Césarienne programmée

Réalisée par Rachel B. · 20 janv. 2026 Aide psychologique

Bonjour
Depuis mon accouchement par césarienne programmée, j’ai beaucoup de mal à réaliser que j’ai accouché. J’ai l’impression de ne pas avoir pu vivre ni “clôturer” ma grossesse, ce qui me laisse un sentiment de vide et une grande tristesse.
Je suis très attachée à mon bébé, très sensible à ses pleurs, et en même temps extrêmement fatiguée physiquement et émotionnellement.
Mon bébé est également extrêmement sensible au fait de rester seul. Il ne sait aucunement rester seul et a toujours besoin de présence.

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Meilleure réponse 21 JANV. 2026

Bonjour Rachel,

Votre ressenti est tout à fait légitime mais vous ne précisez ni les raisons de cette césarienne programmée ni quand vous avez accouché.

D’un point de vue psychologique, il faut distinguer accoucher de donner naissance. En effet, la césarienne est une méthode d’accouchement qui peut être indiquée dans des situations spécifiques ou d’urgence mais vous ne les avez pas précisées. Par contre donner naissance à un enfant implique un désir de naître de la part de l’enfant et le désir de mettre au monde son enfant de la part de la mère. D’après votre récit, j’ai l’impression que ce désir n’a pas été entendu et par conséquent vous avez vécu cette césarienne comme si vous aviez été « spectatrice » de la situation alors que vous auriez aimé être plus présente et active dans ce processus. Ceci pouvant entraîner culpabilité et impression d’avoir été une mauvaise mère, les ruminations incessantes vous épuisent. Pour le bébé, une naissance par césarienne peut être vécu comme une forme d’intrusion dans « sa bulle » et une séparation trop brutale pour laquelle il n’était pas encore prêt. C’est pour cela qu’il a un besoin plus grand de sécurité, qu’il a du mal à rester seul et qu’il recherche votre présence.

Alors comment améliorer tout ça ?
- Vous pouvez parler à votre bébé, lui expliquer les circonstances de sa naissance, les raisons de cette césarienne et lui dire ce que vous auriez aimé faire mais que vous n’avez pas pu. Observez alors ces réactions et rassurez le, qu’il sente que même si ce n’était pas l’accouchement dont vous rêviez, il restera toujours le bébé que vous aimez.
- Profitez de chaque moment avec lui pour rire, jouer, chanter, vous amuser ensemble. Si vous êtes heureuse, votre bébé le sera aussi. C’est dans ces petits instants de plaisir que votre bébé va retrouver apaisement et sécurité.
- N’hésitez pas à proposer un doudou (vous pouvez dormir avec quelques nuits pour qu’il prenne votre odeur) à votre enfant, ça rassure et facilite les moments de séparation.
- Afin de vous reposer un peu, demandez de l’aide au papa et à vos proches, votre enfant peut aussi trouver dans d’autres bras une chaleur réconfortante, n’en soyez pas triste, c’est normal et nécessaire.
- Et d’un point de vue plus personnel et afin de comprendre les raisons de ce qui vous arrive, une thérapie peut vous aider à retrouver confiance en vous et suffisamment d’énergie et d’assurance pour que vous restiez dorénavant la seule décisionnaire de ce qui vous arrive.

Donald Winnicott qui était pédiatre et psychanalyste a écrit, entre autres, un livre sur « La mère suffisamment bonne » je pense qu’il peut vous apporter d’autres pistes de réflexion intéressante.

Et n’oubliez pas, votre enfant n’a pas besoin d’une mère parfaite, il a juste besoin de vous. Faites vous confiance !

Bien à vous,

Chrystelle Dumort
Psychanalyste à Nîmes et à distance

Chrystelle Dumort Psy sur Nîmes

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5 FÉVR. 2026

Bonjour Rachel,

Après une césarienne programmée, beaucoup de femmes décrivent ce sentiment de « décalage » : comme si la naissance avait eu lieu sans que le corps et le cœur aient eu le temps de la vivre pleinement.
Ce que vous ressentez est fréquent et légitime.

Il peut y avoir une forme de deuil : celui de l’accouchement imaginé, du passage, de la clôture de la grossesse.
Et en parallèle, l’arrivée du bébé, l’attachement, la fatigue intense… tout cela se mélange.

Votre sensibilité aux pleurs et votre épuisement montrent à quel point vous êtes impliquée, mais aussi combien vous avez besoin de soutien. La maternité ne se vit pas seule.

Votre bébé semble avoir un grand besoin de présence, et cela peut être très exigeant. Mais vous aussi avez besoin d’être portée : par l’entourage, par des temps de repos, par des espaces où déposer ce que vous vivez.

En Gestalt, on accorde beaucoup d’importance à l’expérience corporelle et émotionnelle.
Prendre le temps de « raconter » votre accouchement, de remettre du sens, peut aider à refermer cette étape et à retrouver plus de solidité intérieure.

Vous n’êtes pas en train de mal vivre votre maternité.
Vous êtes en train de la traverser, avec toute sa complexité.

Je peux vous offrir un espace pour mettre des mots sur ce que vous vivez depuis la naissance et vous soutenir dans cette période de transition intense.

Je propose des consultations en présentiel ou en visio, selon vos possibilités du moment.

Je vous souhaite de trouver du soutien, de la douceur et du repos dans cette étape.

Bien chaleureusement,

Christèle Vinet
Psychopraticienne
Gestalt Thérapie & Hypnose Humaniste ✨

Christèle Vinet Psy sur Le Chesnay

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3 FÉVR. 2026

Bonjour rachel,

Merci pour votre courrier qui concerne beaucoup de femmes qui n'osent pas évoquer ces sujets.

Le désir d'enfant est une décision qui peut entrainer beaucoup de chamboulements physiques, psychologiques, relationnelss..

Porter un enfant pendant 9 mois, c'est lui donner beaucoup d'énergie et après l'accouchement la maman peut ressentir une grande fatigue et le besoin de se restaurer.

L'accouchement peut se dérouler d'une multitude de façons, de la plus facile à la plus compliquée. Les femmes devraient être informées sur toutes ces possibilités. Plus on est informé, plus il est facile de faire face. Le plus important est d'assurer un maximum de sécurité pour le bébé et la maman. Les pères ont également besoin d'être informés afin de comprendre leur femme et pouvoir les soutenir avec bienveillance.

Avoir un enfant c'est perdre une part de sa liberté, c'est devenir responsable d'un petit être, c'est un engagement et cela pour de nombreuses années.
Une peur inconsciente peut venir déstabiliser l'un ou l'autre membre du couple parental.

Le petit bébé est très vulnérable, il a constamment besoin de réconfort, d'attention , jour et nuit. et cela pendant de nombreuses semaines. Cette situation peut impacter le couple, la famille. Il est donc nécessaire d'être vigilant au bien-être de chacun.

Il est important de ne pas avoir trop d'exigences, le mythe de la maman parfaite est néfaste à la construction d'une relation nouvelle et fragile . Prenez le temps de retrouver vos repères. Apaisez vous auprès de votre bébé. Acceptez l'aide que l'on vous propose. Le papa doit avoir toute sa place afin de vous seconder.

Etre parent est une expérience intense. Prenez soin de vous pour retrouver une certaine stabilité . Votre bébé a besoin de vous.
N'hésitez pas à prendre conseils auprès de professionnels .

Prenez soin de vous.
S .Filleul

Sandrine Filleul Psy sur Evry

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28 JANV. 2026

Bonjour Rachel,
Accoucher par césarienne n'est pas anodin, il manque effectivement une étape de mise au monde, même si elle était "programmée", qui se manifeste pour vous par le vide et la tristesse. Vous avez besoin de prendre soin de ce que vous traversez, de prendre le temps de faire le deuil de votre grossesse pour accueillir cet enfant que vous aimez tant.
Vous êtes sensible à ses pleurs c'est tout à fait normal, c'est même physiologique, et sans doute même accentué par votre fatigue.
Un bébé n'aime pas rester seul, il a besoin de vous pour se sentir en sécurité affective, rien n'est plus important pour lui que votre lien.
Je vous invite à ne pas rester seule durant cette période si délicate, et à ne pas hésiter à consulter un professionnel pour vous soutenir.
Je vous souhaite de pouvoir trouver de l'apaisement et de la disponibilité pour votre bébé.
Chaleureusement.
Aurélie LAUMONT
Psychopraticienne relationnelle intégrative

Aurélie Laumont Psy sur Troyes

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27 JANV. 2026

Bonjour
Vous n’avez pas précisé la date de votre accouchement ni l’âge de votre bébé. Il est normal de ne pas pouvoir rester seul en deçà d’un certain âge. Pour ce qui est de votre césarienne il est possible que vous n’ayez pas pu tout ressentir mais l’essentiel est ailleurs . Si vous ressentez un vide c’est précisément parce que vous avez “clôturé” votre grossesse. Je perçois un besoin de parler c’est peut-être l’occasion pour vous d’entamer une thérapie même brève. N’hésitez pas cela vous aidera.

Myriam Lasry Psy sur Paris

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27 JANV. 2026

Bonjour Rachel,

Votre attachement à votre enfant montre que la relation est bien là ; la souffrance que vous ressentez concerne davantage l’expérience de la naissance et la transition entre la grossesse et la maternité. Il est possible que votre psychisme ait besoin de revenir sur ce moment, de le raconter, de lui donner du sens, pour pouvoir l’intégrer pleinement.
Nous pouvons prendre le temps d’explorer ce vécu ensemble, sans jugement, afin de vous aider à “clôturer” symboliquement cette grossesse et à apaiser ce qui est resté en suspens.

Anne-Sophie Bonnart Psy sur Marquette-lez-Lille

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27 JANV. 2026

Bonjour, vous ne précisez pas depuis quand vous avez accouché, mais à lire votre souffrance, ce qui compte surtout c'est ce sentiment d'inachevé, de "non clôturé", comme vous le dites très justement. Comme si vous n'aviez pas pu aller au bout de cette grossesse, comme si cette programmation avait empêché quelque chose. Vous dites que votre bébé ne sait aucunement rester seul, rassurez-vous, c'est souvent le cas pour un nouveau-né. il a besoin de temps, comme vous, pour ressentir le fait qu'il n'est plus dans votre ventre. Les premiers temps après la naissance sont souvent très tumultueux émotionnellement et parfois difficiles. Faites-vous aider, vous avez besoin de parler de cette grande tristesse que vous ressentez. Cela vous aidera, vous et votre bébé.
Bon courage

Nathalie Meissburger Psy sur Nantes

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27 JANV. 2026

Ce que vous ressentez est profondément compréhensible.
Une césarienne programmée peut parfois créer une véritable rupture psychique : le corps accouche, mais l’esprit n’a pas eu le temps de suivre. La grossesse semble alors ne pas s’être vraiment terminée, comme un chapitre resté ouvert, laissant un sentiment de vide et de tristesse. Ce vécu est fréquent et n’a rien d’anormal.

L’attachement très fort que vous ressentez pour votre bébé, votre grande sensibilité à ses pleurs, ainsi que son besoin intense de proximité, sont cohérents avec ce début de vie et avec les conditions de sa naissance. Beaucoup de bébés ont besoin d’une présence quasi constante au départ, et cela peut être très éprouvant pour une mère déjà fatiguée, physiquement et émotionnellement.

Ce que vous traversez est temporaire. Même si cela semble envahissant aujourd’hui, les choses évoluent avec le temps. Vous avez en vous les ressources pour traverser cette période, même si elles sont difficiles à percevoir en ce moment.

Et vous avez raison de ne pas rester seule avec ce vécu. Être écoutée, soutenue, entourée fait partie du chemin.

Magali Bartoli Psy sur Paris

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27 JANV. 2026

Bonjour Rachel,tout d'abord félicitations.
Oui cela peut vous sembler étrange que malgré la fatigue, la tristesse et la peur de ne pas savoir faire que vous exprimez avec courage que je commence par vous féliciter.
Si on travaillait ensemble ce serait vers cette fierté que nous on cheminerions.
Déceler vos peurs, s'occuper de votre épuisement, poser ce qui n' a pas été entendu et voir même revivre votre accouchement. Un professionnel peut vous accompagner et vous aider à retrouver votre énergie, votre confiance pour profiter pleinement de cette nouvelle expérience de maman.
Même en visio vous pouvez vous faire aider.
Prennez soin de vous.
Sandrine.

Sandrine Perriere Psy sur Pont-Saint-Vincent

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26 JANV. 2026

Bonjour Madame,

Ce que vous ressentez est fréquent après une césarienne : l’accouchement peut laisser un sentiment d’inachevé, comme si quelque chose n’avait pas pu se vivre pleinement. Ce vide et cette tristesse ne remettent absolument pas en cause l’attachement que vous avez pour votre bébé, qui est bien présent. Il semble important de s'attacher aux raisons de cette césarienne pour comprendre votre ressenti aujourd'hui.

Votre grande sensibilité à ses pleurs et votre épuisement montrent surtout que vous êtes très mobilisée. Êtes-vous entourée ? Certains bébés ont un fort besoin de proximité, ce qui peut être très éprouvant pour les parents. Mettre des mots sur votre vécu, être soutenue et, si besoin, accompagnée pour raconter votre accouchement peut aider à apaiser ce ressenti.

Bien à vous,

Loelia Maraldo

Maraldo Loelia Psy sur Le Perreux-sur-Marne

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24 JANV. 2026

Bonjour Rachel,
Pour avoir vécu une césarienne, je comprends votre ressenti : il faut du temps au début pour passer du bébé in utéro au bébé ex-utéro. Par ailleurs, votre état de fatigue physique et émotionnelle, bien compréhensible, peut influer sur votre capacité à accueillir cet enfant.
Quant au fait de rester seul, votre bébé n'est en effet pas en capacité de rester seul. Il a besoin de "holding" et de "handling" , c'est à dire d'un contact physique et affectif, de portage et de soins, qui lui permettront de construire un attachepent sécure.
En même temps, ces soins peuvent être apportés en partie par des proches. Souvenez-vous que votre bébé n'a pas besoin d'un mère parfaite, mais d'une présence materante bientraitante qui peut provenir de plusieurs figures d'attachement (personnes proches).
Pouvez-vous vous faire aider de manière à vous accorder du repos et éviter une dépression post partum ?
N'hésitez pas à vous faire aider et à consulter afin d'aller mieux.

Bien à vous,

Caroline GORMAND
Psychothérapie intégrative, thérapie systémique du couple et de la famille.
(Téléconsultations et consultations en présentiel, sur rendez-vous)

Caroline Gormand Psy sur Clermont-l'Hérault

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23 JANV. 2026

Bonjour Madame,

Il est plus que naturel que vous soyez très fatiguée après avoir accueilli un bébé, et aussi que celui ci ne peut pas encore rester seul.

En même temps les conditions de l’accouchement par césarienne programmée expliquent votre tristesse et ce sentiment de « vide » que vous ressentez.

J’adhère à la réponse et les conseils donnés par Mme C. Dumort : n’hésitez pas à parler à votre bébé, à demander d’être aidée pour vous reposer de temps à autre, et peut être si ce sentiment de déprime perdure allez parler à un-e thérapeute pour vous libérer de la tristesse.
sp

Silvia Podani Psy sur Issy-les-Moulineaux

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23 JANV. 2026

Chère Rachel,
Votre situation me touche. En tant que thérapeute Gestalt et accompagnante en parentalité je peux entendre votre souffrance; la naissance d'un bébé est une rencontre mystérieuse entre la maman et son bébé; mystérieuse parce que nous ne connaissons ni la date , ni l'heure exactes d'une telle rencontre; cette rencontre se prépare et physiologiquement et psychologiquement parlant; pour une césarienne programmée il y a des étapes qui sont sautées d'où l'impression que vous n'avez pas "clôturé" cet accouchement.
Ce qui est important c'est que vous vous sentez "très attachée" à votre bébé; chaque maman, indifféremment de la manière d'accoucher, elle est très sensible aux pleurs de son bébé et aussi épuisée. Vous avez besoin que quelqu’un vous aide pour que vous puissiez vous reposer et reprendre la force.
Vous dites aussi que votre bébé est sensible au fait de rester seul; cela est tout à fait normal; on ne peut pas laisser un nouveau né seul et en même temps qu'il soit à l'aise; cela est un bon signe - il a juste besoin de sa maman qui - durant cette période - est tout pour lui ; il ne fait qu'exprimer ses besoins (besoin de présence, d'affection, de chaleur du contact physique etc) ; ça m'aurait inquiéter de lire que votre bébé est très à l'aise quand vous le laissez seul - cela signifierait qu'il se coupe de ses émotions parce que personne ne répond à ses besoin; faites vous confiance, faites confiance à votre instinct en tant que maman et suivez-le .
je vous suggère de travailler avec un thérapeute le moment de l’accouchement; revivre - symboliquement parlant - ce moment en le transformant en quelque chose d'acceptable pour vous .
Bon courage
Nicole Sacagiu - thérapeute gestalt

Nicole Sacagiu Psy sur Chens-sur-Léman

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22 JANV. 2026

Bonjour Rachel

Votre message est très touchant et vous décrivez très bien ce que vous ressentez. Vous venez d'accoucher par césarienne et vous avez la sensation de ne pas avoir clôturer la période de grossesse. Vous dites que vous ressentez un vide et une grande tristesse.
Vous vous sentez très attachée à votre bébé qui vous sursollicite et vous êtes épuisée.
La grossesse est en effet une période qui prend fin à l'accouchement. C'est donc la fin de quelque chose. Elle peut être vécue comme un deuil, réveiller d'anciennes blessures du passé selon ce que vous avez vécu avant et ainsi réveiller une tristesse profonde et une grande sensibilité.
Cela déteint sur votre bébé qui ressent tout émotionnellement et absorbe vos propres émotions.
Je vous invite à vous faire accompagner par un thérapeute professionnel durant cette période, de façon à vous alléger en clarifiant ce qui se passe en vous et en allant réparer les blessures du passé, réactivées par cet évènement. La réparation émotionnelle permet de se sentir plus serein et confiant dans sa vie, de renforcer votre capacité à réguler vos émotions et d'avoir une meilleure estime de vous. Tout cela peut être très bénéfique pour vous et pour votre bébé.
Je suis à votre disposition pour vous accompagner dans cette démarche.

Prenez soin de vous
Hélène CHAMBRIS
Gestalt Thérapie Humaniste Intégrative
Rdv en ligne ou en présentiel à Marseille 8ème

Hélène Chambris Psy sur Marseille

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22 JANV. 2026

Bonjour,

Le plus probable est que votre bébé ressente votre malaise par rapport à cette situation. Il a peur que vous vous éloignez de lui.

Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.

Bon courage à vous

Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves

Michel Le Baut Psy sur Marseille

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22 JANV. 2026

Bonjour Madame
Ce que vous décrivez est très compréhensible après une césarienne programmée. Beaucoup de femmes vivent ce type d’accouchement comme quelque chose de « volé » ou inachevé, avec la sensation de ne pas avoir vraiment traversé le passage de la naissance. Cela peut donner l’impression que la grossesse n’a pas pu se « clôturer » psychiquement, ce qui explique ce sentiment de vide et de tristesse que vous ressentez aujourd’hui. Ce n’est ni rare, ni anormal, et ce n’est en rien le signe que vous seriez une mauvaise mère.

Votre grande sensibilité aux pleurs de votre bébé, tout comme votre épuisement, sont cohérents avec cet état émotionnel. Vous êtes très investie, très reliée à lui, peut-être même dans une forme d’hypervigilance maternelle, qui peut être accentuée par la fatigue et par le vécu de l’accouchement. Le fait que votre bébé ait du mal à rester seul n’est pas non plus inquiétant en soi à cet âge : beaucoup de nourrissons ont un besoin très intense de présence, surtout lorsque le lien est très fusionnel et sécurisant.

En revanche, ce que vous ressentez mérite d’être entendu et accompagné. Il serait important que vous puissiez parler de votre accouchement, de ce que vous auriez voulu vivre, de ce que vous n’avez pas pu vivre, et de ce que cela a laissé en vous. Un accompagnement psychologique post-natal peut vous aider à « reprendre » symboliquement ce moment, à l’intégrer, et à alléger cette tristesse tout en soutenant votre place de mère sans vous épuiser.

Etant spécialisée depuis 25 ans dans le domaine des tous jeunes enfants et la dyade précoce mère-enfant (formée au post-partum), je peux vous aider dans un suivi pour poser les choses et vous conseiller.
Ce que vous traversez est important, légitime, et mérite un espace pour être élaboré, pour que vous puissiez retrouver plus de douceur et de sécurité, pour vous comme pour votre bébé.

Si vous le souhaitez, je serai ravie de vous accompagner par téléconsultations sans vous déplacer depuis le confort sécurisé de votre lieu de domicile ou celui qui vous rassure
Je propose également des séances d’hypnoses qui au travers d’histoires symboliques permettent des réglages inconscients, ce qui offre des ajustements dans votre vie en tous points
Je reste à votre écoute
Muriel TEBEKA, Psychologue Clinicienne et Hypnothérapeute

Muriel Tebeka Psy sur Créteil

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22 JANV. 2026

Bonjour,

Ce que vous décrivez est profondément touchant, et surtout très compréhensible. Une césarienne programmée peut parfois laisser une sensation étrange, comme si quelque chose avait été vécu trop vite, sans transition, sans véritable fin. Ne pas avoir pu “sentir” l’accouchement se faire peut donner l’impression que la grossesse s’est arrêtée brutalement, sans que le corps et le cœur aient eu le temps de suivre. Ce sentiment de vide ou d’inachevé est fréquent, même s’il est rarement nommé.

La tristesse que vous ressentez n’enlève rien à l’amour que vous portez à votre bébé. On peut être très attachée, très présente, très sensible à ses pleurs, et en même temps profondément épuisée et bouleversée. Ces états ne s’opposent pas : ils coexistent souvent dans le post-partum, surtout quand le corps a subi une intervention chirurgicale et que les repères ont été bousculés.

Votre bébé semble lui aussi très sensible, très en demande de présence. Cela peut renforcer encore votre fatigue et votre sentiment de ne jamais pouvoir vraiment vous poser. Beaucoup de mères vivent cette impression d’être constamment sollicitées, comme si leurs propres besoins passaient au second plan. Ce n’est pas un manque de capacité de votre part, c’est la réalité d’un lien très intense, parfois fusionnel, au début.

Ce que vous traversez mérite d’être reconnu avec beaucoup de douceur. Vous n’avez rien “raté” : votre corps et votre psychisme sont encore en train d’intégrer ce passage immense qu’est la naissance. Cela peut prendre du temps, surtout quand les choses ne se sont pas déroulées comme on les avait imaginées.

Votre fatigue, votre tristesse, votre sensibilité accrue sont des signaux à écouter, pas à juger. Vous faites de votre mieux dans un moment de grande vulnérabilité, et cela compte.

Bien à vous,
D. Bailly – Psychopraticienne

Delphine Bailly Psy sur Clermont

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21 JANV. 2026

Bonjour Rachel,

Merci de partager cette expérience si intime et difficile.

Ce que vous décrivez - cette impression de ne pas avoir pu “clôturer” votre grossesse et ce sentiment de vide après une césarienne programmée touche quelque chose de profond dans votre vécu de mère. Cette fatigue extrême que vous décrivez semble être un épuisement physique dû au manque de sommeil et/où une lassitude émotionnelle liée à ce sentiment de vide.

Une question pour vous éclairer : Cette sensation de vide et de tristesse, survient-elle plutôt quand vous repensez à ce qui s’est passé (ou ne s’est pas passé) le jour de l’accouchement ou quand vous vous projetez dans votre rôle de mère au quotidien ?

Pour mieux comprendre ce qui vous arrive : Votre situation me fait penser à quelqu’un qui aurait préparé un long voyage avec un itinéraire précis, mais qui se retrouverait soudain à destination sans avoir vécu le trajet. Vous êtes bien arrivée là où vous vouliez être - avec votre bébé - mais il vous manque l’expérience du passage, ce qui crée un décalage entre votre tête qui sait et votre corps qui cherche encore à comprendre.

Une expérience douce à explorer : Chaque jour, prenez quelques minutes pour poser vos mains sur votre cicatrice (si elle est guérie) et dites-vous mentalement : “Par ici, tu es arrivé dans ce monde, mon bébé.” Cette reconnaissance corporelle peut parfois aider à créer le lien manquant entre votre vécu et la réalité de cette naissance.

Cette sensibilité que vous partagez avec votre bébé témoigne d’une connexion profonde, même si elle vous épuise aujourd’hui.

Isabelle GROMETTO
Professionnelle de l’accompagnement en thérapie brève systémique.
et maman de 3 enfants nés par césarienne.

Isabelle Grometto Psy sur Nogent-sur-Marne

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21 JANV. 2026

Bonjour Rachel,

Ce que vous décrivez est profondément compréhensible, et beaucoup plus fréquent qu’on ne le pense après une césarienne programmée. Vous mettez des mots très justes sur un vécu souvent peu reconnu : le sentiment de ne pas avoir “accouché” psychiquement, de ne pas avoir pu traverser et clore la grossesse comme vous l’imaginiez.

Une césarienne, même prévue, peut laisser une impression de rupture brutale, de passage manqué. Le corps a enfanté, mais l’esprit n’a pas toujours eu le temps d’intégrer ce qui s’est joué. Ce sentiment de vide et de tristesse n’enlève rien à l’amour que vous portez à votre bébé ; ils peuvent coexister. On peut être très attachée à son enfant et être en deuil de l’expérience de naissance que l’on n’a pas vécue.

Votre hypersensibilité aux pleurs, votre grande fatigue physique et émotionnelle, vont souvent de pair avec cet état. Le système nerveux reste en alerte, comme s’il n’avait pas encore pu redescendre. Cela ne signifie pas que quelque chose ne va pas chez vous, mais que vous êtes encore dans un temps d’adaptation intense, sans beaucoup de ressources pour récupérer.

Concernant votre bébé : les bébés sont extrêmement sensibles à l’état émotionnel de leur parent, surtout dans les premiers mois. Un besoin constant de présence n’est pas un “problème” en soi, mais peut aussi refléter une recherche de sécurité dans un environnement encore très nouveau pour lui… et pour vous. Cela peut créer un cercle où vous vous apaisez mutuellement, tout en vous épuisant.

Il est important de ne pas rester seule avec ce vécu. Parler de cet accouchement, revisiter ce qui n’a pas pu se dire ou se vivre, peut aider à donner du sens et à refermer symboliquement cette étape, même après coup. Un accompagnement périnatal ou thérapeutique peut être précieux pour cela.

Vous n’êtes pas faible, ni “trop sensible”. Vous êtes une mère qui a vécu une naissance particulière, avec un fort engagement émotionnel, et qui a besoin de soutien. Prenez soin de vous autant que possible, et n’hésitez pas à demander de l’aide autour de vous : se faire accompagner, c’est aussi prendre soin de son bébé.

Julie Pecoraro
Psychopraticienne · Sexothérapeute
Consultations en ligne

Julie Pecoraro Psy sur Quimper

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21 JANV. 2026

Bonjour,

Merci d’avoir pris le temps de partager votre vécu. Ce que vous décrivez est profondément touchant et mérite d’être entendu avec beaucoup de douceur.

Une césarienne, même lorsqu’elle est programmée, peut parfois être vécue comme une expérience brutale sur le plan psychique. Le passage de la grossesse à la maternité peut alors se faire très rapidement, sans le temps ni la continuité corporelle que permet le travail. Certaines femmes évoquent un sentiment de grossesse « non clôturée », comme si quelque chose avait été interrompu trop vite, laissant une impression de vide ou de tristesse. Ce vécu n’a rien d’anormal et ne remet absolument pas en question le lien à votre bébé.

Le psychanalyste Donald Winnicott parlait de l’importance de la continuité d’être pour la mère comme pour l’enfant. Lorsque cette continuité est rompue trop abruptement, il peut rester un décalage psychique, une difficulté à réaliser pleinement ce qui a été vécu. Votre grande sensibilité aux pleurs de votre bébé et votre attachement fort témoignent au contraire d’un lien très engagé et vivant.

Du côté du bébé, ce passage très rapide du « dedans » au « dehors », non choisi et non préparé, peut également être éprouvant. Wilfred Bion évoquait le besoin du nourrisson de pouvoir déposer ses vécus sensoriels bruts (qu'il appelait les éléments bêta) dans un adulte capable de les contenir et de leur donner sens. Le besoin constant de présence que vous décrivez peut s’inscrire dans cette recherche de contenance, à laquelle vous répondez déjà avec beaucoup de disponibilité.

La fatigue physique et émotionnelle que vous ressentez est donc pleinement compréhensible. Elle ne traduit ni une fragilité ni un manque, mais l’intensité de ce que vous portez actuellement. Néanmoins, si ce sentiment de vide, de tristesse ou cet épuisement venaient à perdurer, ou si vous aviez l’impression qu’ils s’aggravent, il serait important de ne pas rester seule avec cela. Un accompagnement psychologique pourrait vous offrir un espace pour déposer ce vécu, l’élaborer et vous soutenir dans cette période si exigeante.

Prendre soin de vous est aussi une manière de prendre soin de votre bébé. Vous avez le droit d’être aidée et soutenue.

Nathalie LOPEZ Psy sur Mallemort

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21 JANV. 2026

Bonjour,

Ce que vous décrivez est profondément compréhensible. Une césarienne programmée peut parfois laisser un sentiment de rupture, comme si la grossesse n’avait pas pu se vivre jusqu’à son terme psychique, ce qui peut engendrer un vécu de vide et de tristesse. Le lien très fort que vous ressentez avec votre bébé, votre grande sensibilité à ses pleurs et votre épuisement témoignent aussi de l’intensité émotionnelle de cette période.

Il est important que vous ne restiez pas seule avec ce vécu. Mettre des mots sur ce que vous traversez, dans un espace d’écoute sécurisant, peut vous aider à intégrer cette naissance et à prendre soin de vous autant que de votre bébé.

N’hésitez pas à vous faire accompagner, je suis disponible pour vous écouter.

Bon courage,

Perrine Gougler

Perrine Gougler Psy sur Carquefou

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21 JANV. 2026

Madame bonjour,
Un accouchement par césarienne n'est généralement pas facile à vivre sur le plan psychologique pour une mère, même si ce dernier a été programmé. En effet, la séparation physique peut être source de stress, voire d'angoisse pour la mère d'autant plus si cette dernière a le sentiment d'être spectatrice et non actrice de son accouchement, ce qui peut rendre inaccessible le deuil de l'enfant fantasmatique au profit de l'enfant réel et générer alors un risque de dépression.
Vos émotions, que votre bébé ressent, ont aujourd'hui créé un attachement ambivalent entre vous: votre bébé s'accroche à vous comme si le cordon n'était pas coupé et qu'il était toujours in utero.
Un travail thérapeutique semble nécessaire dans votre situation: vous avez besoin d'évoquer votre accouchement, votre difficulté à vous séparer de votre bebe physiquement afin d'entamer un processus de deuil de votre grossesse. Vous serez peut-être amenée alors à évoquer votre histoire personnelle, laquelle pourra éventuellement expliquer pourquoi cette séparation est difficile.
Votre mieux-être profitera à votre bébé qui pourra alors s'autonomiser et développer un attachement sécure.
Je peux, si vous le souhaitez, vous accompagner via des séances en visio car je propose des thérapies mère-bébé.
Restant à votre écoute au besoin,
SB

Sandrine Battaglia Psy sur Charleville-Mézières

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21 JANV. 2026

Bonjour Rachel,

Ce que vous décrivez est profondément humain, et beaucoup plus fréquent qu’on ne l’imagine. Une césarienne programmée, surtout quand elle ne correspond pas à ce que vous aviez imaginé pour ton accouchement, peut laisser une impression d’inachevé, comme si votre corps n’avait pas “traversé” l’événement. Ce n’est pas un manque de force ou d’amour, c’est simplement que votre expérience ne correspond pas à ce que votre cerveau et votre cœur attendaient. Cette dissonance peut créer ce sentiment de vide, de tristesse, ou même d’irréalité.

Vous venez de vivre un bouleversement immense, physiquement et émotionnellement.
La fatigue que vous ressentez n’est pas un signe de faiblesse, mais la conséquence logique d’une opération chirurgicale, d’un post-partum, d’un bébé très demandeur, et d’un attachement très fort. Votre système nerveux est sollicité en permanence.

Votre bébé, lui aussi, vit une transition énorme.
Certains nourrissons ont un besoin intense de proximité, surtout dans les premières semaines. Ce n’est pas un “problème”, c’est une manière d’être au monde. Certains bébés ont un tempérament plus sensible, plus vigilant, plus dépendant du contact. Cela peut être épuisant, mais ce n’est pas un signe que vous faites quelque chose de mal.

Vous, dans tout ça, vous faites de votre mieux dans des conditions très éprouvantes.
Vous êtes attachée à votre bébé, vous répondez à ses pleurs, vous observez ses besoins… et en même temps vous êtes épuisée. Ces deux réalités peuvent coexister. Elles ne s’annulent pas.

On peut explorer plusieurs pistes :

1. Le sentiment de ne pas avoir “accouché”
Beaucoup de femmes ayant vécu une césarienne programmée décrivent une forme de deuil : deuil de l’accouchement imaginé, de la transition corporelle, du moment symbolique.
Parfois, mettre des mots sur ce deuil, ou raconter votre accouchement comme vous, vous l'avez vécu, peut aider à redonner une cohérence à l’histoire.

2. La fatigue émotionnelle
Votre hypersensibilité aux pleurs est un signe que votre système est saturé. Ce n’est pas un jugement, c’est un signal.
Vous pouvez réfléchir à des micro-espaces de récupération, même très courts.

3. Un bébé très sensible
Certains bébés ont un besoin de contact quasi permanent. Cela peut être lié à leur tempérament, à leur naissance, ou simplement à leur manière d’être.
On peut parler de stratégies pour vous aider à souffler un peu sans le laisser en détresse.

4. Votre vécu intérieur
Ce que vous ressentez mérite d’être entendu, sans minimisation.
Tu n'êtes pas seule dans ce type d’expérience, et vous n'avez rien “raté”.

Bien à vous,
Valérie Freliger
Psycho-praticienne

Valérie Freliger Psy sur Metz

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21 JANV. 2026

Bonjour Rachel,
En Gestalt Thérapie nous avons un concept qui s'appelle le "cycle du contact" qui peut décrire chaque expérience de l'engagement (le désir d'enfant) au désengagement (la métabolisation de l'expérience de la grossesse et l'entrée dans un nouveau cycle celui de parent).
Si on lit votre expérience au travers de ce concept, on peut imaginer que le cycle du contact de votre grossesse a été interrompu trop brusquement par la césarienne.
Vous pouvez être tranquille avec cela, le voir sous cette angle peut apporter de la conscience à ce que vous vivez.
Vous avez peut être vécu la césarienne comme un obstacle sur le chemin de la grossesse idéale.
Votre émotion et votre ressenti est légitime. Vous avez besoin d'un peu de temps pour aller pleinement dans votre nouveau rôle de maman. Et celà n'entrave en rien votre qualité de maman. L'attachement à votre bébé est là.
Et même si son arrivée au monde a été un peu rapide, vous pouvez le rassurer, ici et maintenant en lui montrant que vous êtes là, avec lui, en sécurité.
Vous allez y arriver !
Prenez soin de vous et de cette belle période que vous vivez.

Catherine PIEDNOEL Psy sur Fontenay-sous-Bois

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21 JANV. 2026

Bonjour,
Merci pour votre confiance de partager ici ce que vous traversez.
Ce que vous décrivez mérite d'être accueilli avec douceur.
Il est fréquent d'avoir un sentiment d'"inachevé" après un accouchement par césarienne. Votre corps et votre psyché ne se sont pas encore adaptés à ce qu'il s'est passé. L'accouchement par voix basse, comporte une symbolique de passage d'un état à un autre par le travail, la douleur... Vous êtes passé d'un état à un autre sans vraiment ressentir dans votre corps ce passage. Cela peut donc laisser un vide. Votre tristesse n'est pas un signe de faiblesse, mais l'expression d'émotion qui cherche à trouver du sens.
Votre accouchement ne vous a pas empêché de tisser un lien très fort avec votre bébé, c'est génial. Même si cette hypersensibilité et cette grande fatigue peuvent devenir lourdes à porter. Lorsqu'une mère est épuisée, les pleurs de sont bébés peuvent être ressenti comme un appel impossible à l'apaisement. Vous ne faites pas mal, vous donnez beaucoup, et peut être que vous donnez beaucoup au delà de ce que vous pouvez énérgetiquement et émotionnellement parlant.

Les nouveaux-nés ont un besoin extrême de proximité. et certains bébés sont plus sensibles que d'autres, mais rien d'anormale. Votre présence, votre voix, votre odeur sont pour lui des repères essentiels. Les premiers mois sont sous le signe de la symbiose mère-bébé pour que l'enfant ne vive pas la séparation d'avec sa mère pendant l'accouchement trop brutalement. Il a encore l'impression de faire partie de vous. Il est possible qu'il sente ce que vous traversez. Cela ne veut pas dire que vous êtes responsable, mais que vous êtes tous les deux engagés dans un ajustement délicat, où chacun apprend à exister séparément.

Mettre en récit ce que vous avez vécu, en parler à quelqu'un pourrait vous aider à lui donner sa place, sa juste valeur (à votre accouchement). Il serait important aussi que vous soyez aider dans la mesure du possible pour que vous retrouviez un certain équilibre pour ne pas rester seule dans votre épuisement. Si la tristesse, l'épuisement et le vide deviennent envahissant, ou que vous ne pouvez plus faire face, il sera important de vous faire accompagner, ne restez pas seule face à vos vulnérabilités qui sont d'ailleurs vos forces et non vos faiblesses. Prendre soin de vous fait clairement partie des soins apportés au bébé.

Ce que vous traversez a du sens, c'est une période exigeante. Ce que vous dérivez n'est pas anormale, vous êtes une mère qui apprend ses repères.
Avec tout mon courage,
Margaux Jarrige

Margaux Jarrige Psy sur Paris

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21 JANV. 2026

Bonjour Rachel, ce que vous avez vécu en accouchant par césarienne n'est pas banal dans le processus de grossesse puis d'accouchement. Il y a eu comme une interruption de lien provisoirement avec votre bébé; ce lien ne vous a pas échappé concrétement et aujourd'hui vous montrez par votre démarche de nous écrire votre ressenti, votre sentiment de vide et une tristesse importante, une volonté de résoudre le problème qui vous pèse actuellement. En tant que systémicienne (ayant exercée égalementen maternité), j'explore les relations avec soi, les autres et le monde : cette approche pourrait vous permettre d'avancer sereinement dans votre parentalité. Je vous souhaite le meilleur mieux-être afin de continuer votre beau chemin de maman.
Laurence Appriou, Séance en ligne.

Laurence Appriou Psy sur Le Conquet

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