Cherche groupe de parole ou aidant face à l'inceste
Bonjour,
J'ai été victime d'inceste par mon frère jumeau lorsque j'étais enfant, et d'abus sexuel par un enfant plus agés de mon quartier que ma mère avait "adopté". Au-delà de l'inceste, mon frère m'a torturé tout le temps que nous avons été sous le même toi.
J'ai 25 ans aujourd'hui est j'entame encore une thérapie avec mon 4ème thérapeute. J'ai de gros blocage sexuel et de confiance en les hommes (je suis homosexuel). J'ai vu une psychanalyste qui a normalisé ce que mon frère m'avait fait (découverte sexuel), puis une pyschologue clinicienne avec qui j'ai réalisé de l'EMDR pendant 15 mois à raison de une fois par semaine. J'ai à la suite de cette thérapie déménagé à 1000km de ma famille, et je pensais avoir guéri mes trauma, mais en revenant un an plus tard proche du cocon familiale, j'ai commencé à sombrer (c'était il y a un an). J'ai revu cette psychologue qui m'a dit que si je faisais rien du travail thérapeutique, bien sûre que je n'allez pas mieux, que tout allez bien, c'était dans ma tête, l'EMDR suffisait. Par rapport à l'inceste, elle a soutenue que mon frère était aussi victime de se rapport, et donc de pardonner. Pour mes parents, qu'ils faisaient de leur mieux.
Mon frère à développer une culpabilité maladive lorsque j'ai commencé à consulter, et ma famille aussi. J'ai passé mes thérapies à les rassurer en utilisant les mots dit plus tôt, il était question que de leur ressenti. Je n'ai jamais pleuré devant eux, ils ne m'ont jamais pleuré non plus.
Il y a 2 ans, j'ai parlé à mon frère, qui avait alors commencé a consulter, et pour qui j'étais très présent. Il m'a parlé de découverte sexuel, que c'était un enfant, qu'il se pardonnait.
Un an plus tard, on en parlé à mes parents à ma demande, mes parents m'ont dit qu'il me jugeait pas, que cela arrive, de découverte sexuel. Les mots qu'ils ont eu sont ceux qu'on adresse à l'enfant qui abuse, et pas l'abusé. Suite à cette échange mon frère m'a dit "Je pensais pas que ça me ferait autant de bien, que j'en avais besoin, tu as bien fait de vouloir leur dire". Moi, j'ai dissocié et commencer à me sentir fou, à me dégrader au fur et à mesure des mois. J'ai fini sous traitement, et après des comportements violents envers moi même, mon frère m'a obligé à voir sa thérapeute, très compétente (TNO, PNL, TI, IFS et EMDR, hypnose). Après 9 séance, impossible de créer un lien de confiance, car elle soigne mon frère, il va extrêmement mieux depuis qu'il la consulte, et elle était incapable de reconnaitre la souffrance qu'il m'a créé, "c'est une victime avant tout" pour reprendre ses sous-entendu.
Elle a fini par me rediriger, je vois actuellement un psychothérapeute IFS, une séance à mon actif qui m'a fait beaucoup de bien, et j'ai entamé une rupture de lien avec ma famille, je redécouvre enfin un sentiment de sécurité même s'ils sont proches géographiquement de moi.
Malgré ça, il y a des jours très compliqué. Le pilier de mon anxiété est le fait de me sentir très seul, car je n'ai personne à qui en parler, et la peur de ne jamais allez mieux, et l'injustice/incompréhension de voir mon frère heureux et épanoui, qu'il ai pu profiter d'une super thérapeute qui je sais, m'aurais aidé si elle n'avait pas de lien avec lui. Je cherche donc des personnes qui ont survécu à l'inceste et qui vont mieux, pour échanger avec eux, des groupes de paroles si possible dans le Grand Est.
Egalement, je suis très anxieux à l'idée de me dire que je suis fou, que je suis peut être obsédé par le malheur et les problèmes. Je ne comprends pas comment c'est possible que ma famille aille mieux avant moi, alors que je suis celui qui a initié le premier un processus thérapeutique dans ma famille, qui consulte depuis le plus longtemps. Est-ce que je m'y prend mal ?
Merci par avance, désolé si tout cela est flou.