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Comment résoudre un traumatisme d'abandon familial ?

Réalisée par maja le 5 juil. 2018 4 réponses  · Thérapie brève

Bonjour,

Ma mère a été abandonnée. Elle était bipolaire également et alcoolique comme mon père qui lui était absent et narcissique (lui avait été battu par son père) et quand il rentrait, c'était extrêmement violent. Mon frère qui présentait tout le panel de l'abandonnique comme moi, mon oncle (le frère de ma mère) et bien d'autres dans cette famille déchirée s'est suicidé en 2000 suite à une rupture affective. Mon oncle l'a suivi de peu après son divorce. J'ai plongé.

J'ai toujours refusé de faire des enfants pour ne pas les faire souffrir à mon tour. Aujourd'hui j'ai 43 ans, en dépression extrêmement sévère je cours de relation en relation avec des hommes qui me disent clairement qu'ils ne m'aimeront pas, mais j'y vais, et je me détruis. J'ai failli en mourir d'anorexie en décembre.

Mon frère, le dernier qui me parle encore de toute la famille qui a littéralement explosé depuis le décès de mes parents a un an et demi d'écart il y a quelques années, se blesse coup après coup, sa famille vient d'éclater, il cherche l'image du père et à être aimé, et a lui même reproduit exactement la même situation que mon père, et au résultat son fils aîné prend la même voie de l'abandonnique.

Son fils souffre et devient violent, et ruine son avenir. Je n'en peux plus de ces suicides, de ces drames humains, de voir tout le monde partir en dépressions, violence, déni et silence de mort ! Je sais que je dois me sauver d'abord, et ça fait plus d'un an que je lutte avec une dépression plus que sévère, déterminée à ne pas me suicider moi-même, je suis suivie en psychiatrie et par une psychologue, mais la situation est extrêmement grave, et on ne peut pas entamer de thérapie familiale puisque mon frère est à l'étranger (il a fait pareil que mon père) et mon autre frère refuse de nous parler alors je suis désespérée.

enfants , famille , divorce , décès , familial , alcoolique

Meilleure réponse

Bonjour Lisa,

Vous nous faites le récit d'une famille déchirée, exposée même, traversée par l'abandon, l'absence et le suicide de certains - votre frère, votre oncle. Vous nous parlez de vos autres frères, l'un est loin, l'autre ne vous parle pas et vous vous inquiétez pour votre neveu qui à son tour devient violent et ruine son avenir (ce sont vos mots).

Tous des hommes, que des hommes absents ou qui s'absentent les uns définitivement, les autres par l'éloignement géographique... Alors les hommes vers qui vous vous tournez dans vos relations amoureuses vous disent qu'ils ne vous aiment pas et vous ne pouvez donc vous "accrocher " à aucun d'eux.

Que s'est-il passé dans cette famille, votre famille pour que les hommes soient aussi mal en point? Avez-vous pu remonter dans l'histoire au-delà de vos parents? Connaissez-vous l'histoire de vos grand-parents voire au-delà?

Et aussi, où sont les femmes? Etes-vous la seule femme dans une fratrie composée de frères? Parallèlement à cette lignée d'hommes, qu'en est-il de celle des femmes, au-delà de votre mère?

Vous aimeriez une thérapie familiale parce que vous vous sentez comme détentrice du destin de cette famille, comme s'il était en votre pouvoir de la recomposer, de recoller les morceaux... Or, il est bien de votre pouvoir de vous occuper de vous-même, de faire un choix pour vous afin de vous libérer de tout ce qui pèse, de tous ces destins des hommes de votre famille qui pèsent sur votre destinée de femme.

Continuez donc votre travail et vos suivis actuels, faites en sorte surtout d'être régulière dans vos rendez-vous avec votre psy et prenez soin de vous.

Bien cordialement,
Fabienne Verstraeten
Psychanalyste

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Bonjour Madame,

Votre histoire familiale est lourde et douloureuse : vos parents, à cause de leurs propres souffrances et problèmes non résolus avec eux même et leurs passés..., n'ont pas pu vous donner l'attention, l'amour et un cadre sécurisant nécessaires pour devenir des adultes "à peu près bien" dans leurs vies.

A cause de ça, vous aimeriez aujourd'hui aider vos frères et leurs enfants..., en leur proposant une thérapie familiale.
Pour qu'une telle thérapie puisse avoir lieu et faire avancer il est important que tous ceux qui sont visés soient "partants" , c'est à dire qu'ils veuillent= qu'ils peuvent y participer, entendre et communiquer entre eux et avec le/la thérapeute sur des sujets qui sont très douloureux (voire aussi "honteux" pour certains).

Dans l'état de la situation que vous avez décrit..., cela ne semble pas vraiment possible. Le fait qu'un des frères habite loin n'est pas un frein..., s'il veut se déplacer une ou deux fois...

MAIS l'essentiel dans ce que vous écrivez reste votre souffrance à vous, qu'il faut continuer de soigner le plus possible, afin d'aller vous même bien : ce n'est qu'au moment où vous irez mieux qu vous aurez la possibilité d'aider un peu les autres, ne serait-ce qu'en parlant des bienfaits de la thérapie sur vous même (ce qui peut les inciter à suivre votre exemple...).

Prenez les médicaments qui vous sont prescrits... (les antidépresseurs sont très aidants dans votre cas) jusqu'à ce que l'avancée de la thérapie peut vous permettre d'y renoncer.
Et, comme déjà suggéré, il est serait probablement bon pour vous d'adopter un rythme plus soutenu pour la thérapie (deux fois par semaine...), le temps de sortir de votre détresse profonde actuelle.

Je vous souhaite d'arriver à accepter de vous occuper en priorité de vous même..., afin de vous sortir au plus vite des souffrances que vous nous avez décrit.
Bon courage à vous !
sp

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6 JUIL. 2018

Logo Silvia PODANI Silvia PODANI

1557 réponses

4797 J'aime

Bonjour Maja,
Je suis très touché par ce que vous vivez.. Oui tu sais que tu dois te sauver toi, et tu es déterminée à ne pas te suicider et à lutter ! J'ai envie d'applaudir ça en toi.
Tu en as marre de tous ces drames, et d'un côté tu es coincée, toi qui voudrais faire une thérapie familiale, pour mettre tout cela à plat, derrière toi ? Mais ça n'est pas possible... ça te désespère oui, et tu écris ici.
Je t'ai lu, et reste présent pour un échange si tu le souhaites.
Bien cordialement,
Sébastien,
Accompagnant centré sur la personne et la relation.

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6 JUIL. 2018

Anonyme

Bonjour,

Si la thérapie familiale n'est pas possible, vous ne pouvez pas lutter contre cela : c'est une situation qui ne se prête donc pas à la thérapie familiale puisqu'il faut a minima être sur le même lieu géographique... Continuez surtout votre thérapie : elle est primordiale. Certes c'est un problème familial : mais tout est toujours familial...
Est-ce-que vous voyez votre psy plusieurs fois par semaine ? Si ce n'est pas le cas, je crois qu'il faut le lui demander. J'imagine que vous avez un traitement anti-dépresseur: ne l'arrêtez pas.

Vous savez, les thérapie familiales ou de couple sont en effet une alternative. Mais le plus souvent, on s'aperçoit au bout de quelques séances qu'il est préférable que chaque membre du couple ou de la famille entreprenne une thérapie individuelle.

Je reste à votre disposition sur mon espace perso si vous le souhaitez.

Cordialement
Frédérique Le Ridant

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6 JUIL. 2018

Logo Anonyme-331608 Anonyme-331608

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