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comment aborder ce sujet avec un psychothérapeute?

Réalisée par odier le 30 janv. 2019 3 réponses  · Psychothérapeute

je suis en ce moment dans une détresse psychologique et dans un besoin de parler en particulier d'un fait récent et terriblement traumatisant. j'ai commencé sur plusieurs conseil à écrire, et autant à l'oral je n'arrive pas verbaliser ces faits, autant à l'écrit j'ai l'air d'avoir comme un déblocage. j'ai trouvé il y a peu et après beaucoup de difficulté une psychothérapeute, mais je n'arrive pas à aborder avec elle ce sujet, alors que c'est l'essence même de mon mal-être. l'histoire est longue à raconter, je ne sais pas comment je pourrais lui résumé, pour que le travail entrepris dans ces séances soit pour autant bénéfique.


voici mon récit:

comment retranscrire quelques chose d'aussi atroce, quelques chose d’impensable. c'est pourtant ce que je vais essayer de faire ici.

le jour ou j'ai découvert son vrai visage, à celle que certain appelle "mère", mais qui ne possède aucune acuité pour ça.

nous sommes quelques jours après le décès de mon frère et tout ceux qui à déjà pu se passer pendant, mais là, ce fut pire. donc, c'est peut-être 2 ou 3 jours après cette date, qu'elle me dit qu'elle à rendez-vous chez le notaire, dans une semaine. à l'époque et suite au décès de mon père, je pensait encore que les notaires apparaissait un peu au hasard après un enterrement, que c'était eux qui venait au contact de la famille et non l'inverse. depuis j'ai compris et au vu des délais pour avoir un rendez-vous dans leur étude, que c'est certainement le soir même de l'enterrement de mon frère, qu'elle a du les appeler, mais pourquoi si vite? bref, sur le moment je considère déjà mon chagrin et laisse les choses tourner autour de moi.

donc la veille, du dit rendez-vous, elle vient me voir pour soi-disant un café, mais pour surtout parler notaire, sur le moment je ne relève pas le timing et la laisse faire ce qu'elle veut faire. déjà que je ne comprenais dans la succession de mon père, c'était pas la peine de me parler de celle-ci. donc la soirée passe, point.

le lendemain, au environ du début d'après-midi, un coup de fil retenti... c'est elle. je décroche, me doutant que c'est pour faire un résumé du notaire, mais là.

j'ai au bout du téléphone, elle qui me répète d’ambler "je suis dégoutté, dégoutté" et ça facilement une quinzaine de fois, tout au long de ce coup de téléphone. "je reviens du notaire, je suis dégoutté, j'ai rien!". là, j'avoue je comprend pas tout, de quoi elle parle et de où elle veut en venir? "je suis aller voir pour ton frère et je vais rien toucher" heu, là je saisi pas. "tu te rend compte, que je me suis occupé de lui et je vais rien avoir" (elle a déjà perçus, son "salaire" d'accompagnante pendant la vie de mon frère). "et tu sais qui va être "l’héritière" principale?", ce mot m'a fait grincer des dents, je me suis demander, si elle ne croyait pas dans une série romanesque. je préfère le terme de successeur, il permet d'avoir une forme de distance avec l'argent du défunt et garde un respect pour celui-ci. en étant, un peu interloqué par le ton de ces phrases et en considérant, que ce n'était vraiment pas le moments de parler de ça et que ce n'était pas une priorité en soi. je lui dit "non", en me disant je ne sais où, que se n'est pas de ça qu'elle va parler, qu'elle est plus intelligente que ça, mais et c'est malheureusement une habitude, que j'ai constater chez elle après: elle fera toujours le pire. elle me dit "c'est toi, l'héritière principale, c'est toi qui va empocher l'argent. alors que moi rien" et continuant, avec un air dédaigneux que je ne lui connaissait pas, jusque là "de toute façon, tu va devoir déclaré la moitié à l'état, donc de toute façon, au final, tu n'auras pas plus que moi. je suis dégoutté". et après, comme-ci elle avait oublié que c'était sa fille qu'elle avait au téléphone et qu'elle voulait parler de quelques chose dont elle ne pouvait en parler à personne, d'ailleurs je crois qu'elle m'avait dit, qu'elle n'avait personne à qui parler. elle commence à se confier, à parler d'une assurance-vie que mon frère aurait. j'ai légèrement tiqué sur le moment, mais toujours le "mais non, elle ferait pas ça", qui résonne comme un écho au fond de ma tête. je la laisse, terminer ce qu'elle dit puis la conversation se termine.

comme à mon habitude et que ces appelles ont toujours tendance à me déstabiliser. je débriefe avec mon mari et quand on arrive au terme "une assurance qu'a pris mon frère". là, il me rappelle qu'il y a un truc qui cloche et je lui confirme, qu'après coup un truc ne sonne pas rond.

je me dis, mon frère aurait souscrit une assurance-vie, mais comment? il est polyhandicapé et connaissant les locaux de la banque en sous-sol, (puisque naïvement après le décès de mon père, j'ai été contacté par eux pour placer de l'argent et c'est vrai que quand quelqu'un est dans le chagrin de la perte d'un proche, certain vautour n'hésite pas à abuser de ça faiblesse), il lui est impossible de s'y rendre. heu... attendez. retour en arrière. mais c'est vrai, quand j'ai perçus l'argent que notre père avait placer pour nous en assurance-vie, mon frère aussi, par le biais de ma mère à été contacter par la banque et certainement au même moment.

ho non! ne me dite pas que?... elle aurait pas fait ça! non, cette mère n'est pas le démon incarner!

vous voulez savoir la suite, préparez-vous à lire l'inadmissible. il est même presque sur que vos yeux vont lire, mais votre tête ne va pas comprendre.

avec elle, je me suis toujours attendu au pire, en me disant, non elle n'ira jamais aussi loin et malheureusement à chaque fois, elle m'a prouver le contraire, voilà pourquoi cette phrase du "mais non, elle ferait pas ça". donc, et c'est après des multiples preuve, pour quand même essayer ne serait-ce d’esquisser une compréhension de la situation.

qu'un jour, j'ai tout compris! sans parler de l'impact psychologique juste immense que ça laisse derrière. j'ai très vite fait le rapprochement: le décès de mon père, cette assurance-vie qu'il décide de partager entre mon frère et moi, cette phrase de cette sois-disant mère "c'est pas bien, qu'il est touché autant, en plus c'est l'état qui va tout toucher" (mon frère, à ce moment là, commençait à être placé sous tutelle), ce rendez-vous à la banque. ça y est, ça me saute aux yeux!

elle a voulu récupérer l'argent que mon frère avait toucher! elle avait déjà à plusieurs reprise manifester l’intérêt financier que représentait mon frère pour elle. mais c'est tellement difficile d'accepter ça, qu'on préfère passer ça sous le tapis. et d'ailleurs depuis, elle n'hésite à se plaindre de ce quotidien sans argent (à son sens!) que mon frère laisse derrière lui.

c'est donc ça,...

elle avait tout prévu. au même moment, des recherches génétiques avait été relancé sur le handicap de mon frère. la génétique aillant énormément évolué et c'est fantastique pour beaucoup de famille. les résultats permettait de comprendre son handicap et au même moment moi et mon mari, nous travaillions dans une association pour handicapé, qui m'avait permis d'être confronté à différent handicap, dont le syndrome d'angelman, qui nous faisait beaucoup rappelé mon frère. donc, pour nous, au vu de certain résultat, on en concluait que c'était ça. et c'est d'ailleurs, en parlant rapidement au téléphone avec cette sois-disant mère, qu'une infirmation, avec un léger "mais non, c'est pas ça, c'est le syndrome de rett". m'a permis de savoir aujourd'hui, que l'espérance de vie pour cet handicape là, est aux environs de 25ans. je comprend mieux le "mais tu sais, ton frère ne vieillira pas vieux", que je refusait d'entendre, considérant que mon père, c'était déjà assez, à la sortie justement de ce premier rendez-vous chez le notaire, pour la succession de mon père.

me revient en mémoire aussi, parce que des fois quand les faits sont déjà insupportable à savoir, la tête préfère en oublié une partie. elle m'avait dit, alors que mon frère était encore à l'hôpital "de toute façon, si ce n'est pas cette fois-ci, se sera la prochaine", phrase qui n'avait pas manqué non plus, de m'interpellé.

elle avait donc, prévu la durée de vie de mon frère, préparez sa manigance, été la pire mère que le monde est pu porté.

moi qui croyait que ce n'est pas parce qu’elle ne manifestait pas d’intérêt pour moi, qu'elle n'en avait pas pour mon frère, au contraire, depuis tout petit, elle semblait l'aimer. même si c'est vrai, elle était bien contente, quand quelqu'un s'occupait de lui à ça place. maintenant, je comprend que cette façade de mère courage, n'était qu'un mirage, une image pour attiré la pitié des gens, vous savez comme ces mère tarés qui... ha, merde,... c'est le cas pour elle aussi. cette personne, est dans ma famille, cette malade mentale, gravement atteinte sans traitement, est une proche, cette folle allié à épuisé la vie de mon père et à miser sur celle de mon frère.

comment faire?! je me dis que ça me rappelle trop, ces émissions de fait divers, que mon père adorait voir. qu'on se dit que ça ne se voit qu'à la télé, de comment font ces gens, pour être aussi ignoble. et là, c'est inqualifiable. comment on fait, quand on est dans l'histoire, que cette horreur continu de montrer sa plus belle image, à ceux qui l'a croient encore

Meilleure réponse

Bonjour Madame,

L'idée d'écrire pour exprimer des émotions fortes / des pensées qui font mal, etc... est très bonne, et prépare la parole.

Vous avez eu un frère handicapé, qui a eu besoin de soins continuels, et a ainsi pris beaucoup de "place" dans votre famille.
Votre mère s'en est occupé... pendant des années... ce qui n'a certainement pas été facile, malgré les aides financières (vous écrivez) qu'elle a eu.
C'est très difficile de vivre ça, en tant que mère, que parent proche : vous aussi vous avez été en souffrance à cause de ça, puisque l'attention maternelle était centrée sur le malade.

Maintenant, toute votre colère tourne autour de l'argent, qui concentre les peines de coeur, les rancunes, les reproches... : c'est d'ailleurs souvent comme cela en cas d'héritage... (ou succession, comme vous aimez l'appeler), qui fait suite à la mort d'un être proche.

Personne n'est... "tout blanc ou tout noir"... : votre mère non plus...

Vous êtes choquée par ce que vous pensez avoir compris : qu'elle aurait fait en sorte d'hériter une assurance vie qu'elle aurait souscrit elle même...
Cela ne fait pas d'elle une "malade mentale"...
Vous écrivez également que votre mère a "épuisé" la vie de votre père... : nous ne connaissons pas les détails..., mais vous semblez lui en vouloir pour ça aussi.

Votre colère s'entend bien : elle est celle d'une fille qui ne pense pas avoir eu l'amour dont elle avait besoin.

Il me semble important que vous arriviez à commencer par exprimer cette immense colère à votre thérapeute : dites-lui que vous pensez que votre mère est folle, qu'elle a tout fait pour avoir de l'argent, etc...
Dites ce que vous pensez, ce que vous ressentez, sans vous retenir : votre psy peut tout entendre, et vous aidera à comprendre, petit à petit, ce qui s'est joué dans votre histoire familiale, que la maladie de votre frère a rendue dramatique...
Il me semble d'ailleurs que derrière votre colère se cache une grande tristesse, et le sentiment que vous avez été "bernée"...

Vous avez bien fait d'aller parler à une thérapeute : il est bon pour vous de ne pas vous laisser envahie par les émotions fortes que les derniers événements familiaux ont fait naître en vous, et qui vous ont mis si mal.
Je vous souhaite d'arriver à dire à votre psy tout ce que vous avez sur le coeur, sans détour, afin de vous libérer de votre souffrance actuelle.
sp

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Bonjour Odier,

Vous avez eu une prise de conscience importante concernant votre mère et je comprends votre douleur.

Vous n'osez pas en parler avec votre psy parce que vous avez honte de son comportement, comme si ce comportement rejaillissait sur vous.

Vous n'êtes en rien responsable des agissements de votre mère.

Rassurez-vous votre psy est là pour tout accueillir, c'est son rôle. C'est pour cela que l'on va voir un psy, pour pouvoir s'ouvrir à lui en toute confiance. Pour pouvoir poser des mots sur les choses les plus difficiles.

C'est en exprimant ces choses que les prises de consciences se produisent et que la réparation s'opère.

De nombreux parents sont défaillants et c'est très difficile pour un enfant quel que soit son âge de l'admettre.

Vous avez eu le courage de mettre par écrit ce que vous ressentiez pour nous le confier. N'hésitez pas à franchir le pas suivant et confiez votre peine, votre incompréhension, votre colère à votre psy qui sera là pour vous accompagner dans cette épreuve.

A votre écoute,
Patricia Berna Thérapeute analytique 34 Lavérune

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31 JANV. 2019

Logo BERNA Patricia BERNA Patricia

120 réponses

68 J'aime

Bonjour,
Je viens de voir votre message et vu sa teneur, il est difficile de vous faire une réponse "en direct" sur cet espace d'échange.
Aussi, je me suis permis de le copier dans un document afin de l'étudier plus "posément" et vous répondre - si vous le souhaitez - par mail.
A votre écoute.

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31 JANV. 2019

Logo Luc BURGENSIS Luc BURGENSIS

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