Attouchements sexuels entre enfants

Réalisée par Lima · 3 juin 2026 Aide psychologique

Bonjour,
Ma fille m'a confié qu'elle se frottait contre sa petite soeur quand elle avait 8 ans et sa petite soeur 4 ans à plusieurs reprises (5 ou 6).
Elle a 28 ans maintenant et se sent coupable et regrette ses actes. Elle veut savoir comment elle peut se rattraper vos a vis sa soeur et je veux savoir qu'elle est l'impact sur sa petite soeur et que faut il faire maintenant même si elles sont adultes
Elles ont une relation proche et la grande n'ose pas aborder ce sujet avec la petite pour s'excuser

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Meilleure réponse 5 JUIN 2026

Bonjour Lima,

Il est très probable que votre plus jeune fille ne se rappelle pas ces frottements à caractère sexuel. D’ailleurs, avez-vous constaté des troubles dans la vie (générale, affective, sentimentale) de votre jeune enfant ?
Pour votre grande fille, il serait préférable de ne rien faire. Vous dites d’ailleurs qu’il y a une très bonne entente entre sœurs, pourquoi prendre le risque de provoquer un malaise en faisant ressortir cela. S’il y a bien une victime dans cette histoire, c’est la petite sœur, pas la grande. Votre grande fille doit donc apprendre à vivre avec cette culpabilité et la gérer par elle-même. Elle peut cependant se faire aider en venant en consultation afin de réussir à dépasser cette prise de conscience tardive. C’est certainement ce qu’il y a de mieux à faire pour elle.

Je reste à votre disposition et à votre écoute.

Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.

Christophe
-------------------------------------------------
Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)

Christophe Nieaux Psy sur Melun

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16 JUIN 2026

Bonjour Madame,

Dans ce que vous racontez il ne semble y avoir rien d’exceptionnel ou de grave : ces gestes de découverte des sensations corporelles sont assez fréquents chez les jeunes enfants.

Ce qui interroge c’est la culpabilité de votre grande fille.
Si sa petite sœur va bien et si leur relation est bonne il n’y a pas lieu de s’inquiéter, ni de parler à la cadette.

Par contre, si la fille aînée n’arrive pas à se débarrasser de sa culpabilité il serait bon pour elle de consulter un-e thérapeute.
sp

Silvia Podani Psy sur Issy-les-Moulineaux

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8 JUIN 2026

Bonjour Lima,

Je suis touchée par votre message et par la culpabilité que votre fille semble porter depuis de nombreuses années. Bravo à elle de vous en avoir fait part. C'est très courageux et montre une grande confiance.
Lorsqu'un événement de l'enfance continue à peser aussi fortement à l'âge adulte, il est souvent important de pouvoir l'explorer dans un cadre sécurisant et bienveillant plutôt que de rester seule avec ses questions et ses inquiétudes.

Concernant l'impact éventuel sur sa sœur ou la question de savoir s'il faut en parler aujourd'hui, il n'existe malheureusement pas de réponse simple ou universelle. Chaque histoire, chaque personne et chaque lien familial sont singuliers.

Je pense que votre fille pourrait bénéficier d'un espace de parole pour mettre des mots sur ce qu'elle a vécu, sur sa culpabilité, sur ce qu'elle souhaite transmettre à sa sœur et sur la manière la plus juste d'aborder cette situation si elle le souhaite.

Si elle en ressent le besoin, je serais heureuse de l'accompagner dans cette réflexion en consultation.
Bien à vous,

Elodie Seng
Psychopraticienne

Elodie Seng Psy sur Paris

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5 JUIN 2026

Bonjour
Si votre fille semble bien s'entendre avec vous pour vous parler de son enfance avec sa sœur, et que vous n'avez rien vu . il me semble que vous avez écoute peut être vous êtes vous excuser . Mais vous ne pouvez rien faire d' autre que dire a votre fille de se faire suivre par un professionnel pour apaiser sa douleur ses regrets et peut être ou peut être pas en parler un jour a sa soeur quand elle sera tranquillement prête . Votre deuxième fille ne se rappel peut être de rien vu l'age. 4 ans ; Chacun doit avancer sur son propre vécu. restez a l'écoute de vos filles et pourquoi pas faites aussi un rdv pour vous aider et retrouver le calme et la confiance en vous . Cordialement .
Mme ROUX Odette Psychologue (Valence)

Odette Roux Psy sur Valence

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5 JUIN 2026

Bonjour et merci de ce partage.
Votre avis compte beaucoup pour votre fille, on dirait.
Il faut envisager cela du point de vue de la normalité.
Pourquoi ce sent-elle encore coupable ?
Pensez vous qu'elle doive se sentir coupable ?
De votre côté essayer de dédramatiser serait peut-être un premier pas et ensuite l'encourager à ce faire accompagner pour disséquer cette culpabilité..
A votre disposition
Courage...

Roger Fontaine Psy sur Beaune

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5 JUIN 2026

Bonjour,
Si votre grande fille de 28 ans se sent mal à l'aise avec ses souvenirs, il est très facile de s'en désidentifier en travaillant sur le sujet avec de l'EDMR. Je reçois régulièrement des patients ou patientes avec ce type de problématique (voir mon profil et mon approche).
Par contre, je lui déconseillerai d'en parler à sa petite soeur, peut être que ce n'est pas une problématique pour elle. Et cela aurait donc des conséquences plus grandes. De plus, s'excuser n'aura aucun impact si la petite soeur a aussi enkysté ce problème. Si c'était le cas, il serait utile qu'elle consulte également.

Restant à votre disposition
Hypnothérapeute clinique - Thérapie intégrative & holistique

Nathalie Follmann Psy sur Clichy

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5 JUIN 2026

Bonjour,

La question que vous soulevez est bien plus vaste que ces actes qui ont eu lieu entre 2 petites filles de 8 et 4 ans.
A 8 ans, l’enfant est dans une totale immaturité sexuelle. Si votre fille s’est frottée contre sa sœur à cet âge-là c’est qu’elle avait déjà subi des attouchements elle-même.

L’inceste fait partie de notre société, de notre culture issue du patriarcat qui est encore tellement présent aujourd’hui.
L’inceste se révèle dans quasi toutes les familles, un enfant sur 10 est identifié, et combien ne le sont pas ? Ou ne le seront qu’à l’âge adulte quand ils viendront s’occuper des conséquences des traumatismes…

De plus en plus d’auteurs racontent leurs histoires, des professionnels parlent des patients qu’ils reçoivent.
Je vous en cite quelques uns :
Bruno Clavier "Les fantômes familiaux", "L'inceste ne fait pas de bruit", « Ils ne savaient pas »
Neige Sino « Triste tigre »
Cécile Cée « Ce que Cécile sait »
Romane Brisard « Inceste d’état »
Et tant d’autres…

Ce que votre fille soulève ce n’est que la face visible de l’iceberg. Peut-être et probablement est-elle dans une phase où la mémoire lui revient, peut-être encore dans une amnésie partielle de toute son histoire.
Il s’est passé autre chose avant. Pour elle-même, et très certainement dans les générations précédentes.

Alors je vous invite à vous questionner. Quand votre fille avait 8 ans et moins de 8 ans, vous a t-elle fait des révélations que vous n’auriez pas vraiment entendues ou comprises ? Vous aurait-elle parlé d’un malaise avec un adulte de son entourage, de jeux avec des enfants de l’école ?…
Et vous quelle est votre histoire ? Auriez-vous subi des attouchements, abus,viols ou inceste quand vous étiez plus jeune ?

Ces traumatismes se soignent en hypnose Ericksonniene ou toute méthode qui en est issue. NERTI (Nettoyage Émotionnel Rapide des Traumatismes Inconscients), TIPI (Technique d'identification des Peurs Inconscientes) ou encore l'EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing).

Quand au fait que votre fille s’excuse auprès de sa sœur, plutôt que d’excuses, en parler ensemble serait déjà apaisant. Possiblement que la plus jeune ne se souvient pas de ce qu’elle a vécu à 4 ans, pour autant il y a un souvenir engrangé dans son corps et qui peut-être l’empêche d’avancer dans sa vie dans certains domaines. Oui c’est important que les 2 sœurs se parlent, et encore plus si elles ont des enfants. Que cela soit dit, que cela soit révélé pour que cela ne se reproduise pas.

Si votre fille est mal à l’aise pour parler à sa sœur, invitez-là à voir un-e thérapeute d’abord seule, puis si besoin avec sa sœur.

Je reste à votre disposition si vous souhaitez approfondir ces questions.
Claire Thomas
Psychosomatothérapeute

Claire Thomas Psy sur La Chapelle-Caro

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5 JUIN 2026

Bonjour,

Il est peu probable que sa soeur se souvienne de quoi que ce soit ni que cela ait eu un impact.
Ce sont des choses qui se sont passées sous forme de jeu ou d'imitation du monde des adultes à un âge où ni l'une ni l'autre n'était pubère.
Ce sont des scrupules que l'on retrouve souvent chez les personnes perfectionnistes.
Votre fille projette ses concepts sexuels d'adulte d'aujourd'hui sur une situation qui n'en comportaient aucun.
Il faut qu'elle oublie. Les scrupules c'est toujours du passé et d'en parler ne l'aidera pas forcément ni au demeurant sa petite soeur.

Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.

Bon courage à vous

Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves

Michel Le Baut Psy sur Marseille

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5 JUIN 2026

Bonjour Lima.
Votre question est à la fois sensible et complexe.
La première question que je me pose, est de savoir si votre fille a elle-même vécu des violences sexuelles, dans un contexte ou dans un autre, pour à 8 ans connaître ce geste et avoir cette impulsion qui la fait se sentir si coupable aujourd'hui.
En ce qui concerne l'impact, et ce qu'il faut faire, c'est difficile de répondre vraiment car les besoins de sa sœur peuvent être très divers selon là où elle en est. La meilleure conduite à suivre est probablement de lui dire qu'elle a conscience qu'elle a fait ces actes (sa sœur ne sera plus confrontée au doute et au secret) et qu'elle les regrette, et qu'elle est là pour elle si elle peut faire quelque chose (présenter des excuses, en parler ou au contraire ne plus en parler, financer un suivi thérapeutique, ...). C'est sa sœur qui saura le mieux ce dont elle a besoin, et ces besoins peuvent évoluer avec le temps.
Grégoire Taconet
Psychopraticien en Approche Centrée sur la Personne
Consultations en cabinet à Lyon, ou en visio

Grégoire Taconet Psy sur Lyon

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5 JUIN 2026

Bonjour,

Avant toute analyse, je veux saluer ce que représente la démarche de votre fille aînée. À 28 ans, déposer auprès de sa mère un acte commis à 8 ans, et qui pèse sans doute en silence depuis vingt ans, demande un courage qu’il convient de reconnaître. Cette parole est en soi un acte structurant pour elle, indépendamment de la suite.

Plusieurs niveaux doivent être déposés séparément, parce qu’ils ne se traitent pas selon la même logique.

Premier niveau, ce qui s’est passé. Une enfant de 8 ans qui se frotte de manière répétée, cinq ou six fois, contre une enfant de 4 ans présente, cliniquement, ce que la littérature qualifie de comportement sexuel problématique entre fratrie. Ce n’est ni un jeu d’exploration mutuel ordinaire, qui se ferait à âges proches et de façon réciproque, ni un acte que l’on doit qualifier comme l’équivalent d’un abus commis par un adulte. C’est une zone intermédiaire qui demande sa propre lecture. La répétition, l’écart d’âge et la directionnalité (l’aînée vers la cadette) en sont les caractéristiques importantes.

Deuxième niveau, qui est probablement le plus important et que personne dans votre famille n’a peut-être encore formulé. Une enfant de 8 ans qui développe ce comportement n’invente pas ces gestes ex nihilo. Elle reproduit, presque toujours, quelque chose à laquelle elle a été exposée. Cela peut prendre plusieurs formes : le témoignage d’une scène sexuelle adulte, une exposition à du contenu pornographique, une expérience d’attouchement subi par elle-même de la part de quelqu’un d’autre (cousin, voisin, adulte, autre enfant plus âgé), ou une atmosphère familiale sexualisée. La question que je vous invite à porter à votre fille aînée, dans un cadre clinique approprié et non en interrogation directe par vous, est la suivante : qu’est-ce qui se passait pour elle, à 8 ans, à ce moment-là ? Sa culpabilité actuelle d’adulte ne doit pas couvrir une question d’enfant qui n’a peut-être jamais été posée.

Troisième niveau, votre fille cadette. Vous me demandez quel est l’impact. La réponse honnête est qu’il n’y a pas de réponse générique. Les enfants exposés à ce type de contact à 4 ans présentent un spectre très large de devenirs. Certaines n’en gardent aucune trace consciente. D’autres en ont gardé un souvenir flou, parfois associé à un malaise diffus. D’autres encore portent des traces somatiques ou comportementales sans que l’origine en soit consciente. L’impact, s’il y en a un, ne se mesure pas à votre place. Votre fille cadette est la seule à pouvoir le désigner, si jamais elle le souhaite, dans le cadre qui lui appartient.

Quatrième niveau, et c’est le point délicat, la question de la réparation que votre aînée souhaite engager. Je vais être franche, parce que la prudence ici importe plus que la rapidité.

Une excuse directe de l’aînée vers la cadette, sans préparation et sans accompagnement clinique, comporte un risque sérieux. Si la cadette n’a aucun souvenir de ces épisodes, recevoir cette information à 24 ans sans l’avoir demandée constitue, en soi, une effraction. Elle se retrouverait à devoir gérer une information qu’elle n’a pas appelée, et à devoir, en plus, gérer la culpabilité de sa sœur. La proximité actuelle entre les deux pourrait en être abîmée par l’acte de réparation lui-même. Si à l’inverse la cadette en a gardé un souvenir et a construit avec ces traces, recevoir cette confession peut être structurant, mais cela suppose qu’elle puisse choisir le moment où elle veut en parler, et non se le voir imposer.

La question juste, dans la position de votre aînée, n’est donc pas « comment me faire pardonner ? » mais « ce travail m’appartient-il, et si oui, pour qui ? ». La réponse, cliniquement, est la suivante. Le travail de votre aînée sur sa culpabilité lui appartient à elle, et il se fait en thérapie individuelle, non auprès de sa sœur. Faire reposer sur la cadette le soulagement de la conscience de l’aînée serait, sous une forme inversée, lui demander à nouveau d’être au service d’un besoin de l’aînée. La cadette a déjà donné, à 4 ans, sans le choisir.

Ce que je vous recommande, concrètement.

Pour votre fille aînée. Un suivi individuel auprès d’une personne formée aux comportements sexuels problématiques de l’enfance et aux dévoilements tardifs. Le CRIAVS (Centre Ressource pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles) de votre région peut orienter, même si la situation date de l’enfance. Ce travail aura deux fonctions : explorer ce qui se passait pour elle à 8 ans, et travailler la question de savoir si, après ce travail, une parole adressée à sa sœur a un sens, dans quelle forme, et avec quel accompagnement.

Pour votre fille cadette. Ne rien lui dire pour l’instant. Pas par dissimulation, mais par respect de son rythme et de son autonomie. Si à un moment ultérieur votre aînée, après son travail thérapeutique, souhaite parler à sa sœur, ce moment ne se décide pas dans l’urgence du soulagement actuel. Il se décide à froid, accompagné, et idéalement avec une proposition de cadre tiers (présence d’une praticienne ou d’un praticien lors de la conversation, écrit médiateur, autre format à construire).

Pour vous-même. Vous êtes en position de mère qui reçoit la confidence de l’une et qui porte la question de l’autre. C’est une position lourde et solitaire. Si vous ne le faites pas déjà, vous pouvez vous-même bénéficier d’un espace de parole, pour ne pas porter seule ce qui n’est ni votre faute ni votre responsabilité à régler. Une consultation auprès d’une praticienne ou d’un praticien spécialisé en thérapie familiale peut éventuellement, dans un second temps, accompagner la famille dans son ensemble si toutes et tous le souhaitent.

Une dernière chose. Vous écrivez que les deux sœurs sont aujourd’hui proches. Cette donnée est précieuse. Elle indique que, quoi qu’il se soit passé alors, quelque chose a tenu entre elles. Cela ne dispense pas du travail, mais permet de l’aborder sans urgence. Aller vite, dans ce type de situation, est presque toujours une mauvaise idée. Le temps lent est ici un allié, pas un obstacle.

Bien à vous,
Cécile MERLETTE

Cécile Merlette Psy sur Paris

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5 JUIN 2026

Bonjour,

La première chose à dire est qu'il est important de distinguer plusieurs situations qui peuvent paraître similaires mais qui ne le sont pas forcément sur le plan psychologique.

Lorsque des comportements à caractère sexuel surviennent entre enfants, les professionnels cherchent généralement à comprendre le contexte : l'écart d'âge, la fréquence, le caractère imposé ou non, les connaissances sexuelles de l'enfant à l'époque, l'existence éventuelle d'une exposition à la sexualité ou de violences subies, ainsi que le vécu actuel des deux personnes.

Votre fille avait 8 ans et sa sœur 4 ans. Il est difficile, avec les seuls éléments du message, d'évaluer précisément ce qui s'est joué à l'époque. En revanche, ce qui apparaît clairement aujourd'hui, c'est que votre fille éprouve une culpabilité importante et semble porter seule ce poids depuis de nombreuses années.

Concernant l'impact sur sa sœur, personne ne peut le déterminer sans connaître son vécu. Certaines personnes gardent un souvenir douloureux d'expériences de ce type, d'autres n'en gardent aucun souvenir ou ne les ont pas vécues comme traumatisantes. C'est la raison pour laquelle il faut être prudent avant de conclure à un impact psychologique précis.

La question de parler ou non à sa sœur mérite également réflexion. S'excuser peut parfois être réparateur, mais il existe aussi un risque que la révélation fasse émerger chez l'autre des interrogations ou des souvenirs qu'elle n'avait peut-être pas. Cette démarche gagnerait probablement à être préparée avec un psychologue afin d'évaluer les motivations de votre fille, ses attentes et les conséquences possibles de cette discussion.

Je conseillerais donc à votre fille de consulter un professionnel afin de travailler d'abord sa culpabilité, de comprendre ce qui s'est passé dans son histoire à elle et de réfléchir sereinement à la meilleure façon d'agir aujourd'hui.

Le fait qu'elle ressente du regret, qu'elle s'interroge sur les conséquences de ses actes et qu'elle souhaite réparer témoigne déjà d'une prise de conscience importante. Cependant, la réparation ne passe pas toujours immédiatement par une révélation ; elle passe souvent d'abord par un travail de compréhension et d'élaboration personnelle.

Prenez soin de vous.

Sandra Delaval Psy sur L'Isle-sur-la-Sorgue

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4 JUIN 2026

Bonjour,
Votre témoignage me touche.
Je peux imaginer que pour vous également cette situation est délicate, alors vous pouvez déjà vous féliciter que votre fille ai pu se confier à vous et que vous ayez le courage d'en parler ici pour chercher du soutien.

Dans le contexte actuel où la parole se libère des souvenirs peuvent remonter dans les mémoires avec beaucoup de culpabilités, d'incertitudes, de peurs et d'angoisses. Tout cela est un processus normal, libérateur et sain.

Cela donne encore plus de valeur à la parole qui veut se libérer et aux actes de réparations que vous et votre fille semblaient vouloir engager.

Je ne peux pas vous faire une réponse toute faite car chaque histoire est singulière.
Par contre, mon conseil pour votre fille ainée serait, dans un premier temps, qu'elle trouve un espace soutenant, réconfortant et bienveillant pour déposer son histoire et comprendre ce que cela lui fait vivre. Il n'y a pas d'urgence, surtout si -comme je le comprends- votre fille cadette se porte bien.
En étant accompagné, votre fille ainée, mettra des mots et fera une revisite de son histoire de petite fille. Elle pourra regarder avec clarté et plus de douceur cette situation passée.
Comprendre ce qui se joue aujourd'hui pour elle et sa relation à sa sœur sera aidant pour toutes les deux.
Alors un vrai échange serein entre elles pourrait se faire.

Merci de m'avoir confier ce morceau de votre histoire familiale.
Je serais là si vous avez besoin de moi, ou si votre fille décide d'être soutenue dans ce travail courageux et tout à son honneur.


Cordialement
Corinne FENOY - praticienne en psychothérapie Gestalt.
En distancielle ou en présentielle

Corinne Fenoy Psy sur Arbigny

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4 JUIN 2026

Bonjour,

Il est important, dans un premier temps, de replacer les événements dans leur contexte. À l'âge de 8 ans, il est naturel qu'un enfant découvre progressivement son corps, s'interroge sur la sexualité et expérimente certaines formes de curiosité. Ces comportements doivent être compris à la lumière du développement affectif et psychosexuel de l'enfant, et non avec le regard et la compréhension d'un adulte.

Aujourd'hui, votre fille porte sur cette situation un regard d'adulte. Avec la maturité, elle mesure davantage la portée des gestes et leur signification, ce qui peut faire émerger des émotions intenses telles que la culpabilité, la honte ou l'inquiétude. Il est donc essentiel qu'elle puisse faire preuve de bienveillance envers elle-même et se reconnecter à la petite fille qu'elle était alors, avec ses connaissances, sa maturité et ses intentions de l'époque.

Concernant sa sœur, il peut être utile de s'interroger sur la manière dont celle-ci a vécu cette expérience. Existe-t-il aujourd'hui des signes qui pourraient laisser penser qu'elle en a souffert : des difficultés relationnelles, un mal-être, des troubles de l'intimité ou d'autres problématiques particulières ? Ces éléments peuvent apporter un éclairage plus juste sur la situation actuelle.

Le souhait de votre fille de présenter ses excuses à sa sœur témoigne d'une réelle sensibilité et d'une volonté de prendre ses responsabilités. Cependant, avant d'engager cette démarche, il me semblerait important qu'elle puisse bénéficier d'un accompagnement auprès d'un professionnel. Cela lui permettrait d'explorer les émotions qu'elle ressent aujourd'hui, de comprendre l'origine de sa culpabilité et de mettre du sens sur ce qui se rejoue actuellement dans son histoire.

Avant d'ouvrir un dialogue avec sa sœur, il est essentiel qu'elle puisse elle-même trouver un espace d'apaisement et de compréhension. Être plus au clair avec son vécu, ses intentions et ses émotions lui permettra d'aborder cette conversation de manière plus sereine, respectueuse et constructive pour chacune d'elles.

Avec toute ma bienveillance,
Mallory Legrain
Psychopraticienne, Praticienne en Fleurs de Bach

Mallory Legrain Psy sur Paris

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4 JUIN 2026

Bonjour,

Merci pour votre message. La situation que vous décrivez est délicate et il est compréhensible que votre fille ressente aujourd'hui de la culpabilité en repensant à ces événements survenus lorsqu'elle était enfant.

Il est important de rappeler qu'à 8 ans, un enfant n'a ni la maturité affective, ni la compréhension de la sexualité, ni les capacités de discernement d'un adulte. Certains comportements exploratoires ou de recherche de sensations peuvent exister dans l'enfance sans que l'enfant mesure leur portée ou leurs conséquences. Cela ne signifie pas pour autant que l'impact sur l'autre enfant puisse être connu ou évalué sans échange avec la personne concernée.

Aujourd'hui, ce qui semble surtout souffrir, c'est votre fille aînée, qui porte depuis de nombreuses années une culpabilité importante. Le fait qu'elle éprouve des remords et s'interroge sur les conséquences de ses actes montre une réelle prise de conscience et une préoccupation sincère pour sa sœur.

Concernant l'impact sur la sœur cadette, personne ne peut l'affirmer à distance. Certaines personnes gardent un souvenir marquant de ce type d'expérience, d'autres n'en ont aucun souvenir ou n'en ressentent pas de conséquences particulières. Chaque vécu est unique.

Avant d'envisager des excuses ou une discussion, il peut être utile que votre fille réfléchisse à ce qui motive sa démarche aujourd'hui. Cherche-t-elle principalement à soulager sa propre culpabilité, ou pense-t-elle que sa sœur aurait besoin d'entendre quelque chose ? Car rouvrir un sujet très ancien peut parfois être aidant, mais parfois aussi déstabilisant pour une personne qui n'en gardait pas de souvenir ou qui ne l'avait jamais interprété de cette manière.

Dans ce contexte, il pourrait être pertinent que votre fille bénéficie d'un espace d'accompagnement pour explorer cette culpabilité, comprendre ce qu'elle porte depuis toutes ces années et réfléchir sereinement à l'opportunité, au moment et à la manière d'aborder éventuellement ce sujet avec sa sœur.

L'objectif ne serait pas seulement de savoir s'il faut parler ou non, mais aussi d'aider votre fille à porter un regard plus nuancé sur l'enfant qu'elle était à l'époque, sans minimiser les faits mais sans se condamner indéfiniment non plus.

Si elle le souhaite je peux la recevoir soit en cabinet ou en ligne.

Bien cordialement,

Cabinet A KEDDI

Alessandro Keddi Psy sur Rouen

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4 JUIN 2026

Bonjour,

Merci pour votre message. Je comprends votre inquiétude de mère, ainsi que la souffrance que semble porter votre fille aujourd'hui autour de ces souvenirs.

D'abord, il est important d'être prudent avant de conclure sur l'impact que ces comportements ont pu avoir sur sa petite sœur. Chaque personne vit et intègre ce type d'expérience de manière différente. Certaines peuvent en garder des conséquences importantes, tandis que d'autres n'en conservent pas de souvenir marquant ou ne l'ont pas vécu de façon traumatique.

Ce que j'entends surtout, c'est que votre fille éprouve aujourd'hui beaucoup de culpabilité et de regrets pour des comportements survenus lorsqu'elle était elle-même une enfant. À 8 ans, un enfant n'a pas la maturité affective, relationnelle et sexuelle d'un adulte. Cela n'efface pas ce qui s'est passé, mais cela invite à considérer les faits avec nuance et dans leur contexte développemental.

Concernant la question des excuses, il n'existe pas de réponse universelle. Parfois, aborder un événement ancien peut permettre une parole sincère et réparatrice. D'autres fois, cela peut aussi faire émerger des souvenirs ou des émotions que la personne concernée n'avait pas ou plus en tête. Il est donc important de réfléchir avec précaution à ce qui motive cette démarche : est-ce principalement pour soulager la culpabilité de votre fille, pour prendre soin de sa sœur, ou les deux ?

Avant toute discussion avec sa sœur, il pourrait être utile que votre fille bénéficie d'un espace de parole personnel afin d'explorer ce qu'elle ressent aujourd'hui : sa culpabilité, sa responsabilité, ses peurs et ce qu'elle espère d'une éventuelle conversation. Cela l'aiderait à déterminer la manière la plus juste et la plus respectueuse d'aborder la situation, si cela semble pertinent.

Quant à vous, il est compréhensible que vous cherchiez à savoir ce qu'il faut faire maintenant. À ce stade, il me semble surtout important d'éviter les conclusions précipitées sur les conséquences psychologiques pour la sœur cadette et de privilégier une réflexion posée, centrée sur les besoins et le vécu de chacune.

Si vous le souhaitez, nous pouvons prendre un temps pour échanger plus en détail sur cette situation, afin d'examiner ensemble les questions qu'elle soulève et les différentes façons de l'aborder avec prudence et bienveillance.

Je reste à votre écoute.
Margaux Jarrige

Margaux Jarrige Psy sur Les Villards-sur-Thônes

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4 JUIN 2026

Bonjour,

J’ai pris le temps de lire votre message sur ce forum, merci d’avoir pris ce temps pour vous, pour poser des questions et poser vos souffrances, afin d’avoir quelques réponses.
Je n’ai pas lu les réponses de mes collègues, mais je vous dirais que dans votre message, on sent une inquiétude de mère qui cherche à aider sa fille et à comprendre au mieux la situation. C'est tout à votre honneur de vouloir trouver une solution pour elle.

Cependant, il me semble difficile pour des professionnels sur un forum de donner un conseil précis concernant une tierce personne, d'autant plus sur des événements anciens dont nous ne connaissons ni le contexte exact, ni le vécu de chacune des deux sœurs.
Puisque votre fille ressent encore aujourd'hui une forte culpabilité et s'interroge sur la manière de se positionner vis-à-vis de sa sœur, il pourrait être bénéfique qu'elle puisse en parler dans le cadre d'une thérapie.
Cela lui permettrait de travailler cette culpabilité, de mettre du sens sur ce qu'elle a vécu à l'époque, et de réfléchir à la manière la plus adaptée d'agir aujourd'hui si elle souhaite aborder ce sujet avec sa sœur.

Je reste à votre disposition, n’hésitez pas à me poser d’autres questions
Prenez soin de vous,

Aurélie
Psychopraticienne – Hypnothérapeute
*Visio & Présentiel
-----------------------------
•NB : cette réponse repose sur les éléments que vous partagez ici. Sans davantage de précisions, certains aspects peuvent m’échapper et mon propos reste donc à nuancer.

Aurélie Vicedo Psy sur Saint-Georges-sur-Cher

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4 JUIN 2026

Bonjour Lima,

Ce que vit votre fille témoigne d'une grande honnêteté : reconnaître, ressentir et vouloir réparer demande une vraie maturité émotionnelle.

Ce qui s’est passé à 8 ans relève de comportements explorateurs d'enfants, très différents d’un acte d’adulte. Pourtant, la culpabilité qu’elle porte aujourd’hui est réelle et mérite d’être accompagnée.

Avant d’envisager une conversation avec sa sœur, un travail d'accompagnement thérapeutique lui permettrait de traverser cette culpabilité, de comprendre ce que cet épisode a laissé comme empreinte en elle et de décider en conscience si (et comment) elle souhaite aborder le sujet avec elle.

Réparer commence d’abord par se réconcilier avec soi-même.

Avec tout mon soutien,

Anne-Sophie Théotime
Praticienne en Gestalt thérapie

Anne-Sophie Theotime Psy sur La Grande-Motte

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4 JUIN 2026

Bonjour,

Merci pour votre partage.

Lorsqu'il s'agit de comportements à caractère sexuel entre enfants, il est important de les replacer dans leur contexte développemental. Les jeunes enfants explorent parfois leur corps, leur curiosité et les limites relationnelles sans en comprendre pleinement la portée. Cela ne signifie pas pour autant que tous les comportements sont sans conséquence, notamment lorsqu'il existe une différence d'âge importante ou de maturité entre les enfants concernés.

Dans la situation que vous décrivez, votre fille avait 8 ans et sa sœur 4 ans. À cet âge, la plus jeune n'avait probablement pas la capacité de comprendre ce qui se passait ni d'y consentir de manière éclairée. Il est cependant impossible de savoir aujourd'hui quel impact ces événements ont eu sur elle. Certaines personnes ne gardent aucun souvenir conscient de tels épisodes, tandis que d'autres peuvent en conserver des souvenirs ou des ressentis plus ou moins marqués.

Ce qui ressort surtout de votre témoignage, c'est que votre fille, aujourd'hui âgée de 28 ans, porte un regard lucide sur ses actes passés, éprouve des regrets sincères et souhaite agir avec responsabilité. Cette prise de conscience témoigne d'une réelle maturité.

Concernant la possibilité d'aborder le sujet avec sa sœur, il n'existe pas de réponse universelle. Si votre fille ressent qu'une démarche d'excuses est importante pour son propre cheminement et qu'elle pourrait également être bénéfique pour leur relation, il peut être pertinent d'envisager une conversation. Toutefois, celle-ci devrait être menée avec beaucoup de délicatesse, sans présumer des souvenirs ou du vécu de sa sœur, et sans attendre de pardon immédiat.

Une approche respectueuse pourrait consister à reconnaître simplement les faits tels qu'elle s'en souvient, à exprimer ses regrets sincères et à laisser à sa sœur toute la liberté de réagir, de poser des questions ou de ne pas souhaiter en parler davantage.

Si l'angoisse, la culpabilité ou les interrogations de votre fille sont importantes, un accompagnement auprès d'un psychologue pourrait également l'aider à réfléchir à la meilleure manière d'aborder cette situation et à gérer les émotions qu'elle suscite.

L'essentiel aujourd'hui est d'agir avec honnêteté, respect et bienveillance envers sa sœur, tout en acceptant que celle-ci puisse avoir une expérience et des besoins différents des siens.

Avec bienveillance,
Benjamine Artaud
Psycho Praticienne / EMDR / Psychologie Transpersonnelle

Benjamine Artaud Psy sur Marseille

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4 JUIN 2026

Bonjour,
pour débuter, il faudrait que ce soit votre fille qui nous parle, et non vous car on ne peut faire la thérapie d'un tiers.
A mon sens, il est important de briser le silence autour de ce qui s'est passé, car plus on cherche à cacher un secret et plus il prend de place. Il serait pertinent de voir le souvenir qu'en a gardé votre cadette, pour éventuellement déterminer les impacts que cela a pu avoir sur elle.
Je reste disponible si vous voulez en parler.

Jimmy Ruscica Psy sur La Garde

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4 JUIN 2026

Bonjour,
Ce que votre fille vous a confié semble aujourd’hui lui causer une souffrance importante, en particulier sous la forme de la culpabilité et du regret. Essayons d'apporter de la nuance à cette situation.
D'un point de vue psychologique, ces manifestations de la sexualité infantile existent chez tous les enfants, même si elles prennent des formes très diverses.
Concernant l'impact sur sa sœur, il est difficile de répondre de manière générale. Certaines personnes gardent peu ou pas de souvenir, d'autres peuvent en conserver des traces plus ou moins conscientes, qui prennent sens plus tard dans leur histoire.
Le fait que les deux sœurs entretiennent aujourd'hui une relation proche et affectueuse est plutôt un élément rassurant.

Pour votre fille, il est fréquent que l'on juge avec les critères de son âge actuel des comportements survenus dans l'enfance, sans vraiment tenir compte de la maturité dont elle disposait alors, c'était une enfant.
Quant à l'idée de parler à sa sœur, des excuses peuvent parfois être vécues comme libératrices. Mais elles peuvent aussi confronter l'autre à des souvenirs qu'elle n'avait pas. Il faut donc être prudent et s'interroger sur la motivation de cette démarche : est-ce principalement pour soulager sa propre culpabilité, ou parce qu'elle pense que sa sœur a besoin que cette question soit reconnue ?
Avant d'aborder directement sa sœur, il pourrait être utile que votre fille puisse réfléchir à cela avec un psychologue dans un cadre sécure et contenant afin d'explorer son sentiment de culpabilité, de mieux comprendre ce qui se joue pour elle aujourd'hui et d'évaluer sereinement l'opportunité d'une discussion avec sa sœur.
Il n'y a pas d'urgence à révéler ces faits après vingt ans. La priorité est d'abord de comprendre ce que représente cet événement dans la vie psychique actuelle de votre fille. C'est souvent à partir de ce travail que peut émerger une décision plus juste concernant une éventuelle parole adressée à sa sœur.
Bien cordialement.
Katell Hiard

katell hiard Psy sur Marseille

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4 JUIN 2026

Bonjour,

Tout d'abord, il est important d'accueillir le fait que votre fille vous en ait parlé. Cela montre qu'elle porte cette culpabilité depuis longtemps et qu'elle cherche aujourd'hui à comprendre, à prendre ses responsabilités et à avancer.

À 8 ans, un enfant peut avoir des comportements exploratoires autour du corps, sans avoir la compréhension affective, sexuelle ou relationnelle d'un adulte. Cela ne signifie pas pour autant que ces comportements sont sans impact, mais il est important d'éviter de les analyser avec le regard d'un adulte de 28 ans.

Concernant sa sœur, il est impossible de savoir aujourd'hui quel a été l'impact réel sans connaître son vécu. Certaines personnes gardent peu ou pas de souvenir de ce type d'événements, d'autres peuvent en avoir été marquées davantage. Le fait qu'elles aient aujourd'hui une relation proche et affectueuse est plutôt un élément rassurant.

La question essentielle est peut-être moins : « Comment se rattraper ? » que : « Pourquoi ressent-elle encore autant de culpabilité aujourd'hui ? »

Avant d'aborder le sujet avec sa sœur, votre fille pourrait être accompagnée par un psychologue afin d'explorer ce qu'elle porte depuis toutes ces années. Parfois, la culpabilité devient beaucoup plus lourde que les faits eux-mêmes.

Concernant les excuses, il faut être prudent. Une révélation ou des excuses peuvent parfois soulager celui qui porte la culpabilité, mais elles peuvent aussi déstabiliser la personne qui les reçoit si elles ne sont pas amenées avec beaucoup de délicatesse. Un accompagnement professionnel peut aider à réfléchir à la meilleure manière d'agir.

Ce que je retiens surtout de votre message, c'est que votre fille semble aujourd'hui animée par le regret, l'empathie et le souci du bien-être de sa sœur. Ce sont des éléments importants dans un chemin de réparation intérieure.

Si votre fille souhaite approfondir cette réflexion et travailler cette culpabilité qui semble l'accompagner depuis longtemps, je reste disponible pour l'accompagner en consultation.

Bien à vous,
Fabrizio De Santis
Psychopraticien

Fabrizio De Santis Psy sur Molsheim

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4 JUIN 2026

La situation que vous décrivez soulève plusieurs questions importantes.

D'une part, les comportements sexuels entre enfants existent dans certaines situations et doivent toujours être compris dans leur contexte : âge des enfants, différence de développement, fréquence des faits, caractère imposé ou non, présence éventuelle d'autres facteurs dans l'environnement. Il est donc difficile de déterminer aujourd'hui, à partir des seuls éléments rapportés, quel a pu être l'impact précis sur la sœur cadette.

Le fait que votre fille, aujourd'hui adulte, éprouve de la culpabilité et des regrets témoigne qu'elle mesure la portée de ses actes avec son regard d'adulte. Cependant, il est important de rappeler qu'à 8 ans, un enfant n'a pas la même compréhension de la sexualité, du consentement et des conséquences de ses comportements qu'un adulte.

Concernant sa sœur, il n'est pas possible de présumer qu'elle a été ou non affectée. Certaines personnes gardent un souvenir douloureux de ce type d'expériences, d'autres peu ou pas de souvenir, et d'autres encore n'en perçoivent l'impact qu'à certaines périodes de leur vie.

Quant à la question des excuses, l'intention de réparer est compréhensible. Néanmoins, avant d'aborder le sujet avec sa sœur, il peut être utile que votre fille réfléchisse à ce qui motive sa démarche : est-ce principalement pour soulager sa propre culpabilité, pour reconnaître un possible tort causé à sa sœur, ou les deux ? Une discussion de ce type doit être menée avec beaucoup de délicatesse, en laissant à sa sœur toute liberté de réagir, de poser des questions ou de ne pas souhaiter en parler.

Un accompagnement thérapeutique individuel pourrait aider votre fille à élaborer sa culpabilité, à mieux comprendre ce qui s'est passé à l'époque et à réfléchir à la manière la plus respectueuse d'envisager une éventuelle démarche de réparation.

En l'état, le plus important est d'éviter les suppositions sur les conséquences psychologiques et d'aborder la situation avec écoute, nuance et respect du vécu de chacune.

Maïté Nirlo Psy sur Neufchâteau

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4 JUIN 2026

Bonjour,

Je comprends l'inquiétude que cette situation peut susciter aujourd'hui, d'autant plus lorsqu'elle est relue avec un regard d'adulte.

Il est important de rappeler qu'à 8 ans, un enfant n'a pas la même compréhension de l'intimité, du consentement ou de la sexualité qu'un adulte. Entre enfants, il peut exister des comportements d'exploration corporelle qui ne relèvent pas nécessairement d'une intention abusive telle qu'on la conçoit à l'âge adulte. Cela ne signifie pas pour autant qu'il ne puisse pas y avoir eu un impact sur la petite sœur, mais celui-ci dépend de nombreux facteurs : ce qu'elle a vécu à l'époque, le sens qu'elle y a donné, ses souvenirs éventuels et son ressenti actuel.

La culpabilité que ressent aujourd'hui votre fille aînée montre qu'elle mesure la portée de ses actes avec sa compréhension d'adulte. Toutefois, se condamner pendant des années ne permet généralement ni de réparer ni d'avancer.

Concernant la question des excuses, il n'existe pas de réponse universelle. Avant d'aborder ce sujet, il peut être utile que votre fille réfléchisse à ce qui la motive : souhaite-t-elle soulager sa propre culpabilité, ou répondre à un besoin supposé de sa sœur ? En effet, ouvrir cette discussion pourrait être libérateur pour certaines personnes, mais aussi réveiller des souvenirs ou des émotions chez d'autres.

Si elle ressent le besoin d'en parler, il peut être pertinent de se faire accompagner par un(e) thérapeute afin de préparer cette démarche et d'évaluer la manière la plus respectueuse de l'aborder. Un accompagnement permettrait également d'explorer sa culpabilité, qui semble encore très présente malgré les années écoulées.

Quant à l'impact sur sa sœur, personne ne peut le déterminer sans connaître son vécu. Le fait qu'elles entretiennent aujourd'hui une relation proche et de confiance est néanmoins un élément plutôt rassurant, même s'il ne permet pas à lui seul de conclure à l'absence de conséquences.

Votre fille n'est pas obligée de porter seule ce poids. Un espace thérapeutique pourrait l'aider à mettre du sens sur ce qu'elle a vécu enfant, à comprendre ce qui s'est joué à cette époque et à réfléchir sereinement à la meilleure façon d'avancer.

Je vous souhaite à toutes les deux beaucoup de douceur dans cette réflexion.

Bien cordialement,

Élodie Ollivon
Sexothérapeute et thérapeute de couple

Élodie Ollivon Psy sur Ris-Orangis

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