retenir. On peut entendre tout c'est notre rôle " Et bien sure j'ai des reproches à leur faire.
" les parents prennent soin et protègent le(s) enfants qui demande(nt) protection aux parents " oui il leur a fallut le week end, mais ca y est je crois ils ont intégré cela.

" d’un(e) thérapeute qui les aidera en ce sens " Ils veulent bien voir un psy de leur côté pour savoir quoi faire. Mais refusent une thérapie pour eux même si j'ai vanté les mérites de ma thérapeute, et le professionnalisme et l'importance des thérapeutes en général.

" Tout acte incestueux est répréhensible par la loi " Je veux pas porter et plainte et briser toute la famille. Et je reconnais le détresse de mon frère malgré ma colère.

J'ai l'impression d'avoir rompu avec moi enfant, je serai plus jamais la même...

Merci de votre écoute.

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Bonjour,

A vous lire, voici les réflexions qui me viennent:

Vous êtes en travail, et vous le voyez vous-même la situation évolue de jour en jour, c'est aussi cela le "remaniement" que j'ai évoqué dans ma précédente réponse.

Vous craignez une issue fatale pour votre frère: mais ceci n'est peut-être que dans votre tête et c'est aussi la raison pour laquelle vous l'avez tellement protégé durant des années.

Vous éprouvez de la colère: c'est très bien, c'est aussi cette colère qui vous fait avancer à présent...

Pour ce qui est de votre thérapie et d'une éventuelle thérapie pour vos parents: vous en parlerez avec votre psy ce vendredi, mais il ne conviendrait pas du tout à mon sens, que vos parents soient reçus par la personne avec qui vous êtes en travail. Il s'agit, ici, de séparer et surtout de préserver cet espace que vous vous êtes constitué pour vous-même - espace réel de la thérapie, espace psychique du travail en cours.

Tout à la fin vous écrivez que vous avez l'impression d'avoir rompu avec vous enfant: oui, en parlant à vos parents, vous avez franchi le cercle magique en deçà duquel vous vous teniez jusque là. Il y a à présent l'enfant en vous, qui est restée dans ce cercle, et l'adulte qui est désormais capable de regarder, de revisiter cette histoire. Vous n'êtes plus la même... c'est là aussi quelque chose qui est de l'ordre du remaniement intérieur. En parlant à vos parents, vous avez quitté le monde de l'enfance afin de pouvoir vivre bien en tant qu'adulte aux côté se votre conjoint.

Bien cordialement,
Fabienne Verstraeten
Psychanalyste

Fabienne Verstraeten Psy sur Marseille

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Bonjour,

Merci pour votre complément d'informations.

L'échange entre vous et votre me semble positif : chacun fait son travail intérieur et prend en même temps soin de préserver l'autre dans la mesure de son possible.

Pour votre frère, c'est plus souvent le silence et le non-dit autour d'une culpabilité qui fait terriblement souffrir que la mise au grand jour de cette culpabilité. Nombreux sont ceux qui vont mieux lorsqu'ils doivent sortir du silence..
Il faut évidemment qu'il accepte d'aller parler de tout ceci chez un thérapeute : il y a sa souffrance qui est à prendre en compte, je vous comprends parfaitement.

Mais, sans pour autant porter plainte, il est essentiel qu'il entende les choses : il a commis un acte passible de peine d'emprisonnement. Certes, grâce à vous, Il n'ira pas en prison mais il faut qu'il sache qu'il a commis un acte illégal. Il le sait déjà mais il faut que les mots soient dits. Il assumera son acte, il vivra peut-être mieux. C'est son histoire, personne n'est dans sa tête. Vous avez peur, on peut le comprendre car il s'agit d'une situation complexe mais si chacun prend le temps de se faire aider, si l'amour des parent est resté intact malgré le choc, il ne peut y avoir que du mieux.

Pour autant, les faits sont là et ne s'effaceront pas, resteront dans les mémoires. Mais ils auront été dits : et cette histoire familiale ne peut aller que vers un mieux.
Sortir de l'ombre apporte toujours de la lumière : même lorsque c'est pour éclairer des choses que l'on aurait voulu garder secrètes.

Les secrets de famille sont la pire des choses : pour la victime (vous) et pour le coupable (votre frère).

Bon courage à vous tous,

Cordialement

Frédérique Le Ridant
Psychanalyste

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Bonjour,
Tout d'abord merci d'avoir répondu à mes questions. J'ai cependant du mal à interpréter votre démarche de questionnement sur ce site sachant que vous êtes suivie par une thérapeute et que la plupart du temps les usagers de ce site sont des personnes non suivies par un thérapeute ? Peut être que l'alliance thérapeutique avec votre thérapeute ne s'est pas faite et de ce fait vous restez avec vos questions ouvertes ? Je ne sais pas sur quoi vous étayer vos citations : est ce que ce sont des phrases de votre thérapeute ? certes elles ont justes et de apportent déjà des réponses....
Je reste à votre disposition
Cordialement,
Sylvie Migné
Psychanalyste

MIGNE SYLVIE Psy sur Avignon

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