Comment retrouver une vie heureuse sans culpabilité ?

Réalisée par Norah · 4 août 2025 Aide psychologique

Bonjour
Je me sens dans une impasse. Je n’arrive plus à me sentir bien. Je n’ai goût à plus rien. Les journées me paraissent lourdes et difficiles. Aucune de mes décisions arrivent à soulager complètement ma souffrance.
Il y a 3 ans nous avions un projet mon conjoint et moi de partir à l’étranger avec 2 de nos enfants sur les 4 enfants . Et 2 de des 4 autres restaient en France car étudiants . J’étais contente car mon travail était energivore et malgré la difficulté de ne pas partir toute la famille j’ai accepé de quitter mon travail qui était bien rémunéré mais qui m’apportait beaucoup de stress et mon mari m’avait dit que si on restait dans cette situation en France de toute façon notre couple exploserait, car notre couple etait dejà bancal ( on vivait surtout comme des colocataires) Nous avons trouvé un compromis qui consistait à ce qu il parte un an en avance le temps que je finisses certaines formalités ( accompagner les enfants grands une année avant mon départ et quitter correctement mon travail). Sauf qu â la fin de cette année il m’ a dit qu il ne voulu plus être mon mari. je me suis aperçue qu il avait rencontré quelqu’un. On a décidé de partir quand même â l’étranger je pensais qu il oublierai cette personne mais voila 2 ans qu il vit son histoire en cachette avec elle. Il reste une année â mes 2 enfants pour finir leur cursus à l’étranger et ensuite j’ai décidé de me
Séparer et d’essayer de tourner la
Page de cette relation mais au quotidien je le vis très mal. Car on vit sous le même toit je sais qu’il est toujours avéc cette personne même s’il le nie . Il me dit que nous deux c est fini car c est trop tard la vie nous a usé il n’a plus de sentiment et n’y peut rien. Il me dit qu’il n’a pas de projet qu’il vit au jour au jour le temps qu’il reste dans ce monde . Cette vie de colocation entre nous lui convient du moment où il a sa liberté de sortir comme et avéc qui il veut.
Je me sens coupable de ne pas avoir pris au sérieux les alertes qu’il me disait dans lé
Passé. J’aurai voulu faire plus d efforts j’aurai pu en faire plus car je me rend compte de ce que je perd et de la souffrance pour les enfants. Mes
Parents sont séparés et j’en ai beaucoup souffert . Je m’étais promis de ne pas faire lé même schéma. Et j’ai peur de la solitude â venir j’ai 54 ans.. je dois tout reconstruire car j’ai laissé mon travail. Je dois encore vivre une année ensemble mais sépare en voyant tout ses faits et gestes et quand il va la retrouver ou passer des vacances avéc elle même si il lé cache je le sais . Donc c’est lourd pour moi. Je me sens responsable de ne pas avoir pu préserver notre famille je suis très triste pour nos enfants de devoir leur faire subir une séparation à venir et qu’ils auront des parents séparés. Je lé suis senti aussi humiliée car j’ai connu cette tierce personne et il travaillait au quotidien avéc elle . Voilà mes journées sont fades je ne ris plus. Je sens que je déprime. J’ai dejà vu une psychothérapeute qui m’a beaucoup aidé mais je sens que maintenant cela vient de moi mon état que un une thérapeute ne pourrait rien faire. Il ne me comprend pas il dit que notre vie était dejà comme ça avant et que ça me convenait la colocation. Mais je ne suis pas d’accord de ce raccourci. Lui maintenant il a une vie «  amoureuse «  et moi un grand vide émotionnel depuis 2 ans …et quand je veux discuter c’est difficile je sens qu’il n’est pas totalement sincère .. difficile de résumer en quelques lignes … La on doit repartir encore un an â l’étranger , on a changé d’endroit donc je pensais que ce serait plus facile mais j’appréhende beaucoup .

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Meilleure réponse 18 AOÛT 2025

Bonjour Norah,

Je lis votre message et je suis touché par la situation d'impasse et la profonde souffrance que vous décrivez. Vivre sous le même toit que l'homme que vous aimez tout en sachant qu'il en aime une autre est une épreuve d'une violence psychologique inouïe. La culpabilité, le sentiment d'humiliation, la peur de l'avenir et la perte de goût à la vie sont des réactions tout à fait légitimes face à ce que vous endurez.

Vous terminez en disant que vous sentez que votre état "vient de vous" et qu'un thérapeute ne pourrait plus rien faire. Permettez-moi de vous dire que c'est précisément parce que cela "vient de vous" – de votre ressenti, de votre histoire, de votre manière de vivre cette situation – que la thérapie peut être un levier puissant. La Gestalt-thérapie, que je pratique, se concentre justement sur notre manière d'être au monde et sur notre capacité à retrouver du pouvoir sur notre vie, même quand les circonstances extérieures sont difficiles.

Voici comment cette approche pourrait vous aider :

1. Travailler sur la culpabilité pour libérer le présent
La culpabilité ("je n'ai pas pris au sérieux les alertes", "j'aurais pu faire plus d'efforts") vous maintient enchaînée au passé et vous ronge de l'intérieur. En Gestalt, nous appelons cela des "Gestalts inachevées". Il ne s'agit pas de savoir si vous avez eu tort ou raison, mais d'explorer ce qui se joue encore pour vous aujourd'hui.
Le travail thérapeutique vous permettrait de "revisiter" ces moments, non pour les changer, mais pour achever ce qui est resté en suspens : exprimer la colère, le regret, la tristesse, et comprendre les besoins qui n'étaient pas satisfaits à l'époque. En "clôturant" ces vieilles histoires, vous pourriez libérer une énergie immense pour vous occuper de votre présent et de votre avenir.

2. Apprendre à vivre l'année qui reste
Vous êtes face à une année de cohabitation forcée, ce qui est extrêmement lourd. Plutôt que de simplement "subir" en attendant la fin, la Gestalt vous aide à travailler sur "l'ici et maintenant". Comment pouvez-vous ajuster votre quotidien pour vous protéger ? Comment poser des limites, même symboliques ? Comment trouver des "respirations" dans ces journées qui vous paraissent si fades ?
Nous explorerions ensemble votre manière d'être en "contact" avec lui et avec votre environnement, pour trouver des ajustements créatifs qui peuvent rendre votre présent plus heureux et vous redonner un sentiment de croissance.

3. Reconstruire votre identité et combler le "grand vide"
Vous dites "je dois tout reconstruire". C'est une perspective effrayante, mais c'est aussi une opportunité. Vous avez quitté votre travail, votre couple est terminé, votre rôle de mère évolue. Qui est Norah, aujourd'hui, en dehors de ces rôles ?
La thérapie Gestalt est un formidable outil pour se réapproprier son identité. En vous reconnectant à vos sensations, vos émotions, vos envies propres, vous pouvez commencer à redonner de la couleur et du sens à votre vie, pour vous-même. Il s'agit de redécouvrir ce qui vous anime, ce qui vous fait vibrer, même modestement au début, pour que le "grand vide émotionnel" se remplisse peu à peu de votre propre substance.

4. Transformer la peur de la solitude
La peur de la solitude à 54 ans est une angoisse profonde et partagée par beaucoup. La Gestalt-thérapie aide à faire la distinction entre "être seule" et "se sentir seule". En renforçant votre sécurité intérieure et votre confiance en vos propres ressources, vous pouvez apprendre à être bien en votre propre compagnie. Cela devient alors la base solide sur laquelle vous pourrez, si vous le souhaitez, construire de nouvelles relations (amicales, sociales, et pourquoi pas amoureuses) qui ne viendront plus combler un manque, mais partager une vie déjà riche.

Votre chemin n'est pas de "ne plus souffrir" du jour au lendemain, mais de retrouver votre capacité à être l'actrice principale de votre vie, et non plus la spectatrice d'une situation qui vous a été imposée.

Si cette manière de voir les choses résonne en vous, sachez qu'un accompagnement peut vous offrir l'espace de soutien nécessaire pour entamer cette reconstruction.

Avec compassion,
Laurent FARRET.

Laurent Farret Psy sur Nantes

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11 AOÛT 2025

Bonjour Norah
Merci pour votre message .Oui malgré un travail avec un thérapeute quelque temps , vous n'allez pas encore très bien .Mais comme vous vivez au quotidien ensemble , il est bien difficile pour vous de ne pas penser que votre relation de couple pourrait repartir que vous l'aimez peut ere encore ...Vivre sous le meme tout vous empêche de reprendre votre vie en main et de faire le deuil de cette relation . Prenez votre espace et peut être une decision pour vous si vous ne supportez pas ses écarts . Plein de courage a vous . Cordialement .
Mme ROUX Psychologue

Odette Roux Psy sur Valence

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11 AOÛT 2025

Bonjour Madame,

Il est naturel d’être en dépression quand vous vivez en collocation depuis assez longtemps avec un mari qui vous dit qu’il ne vous aime plus et qui a en plus une vie amoureuse cachée.

C’est malheureux mais vous vous avez été dépassée par les autres obligations de votre vie et aviez laissé « mourir » votre couple devenu « bancal » depuis longtemps.

Vos enfants ont dû comprendre que leurs parents ne partageaient plus grande chose… et si vous vous séparez ils ne vont pas souffrir tant que ça… et dans tous les cas moins que vous même. Donc… vous n’avez pas à vous sentir coupable.

Pour être bien les enfants ont besoin de vivre dans un environnement où il y a de l’amour partagé, une bonne communication, la confiance réciproque et de la joie.

Dans la situation que vous décrivez il me semble difficile de continuer à faire semblant et de suivre votre mari à l’étranger… : pourquoi le feriez vous ?!

Si vous pensez que votre couple ne peut pas (re)construire une relation amoureuse saine il est temps de penser à vous : accepter la séparation et vivre le deuil de ce mariage et de la famille unie vous permettra de retrouver une activité professionnelle choisie et, après une nécessaire période de deuil, une vie personnelle affective plus riche et plus satisfaisante.

Vous êtes loin d’être « vieille », mais la douleur de votre vie actuelle et la dépression causée par cette succession de grandes déceptions vous fait voir tout « en noir ».

Et vous avez bien besoin de continuer la thérapie et probablement même prendre des antidépresseurs pour pouvoir dépasser la dépression : ne pensez vous que vous méritez d’aller bien et de retrouver l’en-vie et le plaisir de vivre ?!

Mais… si vous pensez qu’il y a la possibilité de reconstruire votre couple, proposez à votre mari de faire une thérapie de couple : celle ci peut vous aider à repartir sur des nouvelles bases, et au pire d’organiser une séparation avec de moindres « dégâts ».

Je vous souhaite de trouver la force de reprendre votre vie en mains.
sp

Silvia Podani Psy sur Issy-les-Moulineaux

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11 AOÛT 2025

Bonjour Norah, vous avez dépensé une énorme énergie à maintenir votre embarcation familiale à flots, à recevoir des conseils, des injonctions (de votre entourage, vos conseils, et de vous-même aussi), au point de ne plus savoir par où avancer, géographiquement, familialement, personnellement, et au final à qui parler. Un tiers avisé, par une écoute non directive je dirais, pourrait vous amener à déblayer ces pensées et vous amener à (re)trouver la propriété de votre identité, et vos désirs. Avant d'en extraire le plein potentiel, inconscient.
Une première séance de prise de connaissance vous permettra de savoir si vous avez en face de vous le bon interlocuteur.
Bien cordialement,
H GOZLAN

Harry Gozlan Psy sur Aix-en-Provence

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11 AOÛT 2025

Bonjour,

Votre récit exprime une accumulation de pertes : celle d’un projet commun, d’un lien conjugal, d’une sécurité affective et professionnelle. La lourdeur que vous ressentez, ce goût absent pour la vie, s’apparente à une période de désorientation profonde — en termes jungiens, une nuit noire de l’âme. Ce n’est pas seulement un épisode dépressif : c’est une traversée initiatique, où l’ancien monde s’effondre avant que le nouveau ne se dessine.

La cohabitation actuelle entretient la blessure ouverte. Vous êtes confrontée quotidiennement à l’homme qui, autrefois, était votre partenaire, mais qui incarne désormais une rupture. Dans l’inconscient, cette situation alimente un double mouvement : un attachement à ce qui a été et une rage silencieuse face à ce qui ne sera plus. L’ombre se manifeste sous forme de culpabilité (“j’aurais pu faire plus”), mais aussi de peur (“je vais être seule, je vais répéter l’histoire de mes parents”).

Il est important de rappeler que la séparation n’est pas l’échec d’une personne, mais souvent l’aboutissement de dynamiques anciennes, dont chacun porte une part. Ce que vous ressentez aujourd’hui n’est pas une incapacité à “aller mieux” : c’est le travail nécessaire de deuil et de réappropriation de vous-même.

Quelques pistes de réflexion :
– Que se passerait-il si vous déplaciez le centre de votre attention, non plus sur “préserver la famille à tout prix”, mais sur “préserver votre intégrité intérieure” ?
– Quels espaces pouvez-vous créer, même dans cette cohabitation, où vous êtes hors de son regard et centrée sur vos ressources ?
– Quelles parts de vous, mises en sommeil par les années de colocation affective, demandent aujourd’hui à renaître ?

Vous n’êtes pas en train d’échouer : vous êtes en train de passer d’une identité façonnée autour du couple à une identité plus entière et autonome, même si le chemin est encore obscur.
Si vous le souhaitez, je vous propose que nous commencions à travailler ensemble sur cette situation qui vous pèse.

Bien à vous,

Séverine Hutinet
Psychanalyste Jungienne et analyste de rêves

Séverine Hutinet Psy sur Léognan

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10 AOÛT 2025

Bonjour,

Votre témoignage est très touchant et reflète une immense souffrance. Vous traversez une période extrêmement éprouvante, marquée à la fois par une rupture affective, un bouleversement de votre vie familiale, et la nécessité de vous réinventer dans un contexte où vous êtes encore contrainte de cohabiter avec votre conjoint.

Ce que vous décrivez — perte de goût, journées lourdes, sentiment de vide émotionnel — ressemble à un état de grande fatigue émotionnelle qui pourrait s’apparenter à une dépression réactionnelle. Elle est souvent liée à des événements de vie difficiles, et peut générer ce sentiment d’impasse que vous exprimez.

Il est important de rappeler que vous n’êtes pas responsable à vous seule de l’échec d’un couple : une relation se construit à deux, et chacun porte sa part d’histoire, de choix et de limites. Votre culpabilité est compréhensible, mais elle ne reflète pas toute la réalité. Vous avez aussi fait des efforts, pris des décisions courageuses, et vous vous êtes adaptée à des changements très lourds.

Le fait de continuer à vivre sous le même toit, tout en sachant que votre conjoint entretient une relation avec une autre personne, entretient la douleur et empêche le processus de séparation émotionnelle. C’est un contexte très difficile psychologiquement, et il est normal que cela affecte votre énergie, votre humeur et votre capacité à vous projeter.

Même si vous avez déjà consulté une psychothérapeute, cela ne signifie pas qu’un nouvel accompagnement ne pourrait pas vous aider aujourd’hui. Les besoins changent selon les étapes que l’on traverse. Un suivi thérapeutique pourrait vous permettre :

d’apaiser la culpabilité et la tristesse,

de retrouver un espace à vous, même dans ce contexte,

de préparer concrètement et émotionnellement votre séparation,

et de redonner progressivement une place à vos projets personnels.

Vous avez encore une année à vivre dans cette situation : il est essentiel de mettre en place des stratégies de protection émotionnelle dès maintenant, pour ne pas rester dans ce vide que vous décrivez.

Je vous encourage à chercher un soutien régulier, que ce soit en thérapie individuelle ou via des groupes de parole, afin de ne pas porter seule ce poids. Vous avez encore la possibilité de reconstruire, à votre rythme, un nouvel équilibre, même si aujourd’hui la douleur vous empêche de le voir.

Avec bienveillance,

Delphine Bailly - Psychopraticienne

Delphine Bailly Psy sur Clermont

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9 AOÛT 2025

Bonjour Norah ,

Ce que vous traversez est particulièrement difficile : rupture, cohabitation forcée, perte de repères…
C’est normal de vous sentir épuisée et sans goût à la vie. Votre culpabilité est compréhensible, mais la responsabilité d’un couple est toujours partagée.

La cohabitation entretient la blessure et complique le deuil.
Pour vous protéger, je vous invite à mettre en place un plan de transition pour l’étape d’après, c’est à dire vous entourer de soutien (amis, proches, groupe de parole) si possible, reprendre un accompagnement thérapeutique pour retrouver de la clarté et surtout préserver votre énergie émotionnelle.

Ce que vous vivez ne durera pas toujours. Chaque petit pas aujourd’hui prépare votre mieux-être et votre paix intérieure demain.

Bien à vous,
Stéphane Eguienta

Stephane Eguienta Psy sur Paris

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6 AOÛT 2025

Bonjour,

Merci pour votre témoignage si sincère, si touchant. On sent à travers vos mots une grande lucidité, une immense souffrance, mais aussi une force : celle de continuer à avancer, de chercher des réponses, de vous exprimer malgré le poids émotionnel que vous portez.

Vous décrivez une situation particulièrement douloureuse, faite de renoncements, de trahison, d’injustice, mais aussi de culpabilité, de solitude, et de deuil. Un deuil multiple, en réalité : celui du couple que vous aviez rêvé de reconstruire, de la promesse d’une vie à deux ailleurs, et sans doute aussi de certains repères sur lesquels vous aviez bâti votre identité. Tout cela alors que vous vivez encore sous le même toit, dans une sorte de huis clos où chaque jour vous rappelle ce que vous perdez.

Ce que vous traversez n’est pas une "simple" difficulté passagère : c’est une crise existentielle, un choc affectif profond. Il est donc parfaitement compréhensible que vous ressentiez un état dépressif : perte d’envie, fatigue émotionnelle, désinvestissement du quotidien, douleurs morales, absence de plaisir… Ce n’est pas un échec de votre part. Ce n’est pas non plus un signe que "la thérapie ne suffit plus". C’est le signe que vous êtes profondément blessée — et que votre psyché a besoin de temps, de soutien, de repères pour se réparer.

Vous semblez également prise dans une forme de double contrainte : devoir cohabiter pendant encore un an avec cet homme qui vit une autre histoire, tout en essayant de vous protéger émotionnellement. Cette situation est, en soi, extrêmement violente. Vous ne pouvez pas faire votre deuil dans un tel climat. Il est donc normal que vous vous sentiez bloquée, comme "à l’arrêt". Ce n’est pas vous qui ne savez pas avancer : c’est la situation qui vous empêche, pour le moment, d’avancer pleinement.

Par ailleurs, votre sentiment de culpabilité est profondément humain : beaucoup de personnes qui vivent une séparation se reprochent de ne pas avoir vu les signes, de ne pas avoir "fait assez", surtout lorsqu’elles sont elles-mêmes issues d’une histoire familiale marquée par la séparation. Mais il est important de rappeler que vous n’êtes pas seule responsable de ce qui s’est passé. Un couple, ce sont deux personnes. Et la responsabilité est toujours partagée, même si les efforts ne l’ont pas toujours été de manière égale.

Aujourd’hui, il semble que vous soyez à un point charnière : encore "coincée" dans une histoire qui n’en est plus vraiment une, mais déjà tournée intérieurement vers l’après. Ce que vous vivez maintenant n’est pas "une année de plus comme les deux précédentes" : c’est l’année de la transition, de la reconstruction, de la préparation de votre nouveau départ. Cela peut être douloureux, mais c’est aussi une période qui peut être mise au service de vous. De vos besoins. De votre futur.

Quelques pistes peuvent vous aider à traverser cette étape :

Vous recentrer, petit à petit, sur ce qui vous appartient : vos envies, vos forces, vos valeurs. Même de manière minuscule (un lieu, une activité, un lien social).

Être accompagnée dans cette traversée : peut-être que reprendre un suivi thérapeutique différent, ou plus soutenu, pourrait vous aider à retrouver une place, une voix, un espace rien qu’à vous.

Identifier vos ressources concrètes pour la suite : professionnelles, sociales, intérieures. Vous avez déjà su quitter un emploi, gérer un départ à l’étranger, soutenir vos enfants. Cette force-là est encore en vous, même si elle est enfouie sous la tristesse.

Enfin, je voudrais vous dire ceci : vous avez encore beaucoup à vivre. À 54 ans, ce n’est pas une fin, mais un virage. Il ne s’agit pas de "recommencer à zéro", mais de vous retrouver, d’oser vivre une vie qui vous ressemble davantage. Pas dans l’ombre d’un autre, mais à la lumière de vous-même.

Je vous souhaite du courage, de la douceur, et surtout… de ne pas rester seule avec tout cela.

Bien à vous,
Delphine Bailly
Psychopraticienne – Thérapie individuelle et thérapie de couple

Delphine Bailly Psy sur Clermont

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5 AOÛT 2025

Bonsoir,

Vous vous êtes aimés, vous avez fondé une famille et eu 4 enfants.
La vie vous a peut-être tous les deux usés et vous n'avez pas su, tous les deux, franchir les difficultés traversées.
Rien n'est jamais totalement perdu mais il faut être deux à le vouloir.
Cette année avec ce changement de lieu aura peut-être raison de ses résistances à lui. Peut-être pas. Vous serez rapidement fixée.
Pour l'instant vous avez besoin d'accepter de continuer à être accompagnée, pouvoir parler de ce que vous vivez. Et s'il le faut vous préparer à reconstruire une nouvelle vie.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.

Bon courage à vous

Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves

Michel Le Baut Psy sur Marseille

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5 AOÛT 2025

Bonjour,
Je me permets de réagir à votre témoignage. Le premier élément qui me saute aux yeux, c'est que votre mariage était déjà fini avant même son départ. Je ne serais même pas étonné que votre mari avait l'intention de rencontrer quelqu'un d'autre avant votre arrivée.
En ce qui concerne vos enfants, vous vous êtes fait une promesse qu'il est difficile de tenir car vous n'êtes pas seule dans la relation. Surtout que votre mari vous laisse porter toute la responsabilité, et il le vit bien complétement car il a tout: sa famille, sa femme et son Autre.
Ce que vous vivez aujourd'hui est pleinement dans cette dynamique de double contrainte, et il n'y aura que deux choix, aucun bon ou mauvais mais les deux vous couteront : soit vous souffrez en restant avec votre mari, qui va voir son autre, mais vous préservez votre famille dans la promesse que vous vous êtes faite; soit vous le quittez car vous ne voulez pas endurer ce que votre mari fait, mais il faudra assumer les conséquences de cette rupture. Personne ne peut faire le choix à votre place, et le choix vous coutera, mais, et j'en suis profondément désolé, vous allez devoir en faire un. Je vais être brutal, et je m'en excuse, mais vous allez devoir soit faire une croix sur vous, soit sur votre idée de la famille idéale, mais vous devrez pleinement assumer ce que vous allez accepter.
Si vous désirez en parler, je me tiens à votre disposition.
Bien à vous.

Jimmy Ruscica Psy sur La Garde

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5 AOÛT 2025

Bonjour Norah,

Vous ne devez pas rester bloquée sur le passé. En effet, il aurait fallu réagir bien plus tôt, mais vous avez cru qu’un changement d’horizon pouvait redonner un souffle nouveau à votre couple. Malheureusement, c’est en général un facteur aggravant la situation.
Aujourd’hui, il vous faut vraiment faire le deuil de cette relation pour réussir de nouveau reprendre votre vie en main. Je peux vous aider si vous en ressentez le besoin. Si c’est le cas, n’hésitez pas à me consulter.

Je reste à votre disposition et à votre écoute.

Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.

Christophe
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Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)

Christophe Nieaux Psy sur Melun

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