Bonjour,
Je rencontre une réelle difficulté, il y a maintenant 2 mois que j’ai coupé les ponts avec ma famille et ils n’acceptent pas cette décision et me font culpabiliser en permanence.
Je vais détailler très brièvement ma vie.
Je suis une jeune femme qui a toujours eu du mal à se sentir bien dans sa peau, je subissais des jugements sur mon physique, des moqueries, des comparaisons par rapport à mon frère « ton frère a réussi ses études et pas toi » ou encore « ton frère a pas de problème toi si » de la part de mes parents depuis très jeune et des fois des violences physiques quand je ne faisais pas quelques choses que ma familles avaient décidés et bien plus encore mais je n’ai pas assez de place pour tous décrire.
Au départ je pensais que j’avais réelles des problèmes, à m’aimer, à avoir du mal à me faire confiance et à me sentir en permanence vide et à me sentir moins bien que les autres personnes de mon entourage, à avoir du mal à m’exprimer et à me sentir folle.
Puis les années passaient et je me sentais de plus en plus mal, j’ai donc demandé de l’aide à des psychologues pour comprendre pourquoi je me sentais aussi mal.
J’ai commencé les thérapies à l’âge de 6 ans, car j’étais une enfant turbulente de la part de la famille, puis j’ai continué jusqu’à 21 ans, je suis passé par des psychiatres et psychologue mais aussi des hospitalisations car j’ai fait 4 tentatives de suicides il y a 3 ans ,j’en ai actuellement 22 maintenant et je me sens saturés des thérapies car souvent mes parents me « déposait » par facilité pour eux alors que j’avais besoin d’eux à ce moment là.
Mes parents rejetaient mon mal être et me mettais la faute pour toutes les histoires même quand je n’étais pas dedans, c’est une sensation très dures a porter au quotidien.
À force je me suis renfermée sur moi même avec mon mal être mais au départ je ne pensais pas que cela pouvait venir de la part de ma famille.
Au final je me retrouve actuellement dans une impasse, où je sens le besoin d’une thérapie pour faire mon deuil de mon enfance et apprendre à vivre dans un premier temps sans ma famille mais je ne sais pas par ou commencer.
Pour être plus précise dans ma situation, ma famille me relance sans cesse ou relance mon copain ou des amis pour leurs dire que c’est irrespectueux et égoïste de couper les ponts avec sa famille et que je dois impérativement revenir dans la famille, et ils me font culpabiliser en disant que j’ai qu’une fois une famille et qu’ils peut malheureusement arriver quelques choses, ils font du chantage à mon copain en permanence.
Depuis longtemps j’essaye de prendre le temps avec ma famille pour leur parler calmement mais cela part en reproches immédiatement où on me dis que je suis folle et que le problème c’est moi. Malheureusement toutes ses discussions n’ont servis à rien car ils ne veulent pas écouter et accepter mon état de mal être.
Aujourd’hui je n’arrive pas à revenir vers eux, alors oui c’est récent mais j’ai déjà fais cette tentative, l’année dernière où j’ai arrêter tout contact avec eux et en faisant des efforts j’ai repris contact en octobre dernier mais cela a fait que empirer les choses pour qu’en janvier 2025 je reprenne la décision de couper tout contact avec eux.
La dernière chose que j’ai écrite à ma famille, il y a donc 2 mois c’est une lettre pour décrire tout ce que j’avais sur le cœur et leur expliquer clairement ma décision de prendre de la distance avec eux.
J’ai donc évoqué la situation à des amis et mon copain et ils m’ont fais réagir dans le sens où j’étais dans le déni, car je ne pensais que ma famille pouvait être méchantes volontairement avec moi.
Après ce déni j’ai eu que des flashbacks de tous les situations dures, je me retrouve aujourd’hui à être dégouté de moi, à avoir beaucoup de colère et de tristesse et à me dire que je dois tourner temporairement ou définitif la relation avec ma famille.
Je souhaiterais savoir comment réussir à sortir de cette situation et si j’ai bien fait de prendre la décision de m’éloigner d’eux. Merci de l’aide
Réponse envoyée
Nous validerons bientôt votre réponse pour ensuite la publier
Une erreur s'est produite
Merci de réessayer plus tard
Meilleure réponse
25 MARS 2025
· Cette réponse a été utile à 12 personnes
Bonjour,
Votre décision de couper les ponts avec votre famille est un choix difficile, mais il semble être une nécessité pour votre bien-être psychologique. Ce que vous décrivez – moqueries, comparaisons dévalorisantes, violences physiques et rejet de votre mal-être – correspond à un environnement familial toxique, qui a profondément marqué votre construction personnelle. Vous avez tenté à plusieurs reprises de renouer le dialogue, d’expliquer votre souffrance, mais vous n’avez rencontré que du mépris, du déni et du chantage affectif.
Votre culpabilité est compréhensible, car la pression sociale et familiale inculque souvent l’idée que la famille est un lien sacré, inconditionnel. Pourtant, une famille ne devrait jamais être un lieu de souffrance. Couper le contact avec elle n’est ni un caprice ni un acte égoïste, mais une mesure de protection lorsque l’environnement est destructeur. Votre lettre était une tentative légitime de poser vos limites et de vous faire entendre. Si votre famille refuse de les respecter et continue à vous harceler, cela ne fait que confirmer la toxicité de la relation.
Aujourd’hui, il est essentiel de vous concentrer sur votre propre reconstruction. La colère et la tristesse que vous ressentez sont normales : elles témoignent de la prise de conscience du traumatisme que vous avez vécu. Une thérapie pourrait vous aider à faire le deuil de cette famille idéalisée et à bâtir une identité indépendante de leur regard. Une approche analytique pourrait vous permettre d’explorer votre histoire en profondeur, tandis qu’une thérapie centrée sur le traumatisme (comme l’EMDR) pourrait vous aider à apaiser les flashbacks.
Votre entourage bienveillant – votre copain, vos amis – est un précieux soutien. Vous avez désormais l’opportunité de créer votre propre définition de la famille, basée sur le respect et l’amour véritable. Vous avez le droit de vous choisir et de vous protéger.Bonjour,
Bien à vous,
Séverine Hutinet
Psychanalyste Jungienne et analyste de rêve
26 MARS 2025
· Cette réponse a été utile à 5 personnes
Bonjour
Vous avez beaucoup souffert et votre famille semble ne jamais avoir été capable de vous comprendre et de vous accompagner pour aller bien.
Si vous êtes autonome et indépendante financièrement… et si vous allez mieux sans vos parents… vous avez besoin d’être aidée à garder vos distances, tout en leur expliquant que c’est temporaire, le temps d’aller mieux.
Dites / transmettez leur que vous faites cela pour leur éviter les problèmes dus à vos difficultés.
Continuez néanmoins votre thérapie, voir votre traitement médicamenteux si vous en avez un : cela vous permettra de ne plus vous sentir coupable et aussi de prendre en mains votre vie d’adulte.
Je vous souhaite d’assumer la distance prise avec vos parents et surtout d’aller bien.
sp
25 MARS 2025
· Cette réponse a été utile à 2 personnes
Bonjour à vous
Je suis très touchée de votre message et je comprends que vous avez eu beaucoup de mal à vous construire dans une famille qui vous dévalorisait. J'entends qu'il y a eu beaucoup de violence de vos parents envers vous et il est très difficile pour un enfant de se construire lorsqu'on se fait taper ou dévaloriser de façon répétée. Vous n'avez pas reçu une éducation "juste". C'est comme si un jardinier tapait sur ses fleurs en espérant qu'elles poussent plus vite, ça n'a pas de sens.
Aujourd'hui, vous ressentez de la culpabilité qui peut s'expliquer par le fait qu'on vous a fait sentir que c'était de votre faute si on vous maltraitait comme ça.
Vous avez pu exprimer à votre famille votre mal être et c'est un grand pas. De même, mettre de la distance le temps de vous reconstruire est une très bonne décision pour prendre soin de vous. Aujourd'hui, vous avez la possibilité de faire un travail de reconstruction de la confiance en vous en allant, par le biais d'une thérapie, mieux vous connaître. Votre être ne demande qu'à être libéré de son passé pour pouvoir révéler son potentiel et toutes ses capacités qui n'ont pu être développées jusque là.
Cette libération passe par : redonner du sens à ce qui a été vécu et libérer les émotions qui y sont associées.
Je suis à votre disposition pour vous accompagner dans cette démarche.
Prenez soin de vous
Hélène CHAMBRIS
Gestalt Thérapie Humaniste Intégrative
Rdv en ligne ou en présentiel à Marseille 8ème
25 MARS 2025
· Cette réponse a été utile à 4 personnes
Bonjour Mnul,
Je ressens à travers vos mots toute la complexité et la souffrance de votre situation. Ce que vous vivez semble être une épreuve intense, et je tiens d’abord à accueillir pleinement ce que vous ressentez, sans jugement.
Depuis très jeune, vous avez évolué dans un environnement où votre ressenti, vos émotions et votre mal-être n’étaient pas entendus, voire niés. Peut-être avez-vous eu l’impression que ce que vous viviez ne comptait pas, que vos souffrances étaient minimisées, comme si elles n’avaient pas de place. Être comparée, ne pas être reconnue dans votre vécu, être désignée comme « le problème », cela peut profondément marquer et laisser une sensation de vide, d’inexistence.
Dans un tel contexte, il est compréhensible que des doutes émergent : est-ce que ce que je ressens est légitime ? Ai-je raison de prendre mes distances ? Pourtant, aujourd’hui, vous ressentez clairement ce besoin de vous éloigner pour vous préserver, et cela a du sens. Peut-être que cette distance est une manière, pour la première fois, de vous reconnaître vous-même, de donner une vraie place à ce que vous ressentez, même si cela va à l’encontre des attentes de votre famille.
En gestalt-thérapie, il ne s’agit pas de juger les décisions, mais d’explorer ce qu’elles viennent nourrir en vous. Comment est-ce pour vous, aujourd’hui, de poser cette limite, malgré la culpabilité que l’on tente de vous imposer ? Peut-être que cette culpabilité ne vous appartient pas, mais qu’elle est portée depuis longtemps par votre histoire. Derrière elle, y a-t-il un besoin profond d’être entendue, d’être reconnue dans votre vécu, d’exister enfin pour vous-même ?
Il est aussi compréhensible que cette prise de conscience fasse remonter des souvenirs, des émotions intenses. Ces flashbacks, cette colère, cette tristesse, c’est peut-être une partie de vous qui, après avoir été si longtemps réduite au silence, cherche à s’exprimer. Comment pourriez-vous accueillir cela aujourd’hui, sans chercher à le rejeter, sans vous dire que c’est « trop » ou que vous ne devriez pas ressentir cela ? Peut-être que tout ce qui remonte en vous a besoin d’être vu, entendu, accepté, et que c’est un pas vers votre propre reconstruction.
Quant à la question de savoir si vous avez bien fait de vous éloigner, il n’y a que vous qui puissiez sentir ce qui est juste pour vous aujourd’hui. Cette décision vous appartient, et elle ne remet pas en cause votre valeur ni votre droit d’exister en dehors des attentes familiales. Ce que vous ressentez a toute sa place.
Si vous ressentez le besoin d’un accompagnement, peut-être qu’un espace thérapeutique pourrait vous aider à vous appuyer sur vos propres ressources et à vous accueillir avec plus de douceur. Sachez que vous n’êtes pas seule.
25 MARS 2025
· Cette réponse a été utile à 2 personnes
Bonjour,
Votre décision de vous éloigner de votre famille semble être un acte de protection légitime face à un contexte toxique.
Ce que vous décrivez évoque des violences psychologiques et physiques ayant laissé des blessures importantes.
Il est naturel de ressentir de la culpabilité, mais celle-ci ne vous appartient pas.
Vous avez le droit de poser des limites pour préserver votre équilibre.
Commencer une thérapie centrée sur la reconstruction de votre estime de vous-même et le deuil de cette relation peut être un premier pas vers la guérison.
Je me tiens à votre écoute et à votre disposition.
25 MARS 2025
· Cette réponse a été utile à 2 personnes
Bonjour,
La question est de savoir si vous avez la possibilité d'être autonome matériellement, afin de ne pas vivre une galère.
Ensuite, si vous estimez qu'avec votre famille vous vous trouvez dans une situation de maltraitance, avec de la violence-manipulation psychique (rabaissement, reproches, comparaisons, violences verbales et physiques, culpabilisation... ), dans ce cas votre décision de mettre de la distance est tout à fait légitime et saine.
Contrairement à vos parents qui ont choisi d'avoir des enfants, vous n'avez pas choisi votre famille. Leur devoir étaient de prendre soin de vous et de vous éduquer avec bientraitance (c'est la loi selon Code civil). S'ils n'en n'ont pas été capables, ce n'est pas votre faute.
Compte tenu de ce que vous avez vécu il semble judicieux de demander de l'aide auprès d'un.e psychologue clinicien.e pour entreprendre une thérapie au long cour. Avec le parcours remboursé par la Sécu vous avez droit à une douzaine de séances prises en charge. Ce ne sera pas suffisant mais c'est mieux que rien, et vous pourrez compléter par vos propres moyens, en ayant la satisfaction de faire un investissement utile pour vous, car vous avez de la valeur.
Bien à vous,
Caroline GORMAND
Psychothérapie intégrative, thérapie systémique du couple et de la famille, coaching relationnel
25 MARS 2025
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Votre décision de couper les ponts avec votre famille est un choix difficile, mais il semble être une nécessité pour votre bien-être psychologique. Ce que vous décrivez – moqueries, comparaisons dévalorisantes, violences physiques et rejet de votre mal-être – correspond à un environnement familial toxique, qui a profondément marqué votre construction personnelle. Vous avez tenté à plusieurs reprises de renouer le dialogue, d’expliquer votre souffrance, mais vous n’avez rencontré que du mépris, du déni et du chantage affectif.
Votre culpabilité est compréhensible, car la pression sociale et familiale inculque souvent l’idée que la famille est un lien sacré, inconditionnel. Pourtant, une famille ne devrait jamais être un lieu de souffrance. Couper le contact avec elle n’est ni un caprice ni un acte égoïste, mais une mesure de protection lorsque l’environnement est destructeur. Votre lettre était une tentative légitime de poser vos limites et de vous faire entendre. Si votre famille refuse de les respecter et continue à vous harceler, cela ne fait que confirmer la toxicité de la relation.
Aujourd’hui, il est essentiel de vous concentrer sur votre propre reconstruction. La colère et la tristesse que vous ressentez sont normales : elles témoignent de la prise de conscience du traumatisme que vous avez vécu. Une thérapie pourrait vous aider à faire le deuil de cette famille idéalisée et à bâtir une identité indépendante de leur regard. Une approche analytique pourrait vous permettre d’explorer votre histoire en profondeur, tandis qu’une thérapie centrée sur le traumatisme (comme l’EMDR) pourrait vous aider à apaiser les flashbacks.
Votre entourage bienveillant – votre copain, vos amis – est un précieux soutien. Vous avez désormais l’opportunité de créer votre propre définition de la famille, basée sur le respect et l’amour véritable. Vous avez le droit de vous choisir et de vous protéger.
Bien à vous,
Séverine Hutinet
Psychanalyste Jungienne et analyste de rêve
25 MARS 2025
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour Madamoiselle,
J'entends votre souffrance et votre besoin d'être aidé. Vous avez déjà un long parcours thérapeutique avec plusieurs hospitalisations mais les symptômes demeurent avec beaucoup de culpabilité vis à vis de votre famille, du dégout, de la tristesse et de la colère.
J'observe aussi dans vos propos que vous subissez depuis votre plus jeune âge une réelle emprise de votre famille sur vous et sur vos choix de vie.
Il me semble donc tout à fait sain de prendre vos distance avec votre famille temporairement afin de retrouver un équilibre psychologique. Choisir une thérapie avec une personne de confiance est essentiel pour retrouver votre joie de vivre et votre sécurité intérieure.
Sachez qu'il est parfois vital de se couper de sa famille pour enfin se rencontrer et trouver sa place dans le monde en toute liberté.
Vous pouvez faire ce chemin en étant bien accompagné.
La thérapie psycho-corporelle biodynamique peut vous aider à accueillir vos blocages émotionnels et à retrouver du sens dans votre vie.
Je suis disponible pour vous rencontrer en visio ou en présentiel à mon cabinet.
Bon courage et prenez soin de vous.
Ludovic Guyot
25 MARS 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour
Votre famille cherche à tout prix à avoir le contrôle sur vous et votre vie? Ainsi en a -t-il été tout au long de votre vie, c'est parfaitement toxique. Lorsque vous mettez de la distance ils cherchent à ce que vous reveniez sous sont contrôle avec des propos culpabilisants et manipulateurs.
De plus votre enfance s'est faite de dévalorisations et de comparaisons.
Il ne s'agit pas de tourner temporairement ou définitivement la page de la relation avec votre famille, il faut la redéfinir.
Pour ce faire vous devez vous retrouvez, vous-même, je veux dire redéfinir votre propre identité en dehors de cette famille aux relations toxiques et étouffantes. c'est ainsi que vous pourrez trouver la juste relation avec votre famille. Vous n'avez pas à les convaincre de quoi que ce soit, vous n'avez rien à leur prouver, vous avez juste à être qui vous êtes et leur donner à voir. La relation s'ajustera.
La thérapie narrative vous invite à redéfinir les contours de votre identité, il me semble que c'est une bonne indication pour votre situation, je peux vous proposer ce type d'accompagnement si vous le désirez.
Je reste à votre écoute et à votre disposition si vous souhaitiez approfondir cet échange, n'hésitez pas à me contacter.
23 MARS 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Je tiens d’abord à vous remercier pour votre confiance. Ce que vous traversez est douloureux et profondément éprouvant. Couper les ponts avec sa famille n’est jamais une décision prise à la légère, et pourtant, malgré tout ce que vous avez enduré, vous continuez à vous questionner, à chercher à comprendre, à avancer. C’est déjà une preuve de votre force.
Ce que vous décrivez ressemble à un système familial où votre place a toujours été marquée par l’injustice, l’invalidation et la culpabilisation. Pendant longtemps, vous avez essayé de vous adapter, de comprendre, d’obtenir une reconnaissance qui n’est jamais venue. Vous avez porté sur vos épaules un poids qui ne vous appartenait pas. Et aujourd’hui, alors que vous tentez de vous en libérer, ce même système résiste, refuse votre autonomie émotionnelle, vous ramène à la culpabilité comme si votre souffrance n’avait pas de légitimité.
Il est normal de ressentir du doute. Mais dans votre récit, une chose est frappante : chaque fois que vous êtes retournée vers eux, la douleur s’est amplifiée. Ce schéma s’est répété encore et encore. Ce n’est pas vous qui avez échoué à recréer du lien, c’est le lien lui-même qui n’a jamais été sécure pour vous. Vous avez tout tenté. La communication, la patience, l’explication. Vous avez écrit noir sur blanc ce que vous ressentiez. Et leur réponse a été le rejet de votre vécu.
Aujourd’hui, ce qui semble le plus difficile, ce n’est pas seulement la distance physique, mais le poids émotionnel de cette rupture. Faire le deuil d’une famille telle qu’on aurait voulu qu’elle soit, c’est une douleur immense. Mais ce n’est pas impossible. Il existe des approches qui permettent de traiter ces blessures d’une manière différente, plus douce et plus directe que la thérapie classique. L’hypnose, notamment, peut vous aider à apaiser les flashbacks, à alléger cette colère et cette tristesse qui vous envahissent, à retrouver un espace intérieur qui vous appartient. Ce n’est pas un chemin pour oublier, mais pour transformer la douleur en quelque chose qui ne vous enferme plus.
Vous avez le droit d’avancer, d’exister sans ce poids sur les épaules. Vous avez déjà commencé. Vous n’êtes pas seule.
23 MARS 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Se détacher d’un schéma familial qui nous a longtemps fait souffrir est une démarche difficile, car elle touche à des croyances profondément ancrées, notamment sur la loyauté et le devoir envers sa famille. La culpabilité que vous ressentez aujourd’hui n’est pas un signe que vous avez mal agi, mais plutôt la preuve que vous commencez à vous affirmer pour vous protéger.
Quelques éléments qui pourraient vous aider à avancer :
• Se rappeler que l’on ne peut pas forcer quelqu’un à entendre ce qu’il refuse d’écouter. Vous avez tenté de dialoguer, mais si l’autre ne reconnaît pas votre souffrance, il est normal de ressentir de la frustration et de la lassitude.
• Comprendre que s’éloigner ne signifie pas être une mauvaise personne. Se protéger ne veut pas dire rejeter, mais simplement prendre soin de soi face à une relation qui fait souffrir.
• Accueillir vos émotions sans vous juger : la colère, la tristesse et même le dégoût sont des réactions naturelles à la prise de conscience de ce que vous avez vécu. Elles ont un message à vous délivrer.
• Se demander : « Si une amie vivait exactement la même situation, que lui dirais-je ? » Parfois, il est plus facile de voir la légitimité de nos choix quand nous les envisageons avec bienveillance, comme nous le ferions pour quelqu’un d’autre.
Cette période est un tournant pour vous, et il est important que vous puissiez être accompagnée avec bienveillance dans ce cheminement. Prenez le temps de voir ce qui résonne en vous et n’hésitez pas à revenir vers moi si vous ressentez le besoin d’échanger.