J'ai quelque chose que j'ai du mal à comprendre chez moi. Je méprise souvent les gens et leurs défauts m'énervent énormément, alors que je sais que moi aussi j'ai des défauts. En réalité je suis même extrêmement dur avec moi-même et je me déteste. Je me sens très seul et je me suis réfugié dans une rêverie compulsive. Dans mes rêveries, je suis souvent une créature monstrueuse. Depuis que je suis petit, j'ai aussi une fascination pour les méchants dans les films et les séries. Je ne sais pas ce que tout ça signifie et ça me fait souffrir. J'aimerais comprendre d'où ça vient.
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26 AOÛT 2026
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Bonjour,
Bien souvent nous répétons ce que nous avons vécu dans notre enfance.
Vous dites avoir la haine de vous-même, vous êtes extrêmement dur avec vous-même et vous vous détestez.
Que s'est-il passé quand vous étiez enfant ?
Tout petit enfant ?
Le bébé est un être fragile, sensible qui a un besoin impératif d'être porté, nourri, soigné par l'adulte. Sinon il meurt. Il a aussi besoin d'amour, d'être aimé inconditionnellement. Sinon, c'est là que ça commence à dysfonctionner.
Qui vous a méprisé ? Qui a été extrêmement dur avec vous ? Qui vous a considéré comme un monstre ? Qui a été un monstre avec vous ? Je fais l'hypothèse qu'il y a eu de gros traumatismes dans votre enfance. Négligence, insécurité, maltraitance, abus, attouchements, viol ou inceste.
Est-ce que cela vous parle ?
Peut-être que c'est bien enfoui en vous et que vous n'avez pas de souvenir. Que cela soit conscient pour vous ou pas, vous recherchez inconsciemment à revivre ces souffrances pour d'une part les comprendre et d'autre part les transmuter.
Pour cela je vous invite à vous faire accompagner par un-e thérapeute en hypnose Ericksonienne ou toute méthode qui en est issue. NERTI (Nettoyage Émotionnel Rapide des Traumatismes Inconscients), TIPI (Technique d'identification des Peurs Inconscientes) ou encore l'EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing).
Je reste à votre disposition si vous souhaitez approfondir ces questions.
Claire Thomas
Psychosomatothérapeute
28 AOÛT 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Springames14,
Merci pour cotre témoignage.
Ce que vous méprisez chez les autres est peut-être ce que vous voyez chez vous, et qui n'est peut-être pas la vérité de ce que vous croyez être..
Comme vous êtes dur avec vous-même, vous en faites de même avec les autres. C'est une projection. C'est votre croyance qui valide vos expériences. Cela tourne en boucle comme un algorithme. Une sorte de cercle vicieux. Le refuge comme vous le dîtes, ce sont peut-être vos rêves. Et votre inconscient vous parle avec les images qui vous envoie. Ce que vous y voyez est soumis à des interprétations également. Ce que l'on voit n'est pas forcément ce que que l'on croit, et est peut être porteur d'un autre message, parfois caché, dissimulé.
Etre fasciné par les méchants, ne veut dire que vous l'êtes. Cela peut parler d'une partie de votre histoire relationnelle avec vos parents...
Ce que je retiens c'est surtout que vous vous sentez seul. Je vous propose d'en parler dans un espace thérapeutique pour ne pas porter ces incompréhensions seul. Que vous puissiez amener de la clarté sur ce que vous vivez pour cheminer vers de la réparation et plus de légèreté dans votre vie.
Je vous souhaite de tout cœur d'y arriver.
Prenez soin de vous.
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Retisser le lien avec soi, ses émotions et ses relations
Les Dentelles du Cœur | David Cifredo| Gestalt-thérapie
Visio France entière
28 AOÛT 2026
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Bonsoir
Ce que vous ne supportez pas chez les autres représente (c'est une projection) ce que vous ne supportez pas chez vous.
Vous ne vous autorisez pas à être une bonne personne. Vous ne supportez pas les méchants, que l'on soit ou ait été méchant avec vous. Pour vous en sortir et pour vous défendre de cette peur d'être en quelque sorte agressé vous vous jouez le rôle d'un méchant encore plus méchant que ceux qui peuvent être méchants avec lui.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.
Bon courage à vous
Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves
26 AOÛT 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Merci pour votre témoignage.
C’est peut-être le moment d’essayer de comprendre plus en profondeur ce qui se passe en vous, en allant chercher plus loin dans votre enfance et votre adolescence.
Il serait essentiel de comprendre pourquoi vous avez eu besoin de vous créer un monde imaginaire et pourquoi vous y incarnez le « méchant ».
Le fait de vous créer une autre réalité vous permet souvent d’éviter d’être en phase avec vous-même, vos émotions et vos ressentis réels (la solitude, la tristesse ou la peur du rejet).
En réalité, le mépris envers les autres fait écho à l'extrême dureté que vous vous infligez.
Incarner un monstre ou un méchant dans vos rêveries est une manière de troquer une position de vulnérabilité contre une position de force, le monstre ne subit plus, il contrôle et fait peur.
C'est une carapace protectrice qui s'est construite avec le temps, mais qui vous enferme aujourd'hui dans l'isolement.
Entreprendre un suivi avec un psychologue vous permettrait de détricoter l'origine de cette armure, de vous reconnecter à vos émotions en toute sécurité et d'apprendre à poser un regard plus doux sur vous-même.
26 AOÛT 2026
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Bonjour,
Vous décrivez une image de vous-même particulièrement dure, ainsi qu’un sentiment de mépris envers les autres. Ces éléments mériteraient d’être approfondis dans un espace thérapeutique, avec bienveillance et sans jugement.
Pour mieux comprendre cette « haine », comme vous la nommez, ainsi que ce regard très critique que vous portez sur vous-même et sur les autres, je vous conseillerais de vous faire accompagner par un thérapeute. Ce travail pourrait permettre d’explorer progressivement votre histoire, notamment certains schémas construits dans l’enfance, vos croyances sur vous-même et sur les autres, ainsi que les éventuelles blessures émotionnelles qui ont pu contribuer à la construction de cette image de vous.
L’objectif serait de comprendre vos émotions, ce qu’elles expriment, d’où elles viennent et à quoi elles peuvent vous servir aujourd’hui. Cette compréhension peut permettre, petit à petit, de développer un regard plus nuancé et plus apaisé envers vous-même et envers les autres.
Avec toute ma bienveillance,
Mallory Legrain
Psychopraticienne, Praticienne en Fleurs de Bach, gestion des émotions.
25 AOÛT 2026
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Bonjour,
Votre message témoigne de beaucoup de conscience sur vos fonctionnements et c'est un très bon début dans votre recherche de mieux-être. Il est en fait tout à fait commun de traiter les autres de la même manière que l'on se traite soi-même. En thérapie le travail à effectuer pourrait commencer par vous questionner sur cette dureté envers vous-même, le discours intérieur que vous vous tenez. ll serait intéressant de regarder ce que ces "monstres" dont vous parlez évoquaient au petit garçon que vous étiez. En apportant un peu de douceur à votre perception de vous-même, vous pourrez offrir la même tolérance aux personnes qui vous entourent.
Le refuge dans l'imaginaire est une manière d'échapper à un monde perçu comme inhospitalier. Cette protection a pu être utile quand vous étiez petit, vous êtes aujourd'hui en capacité de déprogrammer cela en tant qu'autre.
Vous ne dites pas si vous êtes en thérapie, je pense que cela pourrait vraiment vous aider à y voir plus clair.
Bon courage, vous n'êtes pas seul.
Lauraine
25 AOÛT 2026
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Bonjour,
Ce que vous décrivez peut paraître contradictoire : être très critique envers les autres tout en étant extrêmement dur envers soi-même. Pourtant, ces deux mouvements peuvent avoir une même origine.
Lorsque notre regard intérieur est constamment exigeant « je dois être meilleur, je ne supporte pas mes faiblesses » cette exigence peut également se projeter sur les autres. Leurs défauts deviennent alors particulièrement irritants parce qu'ils viennent parfois toucher ce que nous supportons difficilement chez nous.
Vos rêveries méritent également d'être explorées. Se représenter sous la forme d'une créature monstrueuse ou être fasciné par les « méchants » ne signifie absolument pas que vous soyez mauvais ou dangereux. L'imaginaire permet parfois d'incarner symboliquement ce que l'on s'autorise difficilement dans la réalité : puissance, colère, transgression, liberté, protection, domination ou simplement le droit d'exister sans chercher l'approbation des autres.
La rêverie compulsive peut alors devenir un refuge lorsque la réalité procure trop peu de satisfaction, de relations ou de sécurité intérieure. Le problème apparaît surtout lorsqu'elle prend tellement de place qu'elle renforce progressivement l'isolement.
Je chercherais donc moins à savoir « qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? » qu'à comprendre ce que cette créature imaginaire possède ou peut faire que vous vous interdisez dans votre vie réelle. Cette question pourrait être une porte d'entrée particulièrement intéressante.
Si vous souhaitez explorer cette dureté envers vous-même, votre rapport aux autres et la fonction de vos rêveries afin d'en comprendre l'origine, je reste disponible pour vous accompagner en consultation.
25 AOÛT 2026
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Bonjour,
Ce que vous partagez ici demande du courage. Et je veux d'abord vous dire que vous avez été lu, vraiment.
Ce que vous décrivez — le mépris vers les autres, la dureté envers vous-même, la solitude, et ces rêveries où vous devenez une créature monstrueuse — tout cela forme quelque chose de cohérent, même si ça peut sembler contradictoire de l'intérieur. Ce n'est pas de la folie. Ce n'est pas une nature mauvaise. C'est une souffrance qui a trouvé des formes pour exister.
Il se peut que ce que vous retournez contre les autres soit d'abord quelque chose que vous vous faites subir à vous-même, en plus intense. Comme si le regard sévère que vous portez sur le monde n'était que le reflet d'un regard encore plus impitoyable tourné vers l'intérieur.
Et la rêverie — s'y réfugier, y prendre la forme d'un monstre, y ressentir peut-être une liberté ou une puissance que le quotidien ne laisse pas de place — ce n'est pas anodin. Ce n'est pas non plus quelque chose à condamner. C'est peut-être une façon de donner un espace à quelque chose qui ne trouve pas d'autre issue.
La fascination pour les "méchants" depuis l'enfance dit peut-être quelque chose de similaire : une attirance pour ceux qui n'ont pas à se conformer, qui existent sans s'excuser, qui débordent.
Je ne peux pas vous dire d'où tout ça vient. Pas ici, pas comme ça. Mais ce que vous décrivez mérite vraiment un espace pour être exploré, lentement, avec quelqu'un à qui vous n'aurez pas à vous justifier.
Ce que vous vivez en vous en ce moment, dans le corps comme dans les pensées, a sa place et mérite d'être reconnu.
25 AOÛT 2026
· Cette réponse a été utile à 7 personnes
Bonjour,
Dommage que vous ne précisez pas votre âge actuel.
Ce mépris que vous ressentez envers les autres et le même que vous vous attribuez.
Maintenant sans rien connaitre de votre parcours de vie, il est impossible de vous en dire plus.
Si tout cela vous fait souffrir, je vous encourage vivement à consulter et vous diriger vers une approche intégrative/psychocorporelle (voir mon profil).
Mes questionnaires cliniques permettent d'identifier les schémas dysfonctionnels et vos pensées négatives.
Cordialement
Hypnothérapeute clinique - Thérapie intégrative et holistique
25 AOÛT 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
En effet, il est compréhensible que cette situation vous mette mal à l’aise. C’est pourquoi je vous recommande vivement de venir consulter un thérapeute avec qui vous pourrez travailler sur ces sensations et sur ce rejet des autres. Le plus important est d’accepter de vous faire aider.
Je reste à votre disposition et à votre écoute.
Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.
Christophe
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Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visioconférence)
25 AOÛT 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Votre souffrance est bien légitime. Le rejet que vous éprouvez envers vous-même, associé au regard très négatif que vous portez sur les autres, semble rendre les interactions particulièrement difficiles, voire parfois impossibles. Un tel fonctionnement peut engendrer un profond sentiment de solitude, comme si la relation à soi-même comme aux autres devenait une source permanente de tension.
Pour autant, votre manière actuelle de vous percevoir et de percevoir les autres n'est pas une fatalité. Ces deux regards semblent d'ailleurs étroitement liés et peuvent se renforcer mutuellement. Une thérapie pourrait vous permettre, progressivement, de prendre de la distance avec ces représentations et de retrouver une perception de vous-même plus nuancée et plus proche de la réalité.
Le premier chemin serait peut-être de commencer à faire la paix avec vous-même. Comprendre pourquoi vous vous rejetez avec autant de force est essentiel. Ce rejet s'inscrit probablement dans une histoire, dans des expériences vécues, dans les liens que vous avez construits avec votre entourage et dans la manière dont vous avez progressivement appris à vous regarder.
Lorsque vous dites : « Je suis souvent une créature monstrueuse », vos mots témoignent d'une véritable violence intérieure. Comme si vous étiez engagé dans une guerre permanente contre votre propre image. À cela semble également se mêler un imaginaire particulièrement puissant, qui peut parfois amplifier certaines perceptions jusqu'à leur donner une réalité qui dépasse les faits.
Nous avons tous une part d'ombre et une part de lumière. Or, j'ai le sentiment que, jusqu'à présent, vous avez surtout appris à regarder votre part d'ombre, au point qu'elle semble avoir fini par occuper tout l'espace. Le travail thérapeutique consisterait notamment à retrouver une vision plus juste et plus complète de vous-même : reconnaître vos fragilités et vos difficultés sans qu'elles deviennent toute votre identité.
Dans une perspective de logothérapie, il ne s'agit pas simplement de vous demander de « vous aimer ». Il s'agit d'abord de retrouver une relation plus juste à vous-même et de redécouvrir ce qui, dans votre existence, peut encore avoir de la valeur, de la direction et du sens. Même lorsque l'image que l'on a de soi est profondément dégradée, il reste possible de ne pas se réduire à cette image.
Parvenir progressivement à vous accepter, au moins suffisamment pour ne plus être constamment en conflit avec vous-même, constituerait déjà une première étape importante. À partir de là, il deviendrait peut-être possible de regarder les autres différemment, de renouer avec la relation et surtout de retrouver une certaine liberté intérieure.
Vous n'avez pas à devenir quelqu'un d'autre pour aller mieux. Le travail serait plutôt de découvrir qui vous êtes derrière ce regard si sévère que vous portez aujourd'hui sur vous-même, et de retrouver la possibilité de choisir la manière dont vous souhaitez vivre et entrer en relation avec les autres.
25 AOÛT 2026
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Bonjour,
Vous avez effectivement beaucoup de symptômes lourds à porter, qui semblent être à la fois liés à votre histoire ou projetés sur les autres.
Difficile d'aller plus loin dans l'analyse de vos problèmes sans approfondir votre parcours.
Je ne saurais trop vous encourager à engager un travail de psychothérapie avec un professionnel qui puisse vous entendre, vous comprendre et vous accompagner dans la compréhension des origines de votre problème.
En espérant que ces conseils vous apportent l’aide souhaitée.
Je reste à votre écoute.
Michel Raffoul
Psycho-praticien en Analyse transactionnelle
Séances en présentiel à Paris XIIIe ou en distanciel en visio
25 AOÛT 2026
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Bonjour,
Vous parlez d’abord du mépris que vous ressentez envers les autres, puis vous ajoutez presque immédiatement : « Je suis extrêmement dur avec moi-même et je me déteste. »
Je me demande si ces deux mouvements sont réellement aussi éloignés qu’ils en ont l’air.
Lorsque certaines imperfections chez les autres deviennent presque insupportables, il peut être intéressant de se demander ce qu’elles viennent toucher en nous. Parfois, ce que nous supportons le moins chez l’autre ressemble précisément à ce que nous nous interdisons à nous-mêmes : la faiblesse, l’échec, la dépendance, la maladresse, la vulnérabilité… Ce n’est pas nécessairement l’autre que l’on juge avec tant de violence ; il peut aussi devenir le support d’une exigence que l’on exerce déjà très durement contre soi.
Votre rêverie me semble également intéressante. Vous dites vous sentir très seul et vous être réfugié dans un monde imaginaire où vous apparaissez souvent sous la forme d’une créature monstrueuse.
Je ne chercherais surtout pas à vous dire immédiatement ce que cette créature « signifie ». Mais je serais curieuse de savoir qui elle est pour vous. Est-elle puissante ? Dangereuse ? Rejetée ? Admirée ? Solitaire ? Que peut-elle faire que vous ne vous autorisez pas à faire dans votre vie réelle ?
Votre fascination depuis l’enfance pour les « méchants » ne signifie pas davantage qu’il existe quelque chose de mauvais en vous. Les personnages sombres peuvent parfois fasciner précisément parce qu’ils incarnent des dimensions de nous-mêmes que nous avons du mal à reconnaître : l’agressivité, la puissance, la transgression, la colère, mais aussi parfois une profonde solitude.
Peut-être que votre question n’est donc pas seulement « pourquoi est-ce que je méprise les autres ? », mais aussi : « Pourquoi ai-je besoin d’être aussi impitoyable avec moi-même ? »
Car derrière le mépris, le monstre et les personnages qui vous fascinent, j’entends surtout quelqu’un qui semble avoir beaucoup de difficulté à accepter certaines parties de lui-même.
C’est justement quelque chose qui peut être particulièrement intéressant à explorer dans un travail psychanalytique. Non pas pour supprimer vos rêveries ou vous apprendre artificiellement à « penser positivement », mais pour comprendre ce qu’elles racontent de vous, quelle fonction elles remplissent et d’où vient cette violence intérieure que vous retournez à la fois contre les autres et contre vous-même.
Si cette manière d’aborder votre difficulté vous parle, je peux vous accompagner en consultation afin d’explorer progressivement ces différentes facettes de vous-même, y compris celles que vous jugez aujourd’hui les plus difficiles à accepter.
Bien à vous,
Olga Kroutolapova
Psychanalyste et psychopraticienne
25 AOÛT 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Ce que vous décrivez me touche, notamment parce qu’il y a derrière votre question beaucoup de dureté envers vous-même. Vous dites « je méprise souvent les gens », mais quelques lignes plus loin vous dites aussi « je me déteste ». Et je me demande si ces deux mouvements ne pourraient pas, au fond, être liés.
Lorsque les défauts des autres deviennent insupportables, on peut parfois se demander ce que ces défauts viennent toucher chez soi. Est-ce que certaines choses que vous supportez très difficilement chez les autres sont précisément celles que vous avez appris à ne pas tolérer chez vous ? Est-ce que vous vous accordez à vous-même la moindre imperfection ? Ou avez-vous le sentiment qu’il faut être irréprochable, fort, maîtrisé, différent… sous peine de ne pas avoir suffisamment de valeur ?
Parfois, la façon dont nous regardons les autres est aussi influencée par la façon dont nous avons appris à nous regarder nous-mêmes.
Il y a également quelque chose qui m’interpelle beaucoup dans votre message : vous dites que vous êtes souvent une créature monstrueuse dans vos rêveries, et que vous êtes depuis l’enfance fasciné par les « méchants ».
Je ne penserais pas forcément cela comme quelque chose de « mauvais » ou comme la preuve que vous seriez vous-même quelqu’un de mauvais. Les figures monstrueuses ou les personnages considérés comme mauvais peuvent parfois représenter des parts de nous que nous n’arrivons pas à reconnaître autrement : la colère, l’agressivité, la puissance, le fait de ne pas avoir besoin des autres, le droit de transgresser, de faire peur, de ne plus être vulnérable… Mais cela peut aussi être tout autre chose.
La question intéressante serait peut-être : qu’est-ce que cette créature vous permet d’être que vous ne vous autorisez pas à être dans votre vie réelle ?
Et concernant les « méchants », qu’est-ce qui vous fascine précisément chez eux ? Leur puissance ? Leur liberté ? Leur solitude ? Le fait qu’ils ne cherchent plus à être aimés ? Leur intelligence ? Leur capacité à faire ce que les autres n’osent pas faire ? Ou peut-être le fait qu’ils sont souvent, derrière leur violence, des personnages profondément blessés ?
Ce sont des pistes, pas des interprétations à prendre comme des vérités. Mais elles pourraient permettre de mieux comprendre ce que votre imaginaire essaie peut-être de faire pour vous.
Votre « rêverie compulsive » m’interpelle également. Parfois, l’imaginaire devient beaucoup plus qu’une simple distraction : il peut devenir un endroit où l’on se réfugie lorsque la réalité est trop vide, trop douloureuse, trop solitaire ou lorsque certaines émotions sont difficiles à vivre directement. Cela ne signifie pas forcément que la rêverie est le problème en elle-même. Elle a peut-être aussi eu une fonction pour vous à un moment de votre vie.
J’aurais envie de vous poser une question assez simple : qu’est-ce que vous ressentez juste avant de partir dans ces rêveries ? Et qu’est-ce que vous ressentez lorsque vous en revenez ?
Cela pourrait donner des indications précieuses sur ce qu’elles viennent apaiser, éviter, remplacer ou vous permettre de vivre.
Et puis il y a cette phrase : « je me sens très seul ». Peut-être qu’elle est finalement au cœur de votre message. On peut être extrêmement critique envers les autres et, en même temps, souffrir profondément de ne pas parvenir à se sentir proche d’eux. Parfois, mépriser avant d’être déçu, rejeter avant d’être rejeté ou se focaliser sur les défauts de l’autre peut aussi constituer une manière de se protéger de quelque chose de plus vulnérable.
Je ne sais évidemment pas si c’est votre cas, mais cela pourrait être une piste à explorer : qu’est-ce qui est le plus difficile pour vous dans le fait de laisser quelqu’un s’approcher réellement de vous ?
Et surtout, j’aimerais vous dire que le fait d’avoir ces pensées, ces rêveries ou cette fascination pour des personnages monstrueux ne fait pas de vous une personne monstrueuse. Vous semblez au contraire beaucoup vous questionner, et peut-être même vous juger avec une sévérité qui vous fait déjà énormément souffrir.
Il y aurait probablement quelque chose de précieux à explorer avec un psychologue, non pas pour chercher à faire disparaître cette partie de vous, mais pour comprendre pourquoi elle existe, ce qu’elle cherche à exprimer et pourquoi vous avez besoin de vous détester autant.
Peut-être que derrière « pourquoi est-ce que je méprise autant les autres ? », il y a finalement une question encore plus douloureuse : « pourquoi est-ce que j’ai autant de mal à accepter l’être humain, chez les autres comme chez moi ? »
25 AOÛT 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Je crois qu’il est important de ne pas vous précipiter pour donner une signification inquiétante à tout cela. Le fait d’avoir des pensées de mépris, de vous imaginer comme une créature monstrueuse ou d’être fasciné par les « méchants » ne signifie pas que vous êtes mauvais ou dangereux.
Ce qui me semble beaucoup plus intéressant, c’est le lien entre votre dureté envers les autres et celle que vous exercez envers vous-même.
Vous dites : « Je méprise les défauts des autres » et, dans le même temps : « je me déteste ». Il est possible qu’il existe une même exigence très sévère derrière les deux. Lorsque nous avons beaucoup de mal à accepter nos propres fragilités, celles des autres peuvent devenir particulièrement irritantes. Comme si leurs imperfections venaient toucher quelque chose que nous ne nous autorisons pas à avoir en nous.
Votre rêverie compulsive peut également être comprise comme une manière de vous éloigner d’une réalité intérieure devenue trop douloureuse ou trop solitaire. Et le fait d’y prendre la forme d’une créature monstrueuse ne signifie pas nécessairement que vous désirez être monstrueux. Cela peut être une façon symbolique de donner une forme à votre colère, votre honte, votre sentiment d’être différent ou à des parties de vous que vous avez du mal à accepter.
Quant à votre fascination pour les méchants depuis l’enfance, elle peut avoir de nombreuses significations. Certains personnages permettent justement d’explorer des émotions que l’on s’interdit dans la vie réelle : agressivité, puissance, liberté, colère, transgression, solitude… Être fasciné par un personnage n’est pas être ce personnage.
En Gestalt, plutôt que de chercher immédiatement « qu’est-ce que cela signifie ? », je vous proposerais une autre question : qu’est-ce que je ressens lorsque cette partie de moi apparaît ? De la honte ? De la colère ? Du soulagement ? De la puissance ? De la peur ? De la solitude ?
C’est probablement là que votre histoire personnelle commencera à prendre du sens.
Et surtout, votre phrase « je me déteste » me semble beaucoup plus importante que votre fascination pour les méchants. Vous semblez souffrir d’une relation très dure avec vous-même. Un travail thérapeutique pourrait vous aider à rencontrer progressivement cette partie de vous sans chercher immédiatement à la supprimer ou à la juger.
Vous n’avez peut-être pas besoin de devenir quelqu’un de parfaitement gentil pour aller mieux. Peut-être avez-vous surtout besoin d’apprendre à tolérer d’être un être humain imparfait, avec de la colère, de l’agacement, des contradictions et des zones que vous ne comprenez pas encore.
Et si votre rêverie devient incontrôlable, vous isole fortement ou vous empêche de vivre normalement, ce serait également une bonne chose d’en parler précisément à un professionnel.