Belle mere depuis 2 mois et déjà des violences

Réalisée par Trendy75 · 27 mai 2026 Aide psychologique

Bonjour,

J’aimerais avoir un avis extérieur et professionnel sur une situation de couple qui m’a profondément perturbée.

Apres 2 ans de relation je vis depuis environ deux mois avec mon compagnon et ses deux enfants (8 et 14 ans). Depuis l’emménagement, j’ai beaucoup de mal à m’adapter au bruit et au manque de moments calmes. Je travaille énormément, j’ai des journées très longues et j’ai besoin de temps de silence pour récupérer nerveusement. C'est quelque chose de quasiment vital pour moi. Mon compagnon le sait car nous en avions déjà parlé plusieurs fois.

Quand mon besoin de calme est respecté, tout se passe très bien avec les enfants et je prends même beaucoup d’initiatives pour proposer des activités familiales. C'est généralement moi qui trouve toutes les idées et suis force de proposition.

Un samedi en début d’après-midi, les enfants jouaient dans leur chambre et on entendait un peu de chahut dans la chambre. J’ai demande a mon compagnon de leur dire d'arreter il m'a qu’il n’entendait rien de gênant et que si ca me genait j'avais qu'a aller leur dire.

Je suis plutot mal a l'aise au bout d'un mois et demi de cohabitation de prendre un role autoritaire avec eux et de leur dire d aller chacun dans leur chambre par exemple. Je trouve que c'est trop tot. Je fais parfois quelques remarques et ils obéissent globalement plutot bien mais je ne me sens pas d'intervenir a chaque fois de peur de passer pour une belle mere "chiante".

Mon compagnon ne souhaitant pas intervenir et etant a bout nerveusement de ne pas avoir ce moment de calme tant souhaité, au bout d’un moment, je me suis énervée. J’ai soupiré, claqué une porte et je lui ai dit qu’il manquait d’autorité et qu’il était “sourd” s’il n’entendait pas le chahut. Mon ressenti était surtout que ce n’était pas à moi de gérer seule l’autorité avec ses enfants alors que je ne suis pas leur mère.

La dispute a alors dégénéré. Il m’a attrapée par le cou puis m’a mis deux gifles sur le visage. Il m’a également dit que si vraiment il voulait me frapper, il “m’encastrerait dans le mur”. Je n'ai pas reagit a la première si ce n'est lui rappeler que je pourrais porter plainte pour ce geste...pour me provoquer il m'en a donc mis une deuxieme a laquelle j'ai riposté en lui mettant une gifle également car je voulais me défendre et montrer que je ne me laisserais pas frapper. Après cela, il m’a donné une troisième gifle beaucoup plus forte qui m’a laissé des hematomes sous l’œil. Je suis partie m'enfermer dans la chambre pour pleurer. Les enfants n'ont rien vu mais ont tout entendu et j'ai honte de ce qu'il s est passé.

Depuis, il minimise beaucoup les faits. Il dit que ce n’étaient pas de “vraies gifles”, que je monte tout en épingle et que je suis hypersensible au bruit. Selon lui il s est defendu face a ma violence verbale. Il estime que mes propos etaient devalorisants et rabaissant sur son role de pere.

Je suis perdue car je reconnais
que mes paroles ont pu être blessantes pour un homme qui prend son role de père tres a coeur, que j’étais à bout nerveusement,
que je me suis énervée,
et que j’ai moi-même riposté physiquement.
Mais malgré cela, je n’arrive pas à considérer les gifles comme normales ou justifiées.
Je n’ai jamais vécu de violence physique dans mes relations précédentes malgré des conflits parfois importants. J’aimerais comprendre :
comment analyser cette situation,
si ce type d’escalade peut être ponctuel ou est un vrai signal d’alerte,
et comment distinguer une dispute très grave d’une relation qui devient dangereuse.
Merci d’avance pour vos avis.

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Meilleure réponse 7 JUIN 2026

Bonjour Trendy,

Ce que vous décrivez n'est pas une dispute qui aurait dérapé, et le fait que vous n'arriviez pas à le ranger dans cette case ordinaire est sans doute ce qu'il y a de plus lucide en vous. Une main refermée sur votre cou, trois gifles dont une qui laisse des hématomes sous l'œil, et cette phrase, « je t'encastrerais dans le mur », tout cela appartient au registre de la violence physique.

Aucune parole, même maladroite ou dévalorisante, ne fait basculer ces gestes dans la catégorie de la réponse proportionnée. Des mots prononcés peuvent blesser l'autre, et cela mérite d'être travaillé, mais toute violence dans la réponse est proscrite. Vous avez riposté pour vous défendre, et il a aussitôt redoublé, plus fort. Cette asymétrie raconte quelque chose que la formule « je me suis défendu face à ta violence » cherche précisément à effacer.

Vous demandez comment distinguer une dispute grave d'une relation qui devient dangereuse. La réponse ne se trouve pas seulement dans l'instant du conflit, mais dans ce qui se passe après. Lorsque l'autre minimise, requalifie vos hématomes en « pas de vraies gifles », vous renvoie à votre hypersensibilité et retourne la responsabilité vers vous, il ne s'agit plus d'un emportement isolé que l'on regrette. C'est un mécanisme qui réécrit l'histoire de façon à ce que vous portiez le poids de ce que vous avez subi. Et c'est souvent ce déplacement, par-delà le geste lui-même, qui installe le doute et fait que l'on reste.

Je vous entends également reconnaître votre part, votre épuisement, vos mots durs, le fait que vous étiez à bout. Cette honnêteté vous honore, mais veillez à ne pas la transformer en justification de ce que vous avez vécu. Votre besoin de calme n'est pas un caprice, et le refus de votre compagnon de partager l'autorité auprès de ses enfants ne se règle pas par des coups. Ce sont deux questions distinctes que la violence est venue confondre.

Votre interrogation sur le caractère ponctuel ou non de cet épisode mérite d'être prise au sérieux, et il existe pour cela une ligne dédiée, le 3919, gratuite et anonyme, où l'on peut déposer ce type de situation et y voir plus clair sans engagement, le 17 restant joignable en cas de danger immédiat.
Au-delà, je vous encourage vivement à entamer un accompagnement individuel, pour vous, afin de retrouver votre propre lecture des faits là où l'on tente de vous la confisquer, et de décider ensuite de la suite à votre rythme.

Restant à votre écoute,

Agnès Favard
Psychopraticienne/thérapeute de couple
Thérapie individuelle/thérapie de couple
En ligne ou en cabinet

Agnes Favard Psy sur Gardanne

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2 JUIN 2026

Bonjour Trendy
Je viens de voir votre message.
Vous n'avez pas à vous sentir coupable.
Bien au contraire, il faut vous protéger. Mettez de la distance avec cet homme.
Si au début d'une relation où on est sensé être complètement amoureux, il vous frappe déjà, je n'ose pas imaginer comment cela va continuer...
On peut vous aider psychologiquement pour vous aider à gérer la situation. Surtout avec vous même pour que sortiez de la culpabilité.
À disposition.
Courage.

Roger Fontaine Psy sur Beaune

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2 JUIN 2026

Bonjour, vous êtes très courageuse d’envoyer un message à ce site. Vous êtes également très clairvoyante et très lucide. . Je pense que vous vivez une situation de violence parfaitement Inadmissible ce sont des violences à tous niveaux: psychiques, mentales et corporelles . Le déni de votre compagnon et le fait qu’il vous ait mise en avant pour régler les problèmes de ses enfants n’est pas acceptable, le fait qu’il vous ait frappée n’est pas acceptable. Rien de tout cela n’est acceptable. Vous ne pouvez pas rester seule face à cette situation. Je vous invite à faire le point en thérapie et exprimer tout cela de vive voix. Surtout ne restez pas seule. Bien à vous.

Myriam Lasry Psy sur Paris

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2 JUIN 2026

Bonjour Madame,

Il y a plusieurs sujets importants qui ressortent de votre message.

Premièrement… c’est la réaction violente de votre compagnon qui n’est en rien justifiée ou justifiable.
Il faudrait discuter avec lui à tête reposé pour lui dire qu’il n’y avait pas de raison pour laisser monter sa colère autant, et qu’il n’y a aucune excuse pour ses gifles, tout en vous excusant de l’avoir giflé vous même (ce qui a néanmoins provoqué l’escalade).

Ensuite, il faudrait lui expliquer votre grand besoin de repos et de silence, ce qui vous a amené à la discussion sur le bruit fait par les enfants.

En même temps il serait bon de comprendre et d’intégrer que dans une maison avec des enfants il y a toujours plus de bruits et qu’il est naturel qu’il y ait parfois des disputes, du chahut, des pleurs et des voix qui montent.

Si vous êtes très sensible au bruit pensez à acheter un casque antibruit, à utiliser de temps à autre quand vous voulez vous isoler.

Avant toute vie commune avec quelqu’un qui a des enfants il faut anticiper les problèmes à venir, en discutant ensemble des conceptions sur l’éducation et en tentant de lier une relation au moins réciproquement respectueuse avec les enfants.

Il me semble qu’il vous est nécessaire de discuter sérieusement avec votre compagnon pour vous mettre d’accord sur vos besoins respectifs et éviter les disputes.
Si c’est trop difficile de parler sereinement du sujet des enfants faites vous aider par un-e thérapeute de couple.
sp

Silvia Podani Psy sur Issy-les-Moulineaux

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31 MAI 2026

Bonjour,

Il s'agit d'une situation de violence que vous n'avez pas à subir.
Quelle qu'ait été votre attitude il n'avait pas à réagir ainsi.
Ce qui est embêtant c'est que vous lui trouviez des excuses et vous mettiez en situation de coupable.
Faites attention car vous risquez de vous enfermer là-dedans et cela obscurcira votre champ de vision.
La fuite dans votre chambre n'est pas la solution. Il faut reprendre ce qui s'est passé avec lui, et mieux dans le cadre d'une thérapie de couple. Ce qui est arrivé ne peut-être que la dernière fois.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.

Bon courage à vous

Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves

Michel Le Baut Psy sur Marseille

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31 MAI 2026

Bonjour,

Merci pour votre message et pour votre confiance. Ce que vous décrivez est sérieux, et je comprends que vous ayez besoin de regarder les choses clairement.

Ce qui me frappe, c'est la phrase que vous glissez presque en passant à la fin : "Je n'arrive pas à considérer les gifles comme normales ou justifiées." Vous la posez comme un doute. Elle ressemble à une certitude que vous n'osez pas encore tenir.

Il y a une chose que je veux nommer d'abord : personne n'a le droit de toucher votre corps sans votre consentement. Pas dans un conflit tendu, pas en réponse à des mots durs. Ce n'est pas une question de degré.

MAis je veux aussi regarder avec vous ce qui a rendu ce terrain aussi explosif. Depuis l'emménagement, vous aviez un besoin vital que vous n'avez pas tout à fait porté vous-même. Pour ne pas passer pour la belle-mère chiante, vous n'avez pas posé vos besoins clairement avec les enfants. Ce besoin s'est accumulé en reproche, et a fini par peser sur lui, sur ce qu'il devait voir et gérer à votre place. Quand il a refusé, la frustration a explosé sur son rôle de père, un terrain beaucoup plus sensible que le bruit.

Oser dire ce dont on a besoin, pour soi, sans en faire le problème de l'autre à résoudre. Est-ce que vous vous demandez parfois si nommer vos besoins trop directement risque de vous faire passer pour quelqu'un de difficile à vivre ? C'est souvent ce qui retient les gens de le faire.

Pour revenir à la violence, parfois le besoin de comprendre, c'est le mental qui reprend la main et qui étouffe ce qu'on ressent déjà. Vous avez la réponse dans ce que vous avez écrit. Elle est probablement aussi dans votre corps.

Ce qui distingue un dérapage d'un signal sérieux, c'est ce qui suit les faits. La capacité à reconnaître, sans minimiser, sans inverser. "Ce n'étaient pas de vraies gifles." "Tu montes tout en épingle." "Je me suis défendu face à ta violence verbale." Renvoyer vos mots comme équivalent de ses gestes, retourner les faits cotnre vous. C'est ça qui répond à votre vraie question.

Pour comprendre ce que ce besoin non entendu dit de vous dans une relation, et comment vous positionner depuis un endroit qui vous appartient vraiment, je vous propose une séance bilan. C'est gratuit, en visio, ça n'engage à rien. Envoyez-moi un message si ça vous parle.

À très vite j'espère,

Boris Amiot

Boris Amiot Psy sur Serris

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31 MAI 2026

Bonsoir Madame,

Quand je vous ai lue, je ne peux que vous répondre car je suis révoltée par ce que vous décrivez :
- attrapée par le cou, puis gifflée, une 1ère fois sur la base de ce que vous lui disiez et qui ne lui plaisait pas, c'est déjà trop, pas acceptable, faire parler la brutalité au lieu des mots ...
- il vous menace, de "vous encastrer dans le mur"...
- quand vous le mettez en face de son acte répréhensible il vous gifle à nouveau !
- vous vous défendez en le giflant en retour, et oui vos mots ne suffisent pas avec lui, et il vous gifle pour la 3ème fois, mais plus fort et vous en avez porté les séquelles...

aussi quand vous dites "un homme qui prend son role de père tres a coeur", so comportement envers vous n'est pas admissible, ni justifiable quoi que vous lui ayez dit du bruit et de son rôle : quelle image ses enfants vont avoir du rôle de l'homme dans un couple ? de leur père ? etc...

Je ne suis pas votre psy donc je vais me permettre une question et un conseil :
- au bout d'un mois il se permet ça, imaginez si vous restez avec lui plus longtemps... le schéma avec ces personnes violentes (et dans la majorité des cas des hommes envers les femmes) c'est je frappe et je m'excuse, mais je recommence... car je ne peux pas m'en empêcher... il devrait effectivement se faire aider, à condition qu'il le veuille vraiment, et pour cela il faut qu'il puisse reconnaitre sa violence et ses gestes tout à fait déplacés, or vous dites qu'il minimise...
- il est violent, il le montre tôt dans votre relation de couple sous le même toit, et en plus en présence de ses enfants : alors n'attendez pas trop et fuyez !

et surtout faites-vous accompagner, ne restez pas seule avec ça
vous pouvez appeler le numéro "Violences Femmes Infos" au 3919
(voir avec eux d'ailleurs, si vous portez toujours les marques de ses gifles, si vous ne devriez pas aller faire constater vos marques : médecin traitant ou police ou ? ...)

Bon courage, je suis de tout coeur avec vous
Parfois il faut savoir partir pour se choisir

Bien à vous
Karine

Karine Guibert Psy sur Paris

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31 MAI 2026

Bonjour Madame,

Ce que vous vivez ne relève pas de faits anodins!! Vous subissez des violences conjugales.
Je vous félicite d'avoir pris le temps d'écrire ce que vous vivez, cela n'est pas facile à avouer,
car il y a cette "honte" comme vous dites qui est présente.

J'ai déjà reçu en rendez-vous des femmes qui subissent cela tout comme vous.
Mais hélas, ce n'est que le début d'une longue série qui commence, ceci est un vrai signal d'alerte.
Sachez qu'une dispute très grave de ce type est une relation qui devient dangereuse pour vous.
Personne n' a le droit de vous frapper!

Par ailleurs , vous avez complètement raison concernant la mise en place de l'autorité parentale à deux.
Toutefois, même si les enfants ne sont pas les vôtres, vous devez vous faire respecter par ces derniers,
d'autant plus que vous vivez sous le même toit.

Je serais ravie de vous aider à gérer tout cela si vous le souhaitez.
Bien a vous.

Cindy Boucher Psy sur Nantes

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29 MAI 2026

Bonjour,

Merci pour votre partage. Et bravo pour vous être autorisée à nous les confier.

Vous avez senti à l’intérieur de vous, que cette situation n’a rien de normale ou de banale.

Ce que vous décrivez c est de la violence. Et vous êtes la victime. Vous n’êtes pas coupable.

À la lecture de vos mots, j’ai ressenti en moi beaucoup de colère, pour la femme, la belle - mère que vous êtes. Et beaucoup d’amour aussi. Le vôtre.

Je peux imaginer à quel point la culpabilité vous malmène et vous tiraille.

Vous êtes en insécurité.
Je vous invite à vous rapprochez de personnes de confiance. Ne restez pas seule face à cette situation.

Vos besoins et vos limites sont légitimes. Entendez les vous aussi.

Je vous envoie tout mon soutien.

Joana Benisty,
Psychopraticienne Gestalt
Nice 06 - Visio

Joana Benisty Psy sur Nice

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28 MAI 2026

Bonjour,

Vous avez totalement raison, cette violence physique est totalement inacceptable. Les coups ne doivent jamais être minimisés, encore plus lorsqu’ils laissent des traces, puisque cela indique une force importante pour les provoquer.
Dans ce genre de situation, je ne saurais que vous suggérer de prendre du recul sur la situation et de vous questionner sur la réalité de ce couple. Même si vous avez des torts par vos propos, cela ne saurait justifier les gifles.
Si vous pensez avoir besoin d’aide pour avoir une meilleure compréhension de la situation, n’hésitez pas à me consulter.

Je reste à votre disposition et à votre écoute.

Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.

Christophe
-------------------------------------------------
Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)

Christophe Nieaux Psy sur Melun

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28 MAI 2026

Bonjour,

Ce que vous décrivez mérite d’être pris très au sérieux.

Il est important de rappeler qu’aucune tension conjugale, aucun énervement ni aucune parole blessante ne justifie une violence physique. Le fait d’avoir été en désaccord, d’avoir élevé la voix ou exprimé votre exaspération ne rend pas acceptable le fait d’être attrapée au cou puis giflée à plusieurs reprises, avec des marques physiques visibles.

Dans votre récit, plusieurs éléments sont particulièrement préoccupants :

* le passage rapide de la dispute à la violence physique,
* la répétition des gifles,
* la menace verbale (“je pourrais t’encastrer dans le mur”),
* puis la minimisation des faits après coup.

Le fait que vous ayez riposté après avoir été frappée ne met pas les violences “à égalité”. Beaucoup de personnes réagissent dans un mouvement de défense ou de sidération face à une agression.

Vous semblez aussi porter une grande part de culpabilité en cherchant à comprendre ce que vos paroles ont pu provoquer chez lui. Cette réflexion est saine dans un conflit classique, mais elle ne doit pas conduire à banaliser la violence physique.

Par ailleurs, votre difficulté actuelle ne semble pas être “le bruit” en lui-même mais plutôt l’absence d’écoute et de relais dans une cohabitation familiale encore récente et en pleine construction. Votre besoin de calme n’a rien d’illégitime.

Concernant votre question : oui, certaines situations de violence peuvent rester ponctuelles. Mais lorsqu’il y a étranglement ou saisie au cou, gifles répétées, menaces et minimisation, cela constitue déjà un signal d’alerte important. Ce n’est pas quelque chose à banaliser ni à “attendre de voir” sans vigilance.

Je pense qu’il serait précieux pour vous de pouvoir être accompagnée individuellement afin de déposer ce que vous avez vécu, clarifier vos ressentis et prendre du recul sur cette relation sans pression ni culpabilité.

Prenez soin de vous.

Sandra Delaval Psy sur L'Isle-sur-la-Sorgue

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28 MAI 2026

Bonjour,
Je pense qu’il est important de vous dire très clairement une chose : ce que vous décrivez dépasse le cadre d’une “simple grosse dispute de couple”.

Le moment où votre compagnon vous attrape par le cou, vous gifle, puis recommence volontairement après que vous lui ayez rappelé que ce geste était grave, constitue une violence physique réelle. Et le fait qu’il ait ensuite minimisé les faits, parlé de “pas de vraies gifles” ou justifié son geste par votre énervement est aussi quelque chose à prendre très au sérieux.

Oui, vous vous êtes énervée. Oui, vos paroles ont pu être dures ou blessantes dans le conflit. Oui, vous avez fini par riposter après avoir été frappée. Mais rien de cela ne justifie qu’il vous saisisse par le cou ou vous frappe au visage, au point de vous laisser des hématomes.

Et j’attire particulièrement votre attention sur deux éléments : le geste au cou, et la phrase “si je voulais vraiment te frapper, je t’encastrerais dans le mur”.
Ce sont des signaux d’alerte importants parce qu’ils introduisent dans la relation une dimension d’intimidation physique et de peur.

Ce que je trouve aussi très parlant dans votre message, c’est que vous cherchez beaucoup à comprendre sa souffrance, son ressenti de père, votre part de responsabilité, votre fatigue nerveuse… mais très peu à protéger la gravité de ce que vous avez vécu vous-même. Comme si une partie de vous essayait déjà de rationaliser ou d’atténuer la violence pour rendre la situation plus supportable psychiquement.

Or, une relation saine permet le conflit, même intense, sans passage à la violence physique.

Le contexte que vous décrivez avant l’explosion est pourtant compréhensible :
- une cohabitation récente
- une surcharge sensorielle et nerveuse
- une difficulté à trouver votre place avec les enfants
- le sentiment de ne pas être soutenue par votre compagnon
- l’épuisement.

Tout cela peut expliquer la montée de tension. Mais cela n’explique pas le passage à l’acte violent, JAMAIS.

Et ce qui m’inquiète le plus dans votre récit, ce n’est pas uniquement qu’il vous ait frappée une fois dans une perte totale de contrôle — ce qui serait déjà grave — mais le fait qu’il :
- recommence pour vous provoquer
- menace davantage
- minimise ensuite
- et retourne une partie de la responsabilité sur vous.
C’est souvent là que l’on distingue une dispute extrêmement grave d’une dynamique potentiellement dangereuse : dans la manière dont la violence est reconnue… ou non.

Quelqu’un qui prend pleinement conscience de la gravité de son geste cherche généralement à protéger immédiatement l’autre, à reconnaître sans détour la violence commise, à se remettre profondément en question et à chercher de l’aide. Là, vous semblez surtout confrontée à de la justification et de la banalisation.

Vous avez aussi le droit d’entendre que votre besoin de calme n’était pas absurde ni illégitime. Certaines personnes ont une grande sensibilité au bruit ou un besoin de récupération nerveuse important. Cela ne fait pas de vous une mauvaise compagne ni une “belle-mère chiante”. Vous étiez en train d’essayer de trouver votre place dans une dynamique familiale nouvelle et complexe.

Je pense sincèrement qu’il serait important que vous ne restiez pas seule avec cela. Pouvoir en parler à une personne de confiance ou à un professionnel pourrait vous aider à reprendre du recul, car après ce type d’événement, il est fréquent de commencer à douter de sa propre perception des faits.

Et surtout : le fait d’aimer quelqu’un ou de comprendre sa souffrance ne doit jamais vous amener à tolérer la violence contre vous.

Je reste à votre écoute, je reste présente. Prenez soin de vous, la violence n'est jamais acceptable peu importe les faits qui l'ont engendrer. Votre valeur compte.
Margaux Jarrige

Margaux Jarrige Psy sur Paris

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28 MAI 2026

Bonjour,

Je vais être très claire d’un point de vue psychologique, ce que vous décrivez n’est pas une simple dispute de couple qui a “dérapé”. Il y a eu violence physique.

Oui, vous étiez à bout nerveusement. Oui, vos paroles ont pu être blessantes, votre colère maladroite ou intense. Cela peut s’entendre, se travailler, se réparer dans une relation. En revanche, cela ne justifie jamais qu’un partenaire attrape l’autre par le cou, donne plusieurs gifles, menace davantage de violence et laisse des marques physiques.

Un élément particulièrement préoccupant dans votre récit est qu’après les faits, votre compagnon minimise, renverse partiellement la responsabilité (“tu m’as provoqué”, “tu es hypersensible”) et relativise la gravité de son geste. En clinique, ce mécanisme de banalisation après un passage à l’acte violent est un vrai signal d’alerte, car il empêche la responsabilisation.

Le fait que vous ayez riposté après avoir été frappée ne met pas les comportements sur le même plan et n’annule pas la violence initiale. Dans un contexte de menace ou d’agression, une réaction défensive peut exister ; cela ne transforme pas la situation en responsabilité partagée à parts égales.

La question essentielle n’est pas seulement : “Est-ce que cela peut être ponctuel ?”, mais plutôt : “Que fait-il après ?”. Une personne qui a commis un acte grave et isolé reconnaît pleinement les faits, ne les minimise pas, n’accuse pas l’autre de l’avoir provoquée, comprend l’impact de ce qu’elle a fait et cherche activement à éviter qu’un tel acte ne se reproduise.

Enfin, je souhaite souligner un point important : être hypersensible au bruit, fatiguée, débordée nerveusement ou maladroite dans sa manière d’exprimer une colère ne rend jamais acceptable le fait d’être frappée.

Dans une relation, les besoins fondamentaux de chacun, ici votre besoin de calme et de récupération ne devraient pas être moqués, minimisés ou ignorés, mais entendus, pris en compte et respectés.

Votre malaise est légitime, quelque chose en vous sait que cette limite n’aurait pas dû être franchie.

Mélanie Maire Psy sur Avignon

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28 MAI 2026

Bonjour,

Tout d’abord, merci pour votre confiance. Ce que vous décrivez est une situation très lourde émotionnellement, et il est important de rappeler que votre confusion actuelle est profondément compréhensible.

On sent dans votre message que vous essayez d’analyser la situation avec beaucoup de recul et d’honnêteté envers vous-même. Vous reconnaissez votre énervement, vos paroles, votre état de fatigue nerveuse et même votre propre réaction physique après les gifles. Mais il est essentiel de distinguer plusieurs choses ici : une dispute de couple, même intense, ne justifie pas des violences physiques.

Le fait qu’il vous ait attrapée par le cou constitue déjà un geste particulièrement préoccupant. Puis les gifles répétées, les menaces du type “je pourrais t’encastrer dans le mur”, ainsi que la minimisation des faits après coup, sont des éléments qui méritent d’être pris très au sérieux. Ce n’est pas parce qu’un conflit est tendu, que des paroles ont été blessantes ou qu’une personne est à bout nerveusement que la violence physique devient “normale” ou acceptable dans une relation.

Ce qui semble aussi vous perturber aujourd’hui, c’est le fait d’essayer de comprendre votre propre responsabilité dans l’escalade. Et effectivement, dans beaucoup de situations de violence conjugale, la personne agressée finit par remettre énormément sa propre réaction en question : “j’ai été dure”, “je me suis énervée”, “j’ai riposté”, “j’aurais peut-être dû faire autrement”. Mais reconnaître ses propres limites émotionnelles ou des paroles blessantes ne revient pas à justifier les violences subies.

Le fait que vous ayez riposté après avoir reçu des gifles dans un contexte de peur, de choc et de défense ne place pas forcément les responsabilités au même niveau. Votre réaction semble davantage relever d’un réflexe de protection et d’un besoin de poser une limite face à quelque chose de violent et de sidérant.

Vous demandez également comment distinguer une dispute très grave d’une relation qui devient dangereuse. Une dispute grave reste généralement ponctuelle, avec une capacité des deux personnes à reconnaître sincèrement leurs torts, à ressentir de l’empathie pour la souffrance de l’autre, à se remettre en question et surtout à ne pas franchir certaines limites comme les violences physiques, les menaces ou l’intimidation. Dans une relation qui devient dangereuse, on observe souvent l’apparition d’une peur, d’un sentiment d’insécurité émotionnelle ou physique, une minimisation des violences, un renversement de la culpabilité, des intimidations, ou encore la répétition progressive de comportements agressifs. Le corps ressent souvent ces changements avant même que l’esprit ne parvienne à les rationaliser : hypervigilance, anxiété, peur du conflit, sensation de marcher sur des œufs, perte de confiance en soi ou besoin constant d’anticiper les réactions de l’autre.

Vous évoquez également quelque chose d’important : la minimisation actuelle de sa part. Dire que ce n’étaient “pas de vraies gifles”, que vous êtes “hypersensible” ou mettre principalement en avant votre comportement à vous peut parfois empêcher une réelle prise de responsabilité de ses actes. Dans les relations où une violence physique apparaît, la manière dont la personne reconnaît ou non la gravité des faits est souvent un élément très important à observer.

Concernant votre question, il est vrai que certaines situations violentes peuvent rester ponctuelles. Mais il est également vrai qu’un premier passage à la violence physique constitue toujours un signal d’alerte sérieux, surtout lorsqu’il s’accompagne d’intimidation, de menaces, de minimisation ou d’un renversement partiel de la responsabilité.

Le fait que les enfants aient entendu la scène semble aussi vous avoir profondément touchée, et cela se comprend. Vous semblez porter beaucoup de culpabilité actuellement, alors que vous êtes aussi dans un état de choc émotionnel après ce qu’il s’est passé.

Je pense qu’il serait important que vous ne restiez pas seule avec tout cela. Pouvoir en parler avec un professionnel, avec des proches de confiance ou avec une structure spécialisée dans les violences conjugales pourrait vous aider à prendre du recul sur la situation et à reconnecter avec votre propre ressenti sans le minimiser.

Je reste disponible si vous ressentez le besoin d’échanger davantage ou de parler plus en profondeur de ce que vous traversez actuellement.

Benjamine Artaud Psy sur Marseille

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28 MAI 2026

Bonjour,
Votre situation est extrêmement préoccupante. Aucune dispute ne justifie des violences physiques, et le fait qu’il ait minimisé ses actes ("ce n’étaient pas de vraies gifles") est un signal d’alerte grave. Même si vous reconnaissez avoir été blessante verbalement, la violence physique est inacceptable, surtout devant des enfants — même s’ils n’ont pas vu la scène, le fait qu’ils aient entendu est déjà traumatisant pour eux.
Quelques pistes de réflexion :
Pour vous : Vous n’êtes pas responsable de cette escalade. Son comportement montre un manque de contrôle émotionnel dangereux, qui risque de s’aggraver.
Pour les enfants : Être exposés à des violences (même indirectement) peut avoir des conséquences psychologiques durables (anxiété, normalisation de la violence, sentiment d’insécurité). Leur bien-être doit être une priorité absolue.

Quelques propositions :
Protégez-vous et protégez-les : Si vous craignez une récidive, éloignez-vous de cette situation, même temporairement. Contactez le 3919 (violences conjugales) ou une association pour un soutien.
Ne laissez pas passer : Une thérapie individuelle pour lui (gestion de la colère, respect des limites) est indispensable avant toute réconciliation. Pour vous, un accompagnement (ICV, thérapie humaniste,...) pourrait vous aider à traiter le trauma et à surmonter ce choc. Vous pouvez également envisager une thérapie de couple, que vous décidiez de rester ou de partir.

Une relation devient dangereuse quand :
La violence se banalise ou s’intensifie.
Votre partenaire nie ou minimise ses actes.
Les enfants en sont témoins (même indirectement).

Vous méritez une relation sereine et respectueuse, et les enfants ont besoin d’un environnement stable et sécurisant. Votre sécurité et la leur passent avant tout.
Prenez soin de vous.

Céline Jeanroy
Thérapeute en ligne

Céline Jeanroy Psy sur Le Thillot

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28 MAI 2026

Merci pour votre partage qui est effectivement très préoccupant.

Vous posez la question : est-ce que c’est ponctuel ou est-ce que c’est un vrai signal d’alerte ? Pour moi, c’est un vrai signal d’alerte. Ce n’est pas un événement isolé qu’on pourrait simplement banaliser ou effacer. Il y a plusieurs éléments qui viennent dessiner quelque chose de plus large : les coups, même minimisés, les justifications, le fait de dire que “ce n’étaient pas de vraies gifles”, le fait de renvoyer aussi une partie de la responsabilité sur vous en parlant de votre hypersensibilité au bruit. Tout ça, ce sont des mécanismes qu’on retrouve fréquemment dans les dynamiques de violence conjugale.

Souvent, dans ces situations, il existe ce qu’on appelle le cycle de la violence. Ce cycle comporte généralement plusieurs phases : d’abord une montée de tension où quelque chose devient de plus en plus tendu, où l’on sent marcher sur des œufs ; ensuite vient le passage à l’acte violent ; puis une phase de justification ou de minimisation (“ce n’était pas si grave”, “tu m’as poussé à bout”, “je n’ai pas vraiment voulu ça”) ; et enfin une phase d’excuses, de rapprochement, parfois très affectueuse, où l’autre promet que cela ne se reproduira plus. Puis, malheureusement, le cycle peut recommencer.

Le problème, c’est que ce fonctionnement crée beaucoup de confusion psychologique. Petit à petit, la personne qui subit la violence finit souvent par douter d’elle-même, minimiser ce qu’elle vit ou même ressentir de la honte. Et justement, vous dites que vous avez honte. Pour moi, c’est un point extrêmement important. Parce que cette honte ne vous appartient pas. Elle montre déjà à quel point les responsabilités se sont inversées intérieurement : vous avez subi de la violence, et pourtant c’est vous qui ressentez de la culpabilité ou de la honte. Ça montre à quel point cette situation vous impacte psychiquement.

Vous cherchez aussi à expliquer ses gestes, à rappeler qu’il prend son rôle de père à cœur, que vous vous êtes énervée, que vous avez riposté… Mais se défendre quand on est frappée, ce n’est pas être violente : c’est tenter de se protéger. Et rien, dans vos paroles, vos émotions ou vos réactions, ne justifie la violence que vous avez subie.

Alors maintenant, la question devient : qu’est-ce que vous faites avec ça ? Et je pense que la première chose importante, c’est de ne pas rester seule avec cette situation. Trouver un espace de parole sécurisé est essentiel. Pouvoir en discuter avec quelqu’un de confiance, avec un professionnel, ou même simplement lors d’un échange téléphonique, peut déjà vous aider à remettre de la clarté là où aujourd’hui il y a beaucoup de confusion et de culpabilité.

Le fait de parler permet souvent de sortir progressivement de cette idée que vous seriez responsable de cette violence. Et quand cette confusion commence à diminuer, il devient plus possible de sentir ce que vous voulez vraiment pour la suite : ce que vous êtes prête ou non à accepter, ce dont vous avez besoin pour vous sentir en sécurité, respectée et considérée.

Mais je veux être très clair sur une chose : ce que vous décrivez est grave. Et vous ne méritez pas cela. Personne ne mérite cela. Vous méritez une relation où il y a du respect, de l’écoute, de la sécurité émotionnelle et physique, et où les conflits ne passent jamais par la violence.

N’hésitez pas à me contacter si besoin, même si c'est pour un simple échange téléphonique rapide.

Maël Jourdan, accompagnement par visio possible.
Grenoble

Mael Jourdan Psy sur Grenoble

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28 MAI 2026

Bonjour,

Votre réaction est très saine : malgré la culpabilité que vous ressentez sur votre énervement, une partie de vous continue de sentir que ce qu’il s’est passé dépasse largement une “simple dispute”. Et cette partie mérite d’être écoutée.

Oui, vos paroles ont pu le blesser. Oui, vous étiez tous les deux sous tension. Oui, vous avez fini par lui rendre une gifle après avoir été frappée. Mais rien de cela ne rend acceptable les faits.

Le fait qu’il minimise ensuite les faits est aussi un signal important. Dans les situations de violence conjugale, il est fréquent que l’auteur :

- minimise (“ce n’était pas de vraies gifles”),
- inverse partiellement la responsabilité,
- ou explique son geste uniquement par le comportement de l’autre.

Votre hypersensibilité au bruit ou votre énervement ne sont pas la cause de sa violence. Ils ont pu être le déclencheur d’un conflit, mais chacun reste responsable de ses actes physiques.

Le fait que les enfants aient entendu la scène montre aussi que la situation a dépassé un conflit “classique”.

La vraie question aujourd’hui n’est pas uniquement : “Qui a commencé ?” mais :
“Est-ce que je me sens en sécurité émotionnelle et physique dans cette relation ?”

Je vous encourage vraiment à :

- parler de cette situation à une personne de confiance,
- consulter un professionnel,
- prendre un peu de recul avant de banaliser ce qu’il s’est passé,
- et observer surtout ce qu’il fait maintenant : prise de responsabilité réelle ou minimisation persistante ?

Une relation peut traverser une crise grave. Mais une violence physique avec étranglement et menaces demande d’être prise très au sérieux dès la première fois.

Votre honte est compréhensible, mais elle ne vous appartient pas seule. Vous avez essayé d’exprimer un besoin légitime de soutien et de calme dans une situation où vous cherchiez encore votre place.

Prenez soin de votre sécurité psychique et physique en priorité.

Bien à vous,
Fabrizio De Santis
Psychopraticien

Fabrizio De Santis Psy sur Molsheim

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28 MAI 2026

Bonjour.
Je suis désolé de lire que vous avez traversé ce moment.
Vous demandez si cette escalade est ou non un signal d'alerte, de mon point de vue c'est un fort signal d'alerte à plusieurs titres.
D'une part, la violence physique n'est jamais normale ni justifiée, sauf en situation de légitime défense. Vous semblez vous demander si vous l'avez, dans une certaine mesure, provoqué (vos paroles ont pu être blessantes, vous vous êtes énervée, ...). Pour autant, aucune perte de patience ne justifie de violences physiques. Comme vous l'avez indiqué, vous étiez vous-même à bout, et pour autant n'avez frappé ni votre conjoint ni ses enfants.
Par ailleurs, plusieurs de ses actions montrent à quel point ses gestes étaient délibérés. Les premiers coups ont été suivi d'une menace indiquant qu'il pouvait aller encore plus loin, il a recommencé quand vous lui avez répondu verbalement, puis a escaladé la violence quand vous avez riposté, ...
Le fait qu'il minimise l'incident ensuite sont également caractéristiques des relations violentes : il va jusqu'à dire que c'est de votre faute (vous reprochant même d'être hypersensible au bruit, donc vous dénigrant pour un problème de santé), ou même que ses gifles n'étaient pas de vraies gifles (en quoi consiste une fausse gifle?) alors qu'elles étaient accompagnées de menaces et qu'il a délibérément frappé plus fort la troisième fois. C'est un discours incohérent et contradictoire avec la réalité, qui fait reposer la faute sur vous dans une situation qui n'a rien d'ambigü (il a été violent physiquement et ça n'a rien d'acceptable).
Je vous recommande d'être extrêmement vigilante, dans l'idéal de mettre fin à la relation (en prenant des dispositions pour votre sécurité) si c'est possible pour vous
Grégoire Taconet
Psychopraticien en Approche Centrée sur la Personne
Consultations en cabinet à Lyon, ou en visio

Grégoire Taconet Psy sur Lyon

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28 MAI 2026

Bonjour,
​Je lis votre message avec une immense gravité et une inquiétude profonde pour votre sécurité. En tant que professionnelle, je me dois de poser des mots clairs, directs et sans aucun détour : ce que vous avez vécu n'est pas une simple dispute de couple qui a "dégénéré". C'est un acte de violence conjugale majeure et un signal d'alarme d'une dangerosité extrême.

​Vous cherchez des clés pour comprendre si cette escalade peut être ponctuelle. La réponse clinique est non. Les coups, les menaces ("je t'encastrerai dans le mur"), et le comportement qui s'ensuit sont les marqueurs indiscutables d'un profil d'agresseur. Votre vie et votre intégrité physique sont aujourd'hui en danger.

​Voici une analyse précise de la situation pour vous aider à sortir du brouillard et de la culpabilité :
​1. Le mécanisme du retournement de culpabilité (Gaslighting)
​Ce qui est presque aussi destructeur que les coups physiques, c'est la manipulation psychologique que votre compagnon exerce depuis la dispute. En disant que vous "montez tout en épingle", que vous êtes "hypersensible" et qu'il s'est "défendu face à votre violence verbale", il applique une stratégie classique d'agresseur : l'inversion des rôles.
Il tente de vous faire croire que soupirer, claquer une porte ou dire à un homme qu'il manque d'autorité justifie de recevoir trois gifles, d'être attrapée par le cou et menacée d'un impact au mur. C'est faux. Vos paroles étaient l'expression d'une frustration et d'une fatigue légitimes. Sa réponse est une infraction pénale. Rien, absolument rien, ne justifie ou n'excuse la violence physique.

​2. L'analyse de l'escalade : Pourquoi ce n'est pas un accident
​Vous vous demandez comment distinguer une dispute grave d'une relation dangereuse. La frontière est franchie sur trois points précis dans votre récit :
​La gradation et la surenchère : Lorsque vous lui rappelez la loi (que vous pouvez porter plainte), sa réaction n'est pas un sursaut de conscience ou un arrêt net. Au contraire, pour vous provoquer et asseoir sa domination, il vous frappe une deuxième fois. Puis une troisième fois, encore plus fort, au point de vous laisser des hématomes. Ce n'est pas un "coup de sang" passager, c'est une volonté délibérée de vous soumettre physiquement.
​La légitime défense n'est pas de la violence : Vous culpabilisez d'avoir riposté. Cliniquement et légalement, votre geste était une réaction de survie et de légitime défense pour signifier que vous refusiez d'être frappée. Ne confondez pas l'agression (la sienne) et le réflexe de défense (le vôtre).
​La minimisation : Un conjoint qui commet un acte violent "accidentel" est immédiatement saisi d'effroi, s'excuse sans condition et cherche une aide thérapeutique. Un homme qui minimise, qualifie cela de "fausses gifles" et vous rejette la faute dessus est un homme qui normalise son droit à vous frapper. S'il le fait aujourd'hui au bout de deux mois de cohabitation, il le rejonglera à la prochaine frustration.

​3. Les enfants : des témoins traumatisés
​Vous écrivez que les enfants n'ont rien vu mais ont tout entendu, et vous ressentez de la honte. La honte doit changer de camp : elle appartient exclusivement à leur père. Entendre son père frapper et menacer sa belle-mère est un traumatisme sévère pour des enfants de 8 et 14 ans. Ils sont ce que l'on appelle des co-victimes de violences conjugales. Vous ne pouvez plus faire semblant que tout va bien dans ce foyer.

​Mes recommandations urgentes pour votre sécurité :
​Face à un homme capable de vous étrangler et de vous marquer le visage au bout de seulement deux mois de vie commune, vous devez vous protéger immédiatement.

​Faites constater vos blessures : Rendez-vous d'urgence chez un médecin traitant, aux urgences hospitalières ou dans une Unité Médico-Judiciaire (UMJ) pour faire examiner vos hématomes sous l'œil et obtenir un certificat médical constatant les lésions (avec description des coups et jours d'ITT, même s'ils sont à zéro). C'est une preuve indispensable.

​Déposez plainte : Allez au commissariat ou à la gendarmerie. Ce qu'il a fait est un délit puni par la loi, aggravé par le fait que cela s'est produit au domicile conjugal et en présence de mineurs.

​Appelez le 3919 (Violences Femmes Info) : C'est un numéro d'écoute national, gratuit, anonyme et invisible sur les factures de téléphone. Des professionnels vous guideront pour organiser votre mise à l'abri.

Préparez votre départ en sécurité : N'annoncez pas à cet homme que vous allez le quitter ou que vous portez plainte, car c'est le moment le plus dangereux où les violences s'intensifient. Profitez d'un moment où il est au travail ou absent avec ses enfants pour rassembler vos affaires importantes (papiers, ordinateur, vêtements) et quittez ce logement. Retournez chez vous si vous avez gardé un pied-à-terre, ou allez chez des proches de confiance.

​Vous avez le droit de travailler dur, d'avoir besoin de calme et même de vous énerver. Vous avez surtout le droit absolu de vivre dans un espace où votre corps est sacré et respecté. Ne laissez pas cet homme détruire votre santé et votre sécurité sous prétexte qu'il prend "son rôle de père à cœur". Un bon père ne frappe pas la femme qui partage sa vie sous les yeux de ses enfants.
​Mettez-vous à l'abri sans attendre.

​Caroline Duhamel
Sexothérapeute & Thérapeute de Couple

Caroline Duhamel Psy sur Marolles-en-Hurepoix

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28 MAI 2026

Bonjour,

La violence c'est STOP. C'est non négociable et c'est répréhensible par la loi.

En aucun cas elle ne peut être justifiée. Vous avez parfaitement raison de vous inquiéter, il n'y a pas de petite ou de grande gifles, il y a eu un acte de violence.
Cela me paraît d'autant plus inquiétant qu'il cherche à minimiser son geste. Vous avez répliqué et il a renchéri encore plus fort.

De tout temps l'homme à utilisé sa force pour se servir de l'autre. L'autre étant la femme, l'enfant, les animaux, les étrangers... la liste est non exhaustive et malheureusement sans limite.

Je vous invite à dénoncer cet homme, allez porter plainte ou à minima déposer une main courante. Ce qui vous est arrivé aujourd'hui pourrait parfaitement se reproduire une autre fois, s'est déjà possiblement produit sur une ex-compagne et peut-être aussi sur ses enfants. Ils sont en première ligne et ont besoin d'une protection.

Si cet homme est dans l'incapacité de maîtriser ses émotions de colère qu'il transforme en violence, il a besoin d'être accompagné, voire même d'être soigné.

Prenez soin de vous.

Je reste à votre disposition si vous souhaitez approfondir ces questions.
Claire Thomas,
Psychosomatothérapeute

Claire Thomas Psy sur La Chapelle-Caro

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28 MAI 2026

Bonjour,

Merci pour votre message.
L'épisode que vous décrivez est un cas grave de violence caractérisée après 2 mois de cohabitation et en présence des enfants de votre compagnon. De plus il semble minimiser les faits. Rien ne justifie la violence. Si vous avez été excédée et avez eu des mots durs une dispute était probable mais vous attraper à la gorge et vous asséner trois grosses gifles dont une qui vous a laissé un hématome, en plus de la menace très explicite de vous encastrer dans le mur, est inadmissible. Avoir rendu la gifle n'a pas suffit à provoqier une prise de conscience de sa part et ne vous rend pas complice. C'est première fois. Ce n'est
jamais la dernière. Jamais. Et surtout pas étant donné sa réaction : il est coutumier de ces actes. Vous le savez. C'est en effet dangereux pour vous et vous avez bien fait d'écrire sur ce site. Imaginez ce que vous diriez à une amie si elle vous racontait cette histoire. Soyez votre amie. La situation est explosive par rapport également à votre besoin de calme qui est très menacé avec des enfants de cet âge. Vous allez de nouveau être agacée, il ne prendra de nouveau pas en compte votre besoin et de nouveau une dispute violente risque d'éclater. Si cet homme juge anodin d'avoir mis des gifles à sa compagne, il est un danger pour vous. Il n'y a pas de "fausses gifles". Je ne peux que vous conseiller d'en parler autour de vous, à vos amis, à votre famille. Surtout ne pas laisser cet incident sous silence. Vous pouvez vous renseigner sur ses autres relations, la mère de ses enfants. La violence ne surgit pas comme cela, parce que vous auriez attaqué sa paternité. Vous ne l'avez pas poussé à bout. Encore une fois il n'a pas d'excuses : on ne frappe pas, jamais. Prenez soin de vous.

Bien à vous,
Agnès Foissac
Analyste Psycho-Organique

Agnès Foissac Psy sur Nantes

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28 MAI 2026

Bonjour,

D’abord, il est important de vous dire que non : des gifles, une main au cou, des menaces comme “je pourrais t’encastrer dans le mur” ne sont pas des réactions normales dans un conflit de couple. Même dans une dispute très tendue, même si vous étiez énervée, même si vos paroles ont pu être blessantes, cela ne justifie pas la violence physique.

Ce que vous décrivez est un vrai signal d’alerte, d’autant plus qu’après les faits, votre compagnon semble minimiser ce qu’il s’est passé et retourner la responsabilité sur votre “hypersensibilité” ou votre ton. Or le problème ici n’est pas votre besoin de calme ni le conflit autour des enfants : le problème est le passage à l’acte physique.

On sent aussi que vous essayez beaucoup de comprendre sa position, de reconnaître votre part dans l’escalade, presque au point de douter de votre propre ressenti. C’est fréquent après un épisode de violence : on cherche à rationaliser, à contextualiser, à se dire que “ce n’était peut-être pas si grave”. Pourtant, votre corps, lui, semble avoir ressenti quelque chose de profondément insécurisant.

Et le fait qu’il vous ait frappée une seconde puis une troisième fois après que vous ayez rappelé que cela était grave est particulièrement préoccupant.

Vous avez également raison sur un autre point : votre position dans cette famille recomposée est délicate. Après seulement quelques semaines de cohabitation, il est normal de ne pas vous sentir légitime à porter seule l’autorité avec ses enfants. Votre besoin d’être soutenue par votre compagnon dans ce rôle était compréhensible.

Aujourd’hui, je pense qu’il est important de ne pas rester seule avec cette situation et de vous écouter sérieusement. Vous pouvez aussi télécharger l’application App-Elles, qui est pensée pour les femmes confrontées à des situations de violence ou d’insécurité dans leur relation. Elle permet notamment d’accéder rapidement à des aides, des contacts d’urgence et des ressources de soutien.

Essayez aussi d’en parler à une personne de confiance ou à un professionnel. Le plus important maintenant est de retrouver un espace de sécurité émotionnelle pour pouvoir réfléchir avec du recul et non sous la peur, la culpabilité ou la confusion.

Prenez soin de vous ☀️

Aurore Zerger
OPOP THÉRAPIE

Aurore ZERGER Psy sur Ars-Laquenexy

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28 MAI 2026

Bonjour,

Merci de nous avoir fait confiance avec quelque chose d'aussi difficile à mettre en mots.

Ce que vous décrivez est clair, même si vous semblez encore chercher à comprendre votre part de responsabilité dans ce qui s'est passé.

Permettez-moi de vous dire quelque chose d'essentiel : une dispute verbale, aussi blessante soit-elle, ne justifie jamais des coups.

Ce que vous avez ressenti au moment du chahut: l'épuisement nerveux, la solitude face à une situation qui ne vous appartient pas encore pleinement, c'est légitime.

Vos mots ont peut-être été durs. Mais il y a une ligne entre une dispute qui dégénère et frapper quelqu'un. Cette ligne, il l'a franchie. Trois fois.

Ce qui me préoccupe davantage que les gifles elles-mêmes, c'est ce qui vient après : la minimisation. "Ce n'étaient pas de vraies gifles." "Tu montes tout en épingle." "Tu es hypersensible."

Ce mécanisme a un nom : c'est de la déresponsabilisation. Il retourne la situation pour que vous vous interrogiez sur vous-même plutôt que sur ce qu'il a fait. Et ça fonctionne: puisque vous êtes là à analyser votre part.

Votre intuition, elle, est intacte : vous n'arrivez pas à considérer ces gifles comme normales ou justifiées. Écoutez cette voix. Elle a raison.

Pour répondre directement à vos questions :
Ce type d'escalade est rarement ponctuel quand il est suivi de minimisation. Le vrai signal d'alerte n'est pas seulement l'acte: c'est l'incapacité à en assumer pleinement la responsabilité après.

Ce qu'il vous faut maintenant, c'est un espace pour vous, pas pour analyser le couple: pour vous recentrer sur ce que vous ressentez, sur ce que vous acceptez ou non, depuis un endroit stable et en sécurité.

Êtes-vous accompagnée en ce moment ?
Je vous transmet beaucoup de compassion et de force pour ce que vous traversez.


Julia Bouchinet
Praticienne en psychothérapie & psychotraumatologue
Consultations à distance uniquement

Julia Bouchinet Psy sur Saint-Jean-de-Luz

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28 MAI 2026

Bonjour Madame,

En vous lisant, je suis très touché par la force de ce que vous partagez.

Avant même d’aller vers une lecture psychologique, j’ai envie de vous inviter à ne pas rester seule avec cela.

Ce que vous traversez mérite d’être accueilli et soutenu.

Pouvoir vous appuyer sur des personnes de confiance, et si possible sur un professionnel de santé, pourrait être une ressource importante pour vous.

Ce que vous décrivez relève de violences conjugales. C’est interdit par la loi, et cela a des conséquences réelles sur vous. Je perçois aussi combien la peur et l’intimidation peuvent freiner le fait d’agir.

Peut-être pouvez-vous sentir autour de vous sur qui vous pourriez vous appuyer pour trouver un soutien suffisant afin d’envisager, à votre rythme, des démarches comme le dépôt de plainte.

Sur le plan psychologique, je remarque dans ce que vous décrivez une forme de confusion des responsabilités dans votre relation.

Je vous invite à distinguer ce qui vous appartient — vos mots, vos ressentis — de ce qui appartient à votre conjoint — ses actes, notamment la violence. Ces deux plans ne sont pas équivalents.

Dans une relation, chacun est amené à poser ses limites, à reconnaître celles de l’autre, et à accepter qu’il y ait des désaccords. Vivre ensemble suppose une co-construction d’un cadre où chacun peut exister sans crainte.

Lorsque ce cadre est dépassé, il est essentiel de pouvoir le nommer sans risquer d’être puni ou violenté.

Si cet espace de sécurité ne peut pas exister, alors la question du maintien de la vie commune peut légitimement se poser.

J’aimerais vous inviter à prendre pleinement la mesure de ce qui s’est passé pour vous, sans vous culpabiliser, et de vous appuyer là-dessus pour prendre soin de vous et vous protéger, notamment avec l’aide de professionnels et du cadre légal.

Restant à votre disposition

Chaleureusement,

Riad Bouaziz
Psychopraticien Gestalt
En cabinet & en visioconférence

Riad Bouaziz Psy sur Aix-en-Provence

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28 MAI 2026

Bonjour,

Ce que vous décrivez demande du courage à partager.
Recevoir des gifles — qu'elles laissent des hématomes ou non — n'est jamais une réponse acceptable à des mots, quels qu'ils soient. Vous avez tout à fait raison de ne pas pouvoir les considérer comme normales ou justifiées. Votre instinct est juste.
Ce que vous décrivez — la minimisation, la culpabilisation, la menace — correspond à ce que les spécialistes de la violence conjugale appellent le cycle de la violence , qui tend à se répéter et à s'intensifier.
Vous posez des questions très précises et très lucides sur votre situation et il serait intéressant de les explorer ensemble lors d'une séance. En analysant l'enchainement des faits, sans minimiser ni dramatiser je vous propose de vous questionner sur ce que vous avez ressenti, à quel moment précis vous avez senti que quelque chose basculait vers quelque chose de différent de ce que vous aviez déjà vécu ensemble ?
Et plus généralement de réfléchir à la question suivante: Au fond de vous, qu'est-ce que vous savez déjà, que vous n'osez peut-être pas encore vous dire tout à fait ?
N'hésitez pas à me contacter si vous souhaitez être accompagnée dans cette introspection.

Agnes Calendray Psy sur Paris

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