Comment se déroule une thérapie pour traiter les traumatismes du viol ?

Réalisée par Cédemu le 14 nov. 2013 17 réponses  · Thérapie brève

Bonjour,


Je suis actuellement (et depuis 3 ans et demi maintenant) une thérapie pour m'aider à surmonter les traumatismes d'un viol survenu il y a 7 ans. Je suis suivie en CMP par une psychologue et un psychiatre. Je ne connais pas le nom de la thérapie prodiguée, il s'agit de parler de sujets que je souhaite aborder. La psychologue me questionne, cela me demande parfois une réponse immédiate, parfois il s'agit d'une question qui doit m'amener à une réflexion poussée.


Je vous expose la situation : J'ai évoqué ce viol avec ma psychologue assez longuement et dans le détail. Néanmoins, le mal-être perdure (cauchemars, flash-back, pensées intrusives et j'en passe, etc). J'ai fait part de ce mal être persistant à ma psychologue. Je lui ai également dit que, sans savoir exactement pourquoi, je ressens toujours le besoin de parler de ce qui s'est passé (peut être comme un vieux disque rayé qui tourne en boucle) et à chaque fois elle m'a adressé cette remarque : " nous en avons déjà longuement parlé, pourquoi revenir dessus ? " Plus récemment elle a ajouté que je devais laisser le passé où il était et me tourner vers l'avenir, que je devais m'interroger quant à la raison pour laquelle je tiens à en reparler et la place que cela prend.

Sans doute à tort (?) je prends ses réponses comme un refus de revenir sur le sujet. Du coup je me tais et je garde pour moi mais mon mal-être s'intensifie et je ne vois plus de porte de sortie de cet enfer.


Après ce long exposé de la situation, je m'en excuse, j'en viens à la question qui me taraude l'esprit. Est-ce anormal de ressentir (tel que je le ressens) le besoin de parler à plusieurs reprises d'un événement traumatique ? Ou bien est-il coutume de considérer qu'une fois que le sujet a été abordé, en long en large et en travers, il n'est pas utile de revenir dessus ? Si en avoir parlé une fois ne m'a soulagé que très partiellement et temporairement que puis-je espérer de la suite de la thérapie s'il n'est pas question d'évoquer ce sujet de nouveau ? Mes amis proches me conseillent de changer de psychologue mais je doute que ce soit une solution. Ce n'est pas en fuyant quand la situation se complexifie qu'on résout les problèmes. De plus je ne me sens pas capable de repartir de zéro avec une nouvelle personne que je ne connais pas. Enfin, je n'ai pas les moyens financiers pour me permettre un suivi hors CMP.


J'ai bien conscience que vous ne participez pas à ma thérapie et qu'il vous sera sûrement difficile de répondre. J'espère toutefois que vous parviendrez à m'éclairer.

Vous remerciant par avance pour vos réponses.

Cordialement.

Meilleure réponse

Bonjour Cécile,

Le retour sur événements, le "vieux disque rayé qui tourne en boucle", comme vous dites, sont typiques du vécu traumatique. Néanmoins, après tout ce temps, il est certain qu'il y a toujours quelque chose qui coince, des non-dits qui refont surface.
Outre les aspects psychologiques, entre bien souvent en ligne de compte l'aspect judiciaire :
- Y a t-il eu plainte ? Procès ? Suites pénales ? Tout cela mérite d'être pris en considération quant à la capacité à se reconstruire. Cela ne veut pas dire qu'il faut porter plainte. C'est à vous d'en décider. Mais la question de cette démarche doit être abordée.

D'autre part, il n'est pas exclu que des aspects apparemment secondaires mais néanmoins fondamentaux aient été passés sous silence jusque là et mériteraient d'être élaborés.

En tout cas, si vous souhaitiez voir un(e) autre psy, je vous conseille vivement un professionnel spécialisé en victimologie. Il doit pouvoir s'en trouver un dans votre département, notamment dépendant du Tribunal.

Sans répondre directement à vos interrogations, voici un article que j'avais écrit concernant
les attentes formulées et non formulées d'une victime.

Bonne lecture et cordialement à vous.

https://www.psychologue.net/articles/reponse-penale-reparation-morale-ce-quattend-la-victime-ce-quentend-la-victime

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Bonjour
Je reçois des personnes dans votre cas.
Pour ce qui concerne la procédure par hypnose.
C'est de faire un nettoyage du passé par enlèvement des mauvaises émotions.
Reconstruction mental par la confiance et l'estime de soi.
Remettre le plaisir de vivre au présent.
En 2 séances.
Bonne journée

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16 FÉVR. 2018

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Bonjour,je m'appelle Laura et 27 ans.Je vous comprend complètement, j'ai été violé de l'âge de 4 ans et jusqu'à 11 ans,mais moi je n'ai plus beaucoup de souvenir...je suis isolé de mes amis ma famille car je vis toujours dans le secret...psychologiquement je le vie très mal,il y a des jours ou sa va mais ils ce font de plus en plus rare...

Je sais que personne au monde n'arrivera à me guérir, car nous sommes bien souvent incompris, le seul qui et capable de me guérir et me rendre la joie et dieu, j'ai commencé à lire la bible évangélique et c'est bien la seule et unique chose qui pourra me guérir... Peut-être que tu trouveras ça absurde,mais je te demande d'essayer...bon courage, tu n'es pas la seule et que dieu te guérisse.

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15 MAI 2015

Anonyme

Bonjour,
Le lieu thérapeutique est un lieu de liberté, vous pouvez aborder tout ce qui vous préoccupe sans aucune censure. C'est l'accueil inconditionnel de votre personne et de sa beauté, chacun de nous est unique, c'est ce qui est le plus important. C'est aussi votre détermination à affronter ce qui vous empêche de vivre, y compris le thérapeute si nécessaire. En effet ce lieu doit vous permettre en toute sécurité d'aborder et d'affronter ce qui vous fait peur pour pouvoir prendre conscience que vous avez suffisamment de ressources pour traverser cette épreuve (résilience) qui vous rendra plus forte.
Bien cordialement.

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7 AVRIL 2015

LE JAN yannick

Bonjour,

Je suis spécialisée en victimologie et traumatologie. Vous devez travailler sur les émotions gelées dans votre mémoire afin de vous en libérer, notamment la peur, la honte, la culpabilité et le dégoût. n'hésitez pas à me contacter.
Bien cordialement
Espace de thérapies émotionnelles
Nicole Pierret

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17 NOV. 2014

Anonyme

Bonjour,

Je suis spécialisée en victimologie et traumatologie.
Vous devez traiter les peurs, la culpabilité et la honte en premier lieu.

Vous pouvez me contacter
Bien cordialement
Nicole Pierret

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17 NOV. 2014

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Bonjour, essayez la thérapie EMDR qui semble efface pour traiter les traumatismes.
Bon courage.

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5 MAI 2014

Anonyme

Bonjour,

Je vous donne ma réponse tardivement sur votre sujet qui est extra sensible sur le plan personnel en affection et post traumatique du viol.

Je pense que vous devez changer de psy pour une meilleure orientation psychologique et psychiatrique. Je pense qu'un spécialiste en sexologie et victimologie devrait vous convenir. Il sera à même d'identifier votre véritable problématique au lieu de tourner autour du pot.

Il est nécessaire maintenant d'avancer et de ne plus faire du surplace.

Cordialement,
Olivier DAWANT
Psychologue à Caen

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29 AVRIL 2014

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Bonjour,

En vous lisant, je me dis que vous devez vous sentir bien seule...

Le traumatisme étant dans le corps et le système nerveux, il est tout à fait logique que vous ayez encore ces symptômes.
Une partie de votre cerveau (le tronc cérébral, encore appelé le cerveau reptilien) est celui qui fait que vous ressentez encore ces choses qui perturbent votre vie.

Il est tout à fait possible de faire cesser ces symptômes assez rapidement. Un outil qui devrait vous faire vous sentir normale, vous être utile, voire même vous guider est le livre "Réveiller le Tigre, Guérir le Trauma" du Docteur Peter Levine.

Meilleures pensées.

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13 MARS 2014

Sandrine Galtier de Saint Christophe

À mon avis, il faut changer de psy. j'ai eu moi aussi le même pb.

J'ai pu constater que, malheureusement, la plupart des psys ne sont pas formés pour accueillir les personnes ayant vécu ce traumatisme, voire tous les psys, et rejettent ou dénient le pb (peut-être par peur de vivre la même chose ?). Enfin, il doit bien y en avoir à l'écoute, c'est pourquoi je pense qu'il faut changer de psy.

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3 FÉVR. 2014

Anonyme

Bonsoir,

Ne vous excusez pas ! Vous êtes ici chez vous. Nous avons plaisir à vous orienter afin de vous aider au mieux.

Je pense que si votre trauma avait été abordé en long en large et en travers comme vous dites, vous n'auriez plus tant besoin d'en parler. Je suis d'accord avec votre thérapeute lorsqu'elle vous pose les judicieuses questions relatives au pourquoi en reparler ? Mais ce que j'entends c'est que vous voulez justement en "reparler". Je lis que vous ressentez le besoin de parler de votre trauma mais vous n'écrivez pas "raconter" votre trauma. Avez-vous eu l'opportunité de le faire ? Vous sentez vous aujourd'hui assez forte pour faire face aux images mentales et raconter ce que vous avez vécu et ressenti ?

Changez de thérapeute ? Pourquoi pas. Si vous commencez à avoir des doutes, s'il y a une perte de confiance, commencez par en parler avec votre thérapeute et ensuite suivez votre instinct.

Bon courage à vous,
Sylvianne Spitzer
Psychologue, psychothérapeute, victimologue

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18 NOV. 2013

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Bonjour,

la méthode la plus adaptée ce jour est l'EMDR pour ce type de traumatisme.

Bien à vous,

Olivier Rozniatwski

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18 NOV. 2013

Logo Olivier Rozniatowski Olivier Rozniatowski

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Bonjour,

ce que vous exprimez me semble tout à fait cohérent. La parole seule ne libère pas ; il faut l'accompagner d'un processus de reconnaissance. Le thérapeute doit vous accompagner pour intégrer les évènements.
Il manque un part importante à votre travail : reconnaître la part de vous qui a été blessée, tellement blessée qu'elle n'arrête pas de frapper à la porte pour dire "hé ho, je suis là, j'ai vécu quelque chose de très difficile, et personne n'en prend la juste mesure". C'est ça, votre besoin d'en parler et d'en reparler. Votre psychisme, quelque part, cherche à réintégrer cette part de vous-même pour aller vers une plus grande complétude.

Je vous invite à consulter le site web (Googler le mot ) maïeusthésie. Vous pouvez même avoir une consultation par téléphone. Ce n'est pas mon site mais quelqu'un en qui j'ai pleine confiance et un professionnel très aguerri.

Je vous souhaite un bon chemin.

Sébastien Guidoni

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18 NOV. 2013

Logo Sébastien Guidoni Sébastien Guidoni

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Bonsoir Cécile,

Vous seule sentez ce que vous devez dire. La thérapie est un espace de parole personnel qui vous est entièrement réservé et dans lequel on doit parler sans contrainte et sans tabou. Vous avez des crises de stress post traumatiques et vous continuez à revivre le traumatisme, ce qui est courant, mais c'est aussi une résistance qui vous empêche d'avancer vers autre chose. Vous devez évidemment pouvoir en parler si vous en sentez le besoin, mais il ne faut pas éviter non plus de chercher ailleurs pourquoi vous revenez toujours à cet événement, et chercher les liens à associer entre votre histoire et ce traumatisme qui empêchent la résilience.

Je souhaite beaucoup de persévérance,

Tres cordialement,

Christie Nester Cabinet Thérapies Mère Enfant Couple Paris 17ème

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18 NOV. 2013

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Bonjour Cécile,

Il y a aujourd'hui des psychothérapies reconnues efficaces dans le traitement des états de stress post-traumatiques : la thérapie cognitive et comportementale (notamment la technique de l'exposition prolongée) et l'EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing).

Le souvenir traumatique se distingue des autres souvenirs en ce qu'il n'est pas transformé, altéré, par le psychisme. Il est revécu tel quel, avec tout son cortège d'émotions brutes, comme si cela arrivait de nouveau à chaque fois.
Le but des thérapies suscitées est d'aider le patient à réintégrer ce souvenir traumatique dans l'ensemble de la vie psychique. Ce sont des techniques bien particulières qui vont au delà d'un simple échange de paroles.

Ce n'est pas de votre faute si vous éprouvez le besoin de reparler sans cesse de votre trauma car le propre du trauma est la répétition encore et encore : flashbacks, cauchemars...

Je vous conseille vivement de trouver un psychothérapeute spécialisé en psychotraumatologie. Le problème est qu'en France, ces psychothérapies ne sont pas majoritaires et même dans les lieux dédiés à la prise en charge des victimes, il arrive souvent qu'on ne les pratique pas.

Quelques liens pour vous aider dans votre recherche :
http://www.emdr-france.org
http://www.inavem.org/index.php?option=com_ctassociations&Itemid=45
http://www.institutdevictimologie.fr/annuaire/consultations-de-soins-specialises-en-psychotraumatologie_1.html

Bien à vous,

Cécile ELORRIAGA

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15 NOV. 2013

Logo Cécile Elorriaga Cécile Elorriaga

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Bonjour,

La façon dont vous en parlez montre qu'il ne s'agit pas d'une expérience passée, mais d'un traumatisme bien présent qui doit être accueilli avec bienveillance et considération pour qu'il trouve un espace où s'exprimer et qu'il devienne explicite et reconnu. La guidance qui détourne de lui suscite en vous une perplexité qui vous met sur vos gardes envers votre psychologue, alors que vous demandez simplement à ce que la blessure du viol devienne humanisée au contact de la compassion de la professionnelle...

Bon courage.
Bien cordialement,
Gérard Mercier

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15 NOV. 2013

Logo Gérard Mercier Gérard Mercier

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Bonjour Madame,

Si vous revenez sur votre passé c'est que vous en éprouvez le besoin. Le Talmud dit : "pour savoir où l'on va, il est indispensable de connaître d'abord d'où l'on vient."
Ce qui vous pousse malgré vous à revenir sur ce passé, et votre besoin d'en parler est d'ordre inconscient. Par ailleurs ce traumatisme que vous avez subi ne peut s'élaborer dans l'Ici et Maintenant d'une thérapie brève.
Vous avez besoin de temps et sans aucun doute vous avez mis à profit ce temps pour faire respecter votre parole de sujet, vous êtes aussi parfaitement consciente de ne pas pouvoir tout maîtriser, vos répétitions et votre besoin irrépressible de reparler de l'évènement vous conduisent à réinterroger votre passé et votre psy, et avec raison, parce que vous sentez là un point obscur à éclaircir.

Il est clair pour vous que la thérapie est une affaire de relation et d'échange avec votre psychologue et je vous sens particulièrement impliquée et active dans cet échange.
En tant que psychothérapeute, il m'est parfois difficile d'entendre le récit d'une souffrance qui se dit et se redit de séance en séance. Cette répétition, dont on pourrait attendre une catharsis libératoire, risque aussi d’ancrer un peu plus la douleur dans l'actuel. Il m’arrive de lutter alors contre un sentiment d'impuissance à aider, à soulager, avec l’envie de sortir trop vite des ornières du passé alors que ralentir nous conduirait plus sûrement à être au présent.
Ces doutes m’appartiennent mais je vous encourage vivement à parler avec votre psychologue, ce serait l’occasion d’un échange important pour chacune d’entre vous autant que pour la thérapie.

Bien Cordialement,
Chantal Paugam

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14 NOV. 2013

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