De plus en plus difficile.

Réalisée par Lia · 4 sept. 2026 Aide psychologique

Bonjour, j’ai 52 ans , 1 soeur et 3 frères . Et surtout une mère toxique, manipulatrice. Elle est très immature et bien souvent elle refuse de dialoguer, répondre au tel après un mot ou autre qui lui ont déplu. Elle a eu une enfance douloureuse : père décédé quand ma grand mère était enceinte d’elle,fille unique ( ma grand mère a perdu un p’tit garçon); ma grand mère est décédé très jeune et elle avait des problèmes psy donc encore aujourd’hui ma mère n’est sûre de rien concernant son passé, si elle avait de la famille,… Résultat : je suis née alors qu’elle avait 16 ans. Ensuite , désir d’une famille nombreuses. Mon père lui est le petit dernier et il avait 4 sœurs et 3 frères . On a eu très peu de lien avec famille car ils sont à l’étranger et barrière de la langue.
J’ai fait ma première TS à 17/18 ans suite à des conflits avec ma mère .( elle avait tellement de médicaments : facile . Ensuite je sais pas combien de fois j’ai refait des TS , mais aucune depuis plus de 25 ans. Et très souvent c’était surtout pour fuire ma mère , un cri de secours. La seule choses positives de ces expériences c’est que j’ai du voir des psy. Et aujourd’hui encore, c’est ma psychiatre qui bien souvent m’aide à garder la tête hors de l’eau. En tant qu’aînée ma mère me prenait à témoin face à mon père, et elle a affaibli notre lien . Mes parents sont séparés depuis presque 10 ans, mais je n’étais pas présente dans sa vie. Il rendait visite à mes frères, ma soeur et moi : rien !! Évidemment ma mère m’a toujours rappelé cela ; pourtant je vois que je partage beaucoup de choses . Avec ma mère , RIEN. Ado on avait un petit moment : 2 fois par semaines on regardaient le cinéma de minuit. Et souvent repensé qu’à part ce rituel, je ne partageais rien avec elle. Je suis très méfiante, je garde toujours mes barrières, et garde tout pour moi. Jusqu’à mes rdv avec psy . Depuis mes 20 ans, toujours été suivie ; j’en ressens le besoin. Et n’en parle pas à ma famille, car suis déjà une folle à leurs yeux.
Ma mère nous répétait non stop : le plus important c’est que vous soyez uni, proche et toujours pouvoir compter l’un sur l’autre !!! Hallucinant maintenant quand j’y repense car, supporte pas que je lui dise : elle à toujours fait une distinction entre nous. Aujourd’hui je peux même faire le classement, et ça bouge pas. Ma dépression très sévère a fait que j’ai eu beaucoup de mal à travailler, garder un emploi. Contrairement à ma fratrie. Ils ont reussi leurs vies: couple, enfants, argents.. J’étais et reste celle qui est «  bizarre » pour ma mère car mes goûts, passionné par la lecture, et autres plaisirs qui sont que pertes de temps pour eux!!! Après avoir fui le région, à 21/22 ans car j’étouffais et frères / soeur vivaient chez moi , à mes frais. Après des échecs, périodes difficiles, un divorce suis revenu dans la région. Et présente auprès de ma famille qui s’agrandissait : j’ai énormément aidé ma soeur avec mes nièces ( jumelles); grossesse difficile, bof absent : je faisais tout pour l’aider : courses, ménage.. Et ensuite avec 2 bébés , un père souvent absent, des conflits, ma soeur a repris son travail et me suis occupée des filles. Je gérais durant l’absence des parents. Aucun regret par rapport a cette période car à travers eux , j’ai savouré ces moments. Jusqu’au 12 ans de mes nièces , je faisais en sorte d’être dispo pour sœur ou bof qui sont séparés. Tout donné , sans rien demander. Tout fait pour mes nièces neveux, présentés cadeaux, échanges, et dit plusieurs fois qu’ils etaient tous au même niveau !! Souffert de cela avec mes parents, donc très important. Même les jumelles , qui riaient de ça : je leurs répondais : et toi qui tu préfères : papa ou maman ??? Et ce silence montrait qu’on ne peut pas choisir.
La vie a passé, et moi toujours en mode survie. Toujours ce mal être , besoin de me protéger. Évidemment, cible parfaite avec des choix que j’assumais ( soeur faisait semblant ). Exemple la religion ; jamais voulu en entendre parler, donc jugé et ma soeur elle fait semblant depuis des années, à côté de 2 de mes frères croyants aussi et l’autre qui respecte). C’est la seule chose de positive selon moi aujourd’hui : je me suis jamais forcé à faire comme tout le monde, mes goûts, plaisir, … Plusieurs clashs avec ma soeur, ma mère n’en parlons même pas, .. Et j’ai toujours fait le premier pas. Mais depuis 2/3 ans problèmes de santé , ménopause, humeur difficile à gérer et fatigue. Quand je pouvais pas , personne n’essayait de comprendre ou se mettre à ma place. Ma soeur surtout a bien su profiter de la boniche que j’étais. Et après 2/3 conflits l’année dernière, et surtout des trahisons je le suis éloigné. Ma mère , c’est par période mais une chose qui ne changera jamais c’est que ma mère me répétera toujours les critiques des autres, et évidemment je pouvais pas trop parler avec elle car , elle le répétait direct .
À présent, j’en peu plus du manège avec ma mère : silences , et après de nombreux appels, j’allais la voir pour m’excuser ;
( souvent sans savoir de quoi ???). J’ai fait tout ce que je pouvais pour elle côté administratif quand il y a eu séparation. Je passais des journées à régler ce point ; pour ma fratrie c’était normal ?
!! Évidemment : bosses pas, pas d’enfants donc que cela à faire. Et pourtant à côté ma soeur qui a les finances pour cela ne cessait de se plaindre ; toujours vers elle que tout le monde se tournait vers!! En fait 2 ou 3 fois elle m’a dépanné financièrement mais JAMAIS demandé ou compté sur elle. Chaque gestes, argents donné ou prêté : elle nous en parlerait toute notre vie. Et tout ça fait que fin de l’année dernière, plus de contact avec ma soeur, très peu avec ma mère et 2 de mes frères. Suis proche du petit dernier, évidement. Il est celui que ma mère a renié !!! En fait, c’est lui qui à coupé les ponts : elle adore son fils aîné, et le suivant : trop pénible selon elle. En fait, la super mamie a un classement avec ses enfants, et aussi avec ses petits-enfants. Plus le fait de se mêler de la vie privée de mes frères …. Comprenais mon p’tit frère . Mais avec ma mère c’est soit avec elle soit contre elle. CES 2 dernières années, cela menait à des disputes car j’étais la seule qui le voyait, et garde pour moi ce qui est privé. Ça , c’est un affront, pire qu’une gifle pour ma mère ; au courant de rien, et obligé de soutenir mon frère devant tout les mensonges de ma mère . Oublié de préciser : au moment de la séparation de mes parents le medecin de ma mère lui a conseillé de consulter. Donc trouvé psy, prenais les rendez-vous, taxi ,… Mais après 2 absences quand ma mere m’a dit «  ça sert à rien », j’ai tout annulé. Impossible pour elle d’être objective, de se remettre en question ou juste comporter comme une adulte donc effectivement, tout arrêtais !!! J’ai juste imaginé un rendez-vous : elle a du se plaindre de tout le monde, de ces enfants si ingrats, de tel ou tel choses !! Inutile.
Donc moins de contacts avec ma mère, surtout après son déménagement, à 10 mn de chez ma soeur. Moi, de l’autre côté, avec travaux et circulation…… je devais comprendre pourquoi je n’avais pas de visite ou juste aide pour faire mes courses . Toujours moi qui l’appelait, 2 fois par semaine pour me proteger. Et à chaque fois, après 2/3 mn elle me coupait pour me dire «  oh, te rappelle, te laisse y a ton frère qui m’appelle : ou ta soeur. En fait, elle à toujours fait passer les autres, me rappelait pas évidemment ; et le summum c’est que frères et soeur lui téléphonaient chaque jour, et l’un plusieurs fois par jour !!! Quand c’est moi qui tombait sur sa messagerie, et qu’elle me dira plus tard être en ligne avec tel personne : JAMAIS elle n’a pris mon appel. Elle était de plus en plus distante, colérique avec moi. On s’est éloignée et début de l’année tard un soir reçois un coup de fil : direct me suis dit , elle va me demander qqch ; et en fait une de mes nièces avait fugué !! Donc a sa recherche depuis 2/3h et soudain ma mère s’est rappelée de moi!!! Évidemment, ma nièce m’a répondu, expliquée… donc rappelée, rassurée . Évidemment aucun merci . Jour suivant ma nièce refusait de rentrer chez sa mère ( qui a quand même piquée une crise et lui a dit de dégager !!!). Et le problème c’est qu’elle avait éloigné mes nièces de leurs père … donc normal. Ensuite géré , nièce chez moi 2 jours . Me suis assuré qu’elle rentre chez sa mère , et le week-end j’ai demandé à mon bof de me rappeler. Quand je lui ai expliqué le lendemain, cela ne l’a pas du tout surpris; mais ma sœur encourageait les caprices de mes nièces, et critiquait aussi le seul qui leurs mettaient des limites. Suite à cela , rapide coup de fil à ma soeur, pour éviter d’être jugé hypocrite. Ensuite, plus de contact. Cela a été difficile au début de plus pouvoir échanger avec mes nièces ( mais je le savais et bien dit à ma nièce : punition donc tel et autre). Ma mère aussi ne se souciait pas de moi. J’ai tenté 2/3 fois de discuter avec mon grand frère mais impossible !! Il défend toujours ma mère, et me répète non stop que c’est notre mère, âgée, santé fragile, …. Immunité avec lui, mon autre frère, moins proche car ma belle-sœur est une langue de vipère. J’étais la seule à lui parler il y a 5/6 ans. Ensuite, l’hypocrisie l’a remporté et ils étaient soudé. J’ai encore fait un effort pour la fête des mères . Suis allé la voir, passé après midi à ses côtés , plusieurs cadeaux et quand je lui ai demandé : alors quoi de nouveau ?? Elle m’a dit, tranquillement, droit dans les yeux : rien . Alors que j’avais appris qu’elle etait partie 2 fois en vacances, et surtout que la maison avait trouvé un acheteur. Oui, pourquoi en parler avec moi ??? À part le fait que c’est moi qui ai pris contacts, rendez vous avec notaire, puis agence .. En partant je lui ai dit que je passerai semaine suivante car son anniversaire. Lui ai envoyé lien ce jour là, et partagé avec mon grand frère . Et direct les autres se sont rappelés qu’elle ferait ses 70 ans. Donc fleurs, visite . Me suis dit je passerai jours suivant. Quand j’ai essayé de l’appeler pour m’excuser de mon absence car malade pendant 3 jours : PLUS de contacts !!! Demandé à mon frère et évidemment ne savait rien et après plus de contacts avec AUCUN !!!
Cela a été très TRÈS difficile durant ces vacances, redevenu une paria. Assez douloureux. Mais, ne pensais pas que leur haine irait si loin . Toujours sur mes gardes, aucune confiance,.. et à présent mes nièces , que j’ai toujours placé au dessus de tout, ne m’adressent plus la parole . Suis bien placée pour savoir qu’on ne peut pas rester neutre dans cette famille, mais me disais : pas les enfants !!! Et si. J’ignore les propos, horreurs et médisances sur mon dos. J’avais l’habitude de prendre des couteaux dans le dos. Ne pensais pas recevoir le plus douloureux en plein coeur. Je m’étais fait discrète durant l’été . Elles me manquaient énormément mais me disaient c’est les vacances, ado copines voyages . J’ai pris soin de jamais critiquer les parents ( même quand il y avait des conflits €, suis resté à ma place : tata , toujours rappelé de demander permission et ensuite peuvent venir quand elles veulent. … J’ai essayé hier soir d’imaginer ce qu’elles ont du inventer, et je sais pas. En fait, jamais pensé qu’elles tomberaient aussi bas. Ma mère est mauvaise, rancunière et tout les coups sont permis. Pourtant, me disait, que ma soeur ne pouvait pas , car elle reprochait à ma mère les conflits avec mon père. Elle répétait sans cesse : jamais je ferai comme elle !!! De plus, elle ne cessait de se plaindre, d’expliquer qu’avec ma mère ça ne changerait pas, que c’était psychologique. Oui , car oublié de préciser, ma chère soeur est infirmière !! Oui infirmière et mon bof est medecin. Bon, mon beau frère, on à toujours eu de bon rapports. Par contre, on pourrait croire qu’en étant en pleine dépression, en pleurs facilement ce serait un soutien. NON, jamais. Même durant les périodes sans tensions, ne lui confiais plus rien . J’ai arrêté de lui fournir les munitions, où bâton pour me faire battre. Impossible d’oublier toute ces fois où ils disaient de moi que j’étais une folle, une tarée comme ma mère. Ou encore, me jeter au visage que je suis qu’une droguée ( traitement) . En fait, depuis mon adolescence, j’avais pris l’habitude de ne plus baisser ma garde. J’ai comme tout le monde fait des erreurs, et mes suivis psy m’ont permis de me remettre en question, d’évoluer, … me suis excusée parfois, et j’essaie encore d’être moins dure envers moi même .
Je pense vraiment que du côté familial, j’ai hérité de la pire …. Ma psychiatre n’a cessé de me dire de prendre mes distances, d’être moins à l’écoute et surtout de me faire passer en premier. C’est également ce que m’avait dit plusieurs fois ma psychologue quand je pouvais la consulter il y a 5 ans . Elles m’ont toujours dit de m’éloigner de ma mère : trop toxique et ma soeur : égoïste, égocentrique, arrogante … Elles l’ont cerné très très vite. Avec ma psychologue c’était toujours ce que je devais absolument faire en premier pour pouvoir penser à moi, et essayer d’aller mieux. Le fait que ma soeur, en plus infirmière m’ai toujours jugée et stigmatisée c’était un signe qui me montrait qu’elle etait mauvaise. Surtout durant les 3 ans où elle travaillait dans le service psy et faisait des parallèles avec moi. J’ai grandi en répétant à ma mère qui s’en prenait à moi : prends la … Oui, car ma mère m’a des l’enfance répétait ma chance d’avoir une soeur, ce dont elle même avait rêvé. Oui , c’est exactement cela , c’était son rêve mais c’était pas réalisable avec les fondations qu’elle nous a donné.
Ne peut qu’espérer le meilleur pour ces enfants ; ces neveux qui me connaissent à peine , et pire ces ados que j’ai accompagné, aidé durant des années. Mais pourquoi c’était prévisible. Elles sont mères donc statut prioritaire. Même à effacer père, et famille sui dérange.
À présent, souhaite plus que tout ne pas croiser les nièces dont l’école est près de chez moi. Oui, j’espère m’effacer au plus vite, et ne plus alimenter la haine qu’elles vont essayé de transmettre.

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Meilleure réponse 7 SEPT. 2026

Bonjour Lia,

Votre récit montre combien votre vie s’est organisée autour de votre famille : comprendre votre mère, maintenir les liens, soutenir votre fratrie, effectuer les démarches, prendre soin de vos nièces et faire le premier pas après chaque conflit. Vous avez longtemps occupé la place de celle qui aide, répare et reste disponible, tout en ayant le sentiment de ne jamais être reconnue à la hauteur de ce qu’elle donnait.

Ce qui vous arrive aujourd’hui ne ressemble donc pas seulement à une rupture familiale. Vous perdez à la fois des relations importantes et la place que vous aviez construite pour continuer à appartenir à cette famille.

Vos nièces représentent une blessure particulièrement douloureuse. Vous avez essayé de leur offrir un lien différent de ceux que vous aviez connus enfant. Leur silence actuel peut alors donner l’impression que toutes ces années sont effacées. Pourtant, leur éloignement ne permet pas de savoir avec certitude ce qu’elles pensent, ce qui leur a été raconté ni ce qu’elles ressentent réellement. Lorsqu’on souffre, le cerveau cherche une explication et peut transformer l’incertitude en scénario : « elles me haïssent », « on leur a raconté des horreurs », « elles sont devenues comme les autres ». Ces hypothèses sont compréhensibles, mais elles ne sont pas nécessairement des faits.

Vous avez probablement de bonnes raisons de prendre vos distances. Toutefois, s’éloigner physiquement ne suffit pas toujours à se libérer psychiquement. Si vos journées restent occupées à reconstituer les intentions, les classements, les injustices et les alliances familiales, votre famille continue malgré la distance à déterminer votre état intérieur.

L’enjeu ne serait donc peut-être plus de faire reconnaître par les autres tout ce que vous avez donné ni de démontrer qui a raison. Il serait de sortir progressivement de la fonction que vous avez remplie pendant tant d’années : celle de devoir être utile ou indispensable pour espérer conserver votre place.

Cela ouvre une question difficile : qui êtes-vous lorsque vous ne vous occupez plus de leurs problèmes ? Vos goûts, votre lecture, votre singularité et les choix que vous avez maintenus malgré les jugements constituent déjà une partie de la réponse. Vous avez maintenant besoin de construire des liens et des espaces dans lesquels vous n’avez pas à vous sacrifier pour être considérée.

Je resterais également prudente avec les diagnostics posés à distance sur votre mère, votre sœur ou l’ensemble de votre famille. Nommer quelqu’un « toxique », « mauvais » ou « manipulateur » peut momentanément donner une cohérence à des années de souffrance, mais cela ne dit pas encore comment vous protéger concrètement ni comment vous reconstruire. Vous n’avez pas besoin qu’un professionnel condamne votre famille avec vous ; vous avez besoin qu’il vous aide à reprendre du pouvoir sur votre propre vie.

Enfin, votre phrase « j’espère m’effacer au plus vite » mérite d’être clarifiée rapidement avec votre psychiatre, compte tenu de vos antécédents de tentatives de suicide et de votre dépression actuelle. Si elle signifie que vous pensez de nouveau à mourir ou à vous faire du mal, contactez-la sans attendre. Si vous craignez un passage à l’acte, appelez le 3114 ou les urgences. Cette vigilance ne remet pas en cause les vingt-cinq années écoulées sans tentative : elle protège ce que vous avez réussi à préserver.

Prendre vos distances peut être nécessaire. Mais le véritable objectif n’est pas de disparaître de leur vie : c’est de commencer à apparaître dans la vôtre, autrement que comme celle qui donne, arrange et supporte.

Prenez soin de vous, et si vous souhaitiez aller plus loin, sachez que ma première consultation en visio est offerte et réservable en ligne.

Virginie VINCENT
Psychopraticienne
En cabinet ou en visio à Aix en Provence

Vincent Virginie Psy sur Aix-en-Provence

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6 OCT. 2026

Bonjour,

Après les années passées à vous occuper de vos nièces, ne plus avoir de contact avec elles vous fait souffrir et vous laisse avec beaucoup de questions. Vous avez partagé leur quotidien, vous avez été là quand elles avaient besoin de vous. Je comprends que leur silence soit particulièrement douloureux.

Vous craignez qu’on leur ait dit du mal de vous. Pour l’instant, vous ne savez pas ce qu’elles ont entendu ni ce qui explique leur distance. Leur silence ne suffit pas à dire qu’elles vous détestent. Essayer d’imaginer tout ce qui aurait pu se dire sur vous peut vous faire encore plus de mal.

Vous racontez aussi avoir souvent rappelé, repris contact ou présenté des excuses, parfois sans savoir ce qu’on vous reprochait. Si ces démarches vous épuisent, vous pouvez les arrêter pour le moment. Vous n’avez pas à régler tous les conflits, ni à prendre aujourd’hui une décision définitive sur vos relations familiales.

Votre psychiatre semble être un appui important pour vous. Parlez-lui de ce qui se passe actuellement, notamment de la peine liée à vos nièces et de votre envie de ne plus les croiser. Vous pouvez lui montrer ce message si c’est plus facile que de tout raconter en consultation. Gardez aussi, si cela vous fait du bien, le contact avec votre petit frère.

Je voudrais revenir sur votre dernière phrase : quand vous dites vouloir « vous effacer au plus vite », parlez-vous de vous éloigner de votre famille, ou avez-vous aussi des pensées de mort ?

Si ces pensées sont présentes, contactez votre psychiatre ou un médecin dès aujourd’hui. Si vous êtes en France, le service national de prévention du suicide peut aussi vous écouter gratuitement, de jour comme de nuit. Si vous sentez que vous pourriez vous faire du mal maintenant, appelez immédiatement les secours et demandez à une personne de confiance de rester avec vous.

Même si vous avez déjà beaucoup travaillé sur votre histoire, ce qui vous arrive aujourd’hui mérite d’être entendu dans votre suivi. Vous pouvez dire à votre psychiatre que cette fois, la distance avec vos nièces vous fait particulièrement mal et que vous avez besoin d’aide pour traverser cette période.

Bien à vous.

Rachel Caudron
Psychopraticienne TCC

Rachel Caudron Psy sur Lille

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10 SEPT. 2026

Bonjour,

En vous lisant, j’entends combien vous avez longtemps essayé de maintenir les liens dans votre famille : être présente, aider, faire le premier pas, parfois même vous excuser sans vraiment savoir pourquoi. Et aujourd’hui, vous semblez arrivée à un point où cela vous épuise profondément.

La distance avec vos nièces paraît particulièrement douloureuse, parce que vous avez été très présente auprès d’elles pendant des années et que ce lien comptait beaucoup pour vous.

Peut-être qu’aujourd’hui, l’enjeu n’est plus tellement d’essayer encore de comprendre pourquoi chacun agit comme il le fait, mais de revenir davantage vers vous : **qu’est-ce qui vous fait du bien dans une relation ? Quelles sont vos limites aujourd’hui ? Jusqu’où avez-vous encore envie de faire des efforts pour maintenir un lien ?**

Prendre de la distance ne signifie pas forcément ne plus aimer, ne plus être touchée ou effacer ce qui a existé. Cela peut aussi être une manière de vous protéger et de ne plus vous exposer continuellement à des relations qui vous font souffrir.

Vous dites d’ailleurs essayer d’être moins dure envers vous-même. C’est peut-être aussi là qu’il y a quelque chose à continuer : ne plus seulement regarder ce que vous auriez pu faire autrement, mais aussi reconnaître tout ce que vous avez donné, ce que cela vous a coûté, et ce dont vous avez besoin maintenant.

Peut-être que « vous effacer » de ces conflits peut alors signifier autre chose : **ne plus occuper la place de celle qui doit réparer, relancer ou maintenir seule le lien**, et commencer à remettre votre énergie là où elle peut aussi vous faire du bien.

En espérant que ces mots trouveront résonance pour vous, bien à vous.

Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez-vous sur mon agenda en ligne.

Guillaume Siegler
Praticien thérapeute Gestalt

Guillaume Siegler Psy sur Clamart

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10 SEPT. 2026

Bonjour,

En vous lisant, j’entends surtout combien vous avez longtemps essayé de préserver les liens dans votre famille : être présente, aider, faire le premier pas, parfois même vous excuser sans réellement savoir pourquoi. Et aujourd’hui, après avoir autant donné, vous vous retrouvez face à beaucoup de distance et de silence. Cela semble particulièrement douloureux avec vos nièces, auprès desquelles vous avez été très investie.

Peut-être que ce qui se joue aujourd’hui ne concerne donc pas uniquement les conflits récents. Être à nouveau mise à distance peut venir toucher quelque chose de beaucoup plus ancien : cette impression de ne pas avoir la même place que les autres, de devoir faire beaucoup pour maintenir le lien ou pour être reconnue.

Vous semblez pourtant avoir commencé un mouvement différent : poser davantage de limites, prendre de la distance lorsque certaines relations vous font souffrir et essayer de vous faire une place, vous aussi, parmi ceux dont vous prenez soin.

Peut-être que l’enjeu maintenant n’est plus seulement de comprendre pourquoi votre famille agit ainsi — vous n’aurez pas nécessairement toutes ces réponses — mais de vous demander : de quoi ai-je besoin dans mes relations aujourd’hui ? Qu’est-ce que je ne souhaite plus accepter ? Et vers quelles relations ai-je envie de mettre mon énergie ?

Prendre soin de soi ne signifie pas effacer ce que ces liens ont représenté, ni ne plus ressentir leur absence. Cela peut aussi être apprendre progressivement à ne plus mesurer sa propre valeur à la place que les autres nous accordent.

Enfin, votre phrase « j’espère m’effacer au plus vite » m’interpelle. Si vous voulez dire par là que des pensées de mort ou l’envie de ne plus être là sont revenues, parlez-en sans attendre à votre psychiatre ou appelez le 3114. Et si vous vous sentez en danger immédiat, contactez le 15 ou le 112.

En espérant que ces mots trouveront résonance pour vous, bien à vous.

Guillaume Siegler Psy sur Clamart

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7 SEPT. 2026

Bonjour Madame,

C’est bien triste que vous n’ayez pas pu vous éloigner suffisamment des membres toxiques de votre famille.

Il semble évident que l’histoire de vie de votre mère a joué dans sa façon d’aborder la maternité, et qu’elle était elle même un enfant quand vous étiez née.

Étant donné votre situation il est compréhensible que vous gardiez des liens familiaux, et couper complètement serait probablement trop douloureux, et pas souhaitable.

L’essentiel serait de pouvoir trouver la bonne distance émotionnelle et effectivement vous mettre au centre de votre vie.

Je vous souhaite de réussir à garder la bonne distance psychique et ne plus attendre de toutes ces personnes ce qu’elles sont incapables de vous donner.
sp

Silvia Podani Psy sur Issy-les-Moulineaux

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5 SEPT. 2026

Bonsoir et merci pour votre sollicitation.

Votre récit montre avec une clarté limpide le fonctionnement d'un système familial systémique et dysfonctionnel au sein duquel vous occupez le rôle de " bouc émissaire ".

Ce que vous traversez aujourd'hui prend ses racines dans un traumatisme transgénérationnel lourd.
Votre mère, devenue parent à 16 ans après une enfance fracassée par le deuil, l'absence de repères et la maladie mentale de sa propre mère, n'a jamais pu construire de sécurité intérieure.

Le style d'attachement vécu : de l'imprévisibilité au mode désorganisé
Au cœur de cette dynamique se trouve la transmission d'un style d'attachement désorganisé (ou craintif-évitant) :

Chez votre mère : un attachement profondément insécure. Ne sachant pas traiter ses propres blessures d'abandon, elle a alterné entre le besoin d'emprise, les silences punitifs, le rejet et l'utilisation de ses enfants pour combler son propre vide.

Chez vous : La construction d'un attachement désorganisé. Enfant, la figure censée vous apporter réconfort et sécurité était la source même du stress et de la menace. Il en découle un double mouvement paradoxal : un besoin de lien qui s'est traduit par un don de soi absolu (envers vos nièces, votre sœur) pour prouver votre valeur, combiné à une hyper-vigilance constante et des barrières rigides (« garder ses distances », « ne jamais baisser la garde ») pour devancer le rejet.

Dans ce tableau, vous agissez comme un effet miroir insupportable pour eux :

La révélation du déni : En refusant de jouer la comédie (sur la religion, sur les faux-semblants), vous renvoyez à votre mère et à votre sœur la réalité de leurs propres failles.

Le transfert de culpabilité : Pour préserver leur illusion d'équilibre, votre famille a besoin de vous désigner comme « la folle » ou « la bizarre ». Vous attribuer la folie permet de ne pas regarder la toxicité du système.

L'alliance fraternelle brisée : En soutenant le frère exclu, vous avez commis l'« affront » ultime de briser le pacte d'emprise imposé par votre mère.

Votre parcours est marqué par des schémas émotionnels qui se sont construits pour vous protéger, mais qui finissent par vous épuiser :

Le schéma de sur-adaptation et de sacrifice (orientation vers les autres) : Vous avez cherché à obtenir votre place en devenant indispensable (démarches, soutien auprès des nièces). Le système a consommé vos ressources et vous a rejetée dès que vous avez posé des limites.

Le mode survie et l'hyper-vigilance : Vivre la garde haute et se méfier de tout a sauvé votre intégrité pendant des années, mais explique aujourd'hui votre fatigue physique et émotionnelle extrême.

La blessure d'abandon réactivée : Le rejet de vos nièces est la lame la plus douloureuse (le sentiment de délaissement). Elles ont été instrumentalisées par votre sœur et votre mère pour vous punir. Ce n'est pas un désamour dirigé contre votre valeur personnelle, mais le résultat d'un endoctrinement familial.

Il est tout à fait possible de sortir de cet engrenage et de ne plus subir cette dette généalogique. Un travail ciblé en thérapie des schémas et en transformation des mémoires émotionnelles permet de déprogrammer ces mécanismes.

Grâce à la reconsolidation thérapeutique de la mémoire et à d'autres techniques de détachement émotionnel, nous pouvons retravailler la charge douloureuse liée aux traumatismes d'abus moral, au rejet et aux tentatives de fuite de votre jeunesse, afin de transformer ces empreintes en souvenirs neutralisés. L'objectif de cet accompagnement sera de :

Reconstruire progressivement un attachement plus sécure en apaisant la peur de l'abandon et la méfiance réflexe envers le lien.

Libérer le poids du traumatisme transgénérationnel pour cesser d'éponger l'histoire de votre mère.

Désactiver le mode survie et apaiser l'hyper-vigilance de votre système nerveux.

Traiter le choc émotionnel lié à l'éloignement de vos nièces pour ne plus le vivre comme une punition, mais comme la fermeture d'un cycle toxique.

Consolider vos limites pour que plus personne ne puisse utiliser votre empathie contre vous.

Votre démarche de vérité n'a jamais été une folie ; c'est une quête de santé mentale dans un environnement dysfonctionnel.
Si vous souhaitez entamer ce travail de libération et reconstruire un espace qui vous appartient enfin, nous pouvons fixer un premier rendez-vous pour faire le point ensemble.

Bien à vous, Jonathan Desjours, coach et thérapeute de l'inconscient.

Jonathan Desjours Psy sur Bordeaux

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5 SEPT. 2026

Bonjour,

Ce que vous partagez ici est immense. Une vie entière de loyauté, de dons, d'efforts pour maintenir des liens — et au bout, ce silence, cette exclusion, et la douleur particulière de voir vos nièces se détourner de vous. Celles pour qui vous avez tout donné, sans compter.

Je suis touché par la manière dont vous portez tout cela. Depuis si longtemps.

Ce qui me frappe, c'est ce que vous décrivez depuis l'adolescence : donner beaucoup, faire le premier pas, absorber les coups, et recommencer. Et en même temps, rester debout. Continuer à vous soigner, à chercher du soutien, à ne pas vous perdre complètement — même quand tout semblait s'effondrer autour de vous.

Il y a quelque chose de très douloureux dans ce que vous racontez autour de vos nièces. Pas un abandon ordinaire. Quelque chose qui touche à ce que vous aviez construit avec elles, à ce que vous aviez voulu leur offrir — différemment de ce que vous aviez reçu. Ce rejet-là, venant d'elles, semble faire une blessure à part.

Et en même temps, vous semblez avoir compris quelque chose d'important : que s'effacer pour un temps n'est peut-être pas une défaite, mais une façon de ne plus alimenter ce qui vous abîme.

Votre psychiatre vous accompagne, et c'est précieux. Ce que vous traversez en ce moment mérite d'être déposé avec elle, entièrement — la douleur de cet été, le silence de vos nièces, et aussi peut-être ce que vous ressentez à l'idée de vous effacer.

Ce qui est présent en vous là, dans le corps comme dans les pensées, mérite d'être accueilli — sans avoir à le justifier ni à le minimiser.

Bien chaleureusement,

François Créach Psy sur Le Relecq-Kerhuon

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5 SEPT. 2026

Bonjour,

Vous avez beaucoup souffert de l’absence de votre mère. Je parle d’absence psychique. Elle-même ayant eu un passé douloureux, pas de père et une mère partie trop tôt, n’a pas connu les fondements de la maternité. Elle n’a pas pu vous donner l’amour qu’une mère donne à ses enfants. De plus elle n’avait que 16 ans, donc était bien trop immature pour avoir un enfant à ce moment-là.
Vous souffrez toujours de ce manque. Et vous tournez en boucle sur votre histoire familiale. Vos frères et sœur n’ont pas eu les mêmes manques que vous. D’une part parce que chacun est différent, d’autre part parce que vous étiez déjà là et que vous avez très probablement apporté un équilibre affectif dans leur vie.
Je n’ai pas tous les éléments concernant votre père. Quand vous dites : « ma mère me prenait à témoin face à mon père », vous ne dites pas ce qu’elle lui reprochait. Et vous quel lien aviez-vous avec lui quand vous étiez toute petite ? Est-ce qu’il a su vous donner de l’amour ? Si oui, cela vous a au moins appris à aimer, et c’est en ça que vous avez pu offrir tant d’amour et de soins à vos nièces. Si ce n’est pas le cas, alors possiblement vous avez su donner l’amour que vous auriez tant aimer recevoir.

Et maintenant ? Vous dites que psychiatre et psychologue n’ont cessé de vous dire de prendre vos distances. Je valide. Et en même temps je me demande comment vous avez été accompagnée pour cela. Les conseils sont intéressants, pour autant quels outils vont ont été proposés ?

Je vous invite à soigner les traumatismes en hypnose Ericksonienne ou toute méthode qui en est issue. NERTI (Nettoyage Émotionnel Rapide des Traumatismes Inconscients), TIPI (Technique d'identification des Peurs Inconscientes) ou encore l'EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing).
Je vous invite également à vous faire accompagner en coaching afin de vous donner des objectifs précis, étape par étape pour apprendre à sortir de ce cercle vicieux du passé, regarder l’avenir, trouver un sens à votre vie.
Un-e seul-e et même thérapeute pourrait vous proposer cela.

Je reste à votre disposition si vous souhaitez approfondir ces questions.
Claire Thomas,
Psychosomatothérapeute

Claire Thomas Psy sur La Chapelle-Caro

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5 SEPT. 2026

Bonjour Lia,

Après votre long récit, j’en arrive à la même conclusion que votre psychiatre. Il est grand temps de vous éloigner des personnes de cette famille trop toxiques pour vous. Il est également temps de commencer à penser à vous avant de penser aux autres. Vous vous êtes suffisamment mise de côté pour les autres, il faut maintenant inverser l’ordre des priorités. Vous ne devez plus vous sacrifier pour les autres.
N’hésitez pas à vous faire aider en venant en consultation, cela pourra vous être d’une grande aide.

Je reste à votre disposition et à votre écoute.

Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.

Christophe
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Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visioconférence)

Christophe Nieaux Psy sur Melun

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