Bonjour, cela fait 4 ans que je consulte une thérapeute sur Paris. En 4ans j'ai connu une 1ere dépression avec aide de mon psychiatre et traitement sertraline de 1an. Puis sevré pendant 1an, puis nouvelle dépression avec médoc sur 1an, et dernier sevrage en octobre 2024. Donc 6 mois tranquille depuis octobre, assez léger et relativement stable. Et depuis 2mois c'est la rechute, je vais devoir revoir le psychiatre pour un nouveau traitement. Ma question est la suivante : comment savoir si ma thérapie fonctionne? J'en ai parlé régulièrement à ma psy de mes doutes, de mon scepticisme même de l'efficacité, de mon problème avec le fait qu'elle semble parfois se contredire d'une séance à l'autre. Il y a évidemment une partie en moi, je le sais et elle aussi, qui cherche à saboter la thérapie (peut -être par "peur d'aller mieux") mais pas que! elle estime que c'est que ça. Mais Estime qu'elle ne peut pas me dire quoi faire de plus, et que remettre en question la thérapie est déjà "limite". Une autre fois elle me disait qu'elle comprenait mon malaise. Elle me semble sur la défensive (ou reste silencieuse) lorsque je lui parle de tout ça (elle a pourtant 12ans d'expérience). J'ai souvent tendance à "projeter" et à penser qu'elle fait un "contre transfert négative" et qu'elle perd patience (ce qu'elle m'a déjà dit en partie, car elle "reste humaine"). Mon psychiatre me conseille de changer de thérapeute car mon transfert est trop violent, mais personne ne comprend vraiment que c'est beaucoup de dépendance effective et que la quitter est pour moi extrêmement difficile (elle m'encourage dans tous les cas à continuer la thérapie soit avec elle soit avec d'autres).
Pourtant lorsque les périodes de calme se sont instauré, ça roulait, c'est léger, moins de tension, plus de légèreté. Pourtant j'ai le sentiment de tourner en rond, j'ai déballé absolument tout sur ma vie, tout. Je ne sens pas mieux pour autant. toujours triste, mélancolique (père suicidé, grande famille et histoires incestuelles, révélations de ma mère violée par mon père, quelques jours après son décès etc, etc... et bien d'autres choses). Ma psy m'a dit pour autant que du point de vue "long terme" je vais de mieux en mieux. Je voudrais la croire. Et qu'il arrive dans le processus qu'il y ait des rechutes, mais que ça se surmonte. Bref je suis perdu et complètement désabusé par tout et tout le monde.. Merci.
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6 MAI 2025
· Cette réponse a été utile à 16 personnes
Bonjour Chaper.
Vous posez en effet une question importante : comment sait-on qu’une thérapie fonctionne ?
Il est certain que la progression d’une thérapie n’est pas régulière. Il y a des moments où cela avance plus vite que d’autres, et qu’il y a même parfois des moments où on a l’impression de reculer, selon les événements de la vie.
Mais pour moi, la réponse est et doit rester simple : ce qui montre qu’une thérapie avance, c’est le changement !
Quand on commence une thérapie, c’est parce que quelque chose dans notre vie, dans notre façon de vivre le monde et nos relations ne nous convient pas, et qu’on veut changer cela : se sentir plus dynamique, ne plus avoir peur, pouvoir s’engager, etc. Et c’est quand on voit ces choses changer que l’on peut dire que la thérapie avance, et fonctionne.
Bien sûr, les changements de sont pas immédiats. Pour autant, ils ne devraient pas être trop longs à venir non plus, et pour ma part, quand je ne vois aucun changement arriver au bout de 10 séances, je me demande si je suis le bon thérapeute pour la personne, ou si je suis sur la bonne route. Et je pose la question du changement très régulièrement : « qu’est-ce qui a changé pour vous depuis la dernière fois que nous nous sommes vus ? » Il y a certes des cas où le changement est lent, mais mais un changement lent, c’est un changement !
Un autre point important pour moi est la nature du changement. Beaucoup de gens s’attendent à des changements dans ce qu’ils vont faire. Et ce qu’on fait est important, c’est vrai. Mais le changement important n’est pas dans ce qu’on fait, mais dans la manière dont on perçoit les gens et le monde. Ce qu’on fait n’est qu’une conséquence de nos perceptions. Si par exemple quelqu’un a peur de s’engager (dans un contrat, une relation etc.), ce n’est pas l’apprentissage de nouvelles manières de faire qui le ou la fera changer. C’est de comprendre qu’en engageant la personne ne perdra pas nécessairement sa liberté.
Je ne connais pas votre difficulté, mais puisque vous donnez quelques éléments sur votre histoire, j’ai le sentiment qu’un premier changement serait de retrouver l’espoir. Puis de rétablir progressivement le sentiment que vous avez de la valeur pour et par vous-même, et que les relations humaines ne sont pas forcément toxiques ou dangereuses. Et le travail pourrait se terminer par la désactivation des éléments traumatiques de votre vie. Mais ce ne sont bien sûr que des indications.
Alors que faire quand la thérapie ne fonctionne pas ? Là encore il me semble que la réponse est simple : changer de thérapeute !
Une chose fondamentale pour moi est que le patient doit se sentir absolument libre dans sa relation avec le ou la thérapeute, et soutenu. Car c’est la relation avec le ou la thérapeute qui est la première base de sécurité sur laquelle le patient va pouvoir s’appuyer sur son chemin de changement. Et je crois aussi qu’il n’y a pas de résistance de la part du patient, mais simplement une thérapie qui va trop vite ou pas dans la bonne direction. Quand à faire porter au patient la responsabilité du non changement, c’est tout simplement absurde.
J’espère vous avoir suffisamment éclairé. Je suis dans tous les cas à votre disposition si vous souhaitez aller plus loin dans cet échange.
Guillaume Lemesle
Hypnose - Confiance en soi - Stress – Anxiété – Panique - Dépression
19 MAI 2025
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Vous avez une histoire familiale lourde qui peut expliquer en grande partie vos difficultés et la durée de votre thérapie : il y a des personnes qui ont besoin des années pour trouver en elles la force d’affronter les événements de la vie.
La « violence » de votre transfert nécessite d’être abordée avec votre thérapeute et en parler ouvertement peut vous aider à avancer. Avez vous oser le faire ?
Vous ne « dites » pas quel est votre âge et qu’elle vie personnelle vous menez aujourd’hui : ce que vous vivez aujourd’hui peut vous aider ou pas à surmonter votre dépression.
Une thérapie efficace peut comprendre une phase de dépression causée rien que par la prise de conscience des ses propres limites et erreurs d’interprétation.
Le fait d’avoir pu renoncer une première fois aux médicaments et traverser une période d’apaisement est peut-être le résultat positif de la thérapie.
Discutez de vos émotions et vos doutes avec votre thérapeute et osez lui dire tout ce que vous pensez et votre désir de consulter ailleurs.
Ne partez surtout pas sans avoir parlé.
Et posez vous les bonnes questions sur des changements autres à faire dans votre vie de tous les jours pour aller bien.
Je vous souhaite que votre dépression devienne un mauvais souvenir.
sp
7 MAI 2025
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonsoir,
Actuellement je ne suis pas sûr que vous ayez raison de vouloir vous "débarrasser" de votre traitement. Il n'y a pas de raison de penser qu'il serait dangereux de le poursuivre en permanence, quitte à en réduire le dosage par périodes mais l'interrompre ne semble pas vous convenir.
Par ailleurs dans certains cas la prise d'antidépresseur facilité la psychothérapie en aidant à libérer le champ émotionnel.
Vous avez besoin de poursuivre une psychothérapie. Le conseil du psychiatre me semble bon car vous recherchez sur votre actuelle psy une forme de consolation qui vous fait faire l'économie d'une prise en main de vos problèmes.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.
Bon courage à vous
Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves
7 MAI 2025
· Cette réponse a été utile à 14 personnes
Bonjour,
Si vos séances sont régulières et qu'en 4 ans de thérapie (c'est énorme), si vous ne voyez pas d'amélioration, il y a un sérieux problème.
S'il s'agit d'une thérapie uniquement verbale, vous finissez par tourner en rond effectivement... Si vous avez des traumas, il est important de se diriger vers une approche intégrative; c'est à dire un thérapeute qui utilise des techniques de régulation émotionnelle d'une part et de l'EMDR pour traiter le fondement de votre mal être (voir mon profil).
Il est possible aussi comme vous l'évoquez qu'une partie de vous sabote le changement (donc la thérapie), là aussi dans mon approche, on peut travailler avec des parties de vous même qui sont responsable.
Je pense qu'il est grand temps de changer d'approche thérapeutique, maintenant c'est à vous de voir...
7 MAI 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Chaper,
Je vous lis qui dites être désabusé, avec le sentiment de tourner en rond, et que malgré les années de travail, une profonde tristesse persiste. J'entends aussi à quel point le lien avec votre thérapeute actuelle est fort, chargé, parfois douloureux, et cela a sans doute eu une fonction essentielle pour vous à certains moments.
Mais j’ai aussi la sensation que quelque chose dans cette relation s’est figé. Vous y êtes encore très attaché, mais peut-être plus par nécessité que par élan. Et je me demande ce qu’il se passerait si vous vous autorisiez à envisager une autre forme de lien thérapeutique — non pas pour fuir ou renier ce qui a été fait, mais pour explorer ce qui pourrait à nouveau faire mouvement en vous, ailleurs, autrement.
Changer de thérapeute n’est pas une trahison, ni un échec. C’est parfois un acte de soin envers soi-même, un pas vers une autre qualité de présence, un autre regard. Et peut-être aussi une manière de revisiter cette dépendance affective dont vous parlez, avec plus de clarté, de conscience, dans un cadre neuf.
Vous avez déjà beaucoup exploré. Vous n’avez pas à tout recommencer. Mais vous avez le droit de chercher ce qui peut aujourd’hui vous aider à avancer, là où vous en êtes.
Nous pourrions travailler ensemble sur ce que vous vivez dans l’instant, dans le corps, dans la relation. Nous explorerions comment vous entrez en contact, comment vous vous protégez, comment vous vous coupez ou vous vous engagez. Et peut-être que, dans cette nouvelle rencontre, quelque chose de vivant pourrait à nouveau émerger.
Enfin, nous pourrions explorer ensemble le sens profond de votre souffrance, vos choix, vos paradoxes, vos désirs parfois contradictoires. Ce n’est pas juste "aller mieux" qui est visé, mais "vivre plus pleinement", en devenant plus conscient et acteur de votre propre existence.
Mon cabinet à Paris 13ème vous est grand ouvert ! N'hésitez pas !
7 MAI 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Le fait que vous rechutiez sans cesse est en effet un indicateur que la thérapie que propose cette praticienne atteint ses limites. Il serait certainement judicieux de changer de thérapeute afin d’attaquer avec un autre angle vos différents traumatismes pour, petit à petit réussir à les dépasser.
Je reste à votre disposition et à votre écoute.
Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.
Christophe
-------------------------------------------------
Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement
6 MAI 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Merci pour votre message, si sincère et touchant.
Vous avez déjà parcouru un long chemin, à travers des épreuves profondément marquantes.
Ce que vous traversez aujourd’hui ne reflète pas un échec, mais le poids d’une histoire complexe qui continue à se manifester.
Il est normal de douter de sa thérapie, surtout quand les avancées ne semblent pas visibles ou quand les rechutes reviennent.
Le processus thérapeutique n’est pas linéaire, et le fait même que vous puissiez poser ces questions montre votre lucidité et votre engagement dans votre propre chemin de transformation.
Les liens forts noués avec un thérapeute sont précieux, mais peuvent aussi devenir source d’ambivalence, surtout lorsqu’il y a des blessures d’attachement profondes.
Cela ne signifie pas que votre travail avec votre thérapeute est inutile, mais parfois, une autre personne, une autre manière d’être accompagné, peut permettre de relancer le mouvement là où ça s’est figé.
Vous n’avez pas à trancher dans l’urgence.
Mais vous pouvez vous autoriser à explorer, à vous demander ce dont vous avez vraiment besoin aujourd’hui, ici et maintenant.
Vous n’êtes pas seul(e), et vous méritez un accompagnement qui vous aide à retrouver de la clarté, de l’élan, du sens… et peu à peu, du mieux-être.
Je reste à votre écoute si vous souhaitez échanger ou explorer ensemble cette transition.
Avec toute ma bienveillance.
Mathieu Leclerc, Praticien en Gestalt thérapie
Consultations en présentiel (à Paris 17) et en distanciel (visio)
6 MAI 2025
· Cette réponse a été utile à 2 personnes
Bonjour,
Vous avez accompli un travail sur vous-même, accompagné de votre thérapeute et psychiatre.
Ce cheminement vous a permis de prendre conscience d' une forme de limite dans ce cadre-là. Parfois, l'inconscient oriente vers une nouvelle étape, un nouveau ou nouvelle thérapeute pour poursuivre votre cure thérapeutique. D'ailleurs, votre psychiatre et votre thérapeute vous invitent à continuer ce travail, ce qui montre qu'ils sont eux-mêmes à l'écoute de ce processus. Il semble que la réponse, quelque part, vous l'avez. Vous êtes suivi, vous écrivez pour partager votre expérience et avoir des réponses : tout cela montre qu'il y a en vous une force qui veut comprendre, avancer.
6 MAI 2025
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour Chaper et merci de votre témoignage.
La thérapie est une descente au creux de soi même, au plus profond, comme la déesse Perséphone qui descend dans le monde de
l' âme donc de la psyché,( traduit en grec).
A vous lire vous avez bel et bien descendu beaucoup de paliers ou de marches de votre histoire
Cependant il vous reste maintenant à remonter, revenir au jour, guidé effectivement par un thérapeute, comme d'ailleurs encore la déesse Perséphone retrouvée par le Dieu Hermès, la parole, la communication, l'échange, la main qui aide à remonter.
Vous êtes très certainement au stade de la remontée, comment allez vous transporter, et ramener tous ces contenus à la lumière ?
Qu'allez vous en faire maintenant ? les transmuter,? les sublimer par les pardons ? vous en servir pour rebondir ?
Reliez vous à votre être profond , votre sagesse intérieure, votre enfant intérieur.
L'hypnose peut vous apaiser , vous accompagner dans ce processus car c'est un état différent, non ordinaire, accompagné souvent d'images que votre psyché comprend et dont elle peut aussi se nourrir. Pensez y.
Bien à vous.
Véronique.
6 MAI 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Chaper,
Votre témoignage est à la fois bouleversant et d’une grande lucidité. Vous traversez un chemin extrêmement complexe et courageux, et votre capacité à en parler avec autant de clarté est déjà en soi une forme de force. C’est peut-être le fruit du long travail thérapeutique entamé avec votre psy actuelle.
La question vous soulevez « comment savoir si ma thérapie fonctionne ? », est légitime. Un bon cadre thérapeutique doit pouvoir accueillir vos doutes. Il est important que vous vous sentiez entendu dans votre ambivalence, dans votre attachement, mais aussi dans vos besoins d'évolution. Quant au choix de rester ou changer, seul vous détenez cette réponse et en avez la responsabilité. J’imagine l’angoisse qu’il en résulte car tout choix implique l’abandon des autres options.
En ce qui concerne la Gestalt-thérapie, elle peut vous offrir un cadre particulièrement aidant, notamment par son approche globale de la personne :
• En laissant parler le corps (émotions, sensations, imagination) au-delà des représentations,
• Par l’exploration de la manière dont vous vivez vos expériences de mélancolie, de « contre transfert négatif » etc.
• En choisissant d’expérimenter d’autres options que celles héritées de vos schémas passés, qui autrefois opérantes sont aujourd'hui enfermantes
En espérant que cette réponse participe à soutenir votre désir d’aller mieux, je vous souhaite de retrouver votre cap.
6 MAI 2025
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Ce que vous vivez est très complexe, et vos doutes sont tout à fait légitimes. Se demander si une thérapie fonctionne, surtout après plusieurs années d'engagement, c’est souvent un signe d’un moment important du parcours.
Vous avez mis en lumière quelque chose de central : la question du transfert. Lorsqu’il devient trop envahissant ou chargé émotionnellement, cela peut effectivement rendre la relation thérapeutique difficile à porter, pour vous comme pour la thérapeute. Ce n’est pas un "échec", ni de votre part ni de la sienne, mais plutôt un indicateur que la relation actuelle pourrait ne plus être l’espace le plus aidant pour vous.
Le lien thérapeutique est un outil puissant, mais s’il devient source de confusion, de malaise ou de douleur persistante, il peut être utile de le réinterroger. Parfois, changer de cadre, d’approche ou de professionnel permet de relancer le travail là où il semble figé.
Cela ne remet pas en cause tout ce que vous avez déjà travaillé, ni la qualité de ce qui a été vécu.
Peut-être êtes-vous aujourd’hui à un carrefour, où l’enjeu n’est plus simplement de continuer coûte que coûte, mais de vous interroger sur ce dont vous avez réellement besoin pour pouvoir avancer.
Si vous souhaitez en parler, je peux vous proposer un temps d’échange pour faire le point, en toute neutralité, sur ce que vous traversez.
6 MAI 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Une thérapie est souvent un chemin personnel, parfois long et confrontant, qui demande du courage. Il peut impliquer des remises en question, des moments d’inconfort, voire de doute sur les bienfaits du processus. Le rôle du thérapeute est de vous accompagner avec bienveillance, de vous soutenir et de vous guider, mais le cheminement intérieur reste le vôtre, ce qui peut entraîner certains blocages.
Concernant les épisodes de dépression que vous traversez, il est important d’en explorer les causes profondes, qu’elles soient d’ordre génétique, biologique ou liées à l’environnement. Dans votre situation, les abus vécus durant l’enfance peuvent en être une origine possible. Ce type de vécu a un impact réel sur le développement émotionnel et psychique.
Un traitement antidépresseur peut être un soutien précieux, notamment pour soulager les symptômes. Combiné à une approche thérapeutique, il peut favoriser un travail en profondeur. Il existe aujourd’hui une diversité de thérapies adaptées aux besoins de chacun. Parmi elles, les thérapies cognitives et comportementales (TCC) peuvent aider à identifier, restructurer et transformer les pensées négatives qui entretiennent la souffrance.
Avec toute ma bienveillance,
Mallory Legrain
Psychopraticienne, Thérapeute en développement personnel (TCC, PNL)
6 MAI 2025
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Je comprends que vous traversez une période difficile et que vous vous posez des questions légitimes sur l'efficacité de votre thérapie. Il est normal de se sentir perdu lorsque les progrès semblent lents ou peu visibles, surtout après des épreuves aussi profondes et complexes.
Il peut être utile d'explorer d'autres approches thérapeutiques pour complémenter ce que vous avez déjà fait. Je vous propose un accompagnement en EMDR (désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires) et en thérapie cognitivo-comportamentale (TCC). Ces approches peuvent vous aider à traiter directement les traumatismes et les schémas de pensée négatifs, offrant une approche plus ciblée et concrète.
N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez en discuter davantage et fixer un rendez-vous pour un accompagnement personnalisé.
6 MAI 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Ce que vous décrivez est à la fois très clair et très fort. Vous avez déjà beaucoup de recul sur votre parcours, ce qui montre que malgré la lassitude actuelle, quelque chose en vous continue de chercher du sens et d’avancer.
Quelques pistes de réflexion (et une proposition de tâche d’observation) :
1. Sur la thérapie elle-même :
Il est légitime, sain même, de questionner une thérapie après 4 ans, surtout si vous avez l’impression de stagner ou de tourner en rond. Le doute n’est pas forcément une résistance, encore moins un sabotage : il peut aussi être un moteur pour affiner, ajuster, ou repenser ce qui est bon pour vous aujourd’hui.
2. Sur le lien à votre thérapeute :
Ce que vous vivez ressemble effectivement à un transfert fort, possiblement ambivalent : à la fois une forme d’attachement profond et de frustration. C’est courant dans les suivis longs et dans les histoires de vie marquées par des carences affectives, des ruptures ou des traumas. Ce qui est délicat, c’est quand ce lien semble figé, avec peu de mouvement, voire conflictuel. Ce n’est pas forcément un signe que la thérapie est mauvaise, mais ça mérite d’être travaillé (ce qui semble difficile si vous sentez que votre psy est sur la défensive).
3. Sur la question de continuer ou non avec elle :
Personne ne peut choisir à votre place. Ce qui peut aider, en revanche, c’est de sortir de la seule question “est-ce que je continue ou pas ?” pour se poser plutôt “qu’est-ce que je fais quand ça ne va pas, dans cette relation thérapeutique ?”, et “qu’est-ce que cette relation me fait rejouer ou me fait éviter ?”
Proposition de tâche : Un journal d’observation des effets de la thérapie (et de ce que vous mettez en place)
Pendant une ou deux semaines, notez à la fin de chaque journée :
• Ce que vous avez ressenti dans la journée (même brièvement)
• Ce que vous avez pensé de votre thérapie ou de votre psy
• Ce que vous avez mis en place, même inconsciemment, pour aller mieux (vous changer les idées, parler, vous isoler, etc.)
• Comment vous jugez cela (efficace / inefficace / neutre)
• Et surtout : à quoi ressemblerait, pour vous, une séance où vous vous sentez vraiment compris(e) ?
Cela permet de passer du ressenti à l’observation, sans chercher tout de suite des réponses. Parfois, en regardant ce que l’on fait ou pense autour de la thérapie, on comprend mieux ce qui se rejoue dedans.
Vous êtes en train de chercher à sortir de quelque chose de répétitif, douloureux et profondément installé. C’est déjà un signe de vie, malgré le désespoir actuel. Si vous décidez un jour de consulter un·e autre thérapeute, n’oubliez pas que ce que vous avez traversé ces quatre dernières années peut servir de base : ce n’est pas un échec, c’est un socle d’exploration. Et vous pourrez continuer à partir de là.