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Besoin de vous sur les comportements d'un psychologue

Réalisée par sylvain le 12 mai 2018 0 réponse  · Approches psychologiques

Bonjour à toutes & à tous,

J’ai longuement hésité à vous solliciter tant ce que j’ai à vous demander me parait dense et complexe à écrire. Je vis depuis plusieurs années une situation de souffrance et j’ai bien besoin de votre avis et de votre regard éclairé. Celle-ci est en lien direct avec l’une de vos collègues, une psychologue diplômée.

Je tiens avant tout à énumérer les faits de la manière la plus objective, à garantir l’anonymat de votre collègue et à ne créer aucun amalgame qui nuirait immanquablement à votre travail.

Je vais l’appeler Estelle et nous sommes collègue de travail. Elle est psychologue depuis 2003, neuropsychologue exactement et exerce à plein temps dans une maison de retraite spécialisée dans les TNC (Troubles Neuro-Cognitifs). Je m’appelle Sylvain et je suis salarié dans ce même établissement en tant qu’arthérapeute à temps partiel. Nous partageons ensemble le même domaine d’exercice et nos âges sont proches. La maison de retraite fait partie d’un groupe privé et accueille une cinquantaine de résidents. Elle se centre sur les approches non-médicamenteuses.
Nous sommes tombés amoureux et avons vécu ensemble pendant trois ans, avant que je prenne la décision de rompre définitivement avec elle pour des raisons que je souhaite taire pour le moment. Nous sommes à ce moment-là en 2008. Pendant un an nous avons tous les deux gardés la distance nécessaire et avons évité tout règlement de compte. Ce qui a été pertinent puisqu’au bout d’un an nous avons pus dialoguer professionnellement.

Estelle a toujours affirmé ses fonctions de supérieur hiérarchique, non seulement à mon égard mais également aux Aides Médico-Psychologiques. Sans m’en rendre compte, ses suivis ont diminués chaque années, et ses demandes de suivis en arthérapie ont beaucoup augmenté. En 2012 j’effectue un travail avec le DRH de la structure, un dossier sur le développement de l’arthérapie dans l’ensemble du groupe. Pour rendre un dossier le plus complet possible, je cherche ce lien hiérarchique entre psychologue et arthérapeute afin de réaliser un organigramme cohérent… et je ne trouve rien. Plus exactement ce que je trouve est plutôt l’inverse. Méfiant d’internet et des informations qui s’y trouvent, je prends contact avec le syndicat des psychologues. La dame que j’ai eu au téléphone s’est rapidement étonnée de mes propos et m’a demandé des renseignements supplémentaires sur le travail d’Estelle. Rien de secret : supérieur hiérarchique arthérapeute & AMP et chargé de leur supervision ; responsable des approches non-médicamenteuses ; représentante du personnel lors des Conseils de la Vie Sociale (nous avions des Délégués du Personnel à l’époque qui n’avait pas y être), ; référente sur tout ce qui touche l’alimentation et les soins de nursing. Sans oublier les suivis thérapeutiques des résidents mais qui, comme je l’ai dit, se sont fait de plus en plus rare. Cette dâme s’est inquiétée de cette situation et tout particulièrement de la relation professionnelle que nous avions Estelle et moi. Elle m’apprends que la supériorité hiérarchique d’un psychologue ne peut s’établir sans contexte particulier (ce que j’ai retenu de mémoire est qu’un psychologue ne peut être supérieur hiérarchique de son équipe) et que dans l’histoire que nous avons partagés Estelle et moi, il y avait des limites. Et ces limites ont été franchies.

Elle évoque la subordination au Code de Déontologie et m’indique le site du CNCDP. Le contenu de votre code et les avis du CNCDP que j’ai épluché m’ont à la fois sidéré et libéré. Je m’explique : j’ai toujours ressentis un malaise entre Estelle et moi mais impossible d’y mettre le moindre mot. Ce malaise s’est révélée être une souffrance dans une dimension d’emprise. Se sont bien sûr mes mots, mon ressenti mais qui trouvent un écho lors d’une supervision qui s’est exprimé à ce sujet par une simple injonction : « fuyez » (en plus de mes supervisions avec Estelle, je suis aussi supervisé par ma fac).

Tout ceci se situe dernier trimestre 2012. J’apprends à la même période que des Entretiens d’Évaluation Professionnel seront mis en place en 2013 et qu’Estelle sera l’une de mes deux évaluatrices. Sachant désormais que le Code de Déontologie n’est pas appliqué et qu’il y a nécessité à expliquer son ascendance professionnelle, je décide de me protéger : à l’ouverture de l’entretien d’évaluation (évalué par la psychologue et l’infirmière coordinatrice) je demande la mise en place d’une médiation entre Estelle et moi que je justifie par la non-application de son code de déontologie et sa place hiérarchique. Je rajoute également que je ne me rendrais plus aux supervisions avec elle tant que cette demande ne sera pas abouti.

Estelle ne me répondra jamais et a arrêté depuis toute communication professionnelle. Heureusement, j’ai pu avoir des réunions de coordinations mensuelles avec le médecin coordonateur, ce qui m’a permis d’exercer dans de bonne condition. Mais tout s’est aggravé depuis 2015 : la maison de retraite a été racheté par un nouveau groupe et la Directrice s’est rendu compte qu’il n’y avait plus de dialogue entre Estelle et moi. Estelle lui a affirmé que le problème venait de moi seul et a demandé la suppression des réunions de coordinations existantes au profit de nouvelles réunions avec elle. Fin d’année 2015 je subis un entretien d’évaluation très violent : des propos humiliants de la Directrice sur ma personnalité et mes problèmes de communication avec Estelle… j’évoque ma demande de médiation et l’absence de réponse et de communication d’Estelle depuis lors. La Directrice n’a été au courant de rien.

Mais elle a décidé d’en prendre la responsabilité en affirmant qu’elle était au courant mais qu’elle ne l’avait jamais appliquée selon elle. La Directrice refuse ainsi ma demande de médiation et mets en place une résolution de conflit. Tout a été à charge : j’ai été accusé par la Directrice d’avoir un "problème avec les femmes, avec les cadres et avec les femmes qui gagnent plus d’argent que moi ». Bref, on arrive à juillet ou aout 2016 avec la signature de la résolution de conflit où enfin, sont notés tous les actes : ma demande de médiation non-aboutie, la supériorité hiérarchique d’Estelle et toutes les demandes qu’elle a entrepris pour retrouver son ascendance (je n’ai été au courant de rien). Je suis dans un état de fatigue. Le mois suivant, première réunion de coordination avec Estelle (où je dois lui justifier mes suivis) : je demande un document qui clarifie sa place à mon égard et l’application des articles 15 et 18 de son code de déontologie. Ma demande se veut normale et absolument vindicative : j’ai besoin de me positionner correctement. Elle ne me répondra pas.

J’éclate complètement, impossible pour moi d’assurer un nouvel entretien d’évaluation avec Estelle. Je fini au bord du burn out et face à cela, la Directrice « lève le pied ». Les propos bienveillants du médecin du travail me re-motivent et je récupère mes forces. Tout au long de l’année 2017 j’effectue un super travail en arthérapie mais je souffre d’isolement : Estelle a supprimé les réunions de coordination sans apporter de justification et toute communication sur les états des patients. Elle engage des suivis (alors arrêtés depuis deux ans) sans prendre connaissance des suivis existants en arthérapie et sans communiquer avec moi ne serait-ce qu’au profit du patient.

J’écris alors un courrier à la Directrice où je dénonce les comportements d’Estelle et la situation d’isolement que je subis. Courrier envoyé immédiatement à une nouvelle DRH…

Et en janvier dernier, lors d’un nouvel entretien d’évaluation je reçois les excuses de la Directrices, elle reconnait qu’il y a eu erreur dans la supériorité hiérarchique d’Estelle et ne tolère pas les comportements qu’elle a eu. Estelle est toujours présente lors de ces entretiens et ne dira pas un mot, ne donnera aucune explication. Je réitère ma demande de clarification de la place d’Estelle qui est largement acceptée par la Directrice. Estelle quant à elle ne dira rien mais ruminera à ce moment-là.

Et j’attend toujours ce document. C’est sans fin. Même si je doute par moment, je suis sûr d’être dans mon droit et je reste persuadé qu’Estelle a manqué cruellement à ses obligations professionnelles et a profité de l’influence qu’impose ses fonctions de psychologue. Il y a quelque chose de malsain dans ces comportements et heureusement qu’étant multi-employeur et travaillant ainsi avec d‘autre psychologue je suis certain que peu d’entre vous se reconnait dans les comportements d’Estelle.

Pour celles & ceux qui auront eu le courage de lire toutes ces lignes j’ai besoin de votre avis et de votre positionnement en tant que professionnel(le). Je regrette que dans votre métier et malgré vos instances représentatives il n’existe pas un tiers ou un pair pouvant intervenir (sur des documents tangibles). Il ne s’agit ni de faire la police ni la justice mais de garantir un minimum de déontologie car c’est tellement facile d’abuser d’un statut aussi important que celui de psychologue.

Merci de m’avoir lu, je vous estime beaucoup et j’espère grâce à vous, trouver le moyen de me dégager de cette histoire.

Sylvain

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