Auto sabotage et pensées toxiques

Réalisée par Lilou le 8 juil. 2018 2 réponses  · Thérapie brève

Bonjour,

J’ai entamé un travail psychanalytique il y a maintenant plus de 6 mois afin de revenir sur des événements de ma vie telle ma période d’anorexie étant adolescente, une relation avec un pervers narcissique par la suite... afin de comprendre les processus et pouvoir être plus sereine dans les engagements pris dans ma vie actuelle.

Or, dès le début de mon travail psychanalytique un rêve est venu faire obstacle: je rêvais de coucher avec une fille. Mon cerveau n’a pas mît longtemps pour établir un lien entre psychanalyse, déni d’homosexualité... si c’est le cas alors je ne dirais rien sur le divan car n’ai pas envie de ca.

En voilà une belle de résistance. J’ai finis petit à petit par lâcher prise même si les rêves pouvaient survenir de manière quotidienne me conduisant à adopter des conduites de vérification: serais je passé à côté de ma vie depuis tant d'années Sans m’en rendre compte? Serais je finalement si différente des autres ? Ne pourrais je pas vivre finalement comme les autres, devrais je forcément passer par des chemins différents et ne ps vivre sereinement, tranquillement, une relation avec un homme sans avoir besoin de la saboter avec des questions inutiles me conduisant à anesthésier mes émotions ?

Actuellement je suis avec un garçon, que j’aime, qui m’aime. Mon travail psy m’a permis de mettre en avant de nombreuses angoisses d’abandon, d’etre oublié, mise de côté,... survenu à plusieurs reprise dans ma vie (familiale, amicale, professionnelle, amoureuse,...). Seulement face à mon copain actuelle, aucunement besoin d’adopter des comportements comme donner le meilleur de moi même, montrer mon meilleur côté (ce que j’ai dû faire avec d’autres compagnon) car il le voit spontanément.

Notre relation s’est construite sur de la distance. Bien que nous habitons proche l’un de l’autre, dès le début nous nous sommes absenté chacun notre tour plusieurs semaines. De mon côté, même si ces situations pouvaient être difficile parfois, je me verrouillais énormément, ne m’autorisant pas à lui faire part du réel manque ressenti, d’un mal être parfois les soirs me retrouvant seule,... je tiens absolument à ce qu’il puisse avoir son espace, pouvoir mener les expériences bien qu’il souhaite sans qu’il ait à me penser comme un boulet à son pied. Et finalement tout ça, au détriment d’une réelle relation de couple fusionnelle.

Lorsque mes angoisses de déni d’homosexualité ont pu survenir, ceci entraînait deux comportements chez moi: à la fois le rejet de lui lui disant que c’était pas possible qu’il puisse rester en couple avec quelqu’un comme moi, que j’étais nulle,... et un autre comportement a avoir besoin tout de suite maintenant que nous soyons très très proche, très très fort, et qu’on ne se lâche pas. Bien que ces angoisses ont pu rester un moment, revenir sur différents moments de ma vie m’a permis de les atténuer et de vraiment percevoir non pas ces questions comme des questions existentiels mais bien comme un sabotage à la relation: et si la en fait je lui disais je t’aime mais en fait c’était pas vrai et que j’étais une menteuse ? Et si là en fait je prenais plaisir à être dans ses bras mais que ce n’était pas ca que je voulais ? Tout ça me conduisant à m'anesthésier Par la peur, l’angoisse, ne plus sentir mon corps proche du sien, et donc m’empêchant de créer ce lien mais tout en essayant malgré tout qu’il puisse se faire.

Dernièrement, nous avons pu faire beaucoup de choses de couple ensemble, ce qui a renforcer notre relation et atténuer petit à petit mes angoisses. La limite de notre couple se trouve dans son refus de me présenter à sa famille, ses amis, m’emmener à ses matchs,... me faisant vivre quelque part un certain abandon. Je m’accroche alors pour ne pas trop m’attacher et ne Pas tomber de trop haut en cas de chute.

Actuellement, mon copain est parti travailler loin de chez nous pendant deux mois. Depuis, je sens une énorme tension en moi entre colère, envie de tout arrêter mais aussi envie de me lover et de pleurer toutes les larmes de mon corps au près de lui. Des pensées toxiques peuvent resurgir m’anesthésiant, m’empechant de vivre le moment présent, cherchant à me configurer dans une vie que je n’aimerais pas, mais où au moins une chose est sur: mon système d’attachement ne serais pas en danger, ne souhaitant aucunement de relation de la sorte. Par contre, mon image et mon sentiment de contenance en prendrait un sacrer coup; ceci ne m’apporterait aucune satisfaction mais plutôt la réponse à un sentiment de folie, de destruction.

Ma demande est là suivante : qu’en est il réellement de cette situation, est ce le résultat duune grande difficulté de ma part a créer un lien et finalement mon cerveau cherche une solution, pas adapté, mais une solution quand même pour me préserver; comment pouvoir atténuer ce besoin incessant de passer d’une distance extrême à un désir de fusion?
Je vous remercie.

comportement

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Bonjour Lilou,

Angoisse d’abandon, état émotionnel haut, peur de ne pas être à la hauteur, conduite obsessionnelle, retournement contre soi…

Par la peur d’être abandonnée vous vous infligez l’idée de vous séparer de l’autre dont vous avez besoin jusqu’à fusionner avec lui. L’idée de la séparation, l’idée de la peur de la réalité et du réel (ce que vous vous en faites) vous rend indécise à la limite de votre état. Vous vous accrochez sur ce qui reste et représente le lien restant à celui (celle) qui vous a nourri et dont vous avez du mal à vous séparer car vous craignez de disparaître avec lui dans son départ.

La structure et son état que vous présentez sont issus d’une problématique narcissique et le sujet que vous abordez sans cesse est celui de l’attachement et du détachement à la mère : Votre identité sexuelle psychique est ambivalente comme lors de l’adolescence qui se prolonge en adulescence,

Œdipe vous prend par la main et vous fait tournoyer. Œdipe est le joker, Il brouille les cartes. Il est celui qui met à l'épreuve de l'ultime séparation. Vous trouverez votre propre réponse en réordonnant votre jeu avec l’aide de votre psychanalyste.

Alain Giraud
Psychothérapie Analytique

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Bonsoir Lilou,

Il y a beaucoup d'informations dans votre message..., et on peut "entendre" une grande souffrance et des doutes sur qui vous êtes..., vos préférences, vos choix, vos comportements amoureux, etc...
Rien que l'anorexie est à comprendre dans le sens d'un refus de "grandir" et des angoisses débordantes liées à la sexualité adulte, sur fond de désir de maîtriser et contrôler le corps en changement..., peut être aussi d'autres événements qui semblaient vous échapper ?!

Votre rêve de relation avec une femme...: pourquoi pensez-vous que ça soit "un déni de homosexualité" ? est-ce ce que votre analyste vous a suggéré ?
D'ailleurs... votre analyste : est-ce un homme ou une femme ?
Votre rêve peut avoir beaucoup d'interprétations..., et il faut prendre le temps de l'analyser en séance..., dans le contexte des associations que vous faites autour des détails contenus dans le rêve.
Vous avez visiblement peur d'être lesbienne..., or... ceci ne veut rien dire sur votre sexualité...: psychiquement/inconsciemment nous sommes tous bisexuels..., et les choix d'objet amoureux sont complexes.

Ensuite... votre choix amoureux s'est porté quand même sur un homme, dont vous êtes amoureuse... et avec qui vous avez du mal à trouver la bonne distance, oscillant entre trop loin (très insatisfaisant) et le désir de fusionnalité.
A vous deux de trouver la distance qui vous convient.
Néanmoins..., comment comprenez-vous le fait que cet homme refuse de vous présenter sa famille, ses amis, ...?

C'est au cours de votre analyse que vous trouverez, petit à petit, réponse à vos questions et difficultés, en passant par des moments de doute (comme actuellement), des compréhensions fulgurantes de votre façon de fonctionner et la conquête d'une sécurité intérieure et d'une confiance en vous qui vous permettra de dépasser vos soucis actuels.
Ayez la patience d'aborder tous ces sujets avec votre analyste... : nous ne vous connaissons autant que lui/elle..., et nous risquons de vous mettre sur des "mauvaises pistes", ce qui sera contre productif à votre analyse.

Je vous souhaite d'arriver par vous même (et en présence de votre analyste), avec patience et courage, à trouver les réponses à vos questions !
sp

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9 JUIL. 2018

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