Je suis mariée depuis quelques années, j’ai 35 ans et deux enfants.
Mon mari est une personne perfectionniste à l’extrême, qui ne supporte pas quand il n’a pas le contrôle sur la moindre chose. Cela fait des années que je ne maîtrise plus les abonnements téléphones, eau électricité, achat de voiture. D’ailleurs plus rien n’est à mon nom. Il a toujours dit que c’était une question de gestion pratique. Mais cela m’oppresse de plus en plus. J’ai l’impression de ne plus être une personne à part entière alors que je travaille autant que lui et que j’ai déjà géré un foyer seule par le passé. Pour vous donner un exemple : le moindre cheveux dans une voiture est une crise ou encore faire un repas est une source d’angoisse car si ce n’est pas fait comme il veut c’est une crise. Je ne peux même plus lui offrir de cadeaux ou faire des surprises car le moindre détail est passé au crible. Il est comme ça dans tous les aspects de sa vie. Il est d’ailleurs très autoritaire avec nos enfants et ça aussi j’ai du mal à le supporter. Ils n’ont jamais le droit de faire des activités manuelles salissantes quand il est là car il aime avoir une maison « témoin ».
Après avoir supporté cela des années, j’ai eu un déclic en visitant un appartement qu’il a décidé d’acheter avec mon aide pour louer. Je me voyais vivre seule avec mes enfants et être heureuse d’enfin avoir ma propre vie.
Quand je lui en ai parlé il m’a dit que je m’inventais des problèmes et ça a continué, même lui parler de séparation il refusait alors un soir je lui ai fait croire que j’avais quelqu’un d’autre pour le faire réagir et qu’il accepte une séparation (il m’a déjà trompé par le passé et je me souviens qu’il m’avait dit que lui ne pardonnerait pas, je n’aurai pas dû inventer ça mais j’avais l’impression que c’était un mensonge pour m’échapper). S’en est suivi une dispute et il m’a mis une gifle très forte dans notre lit. J’ai eu peur, j’ai été choqué, j’avais mal. Je me suis réfugiée dans la salle de bain. Il s’est excusé etc je n’ai pas porté plainte. Évidement j’ai avoué mon mensonge et il a fait des efforts mais sa personnalité ne changera pas.
Sauf que depuis, je suis très angoissée. Je fais des cauchemars, je stresse dès que la nuit tombe et qu’on doit aller dans la chambre pour dormir. Je déclare des mycoses vaginales à chaque rapport, je me sens parfois submergée par l’angoisse et j’ai envie de mettre sur pause mon cerveau pour ne plus penser.
Que dois je faire pour oublier tout ça ? Ce n’était qu’une gifle, pourquoi j’ai l’impression d’être traumatisée ?
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Meilleure réponse
13 JANV. 2026
· Cette réponse a été utile à 22 personnes
Bonjour Mme, j'ai très envie de vous écrire cela : "ce n'est pas qu'une gifle, c'est une atteinte physique sur votre personne dans sa globalité et cela est à ce jour un traumatise, que vous allez devoir gérer...
Vous ne réglerez pas le problème de votre époux. Il faudrait que lui-même fasse la démarche de se soigner. Mais pour cela il doit reconnaitre ses troubles.
Aujourd'hui il me semble important de vous protéger vous et vos enfants et de sortir de cette impasse. Un travail thérapeutique peux vous aider à accueillir différemment votre quotidien et aussi envisager l'avenir. Car dans cette situation je doute que vous puissiez poursuivre longtemps. Je reste à votre disposition. Prenez soin de vous
S. G
HIER, 17 JANV. 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Ce que vous traversez ne peut pas être réduit à « une gifle ». Cet acte s’inscrit dans une dynamique ancienne de contrôle, de rigidité et de punition. Votre mari présente des traits obsessionnels marqués, mais surtout un fonctionnement hautement contrôlant : contrôle de l’argent, de l’espace, des gestes, du corps, du plaisir, et même de la spontanéité. À cela s’ajoute une dimension punit ive : la crise, l’humiliation, puis la violence physique quand vous tentez de reprendre une place de sujet. Ce n’est pas un dérapage isolé, c’est une escalade.
Votre corps ne réagit pas par hasard. Les cauchemars, l’angoisse nocturne, les troubles sexuels sont des signes clairs que la frontière de l’acceptable a été franchie. Le trauma ne vient pas seulement du geste, mais de l’impossibilité de se sentir en sécurité avec quelqu’un qui nie votre réalité.
Une question centrale se pose, et elle est essentielle : si vous aviez déjà décidé de partir intérieurement, qu’est-ce qui vous fait rester aujourd’hui ? Avez-vous fantasmé qu’il vous quitte à votre place ? Pensez-vous, peut-être inconsciemment, que la séparation n’est possible que s’il l’autorise, s’il la décide, s’il vous « libère » ? Beaucoup de femmes sous emprise restent coincées dans cette attente.
La violence physique s’ajoute ici à des années de violence psychique. Ce n’est pas à oublier qu’il faut travailler, mais à vous autoriser à vous protéger et à choisir, sans demander la permission. Un accompagnement thérapeutique peut vous aider à sortir de cette sidération et à retrouver votre pouvoir d’agir. Je peux vous recevoir ; la première consultation est gratuite.
Lorena Salthu
Conseils téléphoniques personnalisés. Urgences pendant le weekend
Psychopraticien -Psychanalyste-TCC
Professeure Facultad Lalangue
Séances en ligne ou en présentiel
Français, English et Español
HIER, 17 JANV. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Ce que vous décrivez est extrêmement sérieux. Une gifle n’est jamais juste une gifle lorsqu’elle survient dans un contexte de contrôle, de peur et de domination.
Les réactions que vous vivez aujourd’hui (angoisse, cauchemars, symptômes corporels, sentiment d’être envahie) sont des signes très fréquents de traumatisme, et elles méritent d’être prises en charge avec beaucoup de respect et de douceur.
Vous n’êtes pas en train d’exagérer. Votre corps et votre psychisme réagissent à une situation qui a profondément atteint votre sécurité.
Il est essentiel que vous puissiez en parler dans un espace professionnel sécurisant, afin de comprendre ce qui vous arrive, vous apaiser et retrouver un sentiment de stabilité intérieure.
Je vous propose de consulter mon profil pour découvrir mon approche et les modalités de consultation. Un accompagnement pourrait vous aider à ne plus rester seule face à ce que vous traversez.
13 JANV. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Ce que vous décrivez est sérieux, et votre réaction est cohérente avec ce que vous avez vécu. Non, vous n’exagérez pas. Non, vous ne “fabriquez” pas un traumatisme.
Je vais être très claire et très posée avec vous.
« Ce n’était qu’une gifle » : c'est un acte donné dans un contexte de domination déjà installé (contrôle financier, contrôle du quotidien, autorité excessive), donné dans l’intimité du lit, lieu censé être sûr, donné par surprise, dans une situation de conflit émotionnel, donné par la personne avec qui vous dormez et vivez
Ce n’est pas un geste anodin c’est une rupture majeure du sentiment de sécurité.
Votre corps, lui, l’a parfaitement compris.
Vos symptômes sont typiques d’un état de stress post-traumatique
Ce que vous décrivez correspond très précisément à des réactions post-traumatiques :
-angoisse à la tombée de la nuit,
-peur du moment du coucher,
-cauchemars,
-hypervigilance,
-symptômes gynécologiques après les rapports (le corps dit « non » quand la parole ne peut plus),
-envie d’éteindre votre cerveau.
Ce ne sont pas des signes de faiblesse, ce sont des réactions neurobiologiques normales après une violence conjugale.
Le cerveau a enregistré :« La personne qui partage mon lit peut me faire mal. » et ce,
-Même s’il s’excuse.
-Même si cela ne se reproduit pas (pour l’instant).
-Même si vous rationnalisez.
Le trauma ne se loge pas dans la gravité du geste, mais dans la perte de sécurité.
Le contexte avant la gifle est essentiel: la gifle n’arrive pas dans le vide.
Vous décrivez :une dépossession progressive de votre autonomie, une invalidation constante de vos ressentis (« tu t’inventes des problèmes »), un climat de tension permanente, un contrôle qui s’étend aux enfants, une impossibilité de dialoguer réellement.
Ce type de fonctionnement crée un terrain d’insécurité chronique.
La violence physique vient souvent sceller ce que le corps pressentait déjà.
Votre fantasme de vivre seule avec vos enfants n’est pas une fuite : c’est une représentation de sécurité et de respiration psychique.
Pourquoi vous n’arrivez pas à « oublier »? parce qu’on n’oublie pas un événement qui n’est pas psychiquement digéré.
Et pour l’instant :
-vous vivez encore avec lui,
-vous dormez à côté de lui,
-votre corps est toujours en alerte.
On ne guérit pas d’un trauma dans le lieu où l’on continue à se sentir menacée, même subtilement.
Ne minimisez plus ce que vous ressentez car votre corps est en train de vous protéger.
Parlez-en à un Psychologue car ce que vous vivez relève d’un accompagnement spécifique.
Réfléchissez sérieusement à votre sécurité émotionnelle et physique, pour vous et vos enfants.
Je ne vous dis pas quoi faire, mais je vous invite à ne pas rester seule avec cette question.
Une chose essentielle à entendre
Vous n’êtes pas “trop sensible”.
Vous n’êtes pas “fragile”.
Vous n’êtes pas en train de détruire votre famille.
Vous êtes une femme qui commence à écouter ce que son corps et son psychisme lui disent depuis longtemps.
Et cela demande du courage.
Si vous le souhaitez, nous pouvons, pas à pas :
-comprendre ce qui vous arrive,
-vous aider à retrouver un sentiment de sécurité,
-réfléchir à vos options sans précipitation ni culpabilité.
Vous avez le droit d’exister pleinement.
Et vous avez le droit d’être en sécurité.
Si vous le souhaitez, je serai ravie de vous accompagner par téléconsultations sans vous déplacer depuis le confort sécurisé de votre lieu de domicile ou celui qui vous rassure
Je propose également des séances d’hypnoses qui au travers d’histoires symboliques permettent des réglages inconscients, ce qui offre des ajustements dans votre vie en tous points
Je reste à votre écoute
Muriel TEBEKA, Psychologue Clinicienne et Hypnothérapeute
13 JANV. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Madame,
Cette gifle que votre mari vous a donné est… « la goute » qui a rempli le vase de vos souffrances cumulées infligées sans en avoir l’air depuis que vous vivez avec lui : les critiques, le contrôle et la supervision de tout ce qui se passe à la maison vous ont rendu malade.
Vous avez voulu vous séparer de lui au point d’inventer une histoire de tromperie : pourquoi avez vous changé d’avis ?!
Aujourd’hui c’est votre corps qui réagit pour vous montrer que vous êtes à bout, et pour rejeter les relations sexuelles avec cet homme.
Il me semble que vous avez l’intérêt de proposer à votre mari une thérapie de couple, qui vous aidera à comprendre si vous pouvez encore attendre un changement positif dans votre mariage… ou pas.
Cela vous aidera à voir plus clair et à envisager autrement la séparation si elle s’avère indispensable pour votre santé physique et mentale.
Si votre mari refuse… vous pouvez aller seule parle à un-e thérapeute : vous avez besoin de prendre du recul et d’être aidée à vous affirmer pour refuser cette emprise tyrannique qu’exerce votre mari sur vous et vos enfants.
Je vous souhaite de trouver les moyens pour aller bien.
sp
13 JANV. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Lou, il me semble que vous avez depuis très longtemps atteint - déjà - le point de non retour.
Vous vivez et faites vivre vos enfants avec vraiment un pervers narcissique.
Il n'y a pas d'hésitation partez,
quittez cet homme qui ne cherche qu'une chose - vous détruire.-
Il n'y a pas besoin de trouver d'argument, le climat moral que vous décrivez est tout simplement dangereux.
Faites vous accompagner si cela vous est possible, déménagez, libérez vous de l'appartement que vous aviez acheté ensemble, il n'y aura aune autre solution possible, ne cherchez pas de compromis, soyez forte et déterminée.
Bien à vous.
Véronique.
13 JANV. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Les deux réponses précédentes ont mis en lumière une vérité essentielle : vos symptômes (mycoses, cauchemars, angoisses) ne sont pas des faiblesses, mais des signaux de protection envoyés par votre corps. En tant que sexothérapeute, je souhaite compléter ces retours en vous apportant une clé de compréhension supplémentaire et une orientation concrète.
Le corps comme dernier rempart
Vous demandez pourquoi vous vous sentez traumatisée par "une seule gifle". En réalité, votre corps réagit à l'effondrement de votre sentiment de sécurité.
La dimension analytique : Vos mycoses vaginales sont ce que nous appelons une "somatisation". Lorsque la parole et la volonté sont étouffées par le contrôle de l'autre, le corps prend le relais pour dire "Stop". Il crée une barrière physique là où vous ne parvenez plus à maintenir une barrière psychologique.
Le cycle de la violence : La gifle n'est pas un incident isolé, c'est le point d'orgue d'un climat de violence économique et psychologique (maison "témoin", perte d'autonomie financière, injonctions permanentes). Votre cerveau est désormais en état d'alerte maximale (hypervigilance) car il a identifié que votre environnement intime est devenu imprévisible.
Une étape concrète pour reprendre le pouvoir
Pour sortir de cette sensation de "pause" et retrouver votre identité, il est indispensable de vous appuyer sur des professionnels qui connaissent précisément ces mécanismes d'emprise.
Je vous recommande vivement de prendre contact avec le CIDFF (Centre d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles) de votre région.
C’est un lieu gratuit, neutre et confidentiel.
Vous y trouverez des juristes pour faire le point sur votre situation (abonnements, logement, protection des enfants) et des psychologues spécialisés.
Cela vous permettra de transformer votre "angoisse" en "stratégie", et de ne plus subir cette situation seule.
Pour trouver le centre le plus proche : fncidff.info ou contactez le 3919.
Votre intuition de liberté, ressentie lors de la visite de cet appartement, est votre boussole. Écoutez-la : elle est le signe que votre désir de vie est toujours là, intact, sous le poids de l'oppression.
Prenez soin de vous, un pas à la fois.
Isabelle Bosseau sexotherapeute analytique.
13 JANV. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour
Merci de votre message douloureux .Votre vie semble assez dure et vous ne pouvez pas changer votre conjoint? Il domine vous contrôle, Et la gifle c'est trop . Mais ce déclic vous indique que vous devez changer . Parlez à votre famille, vos amie et essayez avec lui de voir un professionnel qui vous aidera sans doute . Vous pouvez aussi engager un travail personnel pour reprendre votre vie en main et redevenir la personne que vous étiez heureuse sur d'elle ...
Courage vous devez y arriver avec de l'aide .
Cordialement .
Mme ROUX Odette Psychologue
13 JANV. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour à vous
Votre message me touche beaucoup : votre mari vous impose sa façon de vivre sans vous laisser aucune liberté et sa façon de vous traiter n'est absolument pas celle d'un mari aimant et respectueux. Personne ne peut accepter de se faire gifler de la sorte et je comprends vos angoisses depuis cet évènement.
Votre corps commence à vous faire sentir largement que vous avez assez "supporté" comme ça. Aujourd'hui, vous avez la possibilité de vous faire accompagner et soutenir pour sortir de cette relation dégradante et néfaste.
Vous ne pouvez pas "oublier" , par contre vous pouvez agir pour vous protéger vous et vos enfants et vous permettre de vivre autrechose.
Vous n'êtes pas seule face à cela et vous avez eu la bonne idée d'écrire sur ce forum.
Je me tiens à votre disposition pour vous accompagner dans cette démarche.
Prenez soin de vous
Hélène CHAMBRIS
Gestalt Thérapie Humaniste Intégrative
Rdv en ligne ou en présentiel à Marseille 8ème
13 JANV. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Tout doucement, avec les années, vous vous êtes laissée soumettre. Vous avez accepté beaucoup de choses alors que votre mari a un comportement possiblement pathologique. Aucune loi ni aucun code moral ne vous oblige à rester ainsi soumise, sans compter les impacts forcément négatifs sur vos enfances.
Aujourd'hui vous découvrez qu'une autre vie serait possible pour vous que vous ne vous êtes pas encore autorisée. Et maintenant que vous en prenez conscience la peur vous envahit car la violence risque d'apparaître.
Faites vous accompagnée car ce sera très difficile pour vous d'en sortir toute seule.
En attendant prévenez le qu'à la moindre nouvelle attitude de violence de sa part vous irez immédiatement porter plainte.
Ce genre de personnalité ne craigne jamais autant une autorité plus forte qu'elle. Montrez vous forte et capable de faire front.
N'ayez pas peur tout en restant prudente.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.
Bon courage à vous
Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves
13 JANV. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Madame,
Ce que vous décrivez est préoccupant. Vos sensations sont des messages précieux que vous semblez désormais écouter pour réaliser à quel point vous vivez sous emprise. La gifle que vous venez de subir peut-être une limite inacceptable pour vous et ce serait bien. Vous avez le droit de maitriser votre vie, vous en avez les capacités, à la fois financières et émotionnelles. Ne restez pas seule avec cette situation, déposez une main courante pour le coup porté et organisez votre départ avec vos enfants sans l'en informer.
Vous avez droit à du soutient.
Claire Sackstetter
gestalt thérapeute à Agen
13 JANV. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Madame,
Tout d'abord, merci pour ce témoignage poignant dans lequel je ressens votre détresse et votre angoisse manifeste face à cette situation.
Il est important, dans un premier temps, de ne pas minimiser ce qui s'est passé ce soir là. Ce n'était pas qu'une gifle. C'était une gifle. Ce geste n'a rien d'anodin et il vous a visiblement traumatisé. Alors il ne doit pas être minimisé, sous aucun prétexte. C'est un geste qui peut profondément choquer, traumatiser la personne qui le reçoit. Votre corps réagit et parle aujourd'hui à l'aide de la somatisation (la mycose pouvant être interprétée comme le signe d'une intrusion, et devenir un rempart pour éviter tout contact avec l'autre).
Ensuite, je pense que toutes ces années de non contrôle sont venues mettre derrière cette gifle tout un symbole. Vous vous sentez perdue dans cette vie qui visiblement ne vous appartient plus. Vous employez des mots forts pour décrire la situation : "j'ai l'impression de ne plus être une personne à part entière". Et le besoin de contrôle irrépressible de votre mari vous a petit à petit effacé. Cet appartement vous a peut-être semblé être une échappatoire et c'est votre instinct de survie qui s'est alors manifesté : si je reste je m'éteins à petit feu. Vous ne vous inventez pas de problème. Vous essayez d'écouter votre instinct, vos envies et vos valeurs. Et vous faites bien ! Si vous ne vous sentez plus alignée avec la vie que vous menez, vous avez parfaitement le droit de reprendre votre liberté.
Enfin, vous n'évoquez pas l'amour qu'il y a (ou non) entre vous. Est-ce que toutes ces exigences, toutes ces manies sont venues faire disparaitre peu à peu l'amour ?
Il est primordial que vous puissiez être accompagnée durant cette période de doute que vous traversez mais aussi, et surtout, pour réussir à évoquer ce traumatisme et pouvoir vous en libérer. N'hésitez pas à vous faire accompagner, une thérapie peut vous aider.
Je reste personnellement disponible si vous le souhaitez, mes services sont accessibles en présentiel et en visio.
Prenez bien soin de vous et de vos enfants,
Laurine DARCY
Psychopraticienne
13 JANV. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Bravo pour votre courage et merci pour votre confiance. Il n'est pas facile de venir chercher de l'aide. Vous n'êtes pas seule.
Vos ressentis face à cette situation sont totalement légitimes. Je comprends votre détresse. La violence dont fait preuve votre partenaire n'est pas normale et ne doit pas être perçu comme tel. Vous méritez qu'on vous respecte, qu'on vous entende, qu'on vous comprenne. Vous avez de la valeur, et personne ne devrait pouvoir vous faire ressentir le contraire.
Ce que vous décrivez est bien plus qu'une simple "gifle". L'accumulation de comportements contrôlants, humiliants et violents ont pu ébranlé votre sentiment de sécurité, d'autonomie et d'estime de soi.
La violence physique laisse des traces psychologiques durable, ce n'est jamais qu'une gifle, c'est une rupture de confiance, une atteinte à votre intégrité. Le contrôle extrême sur les aspects économiques, domestiques et émotionnels est une forme de violence conjugale. Cela vous isole. Ne plus pouvoir prendre de décision, où que vous deviez "prendre des pincettes" pour éviter les crises est épuisant et dévalorisant.
Vos angoisses, vos cauchemars, vos somatisations sont tout-à-fait justifiés et compréhensibles. Elles sont des conséquences au traumatisme que vous avez vécu et sont normales. Votre corps et votre esprit vous envoient des signaux d'alertes.
Ne minimisez pas ce que vous vivez, les excuses n'effacent pas le danger. Vous pouvez contacter les associations dédiées pour les violences conjugales, vous serez accueillie sans jugement et avec bienveillance. Pas à pas retrouvez votre autonomie.
Vous pouvez être accompagnée dans ses démarches ainsi qu'être écouter par un professionnel pour vous libérer de ce traumatisme.
Ne restez pas seule, si vous pouvez en parler ce serait vraiment bien.
Notre cerveau enregistre les actions de danger pour nous protéger. Il active des mécanismes de survie.
Je peux vous aider à trouver des ressources.
Margaux Jarrige.
13 JANV. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Ce que vous avez vécu n’est pas “juste une gifle”. Les réactions que vous décrivez, angoisse, cauchemars, mycoses vaginales sont une réponse normale face à une situation de violence et d’emprise psychologique.
Votre corps et votre esprit restent en alerte parce qu’ils ont été confrontés à un contexte où votre autonomie et votre espace étaient menacés.
Il n’y a pas à oublier ou minimiser ce qui s’est passé. Oublier ne serait pas libérateur. Au contraire, il s’agit de mettre des mots sur votre vécu, comprendre vos schémas et reprendre le contrôle sur votre corps, vos choix et votre espace personnel.
C’est un processus à mettre en place étape par étape, en travaillant sur votre sécurité intérieure, votre attachement et vos limites personnelles.
Avec un accompagnement adapté, vous pouvez retrouver confiance en vous, apaiser votre esprit et votre corps et vous libérer de cette emprise psychologique. Vous n’avez pas à traverser cela seule.
Si vous souhaitez avancer dans ce sens et vous libérer de ces schémas, je peux vous accompagner pour que vous retrouviez sérénité, autonomie et sécurité intérieure.
13 JANV. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Ce que vous décrivez est sérieux, et votre réaction est cohérente avec ce que vous avez vécu. Non, vous n’exagérez pas. Non, vous ne “fabriquez” pas un traumatisme.
Je vais être très claire et très posée avec vous.
« Ce n’était qu’une gifle » : c'est un acte donné dans un contexte de domination déjà installé (contrôle financier, contrôle du quotidien, autorité excessive), donné dans l’intimité du lit, lieu censé être sûr, donné par surprise, dans une situation de conflit émotionnel, donné par la personne avec qui vous dormez et vivez
Ce n’est pas un geste anodin c’est une rupture majeure du sentiment de sécurité.
Votre corps, lui, l’a parfaitement compris.
Vos symptômes sont typiques d’un état de stress post-traumatique
Ce que vous décrivez correspond très précisément à des réactions post-traumatiques :
-angoisse à la tombée de la nuit,
-peur du moment du coucher,
-cauchemars,
-hypervigilance,
-symptômes gynécologiques après les rapports (le corps dit « non » quand la parole ne peut plus),
-envie d’éteindre votre cerveau.
Ce ne sont pas des signes de faiblesse, ce sont des réactions neurobiologiques normales après une violence conjugale.
Le cerveau a enregistré :« La personne qui partage mon lit peut me faire mal. » et ce,
-Même s’il s’excuse.
-Même si cela ne se reproduit pas (pour l’instant).
-Même si vous rationnalisez.
Le trauma ne se loge pas dans la gravité du geste, mais dans la perte de sécurité.
Le contexte avant la gifle est essentiel: la gifle n’arrive pas dans le vide.
Vous décrivez :une dépossession progressive de votre autonomie, une invalidation constante de vos ressentis (« tu t’inventes des problèmes »), un climat de tension permanente, un contrôle qui s’étend aux enfants, une impossibilité de dialoguer réellement.
Ce type de fonctionnement crée un terrain d’insécurité chronique.
La violence physique vient souvent sceller ce que le corps pressentait déjà.
Votre fantasme de vivre seule avec vos enfants n’est pas une fuite : c’est une représentation de sécurité et de respiration psychique.
Pourquoi vous n’arrivez pas à « oublier »? parce qu’on n’oublie pas un événement qui n’est pas psychiquement digéré.
Et pour l’instant :
-vous vivez encore avec lui,
-vous dormez à côté de lui,
-votre corps est toujours en alerte.
On ne guérit pas d’un trauma dans le lieu où l’on continue à se sentir menacée, même subtilement.
Ne minimisez plus ce que vous ressentez car votre corps est en train de vous protéger.
Parlez-en à un Psychologue car ce que vous vivez relève d’un accompagnement spécifique.
Réfléchissez sérieusement à votre sécurité émotionnelle et physique, pour vous et vos enfants.
Je ne vous dis pas quoi faire, mais je vous invite à ne pas rester seule avec cette question.
Une chose essentielle à entendre
Vous n’êtes pas “trop sensible”.
Vous n’êtes pas “fragile”.
Vous n’êtes pas en train de détruire votre famille.
Vous êtes une femme qui commence à écouter ce que son corps et son psychisme lui disent depuis longtemps.
Et cela demande du courage.
Si vous le souhaitez, nous pouvons, pas à pas :
-comprendre ce qui vous arrive,
-vous aider à retrouver un sentiment de sécurité,
-réfléchir à vos options sans précipitation ni culpabilité.
Vous avez le droit d’exister pleinement.
Et vous avez le droit d’être en sécurité.
Si vous le souhaitez, je serai ravie de vous accompagner par téléconsultations sans vous déplacer depuis le confort sécurisé de votre lieu de domicile ou celui qui vous rassure
Je propose également des séances d’hypnoses qui au travers d’histoires symboliques permettent des réglages inconscients, ce qui offre des ajustements dans votre vie en tous points
Je reste à votre écoute
Muriel TEBEKA, Psychologue Clinicienne et Hypnothérapeute
13 JANV. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Madame,
Lorsque l’on n’a plus accès à rien, que l’on ne peut plus décider, gérer, signer, choisir, ni même porter quelque chose à son nom, cela produit un effet psychique très particulier. C’est comme si l’on devenait progressivement invisible, presque « fantôme » dans sa propre vie. Cette perte de responsabilité et d’autonomie renvoie à une position infantilisante, qui n’est pas celle d’un adulte en capacité d’exister, de choisir et de se sentir sujet de sa propre histoire. Il est donc parfaitement compréhensible que cette situation vous soit devenue de plus en plus insupportable.
Un contrôle omniprésent, permanent, accompagné de reproches répétés, entraîne une atteinte progressive de l’estime de soi. Cette atteinte ouvre la voie à l’angoisse, au doute sur sa valeur personnelle, à une perte de confiance dans ses propres capacités. Votre réaction n’a rien d’excessif : elle est au contraire une tentative saine et légitime de reprendre un minimum de pouvoir sur votre propre vie.
Le fait que vous ayez « fantasmé » une autre vie en visitant cet appartement n’est pas anodin. Cela montre qu’intérieurement, vous percevez déjà que cette relation est devenue toxique pour vous, et qu’elle ne vous permet plus d’exister comme sujet à part entière. Ce n’est pas une fuite irréfléchie, mais la mise en image d’un besoin profond de liberté, de sécurité, de reconnaissance et d’autonomie.
Dans une relation où l’un détient tout le pouvoir, l’autre se trouve progressivement privé de sa capacité d’agir. Or, on ne peut pas faire changer l’autre à sa place. L’autre peut évoluer uniquement s’il engage un véritable travail personnel ou thérapeutique, ce qui ne semble pas être le cas ici. Il est donc normal que votre psychisme et votre corps réagissent pour vous alerter.
Concernant la gifle, il est essentiel de ne pas la banaliser. Quel que soit le contexte émotionnel ou conflictuel, un coup porté dans un couple constitue une forme de violence. C’est une rupture du cadre de sécurité fondamental qui doit exister dans une relation. Psychiquement, cela signifie : « si la parole ne suffit plus, la force prend le relais ». Cela peut être vécu comme une effraction psychique majeure, même si l’acte est unique.
Les manifestations que vous décrivez aujourd’hui — angoisses, cauchemars, peur au moment du coucher, réactions corporelles, besoin d’“éteindre” votre mental — correspondent très clairement à une réponse de type traumatique. Ce n’est pas la gravité objective du geste qui compte, mais la manière dont il a atteint votre sentiment de sécurité intérieure. Une seule gifle peut suffire à faire basculer ce sentiment.
Vous ne cherchez pas réellement à « oublier ». Votre psychisme cherche à comprendre, à se protéger, et à retrouver une sensation de sécurité et de maîtrise. Ce que vous vivez est cohérent, compréhensible et profondément humain.
Votre angoisse ne signe pas une fragilité excessive, mais au contraire une conscience fine que quelque chose d’essentiel a été touché : votre droit à être respectée, libre, en sécurité, et actrice de votre propre vie.
La question n’est donc pas tant :
« Comment oublier ? »
mais plutôt :
« Comment me remettre au centre de ma vie, comment retrouver du pouvoir sur mes choix, mon corps, mes décisions et mon avenir ? »
Votre réaction est saine. Elle montre que votre psychisme refuse de se résigner à une position où vous n’êtes plus sujet de votre existence, mais sous contrôle de l’autre.
Si vous le souhaitez, je propose des séances en visioconférence afin de vous accompagner dans l’élaboration de ce que vous traversez, dans la compréhension de vos réactions émotionnelles et corporelles, et dans la reconstruction progressive d’un sentiment de sécurité intérieure, de légitimité et de pouvoir personnel.
Claudine Perraudin
Art thérapeute
13 JANV. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour et merci pour votre confiance et votre loyauté envers nous, vos lecteurs .
La réponse de Jean—Paul me paraît tout à fait juste, pertinente, structurée et détaillé exactement ce que j’analyse également -
En résumé je dirais que vous étiez passée déjà en mode « survie » inconsciente petit à petit , sans vouloir y penser . Votre sens de la protection et votre recherche de sécurité vous encourage à aller plutôt vers la fuite …mais de vous même en venant ici vous sentez que ce n’est pas juste pour vous.
Cela indique un appel à l aide … un besoin de soutien pour revenir dans la vie -
- vous pouvez soit aller vers un accompagnement avec votre mari … une thérapie de couple pour sécuriser votre quotidien et envisager la suite.
- soit un accompagnement personnel pour vous , comprendre ce qui vous a conduit à vous oublier autant …et revenir à vous
- soit les 2 en parallèle !
Ne restez pas seule dans cette impasse, alors que votre cœur et votre corps s expriment -
Vous êtes légitime à demander de l aide - votre peine et vos angoisses sont justifiées et bien réelles.
Bon courage à vous , vous êtes déjà en chemin pour sortir de cette situation … gardez le cap!
13 JANV. 2026
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Bonjour
Je suis très touchée par votre message et la capacité que vous avez d'observation de la situation. Votre vie de couple a pris une direction qui est très difficile à supporter. Quand un homme est à ce point obsessionnel de la propreté, ne fait confiance à personne et veut gérer toutes les dépenses comme l'eau, l'électricité etc..., c'est qu'il est envahi d'angoisse alors que partager pourrait le soulager. Vous êtes infantilisée et placée au même rang que les enfants. Vous ne racontez pas son histoire, il serait intéressant de savoir quelle place il a eu dans sa fratrie et surtout comment fonctionnaient ses parents en tant que couple. Quels modèles a-t-il eus ? Père dominant ou dominé? Mère soumise ou castratrice? Quelle place avez-vous prise, vous, dans cette histoire? Quelle histoire familiale est la vôtre ? Inconsciemment, vous avez, tous les deux, mis en place ce rapport de force et vous ne pouvez plus faire machine arrière. La violence qu'il vous fait vivre n'est pas seulement dans la gifle mais dans tout ce qu'il vous impose et cela doit cesser. La phobie qu'il a des activités salissantes des enfants (peinture par exemple) montre que la notion de "souillure" vient de son histoire familiale et qu'il serait éclairant d'en décrypter la source.
Vous dîtes que vous vous projetez dans une vie autonome, avec vos enfants et sans lui, dans un endroit à vous, cette idée de séparation fait son chemin. Pour le moment, vous pouvez peut-être envisager une thérapie de couple, ou en tout cas une aide thérapeutique personnelle (à vous de trouver ce qui vous conviendrait) et la bonne solution s'imposera à vous (séparation ou reconstruction du couple). Votre mari va mal, c'est évident. Le contrôle permanent est épuisant, la méfiance aussi. Mais ce qui est important c'est que quelqu'un entende votre souffrance à vous et vous aide. Bravo pour votre témoignage.
Dominique Dhaine
Psychothérapeute
Psychogénéalogiste
Paris 20 ou en visio
13 JANV. 2026
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Bonjour,
Lorsque l’on arrive à mentir pour essayer de sortir d’une situation par peur, c’est vraiment qu’il y a un problème et qu’il faut s’en écarter au plus vite.
Ce que vous décrivez n’est pas normal. Ne minimisez pas cette gifle, c’est une violence inacceptable en couple. Vous auriez dû immédiatement prendre vos affaires, déposer plainte et partir du logement.
Il n’est pas normal de vivre constamment dans la peur de faire mal. Vous êtes sous l’emprise de cet homme et il faut vraiment sortir de celle-ci. Il est probable que vos enfants souffrent aussi de cette situation.
N’hésitez pas à vous faire aider (thérapeute ou association d’aide aux victimes de violences conjugales) pour réussir à sortir de cette situation préoccupante.
Je reste à votre disposition et à votre écoute.
Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.
Christophe
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Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)
13 JANV. 2026
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Bonjour,
Votre témoignage est bouleversant. Finalement, vous êtes complètement sous emprise, ainsi que vos enfants, et la situation évolue crescendo. En vous lisant, vous ne parlez plus d'amour mais que d'angoisses. Même vos enfants vivent sous la coupe de leur père.
La gifle a été pour vous non seulement traumatisante, mais aussi la révélation que votre mari ne changera pas. Je ne pense pas qu'une thérapie de couple serait bénéfique pour vous car vous n'en êtes plus là.
Il faut dans un premier temps que vous soyez plus apaisée afin de prendre les bonnes décisions. Je vous conseille vivement de consulter un psychologue clinicien pour vous y aider. Et dans un second temps, essayez de vous projeter dans l'avenir sans lui, et là aussi un psychologue clinicien pourra vous aider. Je reste à votre disposition si vous souhaitez entamer ce travail.
Avec tout mon soutien
Bien à vous
Caroline Crochet-Lançon
Psychologue clinicienne
Thérapeute de couple
Sexologue
11 JANV. 2026
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Bonjour,
Il est effectivement temps de penser à vous. Cette hypervigilence que vous décrivez est bien normal vu la situation qu'il vous faut vivre. Les symptômes que vous relatez ne sont ni plus ni moins qu'une réaction à ce que vous subissez depuis des années maintenant, et le corps lâche. La gifle n'est que le déclencheur.
Vous êtes là personne la plus importante de ce duo, ne l'oubliez pas, même s'il vous fait penser le contraire. Vous êtes donc à même de prendre la meilleure décision pour vous, juste pour vous.
L'intelligence dont vous faites preuve en vous questionnant....servez vous en utilement, efficacement, vous êtes sur la bonne route.
Faites vous aider par un professionnel pour y voir plus clair, débroussailler ce tas de pensées qui s'accumulent dans votre tête.
Prenez soin de vous, vous comptez.
Bien à vous.
Delphine Koutcheravenko
Psychothérapeute
11 JANV. 2026
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Bonjour,
Merci d’avoir partagé votre situation avec autant de clarté.
Beaucoup de lecteurs se reconnaîtront dans ce que vous décrivez, même si peu osent le dire.
Votre histoire soulève trois réalités importantes :
1. Ce que vous ressentez est légitime
On ne parle pas seulement d’une gifle.
On parle d’années d’accumulation :
perte progressive de votre espace personnel,
décisions confisquées,
contrôle permanent,
peur de mal faire,
et un geste physique qui a franchi une ligne.
Le corps, lui, ne philosophe pas :
quand l’équilibre bascule, il s’exprime.
Angoisses, mycoses, sommeil perturbé, vigilance constante :
ce sont des signaux d’alarme, pas des caprices.
2. Une gifle peut suffire à traumatiser
Parce qu’elle marque un avant et un après.
Dans un couple, il existe un pacte implicite :
ici, je suis en sécurité.
Quand ce pacte est brisé, même une seule fois,
le cerveau réévalue tout :
Et si cela recommençait ?
Et si cela allait plus loin ?
Suis-je encore en sécurité ?
Vous ne sur-réagissez pas :
vous réagissez normalement à une menace perçue.
3. Ce n’est pas à vous “d’oublier”
Votre esprit n’est pas défaillant :
il vous dit quelque chose d’essentiel.
La vraie question n’est pas :
“Comment effacer ce qui s'est passé ?”
Mais plutôt :
“Qu’est-ce que cet événement vient révéler de ma situation actuelle,
et qu’ai-je besoin de reconstruire pour me sentir de nouveau moi-même ?”
Parfois, un événement brutal condense des années de renoncements invisibles.
Ce que vous pouvez envisager maintenant
Sans rien précipiter et sans vous mettre en danger :
retrouver un espace décisionnel et personnel, même petit ;
parler avec un professionnel extérieur, neutre ;
clarifier vos besoins avant d’essayer de recoller quelque chose ;
envisager un plan B serein, même si vous ne l’utilisez jamais.
Et surtout :
ne restez pas seule avec cette charge.
Ce que vous traversez dépasse largement ce qu’un couple “normal” peut absorber dans le silence.
Une phrase à garder
On ne guérit jamais en retournant exactement dans l’endroit qui a blessé.
On guérit en retrouvant sa place.
Si vous souhaitez en parler dans un cadre privé, sécurisé et constructif, n’hésitez pas à me contacter.
Je vous accompagnerai avec toute la neutralité nécessaire — et sans jugement.