Comment réagir face aux pleurs paniques de ma fille ?

Réalisée par Aimee le 18 févr. 2014 7 réponses  · Psychologie sport

Ma fille a 2 ans et 10 mois, elle est très sociable, gentille, vivante. Son père a quitté la maison depuis qu'elle a 2,5 mois, et l'a peu revu, jusqu'à il y a 18 mois, dans un centre neutre. Ma fille a alors été témoin des mauvais agissements de son père (cris, hurlements, agressivité) et elle a été perturbée, y compris dans sa ligne de croissance et, 10 mois durant non stop, dans son sommeil. Elle n'a plus voulu voir son père à l'âge de 16 mois dans ce centre d'acceuil.


De nouveau un droit de visite s'instaure dans un lieu neutre (décision du JAF). Nous sommes allées en pré-visite, pour que ma fille voit le lieu, de suite elle a rejeté la dame dont, apparemment elle se souvenait.


Mon départ était impossible, ma fille a hurlé, pleuré avec angoisse. Nous allons y retourner pour essayer d'enrayer ce comportement, avant le début de la visite. Jamais ma fille n'a eu des difficultés de séparation avec moi, et sa violente réaction me fait m'intérroger. Je veux respecter ce droit de visite, mais je veux aussi respecter ma fille et la protéger, pour éviter un tel drame déja vécu.


Comment puis-je l'aider à se separer de moi, pendant ces droits de visite ? Et que faire si ma fille refuse de voir son pére ? Car je suis tenue par cette décision du juge. Merci de tout coeur pour vos réponses.


Bien cordialement

comportement , départ

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Bonjour,

Etes-vous sûre que votre fille refuse de voir son père... ou la personne qui les accompagne pendant la séance ?

Vous dites que le papa l'a peu revu, mais si je compte bien il ne l'a pas vu que pendant 4 mois maxi, ce qui est le temps que le décision du juge soit appliquée.

Vous dites aussi que votre enfant de 2 ans a décidé de ne plus voir son père. Comment un enfant de cet âge peut il décider et même énoncer une telle chose ? Sans doute avez vous oublié que ce sont les parents qui décident, pas les enfants.

Votre message laisse l'impression que votre enfant réagit à vos propres angoisses et à votre propre répugnance à ce qu'elle voit son père. Les cris et l'agressivité de cet homme ne vous ont ils pas placé dans une situation que VOUS auriez déjà vécu ?

Vous devriez parler de vos peurs à la psychologue ou à l'éducatrice du relais parent-enfant. Cela aidera votre fille a garder le lien -essentiel- avec le père mais surtout cela vous aiderait à vous détacher du lien fusionnel qu'il semble y avoir de vous vers elle.

Cordialement

Sylvianne Spitzer
Psychologue, psychothérapeute, victimologue

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Bonjour, je suis un peu perturbée par ce que je viens de lire.

Je rencontre le même problème que Madame. En effet, le père de ma fille (qui a 2 ans) a le droit de voir sa fille 1h tous les 2 mois dans un lieu neutre.

Une première visite a eu lieu il y a un an ; à la suite de celle ci, il a pris la décision de suspendre son droit pendant plusieurs mois. A sa demande, les visites ont repris samedi dernier.

Ma fille était en détresse. Dès qu'elle l'a vu, elle s'est mise à hurler (c'est pourtant une petite fille très sociable). Elle étaiet tellement en détresse qu'ils m'ont rappelée au bout de 30 mn pour que je vienne la chercher!

L'éducateur m'a dit que c'était une visite positive !!! Le comportement de ma fille prouve le fait que je suis une bonne maman et que je ne la confie pas à n'importe qui!!!!!

Pourtant j'ai toujours parlé à ma fille de son père (qui était pourtant violent avec moi). J'autorise des skype (le dernie date d'hier, dès qu'elle l'a vue, elle s'est mise à hurler en disant "non veux pas").

Depuis la visite, son comportement a changé, elle est très angoissée dès que je m'absente. Je trouve sincèrement que ce droit de visite en lieu neutre est trop violent pour des enfants en bas âge. On ne prend absolument pas en compte la détresse des enfants. Je suis affligée par les discours qu'on me tient. Nous allons retourner voir la pédo psy qui trouve également que ces visites sont trop violentes.

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29 AVRIL 2014

Lili

Bonjour,

Je voulais vous dire que votre fille a effectué un blocage dans le processus que la JAF lui impose par votre intermédiaire. Vous êtes devenue, par délégation, l'exécuteur du jugement de la justice en la matière et votre fille vous perçoit de cette manière. Pour y remédier, il faut pouvoir inverser cette image mentale qu'elle a de l'amalgame du processus. Je pense que vous devriez voir un pédopsychologue spécialiste du cognitivo-comportemental.

Cordialement,
Olivier DAWANT
Psychologue à Caen

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3 MARS 2014

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182 réponses

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Bonsoir

Madame, je vous ai répondu par message privé pensant que votre réponse était privée. Dans la mesure où elle est publiée ici, voici ma réponse à votre message :

"Madame,
Je me base uniquement sur vos écrits.
Ensuite personne ne nie les ressentis de votre fille, mais comme le dit d ailleurs une confrère dans son commentaire, il ne faut pas faire d amalgame entre un enfant et un adulte. Je ne suis donc pas la seule à entrevoir une problématique à ce sujet. Comment voulez vous que votre fille soit à son aise avec un père qu elle ne voit qu une fois tous les 15 jours et en présence d une tierce personne. Pensez vous que si votre fille vous voyait aussi peu elle arriverait à créer un lien avec vous et qu elle vous considérerait autrement que comme une étrangère ?

En ce qui concerne le droit de visite, le JAF considère qu il est essentiel. Si vous avez des doutes vous pourrez le saisir en apportant tous les éléments justifiant votre demande. Sachant qu aucune expertise de votre enfant ne sera possible avant ses 4 ans car les professionnels estiment qu avant cet âge un enfant est incapable d exprimer correctement son ressenti et que ce qui peut être exprimé relève non pas de son ressenti propre mais de celui du parent qui s en occupe (d où mes explications).

Si votre fille a peur, il est possible qu il y ait un effet d apprentissage, mais vous l avez écrit vous même, votre fille a peur de l éducatrice or à presque 3 ans un enfant fait la différence entre les personnes. Si elle avait peur de son père elle n aurait par contre pas peur de l éducatrice. Je vous rejoins, il s est passé quelque chose mais peut être pas la raison que vous avancez... qui reste la vôtre.

Cordialement
Sylvianne Spitzer"

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27 FÉVR. 2014

Logo Sylvianne Spitzer - Psychologue - Psychothérapeute -  Psychanalyste Sylvianne Spitzer - Psychologue - Psychothérapeute - Psychanalyste

392 réponses

2040 J'aime

Docteur Sylviane Spitze,

Malgré le respect que je porte a votre profession, vous vous trompez à mon sujet, et celle de ma fille. Car ma fille a vu son père les premiers 2,5 mois de sa vie, ensuite 10 fois à raison de 2 fois par mois à l'age de 16 mois et, depuis, elle ne l'a plus revue, cela fait donc déjà 20 mois.

Contrairement à vos dires, ma fille comprend beaucoup,et elle refuse d'aller à ce centre, il doit y avoir soit des souvenirs soit des choses qu'elle ne ressent pas bien. Personellement, je n'ai ni angoisse ni craintes concernant son père, puisque la justice s'en est occupée. Cependant je m'intérroge sur le long terme de ces droits de visites, si ma fille les refuse. Je me suis battu pour qu'un lien paternel puisse exister, mais au bout du compte, ma fille n'est pas à son aise, et il est normal que je veuille l'aider.

La psychothérapeute que j'ai consultée, lors d'une longue période de 10 mois, où ma fille a été profondément marquée par des cris de son père (dans ce centre!), m'avait bien dit le contraire de vous concernant un petit enfant et ses ressentis, elle peut au contraire manifester un mal-être en face des personnes qu'elle a auparavant rencontré dans des situations d'angoisse, agressivité. Aimée

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25 FÉVR. 2014

Aimee

Merci pour votre reponse rapide, cependant elle ne traite pas le probleme en question puisque vous parler de ce qu'est un bébé,et quels comportements sont normaux,en plus vous parler de ma vie de femme qui n'a rien a voir dans tout cela. Ma fille n'a pas eu toutes ces étapes dont vous parlez, tous les enfants sont différents, vous devriez le savoir. Ma fille n'a jamais eu les peurs dont vous parlez, mais a eu un choc a 16 mois, avec son pere, j'ai vu un psychotherapeute pour enfants, pour qu'elle puisse dépasser cet état.
10 mois durant elle a été très perturbée, constatée par des professionnelles et identifiée en tant que telle. Elle n'est pas non plus dans l'état de refus que vous décrivez, elle a simplement des "restes"concernant son père,et ceux-ci ne sont pas positifs.

Le lieu neutre est certes composé de professionnelles, mais elle sont visiblement désarmées devant les pleurs de ma fille. L'année dernière, ma fille a été traumatisée, et ces mêmes professionnelles n'ont pas su prévenir ce qui est arrivé. Ce père a pu exprimer colère et aggressité dans ces lieux, et cela devant ma fille.
J'ai parlé entre temps avec ma fille,en lui expliquant que ces dames étaient gentilles et qu'elles allait répondre a ses attentes (soif, WC, sécurité, etc) comme moi, pendant mon absence, que je reviendrais la chercher. Mais il n'y a rien a faire, elle est certes petite, mais elle a la mémoire, et refuse net tout contact avec ces dames, et refuse de voir son père, sans parler du fait qu'elle ne se sente pas en sécurité, et n'accepte pas que je la laisse.
Je n'ai pas envie de faire durer cette situation,car elle est néfaste pour ma fille. Je suis une personne responsable, de bonne foi, et je veux respecter la loi, mais pas en sacrifiant le bien-être (à long terme) de ma fille.
Voilà dans quel sens j'avais posé ma question.
Quant à ma vie de femme, elle n'entre pas dans le sujet traité ici, j'ai dépassé mes difficultés avec maturité (40 ans) et j'assume ce qui en a découlé, et croyez moi cela a été très dur. Mais ma fille a besoin de soutien, t moi d'aide pour l'aider.

Aimée

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24 FÉVR. 2014

Anonyme

Bonjour,

Vous connaissez sans doute la formule : "le bébé est une personne". Cela ne signifie pas que le bébé soit adulte, il nait dans un état de prématurité psychique. Cela signifie que le développement harmonieux de sa personnalité est en partie lié à la qualité des soins apportés son environnement et par sa mère, ou le substitut maternel si celle-ci est absente. Ce développement du bébé commence à la naissance et se poursuit jusqu'à la fin de l'adolescence qui marque l’entrée de la vie d’adulte. Contrairement à ce qui était affirmé dans les années 70, tout ne se joue pas avant 4 ans et des remaniements psychiques sont encore possibles bien plus tard. Je fais cette digression pour introduire le principe d'un développement lent, et par étape, du sujet en devenir qu'est votre fille. De votre côté, soucieuse de respecter ce jeune être, je vous sens aux aguets et prête à interpréter la moindre expression. Cette préoccupation fait partie du rôle de mère.

Mais dans votre situation les évènements que vous traversez ensemble sont au-delà des poussées dentaires et des petits maux de l'enfance. Le climat conflictuel, très dur, que vous décrivez est perturbant, d'abord pour vous. Comment traverser de telles épreuves en préservant la nécessaire sérénité dont vous avez besoin pour entourer votre fille, l’aider à dépasser ses angoisses et grandir. Chaque étape de son développement s'accompagne de turbulences. Vers 8 - 10 mois votre bébé a une peur soudaine de quitter vos bras, il pleure à la vue d'un visage qu'il ne connaît pas ou peu. Cette période peut s'accompagner de cauchemars. C’est normal et signe que son développement se passe bien. Attention donc à ne pas "pathologiser" les étapes normales du développement de votre petite fille qui s'épanouit normalement.

Aujourd'hui, elle a dépassé l’étape de la peur de l’étranger, elle sourit et est sociable. Elle commence à parler peut-être et s'affirme. Entre deux et trois ans c'est la période du non systématique, des colères parfois difficiles à supporter pour vous. Il n'y a rien d'inquiétant à ce que votre fille s'oppose et refuse ce qui lui est imposé : aller au bain, manger telle ou telle chose... et se rendre dans un lieu peu familier pour rencontrer un père qui lui est encore étranger.

Ces visites se font dans un cadre protégé avec des personnes qui prennent soin de votre fille et veillent à ce que les échanges avec son père se passent bien. De votre côté, continuez à assurer comme vous le faites et pensez à vous. Une psychothérapie personnelle peut vous aider à vous reconstruire en tant que femme, à vous soutenir en tant que mère et à mettre en mots, pour votre fille, la situation que vous traversez aujourd'hui et, qui aussi difficile soit-elle n'entame pas les moments de bonheur que vous avez pu avoir avec son père.

Bien à vous, Chantal Paugam

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20 FÉVR. 2014

Logo Chantal Paugam Chantal Paugam

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