CComment interagir avec une collègue (devenue amie) qui m'a trahie?

Réalisée par Loulou · 7 juin 2026 Aide psychologique

Ma collègue depuis 7 ans (devenue amie avec les années) m'a trahie. Par erreur elle m'a envoyé un texto vocal, qui était destiné à une autre de nos collègues. Dans ce texto, elle dénigre mon travail et mon comportement. On s'est toujours confié plein de trucs, j'ai toujours été très transparente avec elle. Je suis abasourdie depuis que j'ai entendu ce texto de 3 minutes. Je ne sais plus comment agir car nous travaillons côte à côte et on doit se parler plusieurs heures par semaine pour notre travail. Quand elle a réalisé son erreur, elle a immédiatement demandé de me parler et elle m'a aussi envoyé un courriel personnel quelques heures plus tard. Je n'ai pas lu (et ne lirai pas) le courriel personnel. Et quant à sa demande de me parler, je lui ai répondu que je voulais garder mon énergie pour rester centré sur mon boulot. Est-ce que ces trahisons existent depuis des années?!?!
Elle a aussi menti, car elle m'a dit que j'étais la seule en laquelle elle faisait confiance au niveau éthique de travail, et qu'elle ne faisait pas confiance en notre collègue à qui était destiné ce fameux texto!!

Réponse envoyée

Nous validerons bientôt votre réponse pour ensuite la publier

Une erreur s'est produite

Merci de réessayer plus tard

Meilleure réponse 9 JUIN 2026

Bonjour,

Ce n'est pas agréable d'être trahie. Reste qu'il faut peut-être essayer de comprendre pourquoi elle a agi ainsi.
Vous pouvez l'écouter et vous faire votre idée par la suite. Mais il vous faudra du temps.

Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.

Bon courage à vous

Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves

Michel Le Baut Psy sur Marseille

6080 réponses

34298 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

16 JUIN 2026

Bonjour,
Je mesure la violence du choc que vous traversez. Recevoir par erreur un message vocal de 3 minutes où une amie et collègue de 7 ans dénigre votre travail et votre comportement, c'est une véritable déflagration. C’est le genre d'événement qui fige sur place et qui modifie instantanément la perception de la réalité.

Grâce à l'approche de la Thérapie des Schémas (de Jeffrey Young), nous pouvons mettre des mots très précis sur ce qui se joue en vous et chez elle, afin de vous aider à traverser cette cohabitation forcée.

1. Le Schéma de Méfiance / Abus activé de plein fouet

Votre question lancinante : « Est-ce que ces trahisons existent depuis des années ?! » est la signature exacte de l’activation du schéma de Méfiance / Abus.

Le mécanisme : Lorsque la confiance est brutalement brisée par un proche, l’inconscient bascule instantanément en mode « hypervigilance ». Pour tenter de vous protéger d'un nouveau choc, votre cerveau se met à scanner les 7 dernières années, remettant en question chaque souvenir, chaque confidence, chaque sourire.

La réalité : Il est possible que votre collègue ait eu des moments de frustration par le passé, mais il est inutile (et épuisant) de réécrire toute votre histoire à la lueur de ce seul message. Ce qui compte, c'est le fait qu'aujourd'hui, le masque est tombé.

2. Votre réaction : Le Mode Protecteur Détaché (Une saine barrière)

Votre décision de ne pas lire le courriel personnel et de refuser la discussion pour « garder votre énergie pour le boulot » est une réaction extrêmement saine. En Thérapie des Schémas, vous avez activé le Mode Protecteur Détaché.

Face à une agression émotionnelle, vous avez mis une armure pour préserver votre intégrité et rester fonctionnelle. C'est une excellente stratégie à court terme pour survivre au « côte-à-côte » quotidien sans exploser ni vous effondrer au bureau.

3. Le décodage du double jeu de votre collègue

Vous soulignez qu’elle vous disait que vous étiez la seule en qui elle avait confiance, tout en vous critiquant auprès de la collègue qu'elle prétendait détester. Ce double discours met en lumière son propre fonctionnement dysfonctionnel, souvent lié à un schéma de Recherche d'approbation ou à une structure manipulatrice.

C’est le profil typique du « caméléon » : pour se faire bien voir de la personne avec qui elle parle, elle est prête à dénigrer sa propre amie. Ce comportement ne dit rien de la qualité de votre travail ou de votre personnalité ; il dit tout de son manque d'éthique, de son insécurité et de sa lâcheté.

Comment gérer la situation au quotidien ?
Travailler côte à côte après cela demande de passer de la protection passive à une posture d'Adulte Sain :

Maintenez le "Strict Minimum Professionnel" : Vous n'avez plus besoin d'être son amie, mais vous devez rester sa collègue pour votre propre sécurité d'emploi. Devenez une tombe émotionnelle : formulez des réponses courtes, polies, purement factuelles et axées sur les dossiers. Pas de sourires forcés, pas de froideur agressive non plus. Juste de la neutralité.

Le courriel et la discussion : Vous avez le droit le plus strict de maintenir votre refus de lui parler pour l'instant. Si un jour vous décidez de lire son courriel ou de l'écouter, faites-le uniquement pour vous, pour clore le dossier, et non pour accepter des excuses qui chercheront probablement à minimiser son acte (« j'étais fatiguée », « mes propos ont dépassé ma pensée »). Un vocal de 3 minutes n'est pas un lapsus, c'est une意 intention de nuire.

Ne la laissez pas vous faire douter de vous : Quelqu'un qui critique votre travail par-derrière cherche souvent à masquer ses propres lacunes. Gardez la tête haute. Votre valeur professionnelle et personnelle reste intacte.

Ce deuil d'amitié est douloureux, mais il vous libère aussi d'une relation hypocrite.
Je vous invite chaleureusement à entamer un espace d'accompagnement pour transformer l'impact de cette mémoire traumatique, afin que cette trahison ne vienne pas verrouiller votre capacité à faire confiance à l'avenir.

Je reste à votre entière disposition pour vous soutenir dans cette épreuve.

Bien à vous,
Jonathan Desjours – Coach et thérapeute de l'inconscient.

Jonathan Desjours Psy sur Bordeaux

906 réponses

790 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

15 JUIN 2026

Bonjour,

Je comprends que vous soyez profondément blessée. Ce qui fait mal dans ce que vous décrivez, ce n'est pas seulement le contenu du message, c'est aussi le décalage brutal entre l'image que vous aviez de cette relation et ce que vous avez découvert.

Pendant sept ans, vous avez construit un lien de confiance avec cette collègue. Vous vous êtes confiées, soutenues, et vous pensiez partager une relation authentique. Entendre, par accident, qu'elle tient un discours très différent à une autre personne est forcément un choc.

Pour autant, je vous inviterais à la prudence avant de conclure que tout était faux depuis le début. Les relations humaines sont souvent plus nuancées. Il est possible qu'elle vous ait sincèrement appréciée, fait confiance et ait aussi, à certains moments, exprimé des critiques ou des agacements à votre sujet. Cela n'excuse pas ce qu'elle a dit, mais cela ne signifie pas forcément que sept années d'amitié n'étaient qu'un mensonge.

Ce qui semble vous avoir le plus ébranlée, c'est peut-être la perte de confiance. Aujourd'hui, vous ne savez plus quelle version d'elle croire : celle qui vous soutenait ou celle qui vous critiquait dans ce message vocal.

Je trouve d'ailleurs très compréhensible que vous ayez choisi de prendre de la distance et de préserver votre énergie. À chaud, il est souvent difficile d'entendre des explications lorsque la blessure est encore vive.

Vous n'êtes pas obligée de décider tout de suite si vous lui pardonnerez ou non, ni même de reprendre une relation amicale. Peut-être que pour le moment, votre priorité est simplement de retrouver un équilibre professionnel qui vous permette de travailler sereinement à ses côtés.

Avec le temps, vous pourrez peut-être choisir d'entendre ce qu'elle avait à vous dire. Ou peut-être pas. Les deux sont légitimes.

Ce qui me paraît important aujourd'hui, c'est de reconnaître que votre sentiment de trahison est réel. Vous avez découvert quelque chose que vous n'étiez pas censée entendre, et cela a profondément ébranlé la confiance que vous aviez placée en elle.

Si vous le souhaitez, je peux également vous accompagner pour réfléchir à cette relation, à ce qu'elle représentait pour vous, et à la manière de continuer à travailler avec cette personne sans que cette blessure ne prenne toute la place.

Bien à vous,

Delphine Bailly
Psychopraticienne | Thérapeute TCC

Delphine Bailly Psy sur Clermont

230 réponses

670 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

14 JUIN 2026

Bonjour Loulou,

Entendre, par accident, des mots qui n'étaient pas censés vous parvenir provoque un saisissement particulier, parce que ce n'est pas une simple critique : c'est la sensation que la version d'elle que vous connaissiez et celle qui parlait dans ce message ne coïncident pas.

Sept années de confidences, de transparence, de quotidien partagé, et soudain une faille s'ouvre sous vos pieds. Le mot «abasourdie» décrit bien cet état où la pensée se fige, où l'on se trouve sous le choc de ce que l'on découvre. Ce que vous ressentez n'a pas à être tempéré ni relativisé : votre confiance a été heurtée, et cette douleur mérite d'exister pleinement.

La question qui vous habite est sans doute la plus douloureuse, car elle menace de réécrire rétrospectivement toute votre histoire commune. C'est une réaction très humaine : devant une blessure, l'esprit cherche à tout expliquer d'un coup, quitte à transformer un message de trois minutes en condamnation de sept ans. Pourtant, un instant de dénigrement, même sincère sur le moment, ne révèle pas nécessairement la totalité d'une relation. Les êtres sont traversés de contradictions, capables d'affection réelle et d'agacement réel à l'égard d'une même personne. Cela n'excuse rien et ne vous oblige à rien, mais cela invite à ne pas figer la situation dans un « tout ou rien » qui ajouterait à votre souffrance sans vous éclairer.

Vous avez choisi de ne pas lire le courriel et de différer l'échange qu'elle sollicite, en gardant votre énergie pour votre travail. Cette mise à distance est légitime : elle vous protège pendant que l'émotion est encore vive, et personne n'a à se justifier de prendre le temps dont il a besoin. Il pourra être utile, plus tard, de distinguer ce qui relève de la protection nécessaire et ce qui pourrait devenir un évitement durable, dans un contexte où vous continuerez à vous côtoyer chaque semaine. Cette clarification se fera à votre rythme, pas à celui de sa demande.
Reste cette contradiction qui vous blesse : elle vous disait sa confiance et sa méfiance envers l'autre collègue, et le message semble dire l'inverse. Plutôt que de chercher d'emblée laquelle de ces paroles était « la vraie », il y aura peut-être à explorer ce que cette ambivalence vient toucher en vous, votre besoin d'être pour elle une personne à part, et ce que la rupture de cette place fait remonter.

Démêler tout cela seule, alors que le lien et le travail demeurent enchevêtrés, est une charge considérable. Un accompagnement individuel vous offrirait un espace pour traverser ce choc, retrouver vos repères et décider, sans précipitation, de la place que vous souhaitez désormais accorder à cette relation.

Restant à votre écoute,

Agnès Favard
Psychopraticienne/thérapeute de couple
Thérapie individuelle/thérapie de couple
En ligne ou en cabinet

Agnes Favard Psy sur Gardanne

353 réponses

1237 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

9 JUIN 2026

Bonjour Loulou,
Ce que vous ressentez est totalement légitime. Découvrir que quelqu'un en qui on avait une confiance totale nous parle dans le dos, c'est une double trahison : celle de l'amie et celle de la collègue.
Le plus douloureux dans ce que vous décrivez, ce n'est pas tant les critiques elles-mêmes : c'est le décalage entre ce qu'elle vous montrait et ces mots que vous n'étiez pas censée entendre. Pendant 7 ans, vous vous êtes livrée sincèrement. Et ça, ça fait mal.
Pour le quotidien au travail, vous pouvez maintenir une relation professionnelle correcte sans rouvrir tout de suite l'espace intime que vous aviez. Ce sont deux niveaux distincts, et vous avez le droit de n'en garder qu'un pour l'instant, le temps de reprendre pied.
Vous n'êtes pas obligée de lire ce mail ni d'avoir cette conversation avant d'être prête. Votre réaction de vous protéger et de mettre de la distance est saine : prenez le temps qu'il vous faut.
Et peut-être qu'avec ce recul, vous verrez plus clairement ce que cette relation était vraiment, et ce que vous voulez en faire.
Parfois, mettre des mots sur ce genre de situation avec quelqu'un de neutre aide à y voir plus clair. N'hésitez pas si vous en ressentez le besoin.
Cordialement,
Muriel Hénon
Psychopraticienne

Muriel HENON Psy sur Herbinghen

17 réponses

7 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

9 JUIN 2026

Bonjour Loulou,

Vous avez reçu un choc, brutal. Il est tout à fait normal de prendre du temps pour retrouver un certain équilibre . Lorsque vous aurez pu retrouver un certain calme intérieur, que vous serez un peu plus apaisée, peut-être pourrez vous entendre ce qu'a à dire votre collègue.
La communication est très compliquée et nous sommes très complexes. Parfois des ressentis, des impressions, des jugements nous submergent et sont expulsés trop rapidement.
Votre équilibre, votre stabilité relationnels, psychologiques peuvent vous aider à revenir cet évènement pour comprendre ce qui s'est réellement passé. Qu'est ce qui a amené votre collègue à agir ainsi? Je sais que ce n'est pas facile.

Pouvoir le faire permet de ne pas cogiter, s'enfoncer dans des ressentis et des incompréhensions qui rongent sans issue.

Pas de précipitation, faites vous accompagner si cela est nécessaire.

Vous traversez une épreuve, que peut-elle vous enseigner?
Bien à vous.

S. Filleul.

Sandrine Filleul Psy sur Evry

764 réponses

704 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

9 JUIN 2026

Bonjour,

Pour le moment votre attitude est la meilleure stratégie pour prendre de la distance avec cette collègue.
Vous ne lui répondez pas, et même vous n’avez pas lu son mail ! C’est tout à fait ce qui serait conseillé pour contre-manipuler une personne manipulatrice.
Ce que je repère dans votre écrit, c’est la façon dont cette collègue s’adresse à vous et à l’autre collègue, dire que vous êtes celle en qui elle à « le plus » confiance. Ici elle fait une comparaison, une évaluation « le plus, le moins ». Elle cherche à diviser. C’est une stratégie pour avoir l’ascendant sur l’autre, une prise de pouvoir.

Je vous invite à lire l'ouvrage de Isabelle Nazare-Aga "Les manipulateurs sont parmi nous", vous y trouverez un questionnaire simple avec une trentaine de questions qui vous permettront de vérifier si cette collègue est manipulatrice. Une fois que vous serez fixée vous pourrez appliquer les techniques de contre-manipulation qui sont proposées dans cet ouvrage. Vous pouvez aussi les trouver sur le net.

Je vous invite également à revisiter votre histoire, qui vous a dénigrée, qui vous a manipulée quand vous étiez enfant ? Avez-vous vécu des traumatismes, blessures psychologiques, accident ou maladie, abus, attouchement, viol ou inceste ? Ce que vous vivez aujourd'hui est très probablement en lien avec ce que vous avez vécu plus jeune et vous avez peut-être besoin de soigner certaines blessures ou certains traumatismes.
Ce qui est indéniablement le cas aussi de cette collègue. Qu’a t-elle vécu dans son enfance pour chercher à ce point à saboter ses relations ? On ne naît pas manipulatrice, on le devient. Mais ça c’est son histoire...

Et pour aller plus loin sur ce que vous pourriez faire face à elle, c’est en parler. En parler à votre supérieur hiérarchique, dire que vous êtes mal à l’aise avec cette collègue, éventuellement demander à changer de bureau si cela vous semble possible.
Restez la plus neutre possible avec cette collègue, demandez-lui le silence comme vous avez su le faire déjà.

Je reste à votre disposition pour approfondir ces questions si vous souhaitez.
Claire Thomas,
Psychosomatothérapeute

Claire Thomas Psy sur La Chapelle-Caro

2459 réponses

3049 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

9 JUIN 2026

Bonjour Loulou,
Ce que vous venez de vivre est profondément douloureux, et je comprends que vous vous sentiez abasourdie. Lorsqu'une personne avec qui nous avons partagé des années de confiance, de confidences et de complicité laisse soudain apparaître un visage que nous ne connaissions pas, c'est tout un équilibre intérieur qui s’ébranle.
Au-delà des paroles que vous avez entendues, il y a aussi la perte d'une certitude. Vous croyiez pouvoir compter sur cette personne, être authentique avec elle et lui ouvrir votre cœur en toute sécurité. Découvrir qu'elle critiquait votre travail et votre comportement auprès d'une autre collègue a dû provoquer un sentiment de trahison particulièrement profond. Il est donc tout à fait naturel que vous soyez blessée, choquée, déçue, et que vous ayez l'impression de ne plus savoir comment vous comporter avec elle aujourd'hui.
Quand un événement de ce genre survient, notre esprit cherche immédiatement à donner un sens à ce qui s'est passé. On se demande : « Depuis quand pense-t-elle cela ? », « Était-elle sincère avec moi toutes ces années ? », « Est-ce qu'elle parlait de moi derrière mon dos depuis longtemps ? ». Ces interrogations témoignent de l'importance que cette relation avait pour vous.
Une réalité importante demeure : aujourd'hui, vous ne disposez pas de tous les éléments pour répondre à ces questions. Et parfois, même lorsqu'on obtient des explications, elles ne suffisent pas à apaiser complètement la blessure. En revanche, ce qui me semble particulièrement important pour vous en ce moment, c'est de prendre soin de votre cœur.
Sachez que vous n'avez pas à revivre cette blessure chaque jour en repensant à la scène régulièrement. Chaque fois que nous rejouons un événement douloureux, nous lui donnons encore un peu plus d’énergie, plus de force et cela puise dans nos ressources. Or votre énergie émotionnelle est précieuse. Elle mérite d'être investie dans ce qui vous soutient, vous fait grandir et vous procure de la paix.
Vous n'êtes pas obligée de porter seule le poids de ce qu'elle a dit. Les paroles qu'elle a prononcées lui appartiennent. Elles parlent aussi d'elle, de ses frustrations, de sa manière de gérer ses émotions ou ses jugements. Elles ne définissent pas votre valeur, ni la qualité de votre travail, ni la personne que vous êtes.
• Lorsque les pensées douloureuses reviennent, il peut être aidant de les accueillir avec douceur, afin de les digérer émotionnellement, puis de les remplacer progressivement par des pensées plus apaisantes et plus justes. Par exemple :
« Les paroles qu'elle a prononcées lui appartiennent. Ce sont ses mots, ils n’ont de valeur que pour elle. » (Ainsi vous rendez ou donnez à l’autre sa « part », part-donnée. Il n’y a pas de raison de porter une charge qui n’est pas à nous. Pardonner ainsi, c’est se libérer, s’alléger.)
« Ce qui s'est passé me fait souffrir, mais cela ne remet pas en question ma valeur. »
« Je n'ai pas besoin de comprendre chaque détail du passé pour avancer. »
« Je peux choisir de protéger ma paix intérieure aujourd'hui. »
« Je ne contrôle pas ce qu'elle a dit, mais je contrôle la manière dont je vais prendre soin de moi aujourd'hui. »
« Cette expérience me renseigne sur cette relation, mais elle ne définit pas ma valeur ni la qualité de mon travail. »
• Il peut être aidant également de faire un travail d’écriture afin de « vider » tous vos sentiments négatifs sur le papier et de vous réparer émotionnellement, en profondeur.
Ces deux techniques vous aideront à remettre les compteurs à zéro sur le plan émotionnel et à vous permettre de pardonner et de continuer à collaborer avec vos deux collègues sans aucune pression. Vous serez ainsi capable de prendre de la hauteur aussi facilement que de le lire ici.
Il est également possible que cette épreuve vous permette de clarifier certaines limites pour l'avenir. Nous avons parfois tendance à investir énormément de nous-mêmes dans certaines relations. Cette expérience peut devenir une occasion d'apprendre à préserver davantage vos réserves émotionnelles, à choisir avec soin les personnes qui ont accès à votre intimité et à reconnaître plus rapidement les relations qui nourrissent réellement votre bien-être.
On ne peut pas le nier, dès qu'elle a compris son erreur, elle a tenté de vous joindre et elle vous a écrit personnellement. Cela ne gomme pas la blessure ni ne donne des raisons de rétablir instantanément la confiance. Mais cela montre qu'elle a pris conscience de la gravité de la situation et qu'elle n'a pas cherché à nier ce qui s'était passé.
Pour autant, vous n'êtes absolument pas obligée de décider aujourd'hui de ce que vous allez faire de cette relation. Vous avez le droit de prendre le temps dont vous avez besoin pour cela. Vous avez le droit de protéger votre espace intérieur. Vous avez le droit de ne pas lire son courriel pour le moment. Vous avez le droit de prioriser votre équilibre émotionnel. Ces choix ne sont pas de la fermeture ; ce sont des gestes de protection et de respect envers vous-même.
Avec le temps, vous pourrez décider ce qui est le plus juste pour vous : maintenir une relation strictement professionnelle, entendre ses explications, reconstruire progressivement une partie de la confiance ou prendre davantage de distance. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise décision universelle. Il y a seulement ce qui respecte votre rythme et ce dont vous avez besoin pour retrouver la sérénité.
Pour l'instant, j'aimerais surtout que vous vous rappeliez ceci : la blessure que vous ressentez aujourd'hui est à la mesure de l'importance que cette relation avait pour vous. Elle ne dit rien de votre faiblesse. Elle témoigne simplement de votre capacité à faire confiance, à vous investir sincèrement dans vos relations et à être authentique avec les autres. Ce sont de belles qualités. La déception que vous traversez ne doit pas vous les faire perdre.
Prenez soin de vous avec autant de douceur que vous en offririez à une amie qui vivrait exactement la même situation. Vous méritez cette même compassion.
Je me tiens à votre disposition pour plus d’explication sur la méthode.

Bien à vous,
Lila Cazélif
Psychopraticienne, énergéticienne

Lila Cazélif Psy sur Schoelcher

4 réponses

2 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

9 JUIN 2026

Bonjour,
Effet, je peux comprendre que vous soyez abasourdie par cette situation.
Néanmoins, je ne pense pas que faire l'autruche, c'est à dire ne pas lire son courriel et ne pas accepter ce qu'elle a à vous dire.
Elle vous a trahi c'est un fait indéniable, mais il est nécessaire de trancher maintenant la situation afin de vous libérer de cette énergie toxique/polluante.

Je vous conseille de faire face à ce qu'elle a à vous dire, lire son courriel, mais si cela ne change en rien votre décision et ce que vous pourriez lui dire lors de votre face à face que vous ne pouvez plus lui faire confiance et que votre relation se limitera à vos relations de travail par obligation.

Cordialement
Hypnothérapeute clinique - Thérapie intégrative & holistique

Nathalie Follmann Psy sur Clichy

6346 réponses

44412 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

9 JUIN 2026

Bonjour,

Votre grande déception est naturelle.
Votre collègue vous a blessée et déçue.

Prenez le temps de digérer cet événement et aussi de tenter de comprendre ce qui a pu la pousser à dire ce qu’elle voulait dire à votre autre collègue : y a t-il eu un problème entre vous concernant le travail (ou un autre sujet, éventuellement une mise en concurrence ou autre…) ?

Laissez vous le temps pour trouver la force de lire le message que cette (ex?)amie vous a écrit quand elle a compris son erreur, et répondez lui à tête reposée en lui expliquant votre énorme déception, votre tristesse et votre sentiment de profonde trahison.

Tentez ensuite d’analyser ce qui s’est passé et les possibilités réelles de retrouver une confiance réciproque pour décider de la suite à donner à cette relation, tout en gardant une relation correcte avec cette collègue que vous êtes obligée de voir tous les jours et de collaborer dans le travail.

Je vous souhaite de comprendre ce qui a pu se passer pour expliquer le comportement blessant de cette collègue qui a été pour vous une bonne amie par le passé.
sp

Silvia Podani Psy sur Issy-les-Moulineaux

6239 réponses

16269 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

8 JUIN 2026

Bonjour,

Ce que vous traversez en ce moment, sept ans de relation professionnelle et amicale qui basculent en trois minutes d’audio, mérite d’être lu pour ce que c’est : pas simplement une déception, mais une effraction. Lorsqu’une confiance construite sur la durée se révèle, par un accident technique, ne pas correspondre à ce que l’on croyait, c’est tout le sol de la relation qui se dérobe d’un coup. Le mot « abasourdie » que vous employez est exact, et il décrit un état clinique précis, celui d’une sidération.

Plusieurs choses méritent d’être déposées séparément.

Sur ce que vous avez entendu. Trois minutes de dénigrement de votre travail et de votre comportement, adressées à une troisième collègue. Ce n’est pas un éclat de frustration ponctuel. Trois minutes, c’est une durée qui suppose une élaboration, des exemples, un déroulé. Cela signifie que ce qu’elle a dit n’était pas une réaction à chaud, mais une construction qui circulait probablement déjà sous une forme ou une autre. Cette donnée est importante pour la suite. Vous n’êtes pas en train d’imaginer la gravité, vous la lisez correctement.

Sur sa réaction immédiate. Demander à vous parler et envoyer un courriel personnel quelques heures plus tard, c’est une réaction prévisible. Mais elle peut recouvrir deux choses très différentes que la suite seule départagera. Soit elle se rend compte qu’elle vous a réellement blessée et cherche à réparer authentiquement. Soit elle cherche à reprendre le contrôle du récit avant que cela ne se répande, à reconquérir votre silence, à éviter que vous parliez de l’audio à la collègue destinataire ou à d’autres. La distinction n’est pas anecdotique. Dans le premier cas, elle accepterait une réponse à votre rythme. Dans le second, elle insistera, recadrera, minimisera, déplacera la responsabilité.

Sur votre décision actuelle. Vous écrivez avoir refusé la conversation, ne pas vouloir lire le courriel, et vouloir préserver votre énergie pour le travail. Je veux vous dire que ce choix est cliniquement juste. Pas définitivement juste, mais juste pour maintenant. Lorsqu’une effraction relationnelle vient de se produire, ouvrir trop vite le dialogue avec la personne qui a effracté, c’est se mettre dans la position de devoir gérer sa version des faits avant d’avoir consolidé la vôtre. Vous avez besoin de temps pour intégrer ce que vous avez entendu, sans que sa parole vienne immédiatement recouvrir la trace audio. Le courriel non lu n’est pas un déni, c’est une mesure protectrice. Vous pourrez le lire plus tard, si vous le décidez. Pour l’instant, le différer est une bonne décision.

Sur votre question, « est-ce que ces trahisons existent depuis des années ? ». Je vais y répondre avec honnêteté, parce qu’elle vous taraude et qu’éviter la réponse vous laisserait plus seule. Trois minutes d’audio aussi élaborées ne s’inventent pas en un instant. Ce qui s’y dit a probablement été dit sous d’autres formes, à d’autres personnes, depuis un certain temps. La probabilité que cet audio soit la première occurrence est faible. La probabilité qu’il soit la première fois que vous en avez la preuve directe est élevée. Cette distinction compte, parce qu’elle vous permet de comprendre que vous ne devenez pas paranoïaque rétrospectivement. Vous accédez simplement à une lecture du passé qui était jusqu’alors invisible pour vous.

Sur le mensonge spécifique qu’elle vous avait fait, à savoir vous présenter comme la seule personne en qui elle avait confiance éthiquement, et présenter la destinataire de l’audio comme quelqu’un en qui elle ne faisait pas confiance. C’est un mécanisme classique en clinique des relations professionnelles toxiques, qui porte un nom : la triangulation par la confidence flatteuse. Il consiste à dire à chaque interlocuteur qu’il est l’élu, au détriment des autres, créant ainsi des alliances secrètes qui n’existent que dans le récit de la personne qui les fabrique. Ce type de fonctionnement permet à celle qui l’orchestre d’obtenir, simultanément, votre confidence et celle de la collègue d’à côté, en utilisant chacune comme caution implicite contre l’autre. C’est précisément ce qu’elle a fait avec vous pendant sept ans, et c’est ce qu’elle faisait probablement avec votre collègue en parallèle. L’audio que vous avez reçu par erreur révèle juste l’autre face d’un dispositif qui était à double sens depuis longtemps.

Maintenant, sur la suite.

Plusieurs choses sont à anticiper.

Premièrement, sur le plan émotionnel des prochains jours. Vous allez probablement traverser plusieurs phases. La sidération actuelle, qui devrait reculer dans les jours qui viennent. Puis la colère, qui peut être très vive et qui sera saine, à condition de ne pas la décharger sur le lieu de travail. Puis une phase de doute, où vous vous demanderez si vous avez bien fait de refuser la conversation, si vous n’exagérez pas, si elle ne mérite pas une seconde chance. Cette phase est attendue, et elle correspond souvent à un mouvement de la psyché qui cherche à restaurer la sécurité d’avant en revisitant la décision protectrice. Ne pas céder à cette phase sans réflexion préalable est essentiel.

Deuxièmement, sur le travail au quotidien. Vous écrivez devoir lui parler plusieurs heures par semaine. Cette contrainte est réelle, et elle exige un cadre nouveau. Ce que je vous suggère, c’est de tenir une posture professionnelle stricte pendant au moins quelques semaines : politesse minimale, échanges limités à ce qui est nécessaire pour la fonction, aucune confidence d’aucune sorte, aucune réponse aux questions personnelles. Pas par vengeance, par hygiène intérieure. Vous avez besoin de reconstruire les frontières que la confiance précédente avait effacées. Cette posture peut être tenue sans hostilité visible, et c’est précisément ce qui en fait la force. Elle vous restitue de l’espace sans créer de conflit ouvert.

Troisièmement, sur la question de savoir si vous parlerez ou non avec elle plus tard. Vous n’avez pas à décider maintenant. Donnez-vous au moins deux à trois semaines pour observer ce qui se passe en vous, comment elle se comporte sans réponse de votre part, ce que vous ressentez à la voir au travail. Une conversation tenue après cette période d’observation aura beaucoup plus de valeur clinique qu’une conversation tenue dans l’urgence émotionnelle.

Quatrièmement, sur ce que vous direz si jamais la conversation a lieu. Quelques principes utiles. Ne pas chercher à obtenir des excuses, parce que si elles viennent sous pression elles ne valent rien. Ne pas chercher à comprendre ses raisons, parce que les raisons qu’elle vous donnera seront celles qui la mettent en meilleure posture, et non les vraies. Vous limiter à ce qui est observable et factuel. Et surtout, ne plus jamais lui livrer de matière personnelle qu’elle pourrait utiliser ailleurs.

Cinquièmement, sur la collègue destinataire de l’audio. C’est une dimension que vous n’évoquez pas, mais qui mérite attention. Cette personne sait ce que votre amie pense de vous. Elle sait peut-être aussi, par symétrie, ce que votre amie disait de sa propre éthique professionnelle. La triangulation à trois places s’effondre rarement d’un seul côté. Sans devoir tirer de conclusions hâtives, observez comment cette collègue se comporte à votre égard dans les prochaines semaines. Une éventuelle alliance discrète entre vous deux pourrait, à terme, restaurer une partie de l’équilibre professionnel.

Une dernière chose. Vous écrivez vouloir garder votre énergie pour rester centrée sur votre boulot. Cette phrase est juste, et je veux y insister. Une trahison professionnelle de cette nature a un coût psychique réel, et l’erreur que beaucoup font est de penser pouvoir tout absorber sans baisser leur niveau d’exécution. Ce n’est pas tenable. Autorisez-vous, dans les jours qui viennent, à fonctionner légèrement en dessous de votre régime habituel, à protéger votre concentration, à éviter les réunions à fort enjeu si elles peuvent être différées. Ce n’est pas une faiblesse, c’est un calcul intelligent. Sept ans de confiance qui se révèlent fictifs ne se digèrent pas en quarante-huit heures.

Ce que vous traversez se travaille, et si la charge psychique se maintient sur plusieurs semaines, un accompagnement clinique vous aiderait à reconstruire votre rapport à la confiance professionnelle sans le généraliser à toutes les relations futures. Le risque, sans cela, est que ce qui s’est passé devienne une grille de lecture appliquée à tous, ce qui vous coûterait davantage qu’elle ne mérite que cela vous coûte.

Bien à vous,
Cécile MERLETTE

Cécile Merlette Psy sur Paris

49 réponses

76 J'aime

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

8 JUIN 2026

Bonjour,

Je comprends votre réaction face à la trahison de votre amie. Il est vrai qu'au fil des années, un lien de confiance se construit progressivement dans une relation amicale. Lorsqu'on découvre soudainement que cette confiance a été ébranlée, sans aucun signe avant-coureur, le choc peut être particulièrement douloureux.

Vous réalisez aujourd'hui que cette personne, en qui vous aviez placé toute votre confiance et qui était devenue votre confidente, porte en réalité un regard différent sur vous et qu'elle a partagé ses opinions avec une autre collègue évoluant dans le même environnement professionnel. Il est donc tout à fait compréhensible que vous soyez affectée émotionnellement et que vous vous sentiez trahie. Ce sentiment explique également pourquoi vous ne savez plus vraiment quelle attitude adopter, si ce n'est prendre de la distance pour vous protéger.

Le fait que vous refusiez, pour le moment, d'avoir une discussion avec elle ou même de lire le courrier électronique personnel qu'elle vous a adressé montre à quel point la rupture de confiance est profonde. Vous n'avez probablement pas envie d'entendre davantage d'explications, craignant qu'elles ne soient pas sincères ou qu'elles ne changent rien à la blessure que vous ressentez aujourd'hui.

Malgré tout, il peut être important de vous interroger sur ce que cette situation suscite en vous et sur ce dont vous avez besoin pour avancer. Écouter ce qu'elle a à vous dire pourrait éventuellement vous aider à mieux comprendre les circonstances ou ses intentions. Cela ne signifie pas pour autant que vous devez lui pardonner ou oublier ce qui s'est passé. Pour l'instant, il s'agit avant tout de respecter vos émotions, votre rythme et les limites dont vous avez besoin pour vous reconstruire.

Pour répondre à votre question, oui bien sûr ce genre de trahison existe depuis des années.

Avec toute ma bienveillance,
Mallory Legrain
Psychopraticienne, Praticienne en Fleurs de Bach

Mallory Legrain Psy sur Paris

222 réponses

219 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

8 JUIN 2026

Bonjour,

Votre réaction est très compréhensible. Ce qui vous blesse ne semble pas être seulement le contenu du message, mais surtout le décalage entre l'image de la relation que vous aviez et ce que vous avez découvert.

Pendant sept ans, vous avez construit une relation de confiance, partagé des confidences et développé une amitié en parallèle du travail. Puis, en quelques minutes, vous découvrez qu'elle tient un discours très différent à une autre collègue. C'est souvent ce sentiment de double discours qui est le plus douloureux.

Pour autant, je vous inviterais à la prudence sur une conclusion, vous ne savez pas encore si cette attitude dure depuis sept ans ou si elle reflète un moment particulier de frustration, d'agacement ou de critique ponctuelle.

Les deux sont possibles.

Ce qui est plutôt intéressant, c'est qu'elle a immédiatement cherché à vous parler et vous a écrit. Cela ne répare pas la blessure, mais cela suggère qu'elle mesure la gravité de ce qui s'est passé.

Aujourd'hui, vous n'êtes pas obligée de lui pardonner rapidement ni de reprendre la relation comme avant. Vous avez le droit de prendre du recul et de laisser retomber le choc.

Je pense également que votre décision de privilégier votre énergie et votre travail est sage pour le moment. Lorsque l'émotion est très forte, il est souvent préférable d'attendre avant d'avoir une discussion importante.

Une question pourrait vous aider, êtes-vous davantage blessée par ses critiques... ou par le fait qu'elle ne vous les ait jamais exprimées directement ?

Car dans votre message, j'ai le sentiment que la trahison de la confiance est au cœur de votre souffrance.

Il est possible que cette relation évolue. Peut-être vers une amitié plus prudente, avec davantage de distance. Peut-être vers une réconciliation. Mais il n'est pas nécessaire de décider cela aujourd'hui.

Accordez-vous le temps de digérer ce que vous avez découvert avant de choisir ce que vous souhaitez faire de cette relation.

Si vous souhaitez être accompagnée pour traverser cette déception et retrouver de la clarté dans cette relation professionnelle et amicale, je reste disponible pour vous recevoir en consultation.

Bien à vous,
Fabrizio De Santis
Psychopraticien

Fabrizio De Santis Psy sur Molsheim

130 réponses

179 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

8 JUIN 2026

Bonjour,

Merci pour votre message. Ce que vous décrivez est très déstabilisant, et la réaction que vous avez (choc, rumination, perte de confiance) est tout à fait compréhensible.

Entendre des propos dénigrants venant d’une personne en qui vous aviez placé de la confiance depuis des années crée souvent une rupture intérieure brutale. On ne sait plus ce qui est vrai, ni ce qui était sincère dans la relation. C’est probablement ce qui vous fait osciller entre deux lectures : « c’était une erreur isolée » et « est-ce que tout était faux depuis le début ? »

Dans ce type de situation, le cerveau a tendance à vouloir donner un sens global à un événement précis. Mais une erreur de message, même très révélatrice, ne permet pas à elle seule de conclure sur l’ensemble de votre relation professionnelle ou amicale. Elle montre quelque chose (un jugement, une tension, une perception à un moment donné) mais pas forcément toute l’histoire.

Ce qui est certain en revanche, c’est que votre confiance a été touchée. Et ça, c’est réel, peu importe l’intention ou le contexte. Il est donc légitime que vous ayez besoin de distance, de protection et de temps avant de décider comment vous souhaitez continuer à interagir avec elle.

Le fait que vous ayez refusé de lire son mail et de discuter immédiatement est une manière de vous préserver dans un moment où vous êtes encore sous le choc. Ce n’est pas une fermeture définitive, c’est une façon de ne pas réagir dans l’émotion brute.

Peut-être que la question la plus importante maintenant n’est pas « est-ce que tout était faux ? », mais plutôt : « de quoi ai-je besoin pour me sentir en sécurité et respectée dans mon environnement de travail aujourd’hui ? »

Ensuite seulement, quand l’émotion sera un peu retombée, vous pourrez voir s’il est possible de redéfinir la relation, de poser des limites plus claires, ou simplement de maintenir une relation strictement professionnelle.

Je pense que vous n’êtes pas obligée de trancher immédiatement sur la portée globale de cette relation. Vous avez surtout besoin de retrouver un sol stable émotionnellement avant de décider quoi que ce soit.

Si vous le souhaitez, nous pourrons en parler plus en détail lors d’un rendez-vous, pour vous aider à démêler ce que cela réactive chez vous et voir comment avancer de façon plus sereine dans ce contexte professionnel.

Je reste à votre écoute, prenez soin de vous.
Margaux Jarrige

Margaux Jarrige Psy sur Les Villards-sur-Thônes

355 réponses

192 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

8 JUIN 2026

Bonjour Loulou,

En effet, la trahison fait toujours très mal, puisqu’on a confié une partie de soi à l’autre et que cette autre personne a piétiné ces confidences. Il est donc normal que vous en ressentiez une grande peine.
En effet, vous avez tout à fait le droit de couper les ponts avec cette collègue manipulatrice et n’avoir plus que des échanges professionnels. Bien évidemment, cela va alourdir l’atmosphère de travail, mais il est évident qu’il sera difficile de faire autrement maintenant.
Si vous pensez avoir besoin d’aide pour dépasser cette trahison, n’hésitez pas à me consulter à ce propos.

Je reste à votre disposition et à votre écoute.

Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.

Christophe
-------------------------------------------------
Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)

Christophe Nieaux Psy sur Melun

5419 réponses

9638 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

8 JUIN 2026

Bonjour,

Ce que vous avez entendu est choquant, surtout après sept années de proximité et de confiance. Il est normal que vous vous sentiez trahie et que vous remettiez en question ce lien, car ce type de message révèle une dissonance importante entre ce qu’elle vous montrait et ce qu’elle disait ailleurs.

Essayez toutefois de ne pas conclure immédiatement que “tout était faux depuis des années”. Ce message montre surtout qu’elle peut parler négativement de vous derrière votre dos, ce qui est déjà en soi un élément important pour ajuster votre niveau de confiance à l’avenir. Mais cela ne prouve pas nécessairement que toute la relation était une tromperie permanente.

Vous avez bien fait de poser une limite claire en privilégiant votre travail. Dans l’immédiat, le plus protecteur pour vous est de maintenir une relation strictement professionnelle, sans entrer dans une discussion émotionnelle tant que vos émotions sont encore très vives. Vous pourrez ensuite décider, avec plus de recul, si cette relation mérite d’être reconstruite ou simplement maintenue à distance au travail.

A disposition si vous souhaitez échanger,

Bien à vous,

Perrine Gougler
Diplômée d'un master américain de psychologie clinique, psychopathologie

Perrine Gougler Psy sur Carquefou

48 réponses

53 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

8 JUIN 2026

Bonjour,

Je comprends le choc que vous décrivez. Ce n'est pas seulement un commentaire négatif sur votre travail que vous avez découvert. C'est aussi l'image d'une relation de confiance qui semble soudainement remise en question.

Après sept ans de collaboration et de confidences mutuelles, il est normal que vous vous sentiez blessée, trahie et déstabilisée. D'autant plus que ce message n'était pas destiné à être entendu par vous. Il vous donne accès à une parole "off", sans filtre, qui contraste avec ce qu'elle vous disait directement.

Cependant, je vous inviterais à la prudence avant de conclure que toute votre relation reposait sur un mensonge depuis des années.

Dans les relations humaines, il arrive que des personnes tiennent des discours différents selon les interlocuteurs, par besoin d'être acceptées, de se décharger d'une frustration ou simplement parce qu'elles n'osent pas exprimer directement ce qui les dérange. Cela ne rend pas la situation acceptable, mais cela ne signifie pas nécessairement que tout ce qu'elle vous a témoigné d'amitié ou de confiance était faux.

La question qui me semble centrale aujourd'hui n'est pas tant : « M'a-t-elle toujours trahie ? » mais plutôt : « Que vais-je faire de ce que je sais maintenant ? »

Vous avez déjà posé une limite en refusant une discussion immédiate. C'est tout à fait compréhensible lorsque la blessure est encore vive.

Il peut être utile de vous laisser un peu de temps avant de prendre une décision définitive sur cette relation. La colère, la déception et le sentiment d'humiliation peuvent rendre difficile l'évaluation de la situation dans les premiers jours.

Par ailleurs, le fait qu'elle ait immédiatement cherché à vous parler et vous ait écrit un message personnel ne répare pas ce qui a été entendu, mais cela montre qu'elle semble mesurer les conséquences de son erreur. Reste à savoir si elle souhaite réellement assumer ses propos ou simplement réparer les dégâts.

Vous n'êtes pas obligée de lui pardonner. Vous n'êtes pas obligée non plus de rompre tout lien. Entre ces deux extrêmes, il existe parfois une troisième voie : maintenir une relation strictement professionnelle le temps que les émotions se déposent et voir ensuite ce que cette relation peut encore devenir.

Enfin, je crois que la perte la plus douloureuse n'est peut-être pas ce qu'elle a dit de vous, mais la perte de la confiance que vous aviez en elle. C'est souvent cela qui demande le plus de temps à reconstruire, ou à accepter.

Prenez soin de vous.

Sandra Delaval Psy sur L'Isle-sur-la-Sorgue

20 réponses

8 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

Psy spécialisés en Aide psychologique

Voir plus de psy spécialisés en Aide psychologique

Autres questions sur Aide psychologique

Expliquez votre situation à nos psy

Faites votre demande de manière anonyme et recevez une aide psychologique en 48h.

Votre question et ses réponses seront publiées sur le portail. Ce service est gratuit et ne remplace pas une séance de thérapie.

Nous enverrons votre question aux experts de ce thème qui traiteront personnellement votre cas.

La séance de thérapie n'est pas gratuite et sera sujette aux tarifs en vigueur du professionnel.

La séance de thérapie n'est pas gratuite et sera sujette aux tarifs en vigueur du professionnel.

50 Il est nécessaire d'écrire 19900 caractères de plus

Renseignez un pseudo pour rester anonyme

Votre question vient d'être révisée.

Nous vous aviserons par e-mail quand elle sera publiée.

Si vous avez besoin d’une aide psychologique immédiate, vous pouvez réserver une consultation en ligne à votre convenance.

Cette question existe déjà.

Merci d'utiliser la barre de recherche pour connaître la réponse.

psychologues 17750

psychologues

questions 19900

questions

réponses 164900

réponses