Bonjour, je suis mère de 3 enfants et je peux aller à la retraite quand je veux. J’ai fait une demande de départ pour le 1er septembre 2026. Mais, quand j’ai vu ce que je perdais financièrement, j’ai décidé de continuer encore 3 années, car entre ces années je gagne moins. Il est vrai que depuis qqs années, j’étais de plus en plus fatiguée. Je suis enseignante en Petite Section de maternelle.
Et en décembre 2025, je découvre que j’ai un cancer du sein. A l’annonce de la maladie, je me suis dite : « Bon, c’est bon , c’est un signe, je vais aller à la retraite sans réfléchir ». Pour moi, c’était une évidence.
Mais, 2 mois après, j’ai remis mon nez dans mon calcul de retraite. Et depuis, j’angoisse, je suis en dépression. Ce cancer est très compliqué à accepter. Et, maintenant la retraite a pris tte sa place. Pendant 30 ans, je me suis sacrifiée financièrement par rapport à mes enfts. Et pour moi, à la retraite, j’allais enfin me faire plaisir. Et je me rends compte que ce ne sera pas possible.
Je suis dégoûtée, en colère et je passe mes journées dans mon lit entre dépression et grosses angoisses.
J’essaie de trouver des solutions comme prendre des congés de maladie le plus longtemps possible pour avoir une retraite confortable. Mais, je n’y arrive pas non plus. Et j’angoisse de reprendre le travail.
Comment faire pour accepter le fait que je dois partir à la retraite ? Je n’ai pas envie de mourir. Mais, plus envie de vivre non plus. Je sais que c’est stupide. Mais, cette situation est trop difficile pour moi.
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3 MAI 2026
· Cette réponse a été utile à 8 personnes
Bonjour,
Votre message est très fort… et surtout, il est cohérent avec ce que vous êtes en train de traverser.
Vous n’êtes pas “en train de mal réagir”. Vous êtes face à un choc multiple.
Il y a le cancer, qui vient brutalement remettre en question le corps, la santé, la projection dans l’avenir.
Et en même temps, il y a la retraite, qui devait représenter un moment de liberté, de récompense après des années de sacrifices… et qui, aujourd’hui, devient source d’angoisse et de frustration.
Ces deux événements se sont percutés.
Au moment de l’annonce du cancer, vous avez eu un mouvement très humain : “je m’arrête, je me protège, je pense à moi”.
Puis la réalité financière est revenue, et avec elle une autre angoisse : celle de perdre, de ne pas pouvoir enfin profiter.
Et depuis, vous êtes coincée entre deux peurs :
Continuer à travailler alors que vous êtes épuisée et malade.
Ou partir à la retraite avec le sentiment d’y perdre et de ne pas pouvoir vivre comme vous l’aviez imaginé.
C’est un véritable dilemme, et il est normal qu’il vous submerge.
Le fait que vous restiez au lit, que tout tourne en boucle, que l’angoisse prenne toute la place… ce sont des signes d’un état dépressif réel, pas d’une faiblesse.
Et la phrase que vous dites — “je n’ai pas envie de mourir, mais plus envie de vivre non plus” — traduit surtout un trop-plein. Ce n’est pas un désir de mort, c’est un épuisement profond.
Aujourd’hui, il y a une chose importante à remettre à sa place : vous êtes en train de vouloir résoudre une décision lourde (la retraite) alors que vous êtes en plein choc émotionnel et physique.
Ce n’est pas le bon moment pour trancher.
Votre priorité, là, ce n’est pas de décider immédiatement si vous partez ou non.
Votre priorité, c’est de retrouver un peu de stabilité, de souffle, de sécurité intérieure.
Parce qu’une décision prise dans cet état risque d’être guidée par la peur, pas par ce qui est juste pour vous.
Vous avez le droit de prendre du temps.
Vous avez le droit de vous faire accompagner (médicalement et psychologiquement) pour traverser cette période.
Vous avez le droit de ne pas avoir de réponse tout de suite.
Concernant l’aspect financier, il existe souvent des dispositifs, des aménagements, des solutions intermédiaires (temps partiel thérapeutique, prolongation d’arrêt, accompagnement social…) qui peuvent être explorés avec des professionnels. Vous n’êtes pas obligée de porter cela seule non plus.
Là, vous êtes seule avec vos pensées, et elles tournent en boucle. C’est ça qui vous enferme.
Ce que vous vivez mérite d’être accompagné de manière réelle, pas juste porté seule dans votre lit.
Si les idées de ne plus vouloir vivre deviennent plus présentes, il est vraiment important de vous rapprocher rapidement d’un professionnel de santé ou d’un service d’urgence. Vous n’avez pas à rester seule avec ça.
Et si vous en ressentez le besoin, je peux aussi vous accompagner pour vous aider à traverser cette période, remettre un peu de calme, et vous permettre de prendre des décisions plus sereinement, au bon moment.
17 MAI 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Marie,
En vous lisant, j'ai l'impression que votre souffrance actuelle ne vient pas uniquement du cancer ni uniquement de la retraite.
J'ai la sensation qu'elle vient d'un sentiment d'injustice profond.
Je m'explique: vous avez beaucoup donné pendant des années à vos enfants, votre travail et aux autres, puis au moment de penser à vous, il s'avère que ce n'est pas ce que vous imaginiez.
Et c'est en ça que c'est injuste et profondément violent psychologiquement.
Je lis une femme qui a beaucoup porté, tenu et repousser ses besoins, une femme qui a assumé tout ses rôles ( mères, enseignante, compagne...). Il y avais cette promesse inconsciente que plus tard ce sera à votre tour de profiter.
Malheureusement ce plus tard s'est remplacé par l'arrivée du cancer, de calculs financiers, d'angoisses et de peur de manquer. Je m'interroge sur votre dépression: vient-elle de la fatigue et de la maladie, ou d'un effondrement intérieur ( le futur que vous aviez imaginé) ? Il possible vos pleurs ne soient pas dû entièrement à la situation que vous vivez aujourd'hui mais aussi la vie rêvée.
Je me demande également si le départ à la retraite est ce que vous n'acceptez pas ou est-ce la peur de de perdre votre identité après 30 ans d'enseignement, ou la colère d'avoir fait passer les autres avant vous, ou encore la confrontation au temps passé et la maladie déclarée?
Votre conscient cherche des solutions concrètes alors que votre coeur vous crie peut-être: je suis épuisée, j'ai peur, je suis en colère.
Votre dernière phrase est symbolique, car je l'entends non pas comme une envie de partir mais plutôt : je n'ai plus la force de continuer à porter autant.
Et c'est différent, et mérite d'être pris au sérieux.
Vous traversez des moments difficiles où ils est questions de deuils multiples: un corps en pleine santé, une identité professionnelle, un futur imaginé, voir l'image de la femme forte qui tient et qui gère.
On ne traverse pas ça seule.
Avant de prendre une décision quant à la retraite, peut-être pourriez-vous envisager un accompagnement psychologique pour vous aider à retrouver de la clarté et de la force?
Peut-être que répondre à la question financière suivante vous aiderez à trouver un peu d'apaisement: si l'argent n'était pas un problème, quel serait votre/vos besoin(s) pour vous sentir vivante aujourd'hui?
souvent la réponse parle du manque réel derrière l'angoisse.
Prenez soin de vous Marie, je reste à votre écoute si vous souhaitiez approfondir les choses.
Virginie VINCENT
Psychopraticienne
En cabinet à Aix-en-Provence ou en visio.
5 MAI 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour Marie,
Je comprends parfaitement vos sentiments et votre douleur actuelle et c’est tout à fait normal que vous vous sentiez dépassée. Entre l’annonce d’un cancer, la fatigue accumulée, et les questions importantes autour de la retraite et de la sécurité financière, cela fait beaucoup de sujets sensibles à traiter, tout en même temps, pour vous !
C’est à ce moment la que l’angoisse arrive, et qu’elle prend toute la place, avec le moral qui s’effondre !
Dans ce contexte, peut être serait-il plus simple d’y aller, étape par étape, et de commencer par vous épancher, verbaliser votre détresse, trouver un soutien et retrouver un mieux-être, une stabilité émotionnelle qui vous aidera à mieux affronter le reste.
Je vous conseille de ne pas rester seule avec cela, et d’en parler rapidement à un professionnel de santé (médecin traitant, oncologue, …), ou un thérapeute, afin d’être accompagnée à la fois sur le plan médical et psychologique.
Vous traversez une période très difficile, il vous sera plus facile de la traverser entourée et accompagnée pas à pas.
Je vous souhaite de pouvoir trouver du soutien et un peu de réconfort dans cette période si difficile.
Je reste à votre disposition, n’hésitez pas à me poser d’autres questions
Prenez soin de vous,
•NB : cette réponse repose sur les éléments que vous partagez ici. Sans davantage de précisions, certains aspects peuvent m’échapper et mon propos reste donc à nuancer.
2 MAI 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Marie,
Votre témoignage me touche beaucoup.
On sent à la fois le choc de la maladie, une immense fatigue après toutes ces années à donner, mais aussi une colère et un sentiment d'injustice très forts. Comme si ce moment où vous deviez enfin penser à vous, vous faire plaisir, vous échappait.
Ce qui est difficile ici, ce n'est pas seulement la question de la retraite ou de l'argent, c'est tout ce que cela vient toucher en vous : votre sécurité, votre valeur, votre droit à profiter, et peut-être aussi votre rapport à la vie depuis l'annonce du cancer.
En Gestalt-Thérapie, on ne cherche pas à accepter trop vite, mais à accueillir ce qui est là, ici et maintenant. Quand vous pensez à cette retraite, qu'est-ce qui vous fait le plus souffrir aujourd'hui ? la peur du manque, la sensation d'avoir été privée, ou autre chose ? La colère que vous ressentez, contre qui ou contre quoi se dirige-t-elle vraiment ?
Vous n'avez pas à porter tout cela seule. Ce que vous vivez est lourd, et mérite d'être accompagné avec douceur et présence.
Avant même de décider quoi que ce soit pour la retraite, il pourrait être important de prendre soin de vous, de votre état émotionnel, et de retrouver un tout petit appui, un pas après l'autre.
Même si tout semble fermé aujourd'hui, il y a encore en vous quelque chose qui cherche à vivre, et cela mérite d'être entendu, soutenu et accompagné.
28 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Chère Marie,
En tant que psychopraticienne, je mesure l'ampleur du séisme que vous traversez. Vous faites face à un “double deuil" particulièrement cruel : celui de la santé que vous pensiez acquise, et celui d’une retraite que vous aviez imaginée comme une juste récompense après trente années de dévouement et de sacrifices pour vos enfants.
Il est tout à fait compréhensible que vous ressentiez cette colère et ce dégoût. Ce que vous vivez n'est pas “stupide”(en votre mot) du tout – c'est la réaction humaine et légitime d'une femme qui voit ses attentes s'effondrer simultanément. L'écart entre vos attentes légitimes (le repos, le confort, le plaisir) et votre réalité actuelle (la lutte contre le cancer, les contraintes financières) crée une souffrance aiguë.
Pour vous aider à naviguer dans cette tempête et retrouver, petit à petit, l'envie de vous projeter, je vous propose d'explorer deux pistes de réflexion :
1. Identifier vos piliers : La boussole des valeurs
Actuellement, votre esprit est naturellement focalisé sur ce qui vous est "volé" : votre sécurité financière et votre sérénité sanitaire. Ces pertes sont réelles et massives. Cependant, quand nous nous concentrons uniquement sur les manques, la vie semble s'arrêter.
Je vous invite à faire cet exercice : listez 7 valeurs qui comptent profondément pour vous.
Au-delà de la sécurité ou la sérénité, qu'est-ce qui donne du sens à votre existence ? Est-ce l’humour, la conscience de soi, la créativité, l'amour familial, la curiosité, la nature ?
L'objectif : En identifiant ces valeurs, vous cherchez à voir votre vie en entier et non plus seulement à travers le prisme de la maladie et de la perte financière. Cela vous aidera à lâcher prise et à accepter les difficultés et les déceptions dans votre vie actuelle, afin de mieux avancer sur ce que vous pouvez encore créer et profiter.
2. La stratégie des micro-actions : recâbler votre cerveau pour
Face à la dépression, le cerveau a tendance à se figer (rester au lit, ruminer). Pour sortir de cette paralysie, l'idée n'est pas de viser de grands changements — ce qui serait épuisant et difficile pour vous actuellement — mais de mettre en place un plan de petite action basé sur vos valeurs.
Il s'agit de prouver à votre cerveau qu'il existe encore des espaces de beauté et de satisfaction, aussi infimes soient-ils.
Si la famille est une valeur : peut-être un appel de 10 minutes avec vos enfants / petit enfant peut être une victoire sur l'isolement.
Si la connaissance ou l'esprit est une valeur : lire deux pages d'un livre inspirant ou écouter un podcast 20 minutes chaque jour peut nourrir votre jardin intérieur.
Avancez petit pas à petit pas, à votre rythme. Chaque petit pas vers l'extérieur de votre lit est une victoire. Vous avez été une enseignante dévouée et une mère protectrice pendant très longtemps. Aujourd'hui, la personne qui a le plus besoin de votre bienveillance et de votre protection, c'est vous-même.
Finalement, je voudrais vous rassurer que l’acceptation n’est pas évidente dans votre situation actuelle. Mais accepter la situation ne signifie pas que vous l’appréciez ou que vous la trouvez juste. Cela signifie simplement reconnaître que "c'est ainsi pour le moment" afin de cesser de s'épuiser contre un mur d'angoisse. En cessant de lutter contre la réalité de votre retraite, vous libérerez de l'énergie pour ce qui compte le plus aujourd'hui : votre rétablissement et la qualité des moments que vous vivez.
Prenez bien soin de vous,
Yuqing
Psychopraticienne en TCC
Rendez-vous en ligne uniquement
27 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour Madame,
Vous vous trouvez dans une situation douloureuse, tiraillée entre les angoisses naturelles de la maladie grave qu’on vous a découvert et la peur de devoir vivre avec une retraite qui s’annonce pas confortable.
De votre message il transparaît une certaine solitude, qui contribue à votre détresse : et toutes vos inquiétudes vous ont rendu dépressive, d’où vos idées noires et la difficulté de raisonner pour prendre la meilleure décision pour votre avenir.
Il est évident qu’en premier lieu vous devez prendre soin de votre santé physique. Mais celle ci est liée à votre état psychique, d’où la nécessité de consulter vos médecins pour voir s’il n’est pas nécessaire de prendre un traitement médicamenteux, qui est indispensable si vous êtes en dépression.
En parallèle vous avez besoin d’un soutien psychologique : n’hésitez pas à vous adresser à un-e thérapeute, peut être en faisant appel au dispositif « mon soutien psy ».
Et puis… discutez aussi avec des amis, et vos enfants : ne restez pas seule avec vos interrogations actuelles importantes.
Sortez, faites des balades, trouvez aussi une activité physique adaptée et agréable : la belle saison est là, profitez en.
Renseignez vous aussi sur la possibilité de bénéficier d’un mi temps thérapeutique au travail, qui vous permettra de reporter la retraite tout en étant pas trop chargée et fatiguée.
Je vous souhaite des sortir vite de votre état de profonde déprime et de retrouver l’envie de profiter de la vie.
sp
27 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Marie
Votre message est très touchant et je comprends vraiment votre souffrance à envisager votre retraite. Votre état de santé vous pousse à cesser votre activité et vous ressentez des angoisses en imaginant que vous n'allez pas gagner assez pour vivre.
Je ressens une réelle injustice lorsque vous dites que vous vous êtes sacrifiée pour vos enfants. C'est comme si ça n'était pas possible que l'on prenne soin de vous ....Vous ressentez des angoisses, du dégoût et de la colère. Ce sont des émotions très fortes que nous pouvons regarder ensemble de façon à vous alléger.
Ce passage à la retraite peut également être pour vous une nouvelle phase de vie si vous vous allégez du passé. Vous avez le droit de vous faire plaisir aujourd'hui et il n'y a pas de raison que le manque d'argent vous en empêche.
Psychologiquement, la relation à l'argent peut être source d'angoisse et entrainer une sensation de "pénurie" profonde qui va même se loger dans la pulsion de mort. C'est ce que j'entends lorsque vous parlez de dépression.
Nous pouvons regarder cela ensemble et je vous invite à prendre rdv directement sur mon agenda en ligne.
Prenez soin de vous
Hélène CHAMBRIS
Gestalt Thérapie Humaniste Intégrative
Rdv en ligne ou en présentiel à Marseille 8ème
27 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Marie,
Merci pour votre message et pour la confiance que vous nous accordez.
Ce que vous traversez est lourd. Un cancer, une retraite qui recule, des angoisses qui immobilisent.
Ce qui me touche dans ce que vous écrivez, c'est cette phrase : "à la retraite, j'allais enfin me faire plaisir." Pendant 30 ans, vous avez construit votre vie autour du sacrifice, pour vos enfants, pour votre travail. Vous avez tenu. Vous avez donné. Et la retraite était le moment où vous alliez enfin exister pour vous.
Et maintenant ce moment recule encore. Et votre corps, lui, n'en peut plus.
Vous avez peut-être passé tellement de temps à remettre à plus tard le droit d'exister pour vous, que cette retraite portait quelque chose d'énorme. Pas juste des revenus, une promesse faite à vous-même. Et voir cette promesse s'effacer, après tout ce que vous avez traversé, c'est une douleur que très peu de gens autour de vous peuvent vraiment mesurer.
Il y a dans tout ceci un amour de vous-même, un bonhuer, soumis à conditions. Je pourrais penser à moi quand... J'aurais le droit de me faire plaisir si... Cela traduit une estime fragile et quelque chose d'un peu incantatoire dans le rapport à la réalité. Nous sommes tous plus ou moins gouvernés par nos illusions, la dépression arrive quand elles s'effondrent.
Vous avez besoin de retrouver un ancrage pour retrouver votre pouvoir personnel afin d'agir là où vous le pouvez et de lâcher prise là où vous ne pouvez rien. Tant que vous serez en lutte contre votre situation, avec un sentiment d'impuissance ou d'injustice, vous ne serez pas en paix.
La question la plus importante pour vous maintenant, n'est pas au futur, c'est comment allez-vous enfin prendre soin de vous dès maintenant, dans le contexte qui est le votre.
Si vous voulez travailler sur cet ancrage, comprendre ce que vous pouvez vous autoriser dès maintenant dans le contexte qui est le vôtre, je vous offre une séance bilan d'une heure en visio, sans engagement. Il me reste quelques places ce mois-ci. Vous pouvez suivre le lien dans ma description pour réserver.
27 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Marie,
Vous dites être enseignante, vous êtes donc sous le régime de retraite des fonctionnaires, qui est tout de même encore assez protégé. Certes, vous ne gagnerez plus autant qu’avant, mais vous n’aurez peut-être plus non plus les mêmes besoins de dépenses. Vous pourrez, par exemple, changer de logement pour un logement plus adapté à vos besoins, etc.
Il ne faut pas penser la retraite comme étant la continuité de la vie, mais comme une nouvelle façon de vivre, un peu comme lorsque vous êtes sortie de vos études pour devenir enseignante.
De plus, avec votre cancer, il va être important de penser maintenant à vous.
N’hésitez pas à venir faire au moins une séance afin de pouvoir prendre ce recul nécessaire qui vous permettra de retrouver l’aplomb nécessaire pour affronter ces moments délicats.
Je reste à votre disposition et à votre écoute.
Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.
Christophe
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Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)
27 AVRIL 2026
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Bonjour,
Financièrement la meilleure solution est d'envisager l'arrêt de travail pour longue maladie, ce qui vous permettra d'atteindre votre retraite à taux plein.
Par ailleurs vous identifiez la retraite à une mort, et cela vous fait oublier de vivre.
La retraite est un changement de vie. Il s'agit de s'adapter à une nouvelle vie. Vous n'avez pas tant peur de la vie qui s'ouvre devant vous que de lâcher la vie qui est derrière vous. C'est cela le symbole de mort que vous projetez car la mort est toujours un symbole de séparation, de changement. La mort ouvre toujours sur une nouvelle vie.
Je vous conseille de faire une liste de tout ce que vous n'avez jamais eu le temps de faire et que vous auriez aimé faire. Puis dans cette liste sélectionnez ce qui va donner du sens au reste de votre vie.
Je vous renvoie vers ce rêve d'un patient, très éloquent d'autant qu'il s'agit d'une personne plus âgée que vous.
https://www.instagram.com/p/DTfTE77iByB/?igsh=OHdxZ2FkYjU3Y3R2
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.
Bon courage à vous
Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves
27 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Marie,
A la soixantaine vos enjeux de vie sont différents. Votre corps est clairement en train de vous obliger à de nouveaux ajustements que vous repoussiez sur le plan mental..
Déposer votre inconfort ne sera pas suffisant. Si vous êtes prête à mettre en œuvre le changement qui vous permettra de vous sentir plus alignée, si vous choisissez de vous mobiliser réellement pour vous même :
Je peux vous accompagner.
Contactez moi pour en échanger.
0660672456
LIBÉREZ CE QUI VOUS FREINE, CRÉEZ LA VIE QUI VOUS INSPIRE
27 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Quand je vous lis, je vois que vous faites face à beaucoup trop de choses en même temps.
Un cancer, une fatigue déjà présente, et cette question de la retraite qui vient tout envahir.
Dans cet état, il est très difficile d’y voir clair.
Quand tout se mélange ainsi, chercher une solution ou prendre une décision peut devenir encore plus angoissant.
Peut-être que l’enjeu, pour l’instant, n’est pas de décider, mais de retrouver un peu de stabilité, de souffle, pour pouvoir penser plus tranquillement ensuite.
Quand vous dites ne plus avoir envie de vivre, même sans vouloir mourir, c’est important de ne pas rester seule avec ça.
Faites-vous aider.
Vous pouvez vous appuyer sur votre médecin, un proche, ou le 3114 pour parler à quelqu’un rapidement.
Vous semblez submergée, la clarté pourra revenir progressivement après ce passage difficile et je vous le souhaite.
Bon courage à vous ,
— Olivier Cordier, Gestalt-thérapeute et Thérapeute de couple
Psychopraticien – Séances individuelles et couples
En ligne ou en présentiel
27 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour Marie,
Vous traversez plusieurs épreuves en même temps, et il serait étonnant que votre psychisme n'en soit pas profondément ébranlé. Un diagnostic de cancer bouleverse déjà tout ce que l'on croyait savoir de soi et de son avenir, mais ce qui se joue ici va au-delà de la maladie : c'est l'effondrement d'une promesse que vous vous étiez faite à vous-même.
Pendant des décennies, vous avez tenu, donné, attendu. La retraite n'était pas qu'un projet financier, elle était une réparation, la preuve enfin tangible que ce sacrifice en valait la peine. Apprendre qu'elle ne ressemblera pas à ce que vous aviez imaginé, c'est perdre non seulement un avenir, mais la signification de tout ce qui a précédé. Cette douleur-là est réelle et légitime.
La colère que vous ressentez n'est pas disproportionnée. Elle dit quelque chose d'important : vous vous êtes trop longtemps placée en dernier. Et aujourd'hui, au moment où vous pensiez enfin passer en premier, votre corps et vos comptes vous en empêchent simultanément. Il y a là une forme d'injustice profonde, et il est normal de ne pas savoir comment la digérer.
Vous cherchez encore des solutions, même épuisée, même depuis votre lit. Cette part de vous qui cherche une issue n'a pas abandonné. Mais quand vous dites que vous n'avez plus envie de vivre, c'est à prendre en compte. Si ces pensées s'intensifient ou deviennent envahissantes, je vous encourage à appeler le 3114, disponible à toute heure, pour ne pas rester seule avec ça.
La question n'est peut-être pas tant "comment accepter" que "comment traverser cela sans se perdre soi-même". Ce type de travail, sur le deuil d'un avenir imaginé, sur l'épuisement d'une vie donnée aux autres, sur la colère et la peur mêlées, se fait rarement seul. Un accompagnement psychothérapeutique pourrait vous offrir un espace où tout cela peut être entendu, déposé, et progressivement démêlé.
Restant à votre écoute,
Agnès Favard
Psychopraticienne/thérapeute de couple
Thérapie individuelle/thérapie de couple
En ligne ou en cabinet
27 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Marie,
Votre message est très bouleversant… Vous êtes en train de faire face à plusieurs chocs en même temps : la maladie, la perspective de la retraite, la question financière, et tout ce que cela vient remuer après 30 ans à donner pour les autres. C’est énorme. Il n’y a rien de “stupide” dans ce que vous ressentez — c’est une réaction à une situation profondément éprouvante.
On sent à quel point il y avait, pour vous, une attente autour de la retraite :
Enfin du temps pour vous, après vous être beaucoup sacrifiée.
Et aujourd’hui, cette image s’effondre, remplacée par de la peur, de la déception, de la colère… et une grande fatigue.
En Gestalt, on dirait que vous êtes prise dans une tension très forte entre plusieurs réalités :
* votre corps, qui traverse la maladie et appelle peut-être du repos
* votre esprit, qui s’accroche aux calculs, aux chiffres, à la sécurité
* et votre élan de vie, qui voudrait encore du plaisir, du choix, de la liberté
Tout cela se mélange et crée cette angoisse qui vous envahit.
Peut-être que, pour l’instant, la question n’est pas de “prendre la bonne décision” sur la retraite. Vous êtes dans un moment où tout est trop chargé émotionnellement pour décider sereinement.
Ce qui semble prioritaire, c’est vous, ici et maintenant :
Vous dites passer vos journées au lit, être envahie d’angoisses, ne plus avoir envie de vivre… Cela mérite vraiment une aide concrète et rapide. Vous n’avez pas à traverser cela seule. Un médecin, un psychologue, ou même une ligne d’écoute peuvent être un premier appui. En France, vous pouvez par exemple appeler le 3114 (numéro national de prévention du suicide, gratuit, 24h/24).
Concernant la retraite, il y a peut-être une autre façon d’aborder les choses, plus douce :
Et si ce n’était pas un “tout ou rien” immédiat ?
Il existe parfois des aménagements, des temps partiels, des arrêts, des transitions progressives… mais cela peut être réfléchi plus tard, quand vous irez un peu mieux.
Là, ce que vous vivez ressemble à un effondrement de repères : ce que vous aviez imaginé pour l’avenir ne tient plus, et cela crée un vide immense.
Peut-être que, très doucement, la question pourrait devenir :
qu’est-ce qui pourrait m’aider à traverser cette journée, aujourd’hui, un tout petit peu mieux ?
Pas toute la retraite. Pas toute la vie. Juste aujourd’hui.
Vous avez beaucoup donné pendant des années. Aujourd’hui, c’est peut-être le moment — même si c’est difficile — de recevoir du soutien.
Je vous envoie vraiment beaucoup de douceur dans ce que vous traversez.
26 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour Madame,
La façon dont vous présentez les choses laissent à penser que vous associez inconsciemment retraite et maladie. Par conséquent, il est logique que l’évocation de la retraite soit devenue anxiogène pour vous. Peut-être avez-vous connu dans votre famille ou dans votre entourage des personnes qui sont tombées malade une fois à la retraite ?
D’autre part et d’après certains éléments de votre récit, je perçois que les liens maternels entre vous et vos enfants ou entre vous et votre mère, sont source de questionnement et de souffrance.
C’est pourquoi, il me semble intéressant de vous interroger sur vos propres représentations de la retraite et de la maladie et afin de comprendre l’origine de cette somatisation, d’explorer votre propre histoire. De plus, un accompagnement thérapeutique et une écoute attentive et bienveillante vous apporteront le soutien nécessaire dans la traversée de cette épreuve.
Durant de nombreuses années vous avez aidé et accompagné de nombreux enfants, aujourd’hui osez demander de l’aide en saisissant les mains que l’on vous tend.
Bien à vous,
Chrystelle Dumort,
Psychanalyste à Nîmes et à distance.
25 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Chère Marie,
Je vous remercie pour votre sollicitation.
Il est vrai que l'être humain agit en fonction de déclencheurs qui, souvent, réactivent nos craintes les plus profondes. Ces peurs, fréquemment enfouies, concernent la souffrance, la dévalorisation, l'impuissance, la perte d'autonomie, l'égarement du sens donné à notre existence, ou encore les illusions dans lesquelles nous nous sommes perdus sans en comprendre la raison.
Nous nous interrogeons : « Est-ce que mes actions devaient me mener à cette situation ? Que représente ce coup du sort, moi qui me suis tant dévoué à mes certitudes et aux attentes d'autrui ? Pourquoi moi ? » De nombreuses questions restent sans réponse.
Ces réponses existent dans notre histoire et nos comportements par rapport à notre dynamique apprise.
De très nombreux aspects partent de nous.
Comme l'a si bien dit Carl Gustav Jung : « Tant que vous n'aurez pas rendu l'inconscient conscient, il dirigera votre vie et vous appellerez cela le destin. »
De même, Gustave Yung avait formulé cette pensée : « Nous passons la moitié de notre vie à escalader une échelle, et l’autre à réaliser que nous l’avions adossée au mauvais mur. »
Je vous propose de me consulter afin d'obtenir des réponses à vos interrogations, ainsi que des techniques de détachement émotionnel pour transformer votre souffrance.
Je vous souhaite une bonne réception et le meilleur.
Bien à vous,
Jonathan Desjours , Coach et thérapeute de l'inconscient.
25 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Marie, En vous lisant, on sent à quel point tout s’est accumulé pour vous : la fatigue, l’annonce du cancer, et cette décision de retraite qui vient toucher quelque chose de très profond — vos efforts passés et ce que vous espériez enfin pour vous.
Aujourd’hui, tout semble prendre toute la place, au point de vous laisser épuisée, envahie par l’angoisse, avec un sentiment d’impasse.
Ce que vous ressentez n’a rien de “stupide”.
C’est plutôt le signe que, pour vous, c’est devenu trop à porter seule.
Dans cet état, chercher à décider pour la retraite peut accentuer l’angoisse.
Peut-être que l’essentiel, pour le moment, serait plutôt de revenir à ce que vous traversez ici et maintenant, et de pouvoir être soutenue dans cela.
Quand vous dites “je n’ai plus envie de vivre”, cela mérite une vraie attention.
Non pas comme une faiblesse, mais comme l’expression d’une souffrance profonde.
Vous n’avez pas à rester seule avec tout cela.
Être accompagnée pourrait vous aider à déposer ce qui vous envahit, retrouver un peu d’appui, et avancer pas à pas — avant même de prendre une décision.
24 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Marie,
Je vous lis, et ce que vous traversez est vraiment lourd… Le choc de la maladie, la fatigue accumulée après toutes ces années, et en même temps cette question de la retraite qui vient tout bousculer… c’est beaucoup, vraiment beaucoup à porter d’un coup.
Dans ces moments-là, rester seule avec tout ça rend les choses encore plus difficiles. Est-ce que vous êtes actuellement accompagnée, psychologiquement ou médicalement, en lien avec ce que vous traversez ? Vous auriez vraiment besoin d’un espace pour déposer tout cela et être soutenue.
Votre message me touche sincèrement. Si vous en ressentez l’envie, je serais là pour vous accompagner, à votre rythme, pour traverser cette période, remettre un peu de clarté dans tout ça, et surtout vous aider à retrouver un peu d’appui.
Je vous souhaite bon courage,
Elodie Seng
Psychopraticienne - thérapie de couple
24 AVRIL 2026
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Bonjour,
Merci pour votre message. Ce que vous traversez est extrêmement lourd : un cancer à accepter, une fatigue accumulée, et en même temps une décision de retraite qui vient toucher quelque chose de très profond pour vous. Ce mélange peut créer un vrai vertige intérieur.
On entend deux mouvements en vous qui se heurtent :
* une partie de vous dit : « j’ai assez donné, j’ai besoin de me préserver, de me choisir »
* une autre dit : « je vais perdre, je ne pourrai pas enfin profiter comme je l’imaginais »
Et depuis que la question financière a pris toute la place, elle a écrasé le reste.
23 AVRIL 2026
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Bonjour,
Merci pour votre message et pour la confiance que vous mettez en partageant tout cela.
Ce que vous traversez est extrêmement éprouvant. Vous êtes confrontée en même temps à la maladie, à une grande fatigue accumulée après des années d’engagement, et à une décision importante autour de votre retraite. Il est tout à fait compréhensible que cela génère de l’angoisse, de la colère et un profond découragement.
J’entends aussi à quel point la question financière prend de la place aujourd’hui. Souvent, dans ces moments-là, l’esprit cherche à se raccrocher à quelque chose de concret pour tenter de reprendre un peu de contrôle, alors même que le vécu émotionnel est très bouleversé.
Peut-être que l’enjeu, dans un premier temps, n’est pas de trancher définitivement la question de la retraite, mais de vous soutenir vous, dans ce que vous traversez ici et maintenant. Vous n’êtes pas obligée de décider tout de suite.
Il me semble important que vous ne restiez pas seule avec cette détresse. Vous évoquez des pensées très sombres, et cela mérite d’être accueilli et accompagné avec douceur et sérieux. Un espace thérapeutique pourrait justement vous permettre de déposer ce que vous ressentez, à votre rythme, et de retrouver peu à peu un peu de clarté et d’appui intérieur.
Si vous le souhaitez, nous pouvons en parler ensemble lors d’un premier échange.
Bien chaleureusement
Mehdi ARTUS
Psychopraticien en Gestalt thérapie intégrative
23 AVRIL 2026
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Bonjour Marie,
Votre message mérite d'être pris tout à fait au sérieux.
Vous êtes frappée de plein fouet par deux épreuves à la fois. D’un côté, la maladie a bouleversé votre rapport à la vie, au corps et à l’avenir. De l’autre, la retraite, qui devait représenter un temps de réparation et de liberté après des années de sacrifices, apparaît soudain comme une perte supplémentaire. Ce n’est donc pas seulement une question d’argent, mais l’effondrement d’une "promesse intérieure". Dans un tel contexte, il n’est pas étonnant que l’angoisse envahisse vos journées, et que le travail devienne presque impensable.
Aujourd’hui, vous êtes prise dans un étau psychique qui appelle une aide rapide.
23 AVRIL 2026
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Bonjour Marie,
je vous remercie de votre message et de votre confiance.
Vous traversez une épreuve de vie, cette expérience du cancer, qui change le regard que vous portez sur votre vie et le projet de poursuivre vote activité en dépit de votre souhait intime de profiter de la vie. Vous avez écrit "à la retraite, j'allais enfin me faire plaisir". Vous avez associé ce départ à la retraite ou en inactivité come on dit dans le jargon du monde du travail, comme la possibilité de vous retrouvez et de penser à vous.
L'annonce du cancer vous amène à vivre un moment charnière très difficile et qui vous amène à repenser à ce projet "d'enfin vous faire plaisir".
Serait-il possible que vos besoins profonds dans la vie, au quotidien, aient changé avec l'expérience de la maladie? Que ce que vous pensiez être bloquant pour vous le soit moins?
Ressentir des angoisses après ce que vous venez de vivre est tout à fait normal. L'annonce d'un cancer nous ramène aux questionnements existentiels de la vie et de la mort, et de la "fin de vie". Or, dans votre message, le départ à la retraite tant privilégié avant la maladie, prend le rôle symbolique de la dernière partie de la vie vous plongeant dans des pensées négatives et des angoisses.
Je vous propose de vous accompagner dans cette expérience de la maladie. Déterminer ensemble ce dont vous avez réellement besoin aujourd'hui dans votre vie.
23 AVRIL 2026
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Bonjour Marie,
Il y a plusieurs périodes dans la vie où l'on fait des bilans et c 'est plutôt important lorsqu'on veut avancer et donner à sa vie le sens qui vous importe . Aujourd'hui le côté financier de votre retraite vous semble un réel problème, de plus vous passez un moment éprouvant avec votre sein à soigner....ces deux choses sont à envisager ensemble pour arriver à une acceptation globale de vos maux ; en parler avec quelqu'un d'extérieur et sans jugement peut vous amener à trouver des solutions que seule, enfermée dans ce passage difficile de votre vie ,vous ne pourrez trouver.Vous êtes courageuse d'avoir posé des mots sur vos maux ,maintenant ne restez pas seule face à cette problématique ;
La priorité, c 'est vous, prenez soin de vous ,chère Marie, c'est primordial.
23 AVRIL 2026
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Bonjour,
Ce que vous traversez n'est pas stupide. Pas du tout. C'est immense, et je veux que vous l'entendiez vraiment.
En quelques mois, vous avez reçu un diagnostic de cancer, déjà un choc à part entière, et en même temps, vous voyez s'effondrer qqch que vous aviez construit comme une promesse à vous même : cette retraite qui devait enfin être votre temps, après 30 ans de sacrifices. C'est une double peine profondément injuste, et la colère que vous ressentez est tout à fait légitime.
Ce que vous dites à la fin de votre message me touche et m'interpelle : "je n'ai pas envie de mourir, mais plus envie de vivre non plus". Je ne passe pas là dessus sans m'arrêter. Ce n'est pas anodin. C'est un signe que vous êtes épuisée à un niveau très profond, pas juste fatiguée, mais vidée de l'élan. Et ça, ça mérite une attention réelle, pas seulement des conseils pratiques sur la retraite.
La question de l'argent est réelle, je ne la minimise pas. Mais en ce moment, je crois que ce dont vous avez le plus besoin ce n'est pas d'un calcul, c'est d'être accompagnée pour traverser tout ça sans vous noyer dedans seule.
Vous portez beaucoup, depuis longtemps, pour les autres. Là, c'est vous qui avez besoin qu'on prenne soin de vous, vraiment.
Je reste à votre écoute, prenez soin de vous.
Margaux Jarrige
23 AVRIL 2026
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Bonjour Marie,
Je n’aime pas bien ce principe que les psys répondent ici par écrit
Mais votre message m’a touchée
Ne restez pas seule et allez rencontrer qqun : un professionnel et surtout une personne avec qui vous vous sentirez en confiance
Et posez tout ce qui vous encombre, votre réalité, mais aussi vos envies et il y en a nécessairement même si des fois elles ne nous arrivent pas tout de suite (tant que la vie est là nous y avons des choses à vivre) et avec du soutien, de l’écoute j’ai confiance dans le fait que vous pourrez trouver une voie qui sera bonne pour vous
Avec toute ma compassion et mon soutien
Karine