Besoin d'aide en ce moment (tdah, stop addictions, dépendance affective)
Bonjour,
Je m'appelle Théo j'ai 32 ans et je suis en arrêt de travail depuis deux ans suite à un burnout (je bossais en tiers-lieux, gestion de communauté adhérente, animation, gestion de projets, coordo avec l'extérieur).
Je viens chercher de l'aide ici parce que suite à mon burnout (décembre 2024), j'ai fait trois mois de clinique psychiatrique, à la sortie de laquelle j'ai continué un suivi en hôpital de jour dans un hôpital psy près de chez moi et je reste en détresse.
Ce que je fais en HP : j'ai fait des modules "collectifs", qui ne m'ont pas, je crois, apporté grand chose. Suivi avec mon infirmière psy référente tous les 15 jours environ. Une première aide ergo pour m'aider à trier / ranger avant mon déménagement (février) et là je suis en train de demander de l'aide à nouveau pour m'aider à mettre de l'ordre et ranger dans mon nouveau logement parce que je galère beaucoup de ce côté là (rangement initial + maintien en ordre difficiles), niveau ménage, c'est ok. Toutes les semaines, j'ai un atelier d'écriture le jeudi matin.
Depuis décembre 2025, je suis suivi (ma démarche propre) par une psychologue plutôt orientée psychanalyse.
En clinique, j'avais beaucoup apprécié l'approche de la psychologue que j'avais eue (qui m'avait dit qu'elle était très TCC et que je semblais plutôt réceptif et suffisamment notamment selon elle pour que je fasse de l'hypnose) parce qu'elle me mettait facilement face à mes paradoxes/contradictions, n'hésitez pas à me pousser pour creuser les sujets, je trouvais sa façon de faire très "mathématique" ce qui m'a permis d'avancer plutôt rapidement.
Depuis un an, tout est ralenti. Ce début d'année j'ai demandé plusieurs fois de l'aide pour que les choses avancent, mais ils sont bien occupés à l'hôpital donc c'est long.
Du coup, en parallèle de ma psychologue (que je vois une fois par mois), j'essaie de "gratter la merde" tout seul. Seulement, même si je sens bien que les choses évoluent dans ma vie, j'ai l'impression de buter face à un mur en ce moment.
J'ai des moments de détresse qui s'accentuent et qui se caractérisent par des insomnies, des crises de pleurs/hurlements que je ne parviens pas à contrôler (mais je reste conscient, genre j'ai l'impression d'avoir la partie de moi en PLS d'un côté, et la partie consciente de l'autre qui est "témoin" de ce qui se passe et qui observe)(au début j'étais impressionné par ces crises, genre je pouvais sursauter à mes propres hurlements, maintenant j'arrive à rester calme dans ma tête), des crises anxieuses à répétition et qui se projettent beaucoup sur mes relations amoureuses (je pense faire de la dépendance affective) et de manière moins intense désormais des problématiques addictives (pornographie, substances).
Côté addictions, ça se calme parce que je développe des symptômes physiques quasi directement maintenant (porno => palpitations et sécheresse nez + déshydratation, joint => douleurs abdominales et mal-être amplifié après la consommation, médocs => palpitations...) ce qui crée un renforcement très net en faveur de l'arrêt de ces comportements.
Au global, je dirais que j'ai une vie qui me plaît.
En ce moment, je vis une relation amoureuse que je considère comme une des plus saines que j'ai eues, je développe un sentiment amoureux et parallèlement des montagnes russes émotionnelles qui augmentent et je me sens très instable.
Je ne parviens pas à avoir une routine sport/sommeil qui est, je pense (au moins pour un temps) nécessaire à mon bon fonctionnement et je mets cette routine en opposition avec mes activités sociales. CAD que j'aime beaucoup être avec des copains / ma chérie mais qu'ils n'ont pas mes rythmes et je vis en décalé par rapport à mes besoins.
Je suis très actif même si je ne fais pas assez de sport : rénovation avec un copain, j'aide sur les chantiers à droite à gauche, je fais du théâtre, j'essaie d'écrire à nouveau régulièrement et je me remets à la lecture.
Petit, j'étais premier de la classe. Toute la primaire, tout le collège, partout.
Lycée j'ai eu mon bac s avec mention très bien.
Ensuite, je n'ai fait que me prendre des taules dans mes études et ça m'a pas mal affecté (construit comme "bon élève" => mais quelle est donc mon identité maintenant que je n'ai plus ça ?!).
Je suis diagnostiqué TDA avec hyperactivité depuis novembre/décembre 25, j'ai passé leurs tests en septembre 25 (hôpital psy où je suis encore suivi).
Familialement, je déserte actuellement : j'ai beaucoup été soutien pour ma mère depuis aussi loin que je me souvienne etj'ai beaucoup aidé ma grand-mère qui est dépendante (j'ai arrêté progressivement de m'en occuper depuis mon burnout). C'est une rupture avec ma mère que je vis dans ma tête, assez compliquée et plus facile pour moi désormais (peur de son jugement, peur de la décevoir, tristesse de perdre le lien avec elle...).
J'ai beaucoup de colère en moi et paradoxalement c'est une émotion que j'ai beaucoup de mal à exprimer/libérer dans mon quotidien. Ce qui crée chez moi pas mal de frustrations et je finis par avoir des problèmes importants (mon vécu) par rapport à des situtations que je n'arrive pas à désamorcer sur le coup. Je ne sais à la fois pas comment réagir, et à la fois j'ai parfois du mal à distinguer ce qui se passe en moi niveau émotionnel et niveau de mes besoins.
Ca tend à s'améliorer mais je me prends assez au sérieux et je me sens facilement attaqué par des remarques/blagues des autres. Là-dessus j'aimerais acquérir davantage de flegme et de stabilité/équilibre intérieur.
Les relations amoureuses (je me demande aujourd'hui si c'est une raison qui fait qu'elles ont une place aussi importante dans ma vie) remuent beaucoup de choses en moi. Globalement dans ma vie j'ai eu un modèle relationnel en mode sauveur (que je parviens à m'expliquer), tendance à "subir" les remarques/reproches, explosion sur la fin de relation. J'ai mis fin moi-même à la quasi totalité de mes relations. Je les vis de manière très intense et grave et très peu de manière "amicale" et légère, ce vers quoi je souhaite tendre.
Financièrement, je suis en difficultés actuellement, j'ai des loyers de retard que je paye petit à petit, j'ai récupéré la moitié de mes dettes.
Je n'ai jamais eu d'argent, j'ai même carrément toujours été pauvre (je le vis un peu comme une malédiction familiale).
Je cherche un-e thérapeute qui soit ouvert-e, non moralisateur-trice, franc-he, direct-e, qui m'accompagne dans mes retranchements et qui m'aide à avancer plus rapidement qu'actuellement. JE SAIS que le cerveau est un organe qui, comme les autres organes, a besoin de temps pour changer.
J"en ai beaucoup dit et je commence à saturer.